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Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la lettre première lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons concentrer toute notre attention sur le verset 7 du quatrième chapitre ; c’est notre troisième étude sur ce chapitre. Pierre aborde maintenant un nouveau sujet : l’efficacité de la vie du croyant au cœur de la souffrance. Gardez-vous votre sang-froid face à l’adversité ? Savez-vous comment réagir face à l’épreuve ?
Nous savons que Pierre s'adresse aux chrétiens qui souffrent pour Jésus, à ceux qui ont adopté l'attitude de Christ selon laquelle les épreuves endurées pour la cause de Dieu font partie intégrante de leur vocation de peuple de Dieu. L’apôtre nous offre alors une perspective à la fois encourageante et alarmante. Écoutons et réfléchissons ensemble sur les recommandations fermes qu’il nous fait dans ce bref passage : « La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres afin de vous livrer à la prière. » Si nous croyons vraiment que nous vivons les derniers jours, il est d'autant plus approprié de vivre dans la sagesse et la sobriété, pour pouvoir nous consacrer à la prière.
Pierre présente une raison d'affronter les épreuves. Il invoque la « fin ». La « fin » représente le moment où une chose cesse d'être ce qu'elle était jusqu'alors. Ici, la « fin » pourrait se rapporter au désastre que représente la persécution menée par Rome en Asie Mineure, l'actuelle Turquie. Jusque-là, ces chrétiens étaient relativement épargnés par la persécution. Mais Néron s'apprête à les persécuter. Il les utilise comme appâts pour les bêtes sauvages et comme cibles pour les combats de gladiateurs. Il s'en sert également comme torches pour éclairer les rues de Rome. Par conséquent, ce sera la fin d'une période de calme relatif pour les chrétiens d'Asie Mineure. Pierre prépare les chrétiens à un changement radical de situation. Cette préparation exige une compréhension approfondie du point de vue de Dieu sur le sens de la souffrance. Elle réclame également une compréhension de la prière.
L'expression « toutes choses » est forte et pourrait désigner la fin de cette ère historique au premier siècle. La portée de cette affirmation est incroyable. La prochaine étape du plan de Dieu pour les chrétiens d'Asie Mineure est maintenant imminente. L'expression « est proche » signifie s'approcher, se rapprocher. Pierre parle de la persécution imminente qui s'abattra sur les chrétiens d'Asie Mineure et utilise ces mots pour les encourager à persévérer face aux souffrances qu'ils devront endurer.
L'expression « est proche » désigne également l'enlèvement de l'Église, renforçant ainsi l'interprétation de ce passage. Cet enlèvement peut survenir à tout instant. Jésus est tout près. Il peut revenir d'un moment à l'autre. Cela pourrait se produire aujourd'hui, demain ou dans très longtemps. Dieu seul le sait. Cependant, dans le contexte de notre passage, comme nous l’avons dit, nous croyons qu’il est peut-être question de la persécution imminente des chrétiens d'Asie Mineure. Cette persécution s'abattra prochainement sur ces chrétiens. Lorsqu'elle surviendra, ils devront s'y être préparés.
Dieu veut que le chrétien soit préparé à la fin de toutes choses. Si Pierre parle de l'enlèvement final, Dieu veut que nous vivions dans l'attente constante du retour de Christ. Nul ne sait s'il vivra jusqu'à la fin. Mais si l’apôtre fait référence à la persécution à venir, cela signifie que les chrétiens vont atteindre la fin de la période assez calme dans leur vie, même s’ils souffrent déjà à cause de leur foi. Chaque chrétien devra faire face à des situations extrêmement difficiles au moins à plusieurs reprises dans sa vie. Par conséquent, Pierre nous demande de nous préparer à l'épreuve à venir. Il insiste sur l'importance de la préparation lorsqu’il dit avec fermeté : « Soyez donc sages et sobres ». La Bible en français courant traduit cette phrase ainsi : « Vivez donc d’une manière raisonnable et gardez l’esprit éveillé, » et la Bible du Semeur dit : « Menez donc une vie équilibrée en faisant preuve de modération. » Dieu veut que nous trouvions l'équilibre en temps de catastrophe.
Êtes-vous prêt à affronter l'épreuve lorsqu'elle surviendra ? Si vous attendez qu'elle arrive pour vous préparer, il sera trop tard. Sous une forte pression, notre jugement est altéré. Nous ne pouvons apprendre correctement lorsque nous sommes bouleversés. C'est pourquoi nous devons nous préparer avant l'épreuve. Connaissez-vous suffisamment les principes de la Parole de Dieu pour affronter les moments difficiles lorsqu'ils se présenteront ?
Nous devons agir selon les directives divines, en particulier dans l'épreuve. Notre façon de penser sous pression est cruciale. La Parole de Dieu façonne et oriente notre pensée. À mesure que l'Esprit de Dieu dépose la vérité dans notre esprit, notre pensée évolue, et Dieu nous transforme progressivement. Finalement, le Seigneur de gloire dominera toute notre façon de penser et d’agir. Il est le Seigneur de l'esprit. L’apôtre Paul le souligne lorsqu’il déclare dans sa première lettre aux Corinthiens, au chapitre 2, verset 16 : « En effet, qui a connu la pensée du Seigneur et pourrait l'instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ. »
Notre tête est souvent le dernier rempart à capituler devant le Seigneur souverain : « Je sais mieux. Je suis sage. Je suis intelligent. Cela n'a aucun sens, etc. » C'est l'orgueil qui caractérise une tête trop sûre d’elle. Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, au chapitre 11, verset 3, Paul dit encore à ses lecteurs sans doute trop sûrs d’eux : « Cependant, de même que le serpent a trompé Ève par sa ruse, j’ai peur que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité et de la pureté vis-à-vis de Christ. » Nous pouvons corrompre notre esprit en nous éloignant de la simplicité qui est en Christ. Si nous n'agissons pas selon les principes de la Parole, nous échouerons lamentablement dans l'épreuve. Il nous faut donc puiser dans les ressources de la Parole de Dieu.
Ceux qui fréquentent des églises axées sur le divertissement et les mondanités plutôt que sur l'enseignement de la Parole connaîtront une triste fin. Ceux qui sont indifférents à la Parole ne pourront faire face aux grandes difficultés. Les mondanités ne nous protègent pas dans l'adversité. Une vie chrétienne superficielle ne peut pas nous délivrer des graves dangers.
Dieu attend de nous que nous stabilisions nos pensées. Pourquoi un chrétien devrait-il se laisser submerger par le désarroi et s'effondrer face à l'épreuve ? Pierre nous exhorte à préserver notre sérénité, à garder notre bon sens. La sérénité se caractérise par une juste mesure des choses. Elle discerne l'essentiel du superflu. Elle n'est ni impulsive ni instable. Elle n'est sujette ni au fanatisme ni à l'indifférence. Elle considère les circonstances du temps à la lumière de l'éternité. Lorsque Dieu nous offre cette perspective, toute chose trouve sa juste place dans notre réflexion. Les chrétiens doivent avoir une vision claire de la manière de vivre la vie chrétienne. Dieu souhaite que notre esprit demeure sain et stable, qui nous préserve des excès.
L'idée est que Dieu veut que nous abordions la vie en nous libérant de toute frivolité et irresponsabilité. Nous prenons la vie au sérieux. Nous comprenons les conséquences de nos décisions pour le temps et l'éternité. Nous sommes conscients de l'impact de nos choix sur nous-mêmes et sur les autres, et nous adoptons une attitude responsable face à la vie. Bref, nous cultivons la sérénité spirituelle. Le chrétien doit être capable de penser avec stabilité. Gardez-vous votre sérénité d'esprit dans les moments difficiles ? Il est très facile de laisser un désastre perturber profondément notre pensée. Notre vie intérieure détermine la qualité de notre vie chrétienne.
La vie chrétienne se résume à nos pensées. Les péchés d'attitude mentale tels que l'amertume, l'antagonisme, la peur, l'inquiétude, l'anxiété, la jalousie ou la culpabilité peuvent détruire notre stabilité. Nous avons besoin de cette stabilité avant d'affronter la tempête. Si nous entrons dans la souffrance sans stabilité, nous craquerons mentalement.
Pour faire face aux épreuves, nous avons besoin de quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Cette pensée supérieure, nous l’avons dit, c'est la Parole de Dieu et sa providence. Plus la Parole influence notre façon d'appréhender la vie, plus nous serons stables. Nous serons mieux armés pour affronter toutes les difficultés. Lorsque vous traversez les tempêtes de la vie, vous devez avoir la Parole fermement ancrée dans votre façon de penser. Cela vous apportera la stabilité nécessaire face aux épreuves de la vie.
Abordez-vous la vie avec légèreté et irresponsabilité ? La prenez-vous au sérieux ? Nous devrions toujours garder à l’esprit l’importance des enjeux éternels, et rester conscients des conséquences de nos actes, pour le temps présent et pour l’éternité. Restons attentifs à l’impact de nos actions sur nous-mêmes et sur autrui.
Seule cette attitude nous permet de nous « livrer à la prière ». La Bible du Semeur parle d’être « disponible pour la prière ». La prière efficace exige de la maîtrise de soi. Avez-vous le calme, la sobriété et la discipline nécessaires à la prière ? Ou bien, avez-vous une aversion pour la prière ? Cette aversion serait étrange, car la prière est une promesse et une opportunité précieuses offertes par Dieu. Nous commettons une grave erreur si nous pensons que les activités spirituelles peuvent compenser un manque de communion avec Dieu. Une vie de prière riche est une vie puissante.
Prenons garde aussi à ne pas nous endormir pendant la prière, et veillons à ce que notre esprit ne s’égare pas et ne nous éloigne pas du Seigneur. Le diable nous distrait. Nous pensons à mille choses au lieu de prier véritablement. Dix minutes passent, et nous croyons avoir prié, alors que nous n’avons fait que laisser notre esprit vagabonder. Pierre, l’auteur de cette lettre, le savait bien, lui qui, épuisé, ne veillait pas en priant la veille de la mort de Jésus dans le jardin de Gethsémané. Il dormait en priant ! Pris d'angoisse et de confusion lorsque les soldats ont arrêté Jésus, il a perdu tout discernement et, saisissant une épée, il a coupé l'oreille d'un serviteur du temple. Ce n'est pas ainsi que nous devons réagir face à la pression et à l'adversité !
Rappelons-nous que si notre penchant pour le péché prend le dessus, nous n’aurons aucun intérêt à prier. Jésus nous a demandé de toujours prier et ne jamais se décourager. Nous le lisons dans l’évangile selon Luc, au chapitre 18, verset 1. L’apôtre Paul nous recommande à maintes reprises dans ses lettres de prier en tout temps en étant toujours vigilants, persévérants et reconnaissants. Alors, veillons et prions !
Le premier aspect de la prière est le désir non pas d'obtenir ce que nous désirons, mais de découvrir la volonté de Dieu. Si nous mettons en pratique le commandement de Pierre, Dieu exaucera nos prières. Un esprit calme et serein, ainsi que la maîtrise de soi, facilitent notre vie de prière. Si nous ne parvenons pas à nous maîtriser, il nous sera difficile de prier.
Si les croyants font preuve de sérieux et de maîtrise de soi dans la prière, ils peuvent affronter les épreuves avec courage. Cultiver ces deux qualités nous aidera à prier. Un chrétien doit savoir se maîtriser, se contrôler et agir avec méthode. Dieu veut que nous soyons enclins à la prière. Une attitude calme et sereine nous permet d'être plus efficaces dans notre vie de prière. La prière sobre contraste fortement avec la prière frénétique du culte païen du premier siècle. C’est ce que Jésus veut dire dans son Sermon sur la montagne. Au chapitre 6, versets 7 et 8 de l’évangile selon Matthieu, il nous dit ceci avec autorité : « Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. Ne les imitez pas, car votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez. »
Je vous invite donc à prier ensemble notre Seigneur dans le calme et la sérénité, car nous savons qu’il sait ce qu’il nous faut : « C’est avec une grande confiance que nous venons vers toi, Seigneur notre Dieu et notre Père, toi qui sait tout d’avance sur nous comme sur tous les humains. Merci parce que tu veux que nous restions en communion avec toi, car tu nous aimes et veux que nous nous soyons proches de toi. Comme des enfants confiants de l’amour et de la générosité de leur père aimant, nous te présentons nos requêtes avec foi, conscients que tu sais parfaitement ce dont nous avons besoin. Alors, Seigneur, nous voulons mieux nous préparer à la prière, comme l’apôtre Pierre nous le demande, lui qui savait combien il est difficile de prier avec vigilance en temps de détresse et d’épreuves douloureuses. Nous supplions l’aide de ton Esprit pour mener une vie équilibrée afin de te prier en tout temps avec conviction et humilité. C’est au nom de Jésus que nous t’apportons notre prière dans la reconnaissance et la joie de t’appartenir, amen. »