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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives ! C'est avec plaisir que nous vous présentons les études inspirées du pasteur Tom Holladay sur la première lettre de Pierre. Aujourd'hui, Tom introduit ce livre de la Bible, et poursuivra ensuite l'étude des 5 chapitres qui le composent en compagnie de l'apôtre Pierre qui nous a donné tant à réfléchir sur plusieurs aspects de la vie chrétienne.
Pierre commence sa lettre conformément à l'usage de l'époque, en précisant l'expéditeur et le destinataire. Il indique ensuite son nom – celui que Jésus lui a donné – et son titre : « De la part de Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie. » Dans sa lettre aux Galates, au chapitre 2, verset 9, l’apôtre Paul considérait Pierre comme « un pilier de l'Église », au même titre que Jacques et Jean. Le nom de Pierre apparaît 210 fois dans le Nouveau Testament. Celui de Paul, 162 fois. Pierre occupe une place prépondérante parmi les personnages du Nouveau Testament. On ne peut l'ignorer ; c’est un homme véritablement exceptionnel.
Pierre était marié. Nous le savons car sa belle-mère vivait dans sa maison. Il était pêcheur de métier et associé à Jacques et Jean. Au début de son ministère, Jésus l'a appelé à devenir son disciple en lui confiant la mission de « pêcheur d'hommes ». Après un certain temps, Jésus a appelé Pierre à devenir apôtre. On ne considère pas Pierre comme un érudit ou un homme de lettres ; c’était un homme simple et sans instruction, qui n'avait pas reçu d'éducation académique comme Paul. En fait, il a été formé aux pieds de Jésus au cours du ministère terrestre de son maître. Pourtant, cet ancien pêcheur a écrit deux des vingt-sept livres du Nouveau Testament. On le perçoit souvent comme un meneur d'hommes. Dieu nous utilise d'une manière qui dépasse nos origines si nous nous soumettons à lui. Vous êtes-vous imposé des limites ? Êtes-vous enfermé dans vos propres perceptions ? Laissez Dieu vous ouvrir de nouvelles perspectives. Il peut vous utiliser d'une façon insoupçonnée.
Entre l’appel de Pierre à devenir disciple et apôtre, et la résurrection de Jésus-Christ, sa vie fut marquée par de profondes fluctuations spirituelles. Pierre oscillait constamment, passant des sommets spirituels aux abîmes. Il pouvait dire : « Éloigne-toi de moi, Seigneur ! », et puis « tout quitter et suivre Jésus. » Tantôt on le voit marcher sur l’eau, puis sombrer, saisi de peur. Il confesse un moment que Jésus est le Messie, puis se voit réprimander sévèrement par son maître parce qu’il ne pouvait pas accepter que Jésus meure pour nous sauver. On peut l’entendre dire à son Seigneur : « Tu ne me laveras jamais les pieds », et demander l’instant d’après : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais aussi mes mains et ma tête. » Pierre était capable de passer de la volonté farouche de combattre toute une armée pour défendre son maître à la peur d’une simple servante lors de l’arrestation de Jésus.
En tout état de cause, Jésus l’a accepté tel qu’il était. Après la résurrection, Pierre a trouvé une stabilité spirituelle. Avant la Pentecôte, le parcours de Pierre avait été mouvementé ; mais après la Pentecôte, Pierre a connu une progression spirituelle remarquable. Avant la mort de Jésus, il était devenu l’un de ses plus proches disciples. Pourtant, il était impétueux, obstiné et impulsif. Après la Pentecôte, Pierre est devenu l'un des hommes de foi les plus dynamiques. Il a annoncé la Bonne Nouvelle avec audace. Nombreux sont ceux qui se sont convertis à Jésus-Christ grâce à sa prédication. Avant de mourir, il a écrit les deux lettres qui portent son nom.
Qu'est-ce qui a fait toute la différence ? À la Pentecôte, Pierre a reçu la présence permanente du Saint-Esprit en lui. Il a également été rempli de l'Esprit. Il n'a plus jamais eu honte de son maître suprême. Le ministère de Pierre, de son commencement à sa fin, est riche de nombreuses expériences. Du début à la fin, nous sommes frappés par son courage et sa simplicité, sa foi inébranlable et son amour ardent. Une vie remplie de l'Esprit Saint transforme une personne à jamais.
Vous êtes-vous laissé guider par le Saint-Esprit ? C'est un acte de foi. Lorsque nous nous abandonnons à lui pour gérer les difficultés de notre vie, il prend les rênes. Pourquoi ne pas lui confier votre vie ? Il lui apportera stabilité et sens.
En tant que personne mandatée personnellement par Jésus, un apôtre avait l'autorité de parler en son nom. Pierre revendique cette autorité ici, et dans sa première lettre, il s'adresse à un groupe bien précis. Voici ce que dit l’apôtre au début de sa lettre, aux versets 1 et 2 : « À vous qui avez été choisis conformément à la prescience de Dieu le Père et conduits à la sainteté par l'Esprit afin de devenir obéissants et d’être purifiés par le sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées ! » Ses destinataires sont des « étrangers », des gens qui ont été contraints de quitter leur patrie, des personnes « dispersées ». Le mot « dispersion » fait référence à la déportation du royaume d'Israël, le royaume du Nord par l'Assyrie en 722 av. J.-C. En 586 av. J.-C., le royaume du Sud – Juda et Benjamin – fut également déporté.
Le mot « dispersion » signifie « semer ». Dieu a semé des chrétiens à travers le monde. Dans sa providence, il nous place là où nous sommes pour que nous devenions des messagers de l'Évangile. C'est pourquoi vous êtes là où vous êtes. Nous sommes des pèlerins parce que nous appartenons à Christ. Nos âmes ne peuvent se contenter des futilités terrestres. Venir à Christ signifie que nous avons de nouveaux désirs, de nouveaux goûts, de nouvelles aspirations et de nouvelles affinités. Dieu a allumé une vie nouvelle en nous.
Bien que les lecteurs chrétiens de Pierre aient pu être dispersés en partie par la persécution religieuse, son emploi du mot « étranger » souligne l'une des idées principales de cette lettre : les croyants ne considèrent plus ce lieu et cette époque, le monde d’ici-bas, comme leur patrie. Notre citoyenneté est céleste ; nous représentons notre véritable roi et notre véritable patrie tout en vivant comme étrangers dans une culture étrangère.
Le groupe d'exilés dispersés mentionné par Pierre résidait en fait dans cinq provinces romaines d'Asie Mineure, une région située dans le nord de la Turquie actuelle. Il s'agissait de Juifs qui y vivaient depuis environ deux siècles. Ces provinces étaient bordées par l'eau sur trois côtés : la Méditerranée au sud, la mer Égée à l'ouest et la mer Noire au nord. Ces provinces se situaient en Asie Mineure à l'époque où Pierre écrivait sa première lettre. Les chrétiens de ces provinces allaient bientôt subir de grandes persécutions sous l’empereur Néron. La lettre était destinée à être diffusée parmi les églises de la région, et probablement lue à haute voix à chaque groupe de croyants.
Le christianisme, à ses tout débuts, était quelque peu protégé par le judaïsme, mais au moment où Pierre envoie sa lettre, les tribunaux commençaient à statuer différemment, de sorte qu'au lieu d'être protégé, le christianisme était désigné comme cible de persécution. Nous ne connaissons pas la date exacte de cette lettre, mais elle se situe probablement vers l’an 60 après J.-C., au début de la persécution des chrétiens par Néron. Pierre s'adresse ici à un public mêlant Juifs et non-Juifs, des personnes qui se sentaient isolées dans un monde de plus en plus hostile. Si vous avez déjà éprouvé ce sentiment de solitude dans un monde de plus en plus agressif à l’égard de la foi chrétienne, vous comprenez à qui il s'adresse. Les chrétiens prenaient conscience de leur profonde différence avec le monde qui les entourait. Nous ne savons pas comment ces personnes, destinataires de la lettre de Pierre, ont entendu la Bonne Nouvelle pour la première fois, mais il est intéressant de noter que le Pont, la Galatie et la Cappadoce, qu'il mentionne ici, sont également mentionnés dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 2. Certains de ceux qui se trouvaient à Jérusalem ce jour-là ont entendu le premier message de Pierre et se sont convertis à la foi en Jésus-Christ. Certains ont probablement été baptisés ce jour-là par Pierre, sont rentrés chez eux, ont partagé la bonne nouvelle et ont été à l'origine des Églises dans ces régions. Rien dans l'Écriture ne le confirme, mais l'idée que Pierre puisse écrire à quelques-uns de ceux qui ont été sauvés le premier jour de l'Église est séduisante.
En appelant ses lecteurs des étrangers, Pierre nous exhorte à accepter la vérité sur notre véritable identité. Accueillons donc l'espérance qui réside dans notre différence. Cessons de nous fondre dans la masse et affirmons notre singularité, nous dit Pierre. En réalité, dans ce monde, nous ne sommes pas faits pour nous conformer. Dans ce monde, nous sommes étrangers car notre patrie est différente et notre place est dans l'éternité. Cette réalité transparaît tout au long de cette lettre, qui explique comment vivre une vie supérieure dans ce monde. En effet, en la parcourant, nous découvrirons huit manières précises dont Pierre parle de la façon dont nous devons y parvenir. C'est ce que nous allons examiner ensemble au cours de cette étude : huit différences spécifiques dans notre vie grâce à Jésus-Christ.
Tout d'abord, au chapitre un, versets deux à cinq, Pierre dit que nous avons une espérance différente. Dans le monde d'ici-bas, l'espérance n'est qu'un vœu pieux, mais nous vivons une vie supérieure. Notre espérance est vivante. Nous verrons ce que cela signifie plus tard au courant de la semaine. Pierre nous dit aussi dans le même chapitre que nous avons une foi différente qui dépasse de loin les apparences, c'est une confiance totale en Dieu. Puis, à la fin du premier chapitre, il est question de notre caractère différent, d’un caractère de sainteté. Le caractère du monde d'ici-bas est défini par ce à quoi on se conforme ; il s’agit d’être comme les gens qui nous entourent. Or, la vie du chrétien est déterminée par la transformation qui s’opère en nous grâce à l’œuvre de Christ dans nos vies.
Au chapitre deux, une autre différence apparaît : nous sommes un peuple différent.
Nous ne vivons plus pour le plaisir, la popularité ou le pouvoir. Nous vivons pour accomplir les desseins de Dieu. Et en poursuivant notre lecture de la lettre, nous constatons également que nos relations sont différentes, comme Pierre va le souligner. Dans le monde d'ici-bas, les relations sont régies par l'égoïsme, mais dans la vie qui dépasse les apparences, les relations sont régies par la soumission. Un point que nous allons approfondir en parcourant cette lettre : toute notre vie est orientée vers les autres.
Au chapitre trois, nous découvrons une vérité essentielle : nous avons un message différent, une bonne nouvelle. Le monde d'ici-bas diffuse de mauvaises nouvelles.
Nous les entendons chaque jour. La vie céleste, elle, porte de bonnes nouvelles. Nous avons la bonne nouvelle !
Le chapitre quatre traite de notre façon d'appréhender la souffrance. Dans le monde d'ici-bas, on cherche à se défendre, mais dans la vie céleste, on est prêt à donner sa vie. Car on sait que cette vie terrestre n'est pas tout : nous aspirons à l'éternité.
Puis, au chapitre cinq, Pierre aborde un autre type de gouvernement et d’autorité : il se définit par l'humilité. Le monde a des dirigeants égoïstes, mais en Christ, ceux qui dirigent sont d’humbles serviteurs.
Voilà le message principal de cette lettre : comment devenir un peuple rempli d'espérance et de sainteté. Tout cela concerne la manière de devenir une personne soumise et au service des autres. Souffrir avec la certitude de la victoire et guider avec l'humilité d'un berger. Il s'agit de savoir comment cela peut se réaliser dans votre vie. Il s'agit de savoir comment développer plus d'espérance et vivre avec plus de sainteté au quotidien. Il s'agit de savoir comment devenir plus soumis et au service des autres tout au long de notre vie. Il s'agit de savoir comment endurer les souffrances de cette vie avec la certitude de la victoire éternelle. Et il s'agit enfin de savoir comment devenir une personne qui guide dans son travail, sa famille, partout où elle vit, et qui guide avec l'humilité d'un serviteur, c’est-à-dire avec l'humilité de Jésus.
Je vous invite donc à prier avec moi, alors que nous commençons l'étude de cette lettre, pour que Dieu transforme notre cœur : « Notre Père du ciel, nous te prions ensemble pour que tu transformes nos cœurs tandis que nous étudions ta Parole. Tu nous l’as donnée pour que nous devenions de plus en plus semblables à toi, pour nous transformer à ton image. Seigneur, aide-nous donc à voir combien tu nous as rendus différents en Christ et à nous réjouir de ces différences d'une manière nouvelle. Aide-nous à comprendre que tu veux nous rendre plus remplis d'espérance, plus saints, plus proches des autres. Tu veux nous aider à comprendre que même dans la souffrance, nous pouvons vivre avec un esprit de victoire et guider nos pas avec l'humilité d'un serviteur. Seigneur, que les choses pour lesquelles nous te prions se réalisent dans nos vies. Que la vérité de ta Parole nous donne la force d’accomplir ta volonté dans chaque aspect de notre vie. Nous te le demandons au nom de Jésus. Amen. »
Eh bien, rejoignez-nous demain ! Nous réfléchirons ensemble à la manière dont nous pouvons vivre avec une espérance renouvelée.