1 Pierre 1.1-5

Semaine 1 - jour 2

Première épître de Pierre

1 Pierre 1.1-5

21:34


Dieu nous a donné un attachement plus profond que la simple allégeance à notre pays natal. Tout dans cette vie est transitoire. Les chrétiens ne doivent pas s’attacher aux choses visibles. Dieu veut que nous fixions nos regards sur l’éternité. Bientôt, nous quitterons ce monde pour rejoindre une autre patrie : le ciel.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la première lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 1 à 5 du premier chapitre ; c’est notre deuxième étude sur ce chapitre. Pierre s’adresse à des chrétiens dispersés en leur disant ceci à la fin du verset 1 et au verset suivant : « À vous qui avez été choisis conformément à la prescience de Dieu le Père et conduits à la sainteté par l'Esprit afin de devenir obéissants et d’être purifiés par le sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées ! » Nous avons vu hier que Pierre commence sa lettre en décrivant ses destinataires selon leur situation géographique. Puis il les décrit selon leur situation spirituelle. La vie du chrétien sur terre est par nature passagère. Ce monde n’est pas notre patrie. Nous ne sommes que des pèlerins de passage, des résidents temporaires sur terre, comme le souligne aussi l’apôtre Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, au chapitre 4, verset 18 : « Nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles. » Dieu nous a donné un attachement plus profond que la simple allégeance à notre pays natal. Tout dans cette vie est transitoire. Les chrétiens ne doivent pas s’attacher aux choses visibles. Dieu veut que nous fixions nos regards sur l’éternité. Bientôt, nous quitterons ce monde pour rejoindre une autre patrie : le ciel.

Le mot « choisis », qui apparaît au verset 1, est expliqué au verset 2. Que signifie être parmi les choisis de Dieu ? En quoi les croyants en Christ sont-ils les « choisis » ou les « élus » ? Premièrement, nous sommes choisis selon la prescience de Dieu le Père. Cela signifie que Dieu nous connaissait d'avance. Avant quoi ? L’apôtre Paul nous dit dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre 1, verset 4, que Dieu nous a choisis en Christ « avant la fondation du monde ». Jésus-Christ lui-même était prédestiné par le Père avant la création du monde. Pierre nous le rapporte au verset 20 de notre chapitre. Dieu ne se contentait pas de savoir que nous existions ; il nous connaissait personnellement, et il nous a choisis. Le choix de Dieu n’est ni aléatoire ni aveugle, mais fondé sur sa prescience, qui est un aspect de son omniscience : Dieu sait tout d’avance et de toute éternité ! De plus, nous sommes choisis par l'œuvre sanctifiante du Saint-Esprit. Cela signifie que le Saint-Esprit œuvre en nous pour nous consacrer à Dieu, pour faire de nous des personnes que Dieu peut appeler « saintes », comme lui-même est saint. Parmi toutes les créatures de la terre, il nous a choisis. Il savait tout de nous. Il connaissait notre péché. Nous étions indignes, et pourtant il nous a sélectionnés. Il a veillé sur nous afin que nous ne mourions pas avant d'avoir connu Jésus-Christ. Il a même envoyé des anges pour veiller sur notre salut, comme l’auteur de la lettre aux Hébreux l’affirme, au chapitre 1, verset 14 : « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour apporter de l’aide à ceux qui vont hériter du salut ? »

Enfin, nous sommes choisis dans un but précis : pour obéir à Jésus et être « purifiés par son sang ». Aussi étrange que cela puisse paraître à un lecteur moderne, le public juif de Pierre l'aurait immédiatement compris. Selon la loi de l'Ancien Testament, le sang d'un sacrifice animal était requis pour le pardon des péchés et pour manifester ce qui appartenait à Dieu. Bien sûr, nous n'avons pas été littéralement aspergés du sang physique de Jésus. Pourtant, son sang a été littéralement versé lorsqu'il est mort sur la croix pour effacer nos péchés. Son effusion de sang a permis que nous soyons purifiés de nos péchés, que Dieu nous reconnaisse comme siens et nous déclare saints. Ainsi, nous accomplissons notre mission dans l'univers lorsque nous obéissons à Jésus-Christ. C'est pour cela que nous avons été choisis. L’aspersion du sang de Jésus sur nous accomplit trois choses. Premièrement, une alliance est conclue ; deuxièmement, nous sommes ordonnés prêtres pour lui ; et troisièmement, nous sommes purifiés de toute corruption et de tout péché. Chacune de ces grâces nous est acquise par l’œuvre de Jésus sur la croix. Si certains aimeraient croire que l'élection ne concerne que le ciel ou l'enfer, Pierre nous rappelle qu'elle a aussi un grand impact sur la terre. Se prétendre élu est douteux sans preuve de consécration et d'obéissance.

Pierre conclut le verset par une salutation, une prière pour que la grâce et la paix de Dieu soient multipliées sur ceux qui lisent la lettre. On ne peut connaître la paix de Dieu sans connaître d'abord sa grâce. Pierre désire plus qu'une simple accumulation de grâce et de paix ; il désire leur multiplication. Il souhaite que la grâce et la paix se multiplient dans nos vies. Nous ne sommes jamais exemptés de la grâce et de la paix de Dieu. Notre besoin de grâce et de paix ne s'estompe jamais. Le chrétien a toujours besoin de la grâce de Dieu. La grâce est accessible à ceux qui connaissent Dieu personnellement. On ne peut affronter la souffrance sans s'être d'abord tourné vers la grâce de Dieu. La grâce apporte la paix au cœur de la souffrance.

Pierre nous montre une réponse appropriée à la grande compassion de Dieu envers nous : la louange. Plus précisément, il bénit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous le lisons au verset 3 de notre chapitre : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante. » Dieu est un seul être en trois personnes. La lettre de Pierre éclairera certaines distinctions entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ici, il loue le Père tout en reconnaissant Christ comme notre Seigneur.

Pierre bénit Dieu pour sa bonté, sa compassion. Comme nous l’avons déjà vu au verset 2 : Dieu nous a choisis, nous sanctifie et nous donne un but extraordinaire. Tout cela se produit sans que nous n’ayons jamais besoin de mériter sa reconnaissance. C’est la « grâce », qui consiste à accorder un bienfait immérité. La « bonté », quant à elle, consiste à épargner une conséquence négative méritée. Au lieu du châtiment que nous méritions, Dieu nous a donné un don inestimable : la nouvelle naissance. C’est précisément ce que Jésus a dit à Nicodème dans l’évangile selon Jean, au chapitre 3 ; c’est la condition nécessaire pour voir le royaume de Dieu. Plus précisément, Dieu nous a fait naître de nouveau à une espérance vivante par la résurrection de Jésus d'entre les morts.

Espérer le salut, aspirer à la vie après la mort, est extraordinaire ! Jésus a prouvé que cette espérance n'est pas une illusion. Il est mort, puis il est apparu vivant à de nombreux témoins. Notre foi n'est pas un souhait pour un monde meilleur. La raison de notre espérance en une éternité auprès du Père est que notre Seigneur est vivant. Parce qu'il est vivant, ceux qui croient en lui ressusciteront aussi. Rendons grâce à Dieu pour sa grande bonté ! Dieu veut que nous soyons plus que de simples éponges absorbant les bienfaits du christianisme. Il désire entendre notre reconnaissance pour ses bienfaits. Nous louons Dieu lorsque nous proclamons ce qu'il est et ce qu'il fait, à travers ses attributs et ses œuvres. Aujourd'hui, on loue trop peu le Seigneur et on parle trop peu de lui avec bienveillance. Avez-vous la facilité de louer Dieu avec enthousiasme ? Si nous comprenions pleinement ce qu'il a fait pour nous, nos vies rayonneraient de gloire à son égard !

La bonté est la grâce de Dieu qui agit envers nous. Vous croyez-vous indigne de la bonté, de la compassion de Dieu ? Sachez que recevoir la compassion de Dieu n’a rien à voir avec le mérite. Nous la recevons par sa grâce. La grâce est ce que nous recevons sans mérite. Peut-être avez-vous tant de mal à accepter la bonté de Dieu parce qu’il vous est difficile d’accepter sa grâce. Redisons-le : nous n’avons rien à offrir à Dieu, c’est lui qui nous offre tout, et sans réserve !

Au verset 3, Pierre révèle que nous sommes nés de nouveau à une espérance vivante. Il poursuit au verset 4 en expliquant que nous sommes aussi nés de nouveau à un héritage « qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat. Il vous est réservé dans le ciel. » En Christ, nous sommes devenus héritiers des richesses éternelles de Dieu. En lui, nous sommes devenus ses propres enfants. C'est extraordinaire ! Les chrétiens auxquels Pierre écrivait subissaient de violentes persécutions à cause de leur foi en Christ. Ils souffraient. L'une des formes de souffrance est le manque de biens de valeur en ce monde. Ce que nous possédons – ce que nous gagnons ou ce que nos parents et grands-parents nous laissent – peut facilement être perdu ou enlevé. Mais en tant qu'enfants de Dieu, notre héritage est inaltérable. Il nous appartient dès maintenant et pour toujours. Il est impérissable, sans souillure et éternel. Notre héritage éternel d'une valeur illimitée est conservé — en ce moment même — au ciel pour nous. Nous sommes nés de nouveau à une espérance vivante, car nous avons la vie éternelle en un Sauveur qui a vaincu la mort. Cette espérance est vivante car elle repose sur un héritage incorruptible qui ne se flétrit jamais, étant réservé dans les cieux. Cela contraste fortement avec tout héritage terrestre.

Pierre ne décrit pas vraiment notre héritage. Il peut seulement nous dire ce qu’il n’est pas. La véritable nature de notre héritage dépasse de loin ses propres mots. En fait, la Bible décrit souvent le ciel par la négation. Le langage humain est insuffisant pour décrire la réalité céleste. Le livre de l'Apocalypse le décrit également en termes négatifs, au chapitre 21, verset 4 : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu. » Puisque le ciel dépasse de loin le langage humain, la Bible recourt à ce qu'il n'est pas plutôt qu'à ce qu'il est. Ce qui est particulièrement rassurant, c’est qu’au ciel tout sera beau, tout sera bon, tout sera parfait !

Il arrive que des enfants soient déshérités, mais Dieu garantit dans la Bible qu'aucun de ses enfants ne sera déshérité de l'éternité. Rien ne peut séparer le croyant de l'amour de Dieu. Ce lien est indissoluble. Dieu promet de préserver notre héritage ! Notre héritage, c'est le salut. Quoi qu'il arrive, Dieu lui-même préservera notre salut. Tel est l'effet de la puissance de Dieu.

L’apôtre Pierre écrit à des personnes sur le point d'être jugées et persécutées. Néron prévoyait d'illuminer ses soirées mondaines en brûlant des chrétiens sur des poteaux. C'est ainsi qu'il assouvissait sa soif de plaisir. Or, Dieu était sur le point de permettre la souffrance aux chrétiens sous le règne de l’empereur. Ces chrétiens devront garder à l'esprit les valeurs éternelles : le meilleur est à venir. Leur corps pourrait mourir, mais leur âme serait intouchable.

Aux versets 3 et 4, Pierre révèle que Dieu nous a fait naître de nouveau à une espérance vivante et à un héritage éternel d'une valeur inestimable. Il écrit maintenant que le Dieu compatissant qui nous accorde ces dons précieux nous protège activement, en ce moment même. Nous lisons au verset 5 en effet que nous sommes « gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. » L’apôtre Paul nous assure dans ses lettres que nous sommes sauvés par la grâce au moyen de la foi, et Pierre nous garantit que nous sommes gardés par la puissance de Dieu au moyen de la foi ! Ce verset est l'un des passages les plus importants et les plus significatifs de la Bible concernant la pleine assurance de la foi.

Dieu nous protège de quoi ? De la souffrance ? Non, comme Pierre le dira bientôt, nous souffrirons. Dieu protège notre héritage et nous protège de tout ce qui pourrait nous faire perdre notre vie éternelle auprès de lui. Le terme grec utilisé dans ce verset est un terme militaire, qui peut être également traduit par « protégé », « gardé » ou « mis à l'abri ». Nous sommes gardés par la puissance de Dieu. Quelle est la puissance de Dieu ? Quelle est sa capacité ? Il est le Dieu qui a créé l'univers. Il est le Dieu qui a ressuscité Jésus-Christ. Il est le Dieu de tous. Il est tout-puissant. Nous sommes gardés par la puissance de Dieu. Ce n'est pas notre foi qui est puissante, c'est Dieu lui-même. Mais c'est par la foi que cette relation avec Dieu a commencé et se maintient. Nous lui avons fait confiance pour nous sauver, et nous continuons de croire qu'il fera tout le nécessaire pour nous garder sauvés. Nous sommes sauvés du pouvoir du péché, et nous devenons toujours plus semblables à Jésus. Et, dans ce verset, Pierre écrit que nous serons sauvés, même de la présence du péché, au Ciel. Autrement dit, notre salut nous sera pleinement révélé au moment opportun. D'ici là, Dieu nous garde afin que rien ne puisse nous l'enlever. Nous ne pouvons jamais perdre notre salut, car Dieu le protège. Dieu entoure le croyant de sa présence. Il nous garde tout au long de notre pèlerinage terrestre. Il n'y a pas un instant où Dieu ne défende pas notre héritage. Dieu garde toujours ceux qu'il sauve. Nous ne pouvons jamais perdre notre salut. Si nous sommes chrétiens, nous sommes éternellement en sécurité : la responsabilité de notre salut repose sur Dieu.

Satan, notre ennemi de toujours, cherche à nous dépouiller de notre salut. Cependant, Dieu déploie autour de nous une imposante forteresse de sa toute-puissance. C'est une protection infranchissable. Dieu place autour de nous les sentinelles de son être tout-puissant. L'ennemi ne peut en aucun cas percer cette défense. Dieu ne relâche jamais sa vigilance. Il veille sur nous jusqu'à notre arrivée au ciel. Il est donc incohérent de croire que Dieu peut nous sauver initialement mais ne peut pas maintenir notre salut. C'est une forme d'incrédulité de la part d'un chrétien.

Le moyen de notre salut est la foi que nous plaçons dans la mort de Christ pour le pardon de nos péchés. Lorsque nous trébuchons, nous cherchons à nous agripper à celui qui nous soutient. Ce n'est pas la foi en cette main qui nous maintient, mais bien cette main elle-même. C'est Dieu qui sauve et c'est Dieu qui nous garde. Avez-vous personnellement placé votre foi dans la mort de Christ pour le pardon de vos péchés ? La puissance de Dieu nous sauve pleinement. Si vous n'êtes pas chrétien, Jésus-Christ vous sauvera de la condamnation du péché, c’est-à-dire de la séparation éternelle d'avec Dieu. Si vous avez foi en la mort de Christ sur la croix pour le pardon de vos péchés, Dieu effacera éternellement la condamnation de vos péchés. Si vous êtes chrétien et que le péché vous domine encore, Dieu vous donnera la grâce de le vaincre, comme l’apôtre Paul l’affirme au chapitre 6, verset 14 de sa lettre aux Romains : « En effet, le péché n’aura pas de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous la loi mais sous la grâce. » Nous ne pouvons pas nous perdre entre la première et la dernière venue du Christ. Dieu ne nous abandonnera pas dans ce tumulte. Il n'abandonnera aucun d'entre nous. Il ne faillit jamais. Dieu ne peut pas changer de nature simplement parce que nous commettons une erreur. Certains pensent que, parce qu'ils font une erreur, Dieu les abandonnera. Nous projetons nos propres distorsions sur Dieu. L'amour de Dieu demeure inchangé. Dieu nous garde jusqu'à la fin. Répétons-le : il ne nous abandonnera pas !

Voilà de quoi louer notre Seigneur et Sauveur. Faisons-le ensemble sans tarder : « O notre Dieu et notre Père, nous te sommes si reconnaissants de nous avoir donné la foi ! Nous croyons en toi et nous te remercions pour ta grâce qui nous a sauvés. Nous te bénissons pour l’héritage immérité que tu gardes pour nous dans le ciel. Quand nous pensons à tous ceux qui ont placé toute leur confiance en toi et qui sont persécutés parce qu’ils suivent Jésus et ses commandements, nous te remercions pour cette assurance qui les fortifie et te prions de les préserver du doute lorsqu’ils subissent la torture qu’on leur inflige. Soutiens-les, Seigneur, par ta toute puissance. Renouvelle leur courage et leur persévérance. Et pour tous ceux qui sont épargnés de la persécution ou du rejet des autres, permet que la liberté dont ils jouissent les conduisent à proclamer sans crainte ta Parole dans un monde perdu loin de toi, en étant de plus en plus des exemples de fidélité pour ceux qui ne croient pas en toi et qui ont besoin de ta grâce. Permets enfin que lorsque nous sommes tentés par le diable, nous sachions lui résister et renoncer à faire le mal. C’est au nom de Jésus que nous te louons et te prions, amen. »