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Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la lettre première lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 6 à 12 du premier chapitre ; c’est notre troisième étude sur ce chapitre. Aux versets 3 à 5, que nous avons examinés ensemble hier, l’apôtre Pierre décrit la réalité de notre condition de croyants en Jésus-Christ. La bonté de Dieu envers nous est immense. En Christ, nous avons une espérance vivante : nous ressusciterons d'entre les morts, tout comme lui. Un héritage éternel et glorieux nous attend auprès de notre Père céleste. Et, en ce moment même, la puissance infinie de Dieu nous protège de perdre cet héritage. Par la foi en Christ, nous avons été sauvés, nous sommes sauvés et nous serons sauvés !
Ici, Pierre présuppose notre réaction face à cette réalité et dit aux chrétiens dispersés : « C'est ce qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu'il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. » La Bible en français courant traduit ce verset ainsi : « Vous vous en réjouissez, même s'il faut que, maintenant, vous soyez attristés pour un peu de temps par toutes sortes d'épreuves. » Il est important de distinguer ici le mot « se réjouir » de l'idée de ressentir uniquement des émotions positives. Se réjouir ne signifie pas nécessairement être heureux, au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Bien que la joie puisse inclure des sentiments positifs, le Nouveau Testament nous indique souvent que la joie est un choix quant à notre façon d'envisager notre vie. L’apôtre Jacques précise cette réflexion aux chrétiens dispersés juifs de cette manière, au chapitre 1, verset 2 de sa lettre : « Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la persévérance. »
Pierre reconnaît d'emblée que ses lecteurs peuvent être affligés ou angoissés par les épreuves qu'ils traversent. Il comprend qu'ils puissent éprouver des émotions négatives face à ces difficultés ; pourtant, il sait qu'ils se réjouissent de leur destinée éternelle en Christ. Nous devons donc conclure que cette « joie » relève moins des sentiments que de la foi. Il ne s'agit pas tant de maintenir un état émotionnel parfait que d'affirmer : « Ma vie est digne de joie grâce à ce que Dieu fait pour moi en ce moment. Je suis comblé. Mon avenir est assuré. Rien ne peut y changer quoi que ce soit. Je me réjouis ! »
L’espérance vivante produit une joie présente. La joie du croyant repose sur la grâce de Dieu. La joie est indépendante des circonstances, car la vie chrétienne les dépasse. Le chrétien a un avenir éternel. Il ne perdra jamais cette joie, quoi qu’il arrive. La vraie joie provient des biens éternels. Pierre se réjouit de sa possession en Jésus-Christ. « Se réjouir » signifie éprouver une joie et une allégresse intenses. Ce terme exprime souvent une joie débordante, une exultation, une immense allégresse. Il traduit l’idée d’une joie spirituelle. Le dessein de Dieu n'est pas que la souffrance nous fasse souffrir, mais que, dans la souffrance, nous soyons toujours comblés de joie.
Dieu peut transformer n'importe quelle épreuve en bénédiction. Aucune catastrophe n'est trop grande pour lui. Nous ne connaîtrons jamais de souffrance insupportable pour nous ni contraire à son plan. Les chagrins ne durent qu'un temps. L’apôtre Pierre nous offre une perspective sur la souffrance : une perspective éternelle. Même si nous souffrions toute notre vie, à la lumière de l'éternité, ce ne serait qu'un instant.
La souffrance est éphémère. Elle ne dure qu'un « peu de temps ». L’apôtre Paul le confirme lorsqu’il dit aux Romains, au chapitre 8, verset 18 de sa lettre : « J'estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous. » Dieu nous prépare pour l'éternité. C'est un véritable entraînement ici-bas. Certaines leçons sont difficiles à apprendre. D'autres sont amères. Parfois, nous échouons, et Dieu nous fait recommencer. Dieu veut que nous considérions les épreuves de son point de vue. Lorsque nous regardons nos problèmes à travers ses yeux, ils nous paraissent insignifiants.
La souffrance ne devrait jamais nous surprendre. Le chrétien doit s'attendre à souffrir. Tout ce que Dieu met sur notre chemin est nécessaire. Chaque maladie est nécessaire. Chaque épreuve est nécessaire. Nos difficultés font partie du plan de Dieu. Jésus utilise le terme « il faut » pour exprimer l’impératif d’accomplir la volonté de Dieu. C’est le « devoir » de la souveraineté divine qui guide son œuvre et le conduit à la souffrance et à la gloire. Nous le lisons dans l’évangile selon Luc, au chapitre 9, verset 22 : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup ; les anciens, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi le rejetteront ; il sera mis à mort et, le troisième jour, il reviendra à la vie. » Répétons-le : la souffrance est inévitable.
Au verset 6, Pierre écrit que, en tant que chrétiens, nous nous réjouissons. Cette joie est une réponse à la grande compassion de Dieu et à notre profonde espérance de la résurrection et du salut éternel au ciel. En effet, nous nous réjouissons même lorsque nous sommes affligés ou angoissés par les épreuves que nous traversons. L’apôtre révèle ensuite que ces épreuves, sources de souffrance, ont un sens. Elles existent pour une raison. Voici ce que Pierre dit au verset 7 : « Ainsi, la valeur éprouvée de votre foi – beaucoup plus précieuse que l'or, qui est périssable et que l’on soumet pourtant à l’épreuve du feu – aura pour résultat la louange, la gloire et l'honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra. »
Pour le croyant, la souffrance a toujours une finalité. Pierre décrit le bienfait des épreuves, qui nous affligent sans pour autant nous empêcher de nous réjouir : elles mettent notre foi à l'épreuve, la purifient et la prouvent. Face à l'épreuve, le croyant choisit de continuer à faire confiance à Dieu, au cœur même de l'épreuve. Dieu continue de pourvoir à nos besoins. Notre foi se fortifie. Pierre compare notre foi à l'or, étalon de valeur par excellence. Tout comme l'or, notre foi est affinée et purifiée par l'épreuve. Contrairement à l'or terrestre, notre foi conservera toute sa valeur, même dans l'éternité. Avez-vous le cœur lourd ? Chaque chrétien connaît des déceptions et des moments de découragement. Certains pensent qu’un chrétien devrait être à l’abri des difficultés. Mais les épreuves, sous diverses formes, nous toucheront tous. Que prouve votre foi ? Comment réagissez-vous lorsque vous faites face à une épreuve ?
La souffrance purifie nos vies de leurs impuretés et nous rend utiles à Dieu. Cette foi-là est plus précieuse que l'or. Dieu ne met pas notre foi à l'épreuve dans la prospérité, mais dans l'adversité. Il nous arrache nos béquilles. Il nous débarrasse de la dépendance aux autres, à notre vie sociale, à notre santé, à notre beauté, au sexe ou aux biens matériels. Ces choses ne nous soutiendront pas dans l'épreuve. Les bons moments ne nous soutiennent pas ; seul Dieu peut nous garder debout par ses promesses. Combien de fois avons-nous prié : « Seigneur, enlève ça ! » En fait, Dieu l'a mis là. Il le veut. Il désire que nous apprenions à lui faire confiance dans l'adversité.
Enfin, Pierre affirme que notre foi nous offre la possibilité de donner et de recevoir louange, gloire et honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. À son retour, lorsque tous auront compris la vérité, il sera honoré comme le véritable Seigneur et Roi, et notre foi en lui sera pleinement justifiée. Lorsque nous le rencontrerons, la nature de notre foi se révélera. Plus l'épreuve aura été intense, plus elle brillera. Les épreuves s'estomperont, mais leur impact perdurera pour l'éternité. Cela devrait nous apaiser face à nos souffrances présentes, car les chrétiens ne jugent pas leur vie uniquement à l'aune du temps présent, mais aussi à l'aune de l'éternité.
Notre joie découle de notre salut ! Elle réside en Jésus-Christ. Pierre nous dit au verset 8 de notre chapitre : « Vous l'aimez sans l'avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore et vous vous réjouissez d'une joie indescriptible et glorieuse parce que vous obtenez le salut de votre âme pour prix de votre foi. » Le christianisme – notre foi en Christ, le Fils de Dieu – n’est ni un processus, ni un système, ni une philosophie. Ce n’est pas une façon de voir le monde ou de nous améliorer en tant qu’êtres humains. C’est une question de personne. C’est une question de confiance et d’amour envers une personne.
Pierre avait vu Jésus et avait été personnellement formé par lui. Il connaissait et aimait Christ comme un homme et comme Dieu, grâce à trois années d’expérience personnelle et directe. Pierre a vu Jésus vivant après l’avoir vu mort. La grande majorité des croyants qui lisaient les paroles de Pierre n’avaient jamais vu le Messie de leurs propres yeux. Pierre semble s’émerveiller de leur foi et de leur amour pour Christ sans l’avoir vu. Peut-être se souvenait-il de ce que Jésus avait dit à Thomas, qui n’avait cru à la résurrection qu’après avoir vu de ses propres yeux les plaies de Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. » Pierre part du principe qu’une foi et un amour aussi concrets, aussi réels, engendrent une joie véritable. Les mots ne peuvent la décrire. C'est une joie glorieuse, un reflet de notre avenir avec Christ dans l'instant présent. Une fois encore, nous constatons que choisir de se réjouir, même au cœur des épreuves, est un acte de foi. La joie découle de notre confiance grandissante en Christ, celui que nous aimons.
Les lecteurs de Pierre — comme nous aujourd'hui — n'avaient pas vu Jésus de leurs propres yeux comme Pierre. Pourtant, ils l'aimaient et croyaient en lui. Et, comme tous les chrétiens, ils se réjouissaient de leur foi. Cette foi n'est pourtant pas une fin en soi. La foi en Christ a un fruit, un résultat. C'est une foi qui conduit à quelque chose. Pierre écrit que par cette foi, les chrétiens reçoivent le salut de leurs âmes. Nous sommes sauvés dès maintenant. Remarquez que Pierre exprime cette mention particulière du salut au présent. Notre foi en Christ se manifeste dès maintenant, en cet instant, et nous sauve du pouvoir du péché. Pierre décrit notre salut comme quelque chose qui s'est déjà produit et quelque chose qui se produira finalement.
Il était important pour Pierre – et pour tous les auteurs du Nouveau Testament – de démontrer que leur enseignement n’était pas nouveau, mais qu’il avait été préalablement attesté par les prophètes de l’Ancien Testament. Cette compréhension rendait le salut d’autant plus précieux aux yeux des lecteurs affligés de Pierre. Voici donc ce que Pierre leur dit aux versets 10 à 12 de notre chapitre : « Les prophètes qui ont parlé de la grâce qui vous était réservée ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations. Ils cherchaient à découvrir l'époque et les circonstances indiquées par l'Esprit de Christ qui était en eux lorsqu’il attestait d'avance les souffrances du Messie et la gloire dont elles seraient suivies. Il leur a été révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient au service de ce message. Les hommes qui vous ont prêché l'Évangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel vous ont maintenant annoncé ce message, dans lequel les anges eux-mêmes désirent plonger leurs regards ! »
Cette idée du salut par la grâce de Dieu n'était pas nouvelle pour Pierre, ni pour les autres apôtres. Elle avait été décrite et prédite par les prophètes d'Israël des siècles auparavant, dans les Écritures de l'Ancien Testament. Pierre nous révèle ici quelque chose à leur sujet : bien que ces hommes aient été profondément respectés, il est important de comprendre que ces prophètes eux-mêmes ne comprenaient pas encore pleinement le message que Dieu leur avait confié. Ils savaient eux-mêmes qu'il leur manquait une partie de la réponse. Inspirés par le Saint-Esprit, les prophètes annonçaient la grâce à venir de Dieu pour les contemporains de Pierre - et pour les nôtres. Puis, ils ont cherché à comprendre ce qu'ils avaient écrit : qui est celui qui apportera le salut, ce Messie qui souffrira puis sera glorifié ? Et quand cela se produira-t-il ? Les chapitres 11 et 53 du livre d’Ésaïe sont des exemples de ces prophéties. Les prophètes ont scruté la Parole de Dieu avec la même ferveur qu'on cherche l'or pour comprendre le salut. Ils avaient besoin d'étudier les livres qu'ils avaient eux-mêmes écrits. Si les prophètes devaient examiner attentivement leurs propres écrits, cela vaut aussi pour nous. Prenez-vous au sérieux l’étude de la Bible ? Quelqu’un a dit fort bien qu’ « on ne peut connaître pleinement le Nouveau Testament sans l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament est contenu dans l'Ancien. L'Ancien Testament est expliqué par le Nouveau. Le Nouveau est enveloppé dans l'Ancien. L'Ancien est dévoilé par le Nouveau. Le Nouveau Testament est caché dans l'Ancien Testament. L'Ancien est révélé par le Nouveau. » Les prophètes ont cherché ardemment à comprendre le plan révélé par Dieu pour l'avenir. Les trois quarts de la Bible traitent de l'avenir ; il est donc clair que Dieu souhaite que nous accordions une attention particulière à ce domaine d'étude.
Pierre affirme clairement que les prophètes de l'Ancien Testament n'écrivaient pas de leur propre chef. L'Esprit de Christ – le Saint-Esprit – était en eux, les guidant lorsqu'ils rédigeaient les paroles mêmes de Dieu. Dans les anciennes prophéties, Dieu a promis un Sauveur qui souffrirait puis serait glorifié. La vie, la mort et la résurrection de Jésus ont accompli ces prophéties. Ce même Dieu a promis que, même si les chrétiens souffrent aujourd'hui, ils seront aussi glorifiés. Dieu a prouvé sa fidélité en tenant une telle promesse.
En écrivant les paroles de Dieu sous l'inspiration du Saint-Esprit, les prophètes de l’Ancien Testament ne se servaient pas eux-mêmes, mais les générations futures. Christ viendra après eux ! Pierre souhaite que ses lecteurs – et nous-mêmes ! – comprennent l'importance capitale de la révélation du message du salut par la grâce de Dieu. Dieu ne l'a pas révélé aux prophètes – ni aux anges, mais il nous l'a montré. Le déploiement du plan éternel de Dieu est quelque chose que les anges eux-mêmes désirent contempler. L’un des desseins éternels de Dieu est de manifester sa sagesse aux êtres angéliques à travers son œuvre au sein de l’Église. L’apôtre Paul disait aux Éphésiens dans la lettre qu’il leur a adressée, au chapitre 3, versets 10 à 12 : « Les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent maintenant par le moyen de l'Église la sagesse infiniment variée de Dieu, conformément au plan éternel qu'il a accompli en Jésus-Christ notre Seigneur. » Dieu souhaite que les anges observent ce qu’il fait dans l’Église, et l’idée est qu’ils manifestent un vif intérêt et un profond désir d’apprendre. Quelle image de l’Église donnons-nous aujourd’hui dans nos églises aux anges qui nous observent et exercent un ministère en notre faveur ?
Des centaines d'années après l'époque des prophètes, la bonne nouvelle du salut par la foi en Christ, a été annoncée. Elle a été transmise aux auditeurs de Pierre par ce même Saint-Esprit, à travers la prédication et l'enseignement d'autres personnes. Et maintenant, deux mille ans plus tard, l’Évangile nous est transmis par ce même Saint-Esprit ! Louons donc Dieu ensemble dans le recueillement et la reconnaissance : « Notre Dieu et notre Père, ton amour nous envahit, ta compassion est sans mesure ! Tu aimes des pécheurs comme nous depuis toujours. Tu es si patient. Nous te remercions de nous accepter en ta présence tels que nous sommes. Tu nous donnes la vie et tu la préserves. Et lorsque nous quitterons cette terre tu nous assures une place dans ton Royaume : merci, Seigneur, de tout notre cœur ! Merci pour tous les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé ta parole avec ses promesses. Merci pour le Nouveau Testament qui nous présente la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et nous ouvre un accès direct à toi et à ta grâce. Pardonne-nous, nous te prions, quand nous nous laissons submerger par nos problèmes et nos épreuves et que nous oublions que rien ne peut nous arriver sans que tu le permettes, sans que tu nous soutiennes, nous réconfortes et nous aides à persévérer pour devenir de plus en plus semblables à toi. Aide-nous à devenir des chrétiens de plus en plus fidèles qui donnent envie aux non-croyants de changer de vie et de se consacrer à toi. Que les anges qui nous regardent et ont été remplis de joie lorsque nous t’avons confié nos vies le soient toujours en nous voyant agir selon ta volonté fidèlement. Nous te le demandons au nom de Jésus, amen. »
Eh bien, rejoignez-nous demain. Nous allons examiner ensemble ce que signifie avoir un caractère différent.