1 Pierre 2.4-8

Semaine 2 - jour 2

Première épître de Pierre

1 Pierre 2.4-8

20:16


Pierre aborde maintenant la question de la réaction du chrétien face à sa nouvelle vie en Christ. Il commence par évoquer les privilèges des croyants. Nous sommes désormais dans une relation nouvelle avec Dieu. Nous pouvons puiser dans ce que nous possédons déjà. Nous n'avons pas à mériter ni à gagner les privilèges de Dieu, mais sommes appelés à nous tourner vers le Seigneur.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la première lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 4 à 8 du deuxième chapitre ; c’est notre deuxième étude sur ce chapitre. Pierre aborde maintenant la question de la réaction du chrétien face à sa nouvelle vie en Christ. Il commence par évoquer les privilèges des croyants. Nous sommes désormais dans une relation nouvelle avec Dieu. Nous pouvons puiser dans ce que nous possédons déjà. Nous n'avons pas à mériter ni à gagner les privilèges de Dieu, mais sommes appelés à nous tourner vers le Seigneur. S'approcher du Seigneur – de la Parole de Dieu – est une manière de boire le « lait pur de la parole » et de « goûter » à sa bonté, ce dont nous avons parlé hier. Écoutons ensemble les paroles de l’apôtre Pierre : « Approchez-vous de Christ, la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d'offrir des sacrifices spirituels que Dieu peut accepter par Jésus-Christ. En effet, il est dit dans l'Écriture : Je mets dans Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Celui qui croit en elle n'en aura jamais honte. Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Quant à ceux qui désobéissent, la pierre rejetée par ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire. Elle est aussi une pierre qui fait obstacle et un rocher propre à faire trébucher. Ils s'y heurtent parce qu'ils désobéissent à la parole, et c'est à cela qu'ils ont été destinés. »

Lorsque Pierre nous demande de nous approcher de Christ ici, il ne parle pas de notre première conversion à Christ en vue du salut, mais d'une communion intime et profonde avec le Seigneur. Il s’agit de s’approcher toujours plus davantage de Jésus-Christ. Nous aspirons chaque jour à réduire la distance qui nous sépare de lui. En venant à Christ, nous le faisons personnellement et régulièrement. Notre accès à lui est un privilège permanent.

Qui est ce Seigneur vers qui nous nous tournons ? Il est « l’espérance vivante » et la « parole vivante », mais il est aussi identifié comme la « pierre vivante ». Chacune de ces trois appellations souligne que Jésus est ressuscité après sa mort sur la croix. Plus précisément, Pierre qualifie Jésus de pierre vivante rejetée par les hommes, en référence au Psaume 118, verset 22. Il a cité également ce verset lorsqu’il a défendu Jésus devant les chefs religieux juifs lors de son arrestation pour avoir prêché l'Évangile juste après la Pentecôte. Il désignait alors explicitement ceux qui ont fait crucifier Jésus-Christ comme ceux qui sont décrits dans le Psaume 118 et qui ont rejeté Dieu. Pierre identifie le Seigneur à la fois comme le rejeté et l'élu : rejeté par les autorités d'Israël, mais choisi par Dieu lui-même et précieux à ses yeux. Comme le révéleront les versets suivants, les chrétiens qui subissent le rejet du monde peuvent trouver du réconfort dans deux choses : Jésus a été rejeté comme nous et, comme lui, nous sommes aussi choisis par Dieu et précieux à ses yeux.

On n'imagine généralement pas une pierre comme un objet vivant, mais plutôt comme un objet inerte. Cela rend le paradoxe de la pierre vivante d'autant plus significatif. Jésus, la pierre, est vivant car il est ressuscité des morts. La pierre vivante contraste avec les temples païens et leurs pierres ornées, mais toujours inertes. Nous pouvons communier avec Jésus, la pierre vivante, car il est une personne, et nous pouvons entrer en communion vivante avec lui. Non seulement la pierre est vivante, mais elle donne aussi la vie. Nous pouvons participer à sa vie de résurrection. La pierre symbolise la force et la solidité. Dieu nous invite à venir à cette pierre. Il ne s'agit pas d'une présence physique, mais d'une communion avec lui. Nous nous approchons de lui par la foi. Êtes-vous en communion avec le Seigneur par la foi au quotidien ?

Dieu place Jésus – la pierre choisie et précieuse devant Dieu – en très haute estime, ce qui nous impose de l'honorer et de le respecter. Le mot « précieuse » signifie honorable. Jésus est digne de l'estime de Dieu le Père. Il est également digne aux yeux de tous ceux qui croient en lui. Si Dieu honore Jésus à ce point, comment ne pas, nous aussi, lui rendre gloire et honneur ?

Pierre inclut les croyants dans son image de la pierre. À l'image de Jésus, les chrétiens sont vivants. Autrefois spirituellement morts, nous avons été rendus vivants par la grâce de Dieu, au moyen de notre foi en Christ. Nous pouvons mourir physiquement, mais notre résurrection est déjà assurée par la promesse de Dieu, comme Pierre l’a dit au début de sa lettre. Les chrétiens sont aussi comme des pierres vivantes, mises de côté pour un projet particulier. Dieu est en train de bâtir en nous une maison spirituelle, une demeure pour lui-même. Dans ce nouveau temple – fait du peuple de Dieu – chacun de nous exerce un ministère de prêtre. La vie chrétienne n'est pas une religion, mais une relation vivante avec Dieu. Dieu ne bâtit pas son Église avec des matériaux inertes. Il la fonde sur notre position en Christ devant lui.

Sous la Loi de l'Ancien Testament, le peuple se rendait au temple où les prêtres le représentaient auprès de Dieu. Or, écrit Pierre au verset 5 de notre chapitre, le peuple de Dieu en Christ est le temple : « vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d'offrir des sacrifices spirituels que Dieu peut accepter par Jésus-Christ. » Nous sommes, nous aussi, des prêtres ! Dieu attend de nous que nous exercions nos privilèges de prêtres. Nous nous interrogeons souvent sur le sens de notre existence sur terre. Ce verset affirme que l'un des buts de notre existence est d'exercer notre sacerdoce. Intercédez-vous pour les autres ? Priez-vous pour ceux qui sont perdus ? Témoignez-vous de Jésus-Christ auprès de ceux qui ne le connaissent pas ? Ce sont là des fonctions de notre sacerdoce. Nous plaisons à Dieu par notre spiritualité. Voulez-vous lui faire plaisir ? Nous pouvons le faire en lui offrant des sacrifices spirituels. Lorsque nous nous donnons entièrement à lui, nous lui rendons hommage.

Tous les obstacles entre Dieu et nous ont été levés ! Nous nous approchons de notre Père aimant avec assurance, sans autre médiateur que Jésus lui-même, comme nous le recommande l’auteur de la lettre aux Hébreux, au chapitre 4, verset 16 : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir compassion et de trouver grâce pour être secourus au moment opportun. »

Sous la Loi, le peuple d’Israël apportait des sacrifices au temple où les prêtres immolaient les animaux et les offraient à Dieu au nom du peuple. Or, en Christ, le peuple est le temple ; nous sommes les prêtres, et nous sommes aussi les sacrifices offerts à Dieu. Cependant, comme Paul l’écrit dans sa lettre aux Romains, au chapitre 12, verset 1, nous sommes des sacrifices vivants. Nos péchés ont été déjà pardonnés par la mort de Jésus : plus besoin de mort ni de sang ! Nous offrons plutôt nos corps vivants – tout notre être – comme sacrifices spirituels acceptables, pour que Dieu puisse les utiliser pour accomplir ses desseins. Le chrétien fait de son culte une offrande à Dieu. Le culte ne doit pas être un fardeau, mais une joie et un privilège. On ne peut forcer le culte. Nous devons nous offrir volontairement à Dieu. Vous êtes-vous offert en offrande à Dieu ?

Jésus-Christ nous a acquis le droit d'accéder à la présence de Dieu. Souvent, les chrétiens ne prient pas car ils estiment ne pas en avoir le droit. Ils pensent ne pas être dignes que Dieu les écoute. C'est passer complètement à côté du sujet. Se sentir « digne » revient à croire que Dieu accepte notre prière en fonction de qui nous sommes et de ce que nous avons fait. Or, ce n'est pas ainsi que Dieu reçoit nos prières. Ce qui permet à Dieu d'accepter nos prières, c'est l'œuvre de Christ sur la croix. Il nous a acquis le droit d'accéder à Dieu. C'est pourquoi nous nous approchons de Dieu « au nom de Jésus ». Nous nous appuyons sur l'autorité de l'œuvre de Jésus-Christ, et non sur nos propres actions.

Pierre appuie ses propos des versets précédents en citant, au verset 6, le livre du prophète Ésaïe, au chapitre 28, verset 16 : « En effet, il est dit dans l'Écriture : Je mets dans Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Celui qui croit en elle n'en aura jamais honte. » Pierre affirme que Jésus est celui qu'Ésaïe désignait, la pierre angulaire de l'édifice que Dieu achève en ce moment même. La pierre angulaire sert de base aux fondations d'une structure. Sa taille, son emplacement et sa solidité sont essentiels à la stabilité de l'édifice. Un bon bâtisseur investit temps et énergie dans le choix et la taille de la pierre angulaire parfaite. Dans cette maison spirituelle, Christ est cette pierre angulaire. Cet édifice ne s'écroulera pas ! Ceux qui font confiance à Jésus et ne l’ont pas rejeté on fait le bon choix et seront justifiés dans leur foi. Il ne s'agit pas seulement de prouver que les croyants n'ont pas été insensés de faire confiance à Jésus- Christ. Il s'agit aussi de garantir aux chrétiens que Dieu ne les condamnera pas lors du jugement. En Christ, les péchés du chrétien sont pardonnés et notre raison d'être est claire. Nous faisons partie de la maison bâtie par Dieu, la maison qui ne s'écroulera jamais.

Après avoir affirmé que ceux qui croient en Jésus-Christ ne seront jamais couverts de honte ni jugés coupables par Dieu, Pierre affirme au verset 7 un aspect positif : « Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Quant à ceux qui désobéissent, la pierre rejetée par ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire. » Croire en la pierre angulaire est un honneur pour les chrétiens. Jésus a une valeur inestimable pour Dieu le Père. En tant que croyants, il devient aussi notre valeur inestimable. Par la foi, nous participons à son honneur. L'enfant de Dieu, à l'approche de la mort, prend conscience de la valeur inestimable du Seigneur Jésus. Le meilleur est encore à venir pour lui, mais le pire est encore à venir pour ceux qui ne connaissent pas Jésus. Ils ne comprennent pas ce que nous voulons dire lorsque nous parlons de la valeur inestimable du Seigneur Jésus.

Jésus est précieux de la même manière que notre foi l'est. Pierre l’a affirmé au chapitre un. Comment compléteriez-vous cette affirmation : « J'aime le Seigneur parce que… » ? Que diriez-vous ? Tout ce que nous possédons, dans le temps comme dans l'éternité, nous a été donné par le Seigneur Jésus. Plus nous comprenons cela, plus il devient précieux, comme c’était le cas de l’apôtre Paul qui dit dans sa lettre aux Galates, au chapitre 6, verset 14 : « En ce qui me concerne, jamais je ne tirerai fierté d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. »

Quelle est la valeur du Seigneur Jésus pour vous ? En fait, Jésus est plus précieux pour certains croyants que pour d'autres. Cela se voit à leur manière de vivre. Certains aiment le Seigneur Jésus plus que d'autres. On ne peut aimer le Seigneur Jésus sans le connaître. Une fois que nous le connaissons, nous l'aimons.

Mais pour ceux qui ne croient pas en Christ, qui ne placent pas leur foi en lui, la pierre angulaire a une toute autre signification. Pierre fait une nouvelle fois référence au Psaume 118 et l'applique à Christ. Les bâtisseurs ont rejeté la pierre angulaire choisie par Dieu. Ceux qui étaient autrefois responsables de la maison de Dieu, dans l’image de Pierre, sont les chefs religieux juifs – ceux-là mêmes qui ont officiellement rejeté Jésus au nom d'Israël. Dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 21, Jésus lui-même a cité ce passage lorsqu'il s'est adressé à ces chefs religieux. L’incrédulité est la cause de leur chute. Il ne s’agit pas d’un simple refus d’adhésion intellectuelle, mais d’une révolte de la volonté contre l’autorité de Dieu. L’Évangile révèle sa vérité au cœur autant qu’à l’esprit. L’incrédule est désobéissant car il refuse de croire à la vérité de l’Évangile. L’incrédulité nous rend aveugles à la valeur inestimable de Jésus-Christ. Avant de recevoir Christ, Jésus ne représentait rien pour nous. Après avoir cru en lui, il est devenu tout pour nous.

Ceux qui ne croient pas en Christ perçoivent Jésus comme une pierre d'une manière très différente. Pierre dit au verset 8 que cette pierre « est aussi une pierre qui fait obstacle et un rocher propre à faire trébucher. Ils s'y heurtent parce qu'ils désobéissent à la parole, et c'est à cela qu'ils ont été destinés. » Pierre fait maintenant référence à une autre prophétie d’Ésaïe, qui décrit le Seigneur, au chapitre 8, verset 14 de son livre, comme une pierre d'achoppement pour Israël. De son côté, Pierre écrit que Jésus, la pierre angulaire, est précisément la pierre d'achoppement dont parlait Ésaïe. Tous ceux qui rejettent Jésus, qui refusent de placer leur foi en lui, trébucheront sur lui. Pourquoi trébuchent-ils sur Jésus ? Que signifie désobéir à la parole ? La « parole », telle que Pierre l'a décrite jusqu'ici, désigne le message de l'Évangile. Désobéir à la Parole signifie donc refuser de croire en Jésus. Ceux qui rejettent Christ comme le chemin vers Dieu trébucheront sur lui. Jésus-Christ est donc soit le chemin vers Dieu, soit l'obstacle qui empêche d'atteindre Dieu. Pierre ajoute que ceux qui trébuchent parce qu'ils désobéissent à la Parole étaient destinés à le faire. Il ne suggère pas qu'ils ne sont pas responsables de leur désobéissance. En fait, le destin de tous ceux qui rejettent Christ est de trébucher sur lui.

L'incrédulité nous aveugle et cache un fléau dévastateur. L'incroyant se blesse gravement avant même d'avoir achevé son voyage dans la vie. Il reste imperméable à la persuasion divine. Il rejette délibérément Jésus comme solution. En fait, la parole de Dieu est le moyen par lequel Dieu nous communique sa volonté. Si nous rejetons la Bible comme autorité suprême, nous rejetons la voix de Dieu. Dieu décrit les non-chrétiens comme les « enfants de la désobéissance ». Ceux qui croient sont les enfants de l'obéissance. Ils acceptent la Bible comme la Parole de Dieu. Lorsqu'une personne accepte l'autorité et le message de la Bible, elle entre dans la famille de Dieu.

La véritable raison de rejeter Jésus comme Sauveur n’est-elle pas la rébellion contre l'autorité de la Parole de Dieu ? Prions ensemble pour que nous devenions de plus en plus obéissants à la parole et pour ceux qui nous entourent et que nous aimons, mais qui rejettent Dieu et sa parole : « Seigneur Jésus, pierre vivante choisie et précieuse devant le Père, toi notre seul Dieu, nous t’adorons et te remercions d’avoir fait de nous des pierres vivantes. Nous croyons en toi et n’avons pas honte d’avoir placé toute notre confiance en toi ! Tu as fait de nous des prêtres qui intercèdent et te louent parce que nous avons un accès direct auprès de toi. Nous te présentons nos requêtes non seulement pour nos propres besoins mais aussi pour ceux de tous ce qui nous sont proches, pour ton Église et pour ceux qui ne te connaissent pas. Seigneur, nous acceptons ta parole comme notre autorité suprême, que nous ne voulons jamais rejeter. Aide-nous à nous soumettre à ta volonté, que ta parole exprime si clairement. Nous nous approchons de toi humblement, mais avec joie, car nous savons que tu nous acceptes comme des pierres vivantes à ta ressemblance, amen. »

Rejoignez-nous demain.

Nous allons examiner ensemble le regard que Dieu porte sur vous en Jésus-Christ.