1 Pierre 1.18-25

Semaine 1 - jour 5

Première épître de Pierre

1 Pierre 1.18-25

18:10


Nous devons mesurer l'immense espoir que le Seigneur a de nous utiliser, en tant que ses enfants, pour accomplir ses desseins et pour sa gloire.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la première lettre de Pierre ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 1. Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol de ce chapitre, et étudierons ensemble les versets 18 à 25. Vous vous souvenez sans doute qu’hier nous avons vu qu’au verset 17 Pierre révèle que Dieu, notre Père aimant, juge les actions de ses enfants sauvés. Il ne s'agit pas de décider de notre salut éternel, mais de déterminer si nos choix sont dignes d'un peuple saint. Pierre écrit que nous devons vivre notre vie sur terre comme des étrangers, avec crainte, c'est-à-dire avec profond respect. Pourquoi la crainte ? En partie, parce que nous devons avoir pleinement conscience de la grande valeur que Dieu accorde à nos vies.

Nous devons mesurer l'immense espoir que le Seigneur a de nous utiliser, en tant que ses enfants, pour accomplir ses desseins et pour sa gloire. De son côté, l’apôtre Paul nous demande de mettre en œuvre notre salut « avec crainte et profond respect. » En effet, dit-il aux Philippiens, au chapitre 2, verset 13 : « C'est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant. » Cette conscience doit nous inciter à la prudence et à éviter les mauvais choix. Pierre démontre la valeur que Dieu nous accorde en montrant le prix qu'il a payé pour nous. Voici ce qu’il nous dit aux versets 18 et 19 de notre chapitre : « Vous le savez en effet, ce n'est pas par des choses corruptibles comme l'argent ou l'or que vous avez été rachetés de la manière de vivre dépourvue de sens que vous avaient transmise vos ancêtres, mais par le sang précieux de Christ, qui s’est sacrifié comme un agneau sans défaut et sans tache. »

Pierre démontre la valeur que Dieu nous accorde en révélant le prix qu'il a payé pour nous. Il n'a pas payé avec de l'argent, ni avec de l'or. Il n'a pas payé avec une monnaie éphémère pour une transaction éternelle. Le verset 19 révèle qu'il a payé pour nous avec le sang de son propre Fils, une monnaie d'une valeur inestimable. Nous ne pouvons surestimer notre valeur aux yeux de notre Père. Et de quoi nous a-t-il rachetés ? Du néant. Il ne nous a pas seulement sauvés de l'enfer ; il nous a rachetés de la futilité de l'existence humaine héritée de nos ancêtres. Il nous a rachetés d'un gaspillage de temps vain et dénué de sens – tout ce que le monde peut véritablement nous offrir. Le message de Pierre est peut-être que nos choix, maintenant, après cette transaction, ont une importance capitale. En tant que personnes précieuses aux yeux de Dieu – des personnes saintes –, nous devrions craindre de gaspiller nos jours à investir notre énergie dans des choses vaines.

L'appel à notre rédemption nous incite à faire la volonté de Dieu. Nous apprenons vite qu'il existe des choses qui ne conviennent pas au chrétien. Ces choses ne sont peut-être pas des péchés en soi, mais elles sont indignes de l'enfant de Dieu. Elles ne sont peut-être pas des péchés en soi, mais elles constituent un fardeau, un handicap. Elles nous freinent et risquent de devenir superflues dans nos priorités. Ce dont nous avons besoin, c'est du nécessaire, de l'indispensable. La Bible nous enseigne à donner la priorité à ce qui a le plus de valeur. La Parole de Dieu nous montre que certaines choses sont bonnes, et d'autres sont prioritaires. L'or est périssable, mais le sang de Christ est indestructible. L'or et l'argent perdront un jour de leur valeur, mais notre salut est éternel. Consacrez-vous l'essentiel de votre énergie à des choses éphémères qui finiront par se dégrader ? Pourquoi ne pas privilégier les valeurs éternelles ?

L'argent ne peut acheter le salut. L'argent et l'or sont souvent des pièges qui nous en détournent. Aucune somme d'argent ne pourra nous racheter. Aucune somme d'argent ne pourra jamais acheter le paradis à qui que ce soit. Le prix de la rançon est trop élevé pour qu'un être humain puisse le payer. Seul Jésus était en mesure de payer pour nos péchés. Nous lui devons tout.

Notre Père nous a rachetés par le sang de Christ. La valeur que Dieu accorde à nos vies est égale à celle de la vie même de son Fils unique. Pierre décrit Jésus-Christ comme un agneau sans défaut ni tache. Ses lecteurs juifs, en particulier ceux qui avaient grandi en participant au système sacrificiel, en auraient immédiatement compris la référence. Certains se souvenaient peut-être même d'avoir assisté à l'immolation d'un agneau parfait et magnifique, âgé d'un an, et d'avoir compris que son sang était versé pour couvrir temporairement leurs péchés. Le Père a payé le prix ultime pour nous racheter, donnant une valeur illimitée à des vies qui, autrement, auraient été futiles et vides. Comment donc les chrétiens pourraient-ils gaspiller leur vie, qui a coûté la vie à notre Seigneur Jésus ?

Le sacrifice de Jésus sur la croix n'était pas improvisé. Dieu ne l'a pas inventé en réaction aux événements de l'histoire. Pierre écrit que Jésus-Christ était connu avant même la création du monde. Il dit ceci au verset 20 : « Prédestiné avant la création du monde, il a été révélé dans les derniers temps à cause de vous. » En tant que Dieu, Jésus existait de toute éternité, celui dont le sang couvrirait les péchés de tous ceux qui reçoivent le salut. La naissance, la vie, la mort, la résurrection et le retour de Jésus auprès du Père ont toujours fait partie du plan de Dieu pour notre salut. Depuis toujours ! Jésus a toujours été la réponse aux questions des prophètes et des anges qui cherchaient à comprendre les prophéties de l'Ancien Testament inspirées par le Saint-Esprit.

Enfin, du vivant de Pierre et de ses lecteurs – au début de ce que Pierre appelle les derniers temps –, Dieu a révélé le mystère. Il s'est montré au monde, en venant sur terre comme un enfant, un homme, Dieu incarné, le sacrifice ultime pour le péché. Pourquoi ? Pour nous. Le grand don de bonté de Dieu, et le moment où ce don est intervenu dans l'histoire humaine, démontrent le grand amour de Dieu pour nous.

Pierre écrit que c'est par Christ que nous sommes devenus croyants en Dieu. Il dit au verset 21 que « par lui, vous croyez en Dieu qui l'a ressuscité et lui a donné la gloire, de sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu. » Il a entendu Jésus l'affirmer lui-même : nul ne vient au Père que par le Fils. Il est le chemin, la vérité et la vie. Beaucoup prétendent croire en Dieu, mais c'est seulement en ayant confiance en Christ que nous plaçons véritablement notre foi en Dieu le Père. Le plan de Dieu ne s'est pas arrêté au sacrifice de son Fils unique pour le pardon des péchés. Pierre affirme que Dieu a aussi ressuscité Jésus-Christ et lui a donné la gloire. Décrivant cette gloire donnée à Jésus par le Père, Paul écrit dans sa lettre aux Philippiens, au chapitre 2, verset 9 que : « Dieu l'a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. »

Ainsi, notre foi et notre espérance sont en Dieu. De même que le Père avait un plan pour la vie, la mort, la résurrection et la gloire de Christ, il a un plan pour notre vie, notre mort, notre résurrection et notre gloire. Nous avons confiance en Dieu, qui a accompli tout cela en et par Christ, et nous savons qu'il agira de même en et par nous. Notre espérance repose exactement au bon endroit.

Pour Pierre, le salut purifie l’âme. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Il écrit ceci au verset 22 de notre chapitre : « Vous avez purifié votre âme en obéissant [par l'Esprit] à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère ; aimez-vous donc ardemment les uns les autres d’un cœur pur. » C’est par le Saint-Esprit que nous sommes purifiés. Dès l'instant où nous acceptons Jésus-Christ comme notre Sauveur, le Saint-Esprit vient demeurer en nous et, à moins d'être remplis du Saint-Esprit, nous serons incapables de vivre pleinement la vie chrétienne. Il ne s'agit pas de nous purifier du péché par notre obéissance. Dieu nous a déclarés purs du péché par le sang de Jésus. Il s'agit plutôt du fait que, lorsque nous obéissons, nous ne péchons pas ! Nous vivons la vie pure et sainte que Dieu souhaite pour son peuple. Lorsque nous lui obéissons, nous cessons d'être partagés, tiraillés entre notre égoïsme et l'accomplissement de sa volonté. Mettre de côté nos mauvais désirs nous permet de nous donner pleinement à l'amour du prochain, sans tiédeur ni hypocrisie. Ainsi, dit Pierre, nous devons nous y consacrer corps et âme. Le mot traduit par « ardemment » ou « profondément » dans ce verset signifie « de tout notre être » ou « avec un effort intense ». De même qu'un entraîneur sportif pourrait dire à un joueur de « tout donner sur le terrain », Pierre nous dit d'épuiser toutes nos ressources dans un effort sincère pour nous aimer les uns les autres.

Faisons-nous semblant d'aimer les autres ? Souvent, nous professons plus que nous ne ressentons. Un amour factice règne dans l'Église. C'est un amour contrefait, une imitation. Cet amour n'est qu'une imposture. Ce genre d'amour ne fonctionne qu'avec les personnes aimables. Il est facile d'apprécier les gens sympathiques. Dès que nous rencontrons des personnes désagréables, l'amour disparaît. L'amour artificiel ne fonctionne qu'avec ceux qui le rendent. L'amour de Dieu permet à son enfant d'aimer sans rien attendre en retour. C'est un amour que seul le Saint-Esprit donne. Dieu veut que nous exprimions un amour véritable envers les autres. Il ne veut pas que nous portions un masque, que nous nous dissimulions sous une autre forme. Il ne veut pas que nous prétendions être ce que nous ne sommes pas. L'amour véritable ne porte pas de masque. L’apôtre Paul nous demande ceci dans sa lettre aux Romains, au chapitre 12, versets 9 et 10 : « Que l'amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien. Par amour fraternel soyez pleins d'affection les uns pour les autres et rivalisez d'estime réciproque. »

Dieu veut que nous aimions d'un amour qui dépasse la simple affection. Il veut que nous aimions de façon désintéressée. C'est un appel exigeant. Comment aimer ceux qui ne connaissent pas Christ si nous n'aimons pas ceux qui sont saints ? Dieu veut aussi que nous aimions sans condition. Il veut que notre amour vienne de notre nature, indépendamment des marques d'affection des autres. Il veut que nous aimions indépendamment de toute relation, de tout problème ou de toute situation. Celui qui aime ainsi possède une grande profondeur d'âme. C'est une personne d'une grande intégrité.

En exhortant ses lecteurs à s'aimer profondément, sincèrement et d'un cœur pur, Pierre leur rappelle aux verset 23 à 25 qu’en tant que chrétiens, ils sont nés de nouveau : « En effet, vous êtes nés de nouveau, non pas d’une semence corruptible, mais d’une semence incorruptible, grâce à la parole vivante et permanente de Dieu, car toute créature est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur des champs. L'herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur subsiste éternellement. Cette parole est justement celle qui vous a été annoncée par l'Évangile. »

L’idée d’une nouvelle naissance peut paraître étrange à première vue. Lorsque Jésus dit à Nicodème que nul ne peut voir le royaume de Dieu s'il ne naît de nouveau, Nicodème a reconnu la figure de style que Jésus utilisait et a compris que cela était biologiquement impossible. Jésus indiquait clairement qu'il faisait référence à une naissance spirituelle. C’est au chapitre 3 de l’évangile selon Jean que nous le lisons.

Naître physiquement ne nous rend pas spirituellement vivants. En effet, Paul a écrit dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre 2, verset 1, que nous étions tous spirituellement morts à cause de nos péchés. C'est Dieu qui nous donne la vie lorsque nous venons à lui par la foi en Christ. Pierre dit au début de ce chapitre que Dieu avait permis à ses lecteurs croyants de naître de nouveau. Ainsi, en tant que chrétiens nés de nouveau, nous avons désormais la capacité de nous aimer les uns les autres d'un cœur spirituellement vivant. Nous pouvons le faire de tout notre cœur et avec une sincérité absolue. Cette nouvelle naissance spirituelle nous conduit à une vie éternelle. La naissance physique résulte d'une semence qui finit par mourir. Mais la nouvelle naissance jaillit d'une semence immortelle, par la Parole immortelle de Dieu.

Qu'est-ce que cette « Parole de Dieu » ? Pierre l’explique aux versets 24 et 25 de notre chapitre par une citation du prophète Ésaïe, qui se trouve au chapitre 40, versets 6 à 8 de son livre. Écoutons-là : « Une voix a dit : ‘Proclame un message !’ Et j’ai répondu : ‘Que dois-je proclamer ?’ ‘Toute créature est comme l'herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs. L'herbe sèche et la fleur tombe quand le vent de l'Éternel souffle dessus. Vraiment, le peuple est pareil à l'herbe : l'herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement.’ » Le poème d'Ésaïe décrit un champ magnifique d'herbes fleuries qui se dessèchent et se flétrissent rapidement. C'est une image de l'existence humaine, intense mais trop brève. Mais le poème ne s'arrête pas là. À l'inverse, la Parole du Seigneur demeure éternellement. Si nous passons de génération en génération sur cette terre, la vérité de Dieu reste immuable à travers les âges. Elle ne change jamais. Les valeurs de la Parole de Dieu sont éternelles. Le seul moyen de bénéficier des bienfaits de la Parole de Dieu est de la méditer. Si nous ne l'étudions pas assidûment, elle ne s'intégrera pas à notre vie. C'est alors seulement que les valeurs bibliques s'imprégneront en nous.

Dans cette première partie de sa lettre, Pierre a démontré que la Parole du Seigneur a été révélée à ses lecteurs, et donc à nous aussi. Plus précisément, c'est la bonne nouvelle – qu’on appelle aussi l'Évangile – qui nous a été annoncée, à laquelle nous avons cru, et qui nous a permis de naître de nouveau. Puisque la Parole du Seigneur demeure éternellement, les êtres humains le peuvent aussi. Nous pouvons vivre éternellement en croyant à la Parole et en plaçant notre foi en Christ !

Je vous propose de terminer l’étude de ce premier chapitre par cette courte et simple prière : « Seigneur notre Dieu, nous te louons de tout notre cœur pour ta Parole. C’est par elle que nous te connaissons ; c’est grâce à elle que nous découvrons la vérité. Merci pour la bonne nouvelle qu’elle proclame et pour ton Esprit qui nous transforme par elle. Merci, parce que ta vérité ne change pas. Nous voulons nous en imprégner pour mieux t’aimer et mieux aimer les autres. Viens à notre aide, nous te le demandons sincèrement, parce qu’il ne nous est pas facile d’aimer comme tu aimes. Tu nous aimes même lorsque nous te rejetons. Nous voulons aimer sans espoir d’un amour réciproque, et nous confessons que c’est très difficile pour nous. Nous ne voulons pas aimer que ceux qui nous aiment en retour. Pardonne nos manquements. Aide-nous à aimer de plus en plus et de mieux en mieux ceux qui nous entourent ,et d’agir au quotidien envers eux comme tu agis envers nous. Nous te le demandons dans le nom de Jésus, amen. »