Jacques 1.1

Semaine 1 - jour 1

Épître de Jacques

Jacques 1.1

19:03


Si nous devions résumer la lettre de Jacques en quelques mots, nous pourrions dire : « La foi est efficace. » Jacques nous explique comment la foi se manifeste au quotidien.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives ! C'est avec plaisir que nous vous présentons les études du pasteur Tom Holladay sur la lettre de Jacques. Aujourd'hui, Tom introduit ce livre de la Bible, et poursuivra ensuite l'étude des 5 chapitres qui le composent en compagnie de l'apôtre Jacques qui nous a donné tant à réfléchir sur de nombreux aspects de la vie chrétienne.

Si nous devions résumer la lettre de Jacques en quelques mots, nous pourrions dire : « La foi est efficace. » Jacques nous explique comment la foi se manifeste au quotidien. J'avais, il y a longtemps, un ouvre-boîte qui ne fonctionnait pas bien du tout. Je m'en souviens encore. Il coupait à peine ; la boîte tombait à moitié ouverte, il fallait la remettre en place, et à la fin, il fallait taper dessus sur le côté pour l'arrêter. Je m'y étais habitué. Machinalement, j'attrapais la boîte, je la remettais en place, je tapais dessus sur le côté, sans même y penser. Eh bien, parfois, nous nous contentons de ce qui ne fonctionne pas comme prévu. Dans sa lettre, l’apôtre Jacques, le frère de Jésus-Christ, nous encourage à ne jamais tolérer une foi qui ne remplit pas son rôle comme elle le devrait dans nos vies. Voici ce qu’il nous dit au tout début de cette lettre : « De la part de Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus dispersées : salut ! Ces mots du premier verset nous aident à commencer à présenter tout ce que nous allons étudier ensemble au cours des prochaines semaines en parcourant la lettre de Jacques. Qui était Jacques ?

Il ne s'agit pas de Jacques l'apôtre. Vous vous souvenez peut-être de l'un des apôtres, les douze qui ont suivi Jésus et qui s'appelait Jacques. Il a été mis à mort pour sa foi au début du livre des Actes. Il s'agit en fait d'un autre Jacques, le frère de Jésus-Christ, ou plus exactement, le demi-frère de Jésus-Christ. Jésus avait pour père véritable, Dieu le Père, et sa mère était Marie. Le père biologique de Jacques était Joseph le charpentier et sa mère était Marie. Il a grandi dans la famille de Jésus. Je ne sais pas ce que vous savez de la famille de Jésus, mais l'évangile selon Matthieu, au chapitre 13, versets 55 à 56, nous en parle brièvement ; elle vivait à Nazareth. Les gens de la ville s’interrogeaient et disaient de lui : « D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N'est-il pas le fils du charpentier ? N'est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui vient donc tout cela ? » Jésus avait au moins deux sœurs, qui ne sont pas nommées, et quatre frères. Parmi eux, Jude est devenu un fidèle disciple de Jésus et a écrit un des livres les plus courts livres du Nouveau Testament, la lettre de Jude. Jacques a lui aussi suivi les traces de son frère et a écrit une lettre du Nouveau Testament, la lettre de Jacques, que nous allons étudier ensemble à partir d’aujourd’hui.

En lisant le Nouveau Testament, nous découvrons certaines choses sur Jacques, l’auteur de notre lettre. Nous apprenons qu'il a lutté contre le doute. Il a eu du mal à croire en Jésus et en son message, tout comme les autres membres de sa famille qui avaient grandi à ses côtés en vivant une vie ordinaire, et qui ont été très surpris de le voir prêcher et accomplir des miracles. Dans l'évangile selon Jean, au chapitre 7, nous découvrons que Jacques et ses frères ont eu du mal à croire en Jésus car ils ne s’attendaient pas à le voir agir ainsi, lui qui exerçait parmi eux le métier de leur père Joseph, celui de charpentier, jusqu’à l’âge de trente ans. Étaient-ils jaloux du succès de leur frère ? Se sont-ils moqués de lui ? Ce que nous savons, c’est que Jacques et Jude, ont finalement reconnu en Jésus leur Sauveur et leur maître. Nous apprenons dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 1, que Jacques se trouvait parmi plus d’une centaine de disciples, dont Marie, sa mère. Lorsque la première Église a été fondée, Jacques était là. Il s'était donc passé quelque chose entre cette période de doute où Jacques observait Jésus pendant son ministère terrestre et le moment où l'Église a été fondée : la mort de Jésus-Christ sur la croix et sa résurrection avaient tout changé. Et de toute évidence, sur cette base, Jacques avait commencé à croire. En effet, dans sa première lettre aux Corinthiens, au chapitre 15, et verset 7, l’apôtre Paul nous dit que Jacques était l'un de ceux qui ont eu une rencontre personnelle avec le Seigneur ressuscité.

Imaginez donc ! Soudain, celui qui avait grandi avec son frère le voit apparaître devant lui ressuscité. Tous deux ont pu échanger ensemble et Jacques a reconnu en lui le Seigneur de l’Univers. Il l’a reçu comme son Maître suprême. Sa vie a été entièrement transformée et il était fier de se présenter comme le « serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ » ! Et Jacques a été depuis un fervent défenseur de la cause de Jésus. Nous lisons tout au long du livre des Actes, aux chapitres 12 et 15 notamment, qu’il est devenu le chef de l'Église de Jérusalem, qui comptait principalement des croyants juifs. Suite au départ des apôtres de Jérusalem, Jacques est devenu le responsable de l’Église de Jérusalem. Dieu lui a confié la mission de devenir l’un des plus grands dirigeants de l'Église primitive. Quel ministère ! Quel privilège ! Pourtant, loin de se considérer comme l’égal de Jésus et de clamer son lien de parenté avec lui, il se présente humblement comme le serviteur de son frère, en qui il a reconnu son Sauveur et son Seigneur, comme l’avait fait leur mère Marie, lorsque l’ange Gabriel lui était apparu. Cela en dit long sur lui et sur son attachement à Jésus-Christ, à son enseignement et à son ministère. Et c’est à tous ceux des douze tribus de son peuple dispersées à cause des persécutions qu’ils subissaient à Jérusalem qu’il a adressé sa lettre : « Salut ! », leur dit-il. En mentionnant les « douze tribus », Jacques fait référence à l’ensemble des descendants des fils de Jacob, le père d’Israël, qui ont reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Et c’est de Jérusalem que Jacques leur a adressé sa lettre, à tous ceux de la diaspora, l’ensemble des chrétiens qui vivaient hors de Jérusalem et d’Israël, dispersés dans tout l'Empire romain, des Juifs convertis qui cherchaient à suivre Jésus-Christ. Leur héritage culturel et religieux était juif, mais ils s’étaient attachés à Jésus-Christ, avaient accepté son message, et cherchaient à le suivre. Jacques était devenu non seulement un chef de la communauté chrétienne essentiellement juive de Jérusalem, mais aussi de l’ensemble de la communauté juive dispersée, comme l’apôtre Paul est devenu le chef des chrétiens d'origine non juive.

Et c’est pour encourager la foi de l’ensemble des chrétiens juifs dispersés que Jacques a écrit cette lettre, devenue précieuse non seulement pour ses premiers destinataires, mais aussi pour l’ensemble de l’Église chrétienne, juive et non-juive.

Avant d’étudier la lettre de Jacques dans le détail, je voudrais vous donner

un bref aperçu de ce que nous allons considérer ensemble au fur et à mesure de notre lecture. Si je devais décrire la lettre de Jacques comme un livre, je l'appellerais « Mode d'emploi de la vie chrétienne. » Il s'agit vraiment de la façon dont la foi agit pour faire une différence, une différence quotidienne dans nos vies. Voici ce que nous allons considérer ces prochains jours :

- Les versets 1 à 12 du premier chapitre expliquent comment la foi agit face aux problèmes et aux doutes ;

- Les versets 13 à 18 du même chapitre expliquent comment la foi agit face à la tentation. La foi est nécessaire pour résister à la tentation ;

- La fin du chapitre 1, les versets 19 à 27, expliquent comment la foi transforme nos actions ;

- La première partie du deuxième chapitre, les versets 1 à 13, expliquent comment la foi agit dans nos relations. ;

- Dans la deuxième partie du chapitre 2, les versets 14 à 26, nous trouvons une longue description de la foi et des œuvres, dont vous avez peut-être beaucoup entendu parler à propos de la lettre de Jacques : la foi sans les œuvres est morte. Jacques explique pourquoi la foi, la vraie foi, est quelque chose qui agit réellement et qui transforme nos vies. Et elle le fait de plusieurs manières ;

- Au chapitre 3, versets 1 à 12, Jacques explique comment la foi nous aide à maîtriser notre langue. Nous avons tous besoin de ce long apprentissage !

- La dernière partie du chapitre 3, les versets 13 à 18 révèlent comment la foi agit face à l’envie ;

- Les douze premiers versets du chapitre 4 nous montrent comment la foi agit face aux querelles de tous genres ;

- Aux versets 13 à 17 de ce quatrième chapitre, nous découvrons comment la foi agit face à l’orgueil ;

- Comment la foi agit-elle pour faire face à la cupidité ? Nous le découvrons aux versets 1 à 6 du chapitre 5 ;

- Aux versets 7 à 12 de ce dernier chapitre, nous voyons comment la foi agit quand nous avons besoin de patience. Nous sommes vraiment dans le concret : envie, querelles, orgueil, cupidité… Qui n’a pas besoin de patience !

- Notre foi est constamment mise à l’épreuve, mais Jacques nous indique comment elle nous permet de lutter contre le mal sous toutes ses formes. Le dernier passage de la lettre, les versets 13 à 20, parle de la façon dont la foi agit lorsqu'on prie.

Si je devais choisir le passage-clé de la lettre de Jacques, je retiendrais le verset 22 du premier chapitre, qui déclare ceci : « Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l'écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » La Bible en français courant l’exprime ainsi : « Ne vous faites pas des illusions sur vous-mêmes en vous contentant d'écouter la parole de Dieu ; mettez-la réellement en pratique. » Le mot-clé de la lettre entière : « la pratique » ! La lettre de Jacques est un guide pratique pour la vie chrétienne. Elle nous apprend à mettre en œuvre la Parole de Dieu.

Vous savez certainement que le livre des Proverbes de l'Ancien Testament est un recueil de sagesse. Il regorge de courtes affirmations sur la sagesse divine pour notre vie quotidienne. Eh bien, vous en trouverez beaucoup en parcourant la lettre de Jacques : de nombreuses paroles de sagesse, de courtes phrases sur la façon dont Dieu veut intégrer sa sagesse à notre vie quotidienne. Cette lettre est souvent décrite comme le livre des Proverbes du Nouveau Testament. Mais quand je lis l'épître de Jacques, vous savez ce que je discerne ? Je discerne l'enseignement de Jésus-Christ. Jacques a écouté son frère très attentivement. Il a écouté Jésus, son Seigneur. Et cet enseignement se reflète dans toute la lettre.

En fait, pour illustrer cela, il est intéressant de comparer ce que nous lisons dans la lettre de Jacques avec ce que Jésus a dit dans son Sermon sur la montagne, message qui résume son enseignement. Permettez-moi de vous donner quelques comparaisons rapides :

Au chapitre 1, verset 4, Jacques désire que nous soyons « parfaitement qualifiés, sans défaut. » Dans le Sermon sur la montagne, Jésus dit au chapitre 5 de l’évangile selon Matthieu, au verset 48: « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Au chapitre 1, verset 12, Jacques prononce cette béatitude : « Heureux l'homme qui tient bon face à la tentation car, après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne de la vie que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. » Jésus déclare dans son Sermon : « Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera… »

Jacques dit, au verset 22 du même chapitre : « Mettez en pratique la parole. » À la fin de son Sermon, Jésus dit : « Toute personne qui entend ces paroles que je dis et les met en pratique, je la comparerai à un homme prudent qui a construit sa maison sur le rocher. »

Au chapitre 2, verset 5, Jacques déclare : « Dieu n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour les rendre riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment ? » De son côté, Jésus a prononcé cette béatitude : « Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient ! »

Nous lisons ces paroles de Jacques au chapitre 2, verset 10, « la personne qui obéit à toute la loi mais qui pèche contre un seul commandement est en faute vis-à-vis de l’ensemble. » Jésus disait : « Celui qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux. »

Au verset 13 du chapitre 2, Jacques nous dit : « Le jugement est sans compassion pour qui n'a pas fait preuve de compassion. La compassion triomphe du jugement. » C’est ce qu’exprime Jésus lui-même comme nous le lisons au chapitre 7 de l’évangile selon Matthieu, aux versets 1 et 2 : « Ne jugez pas afin de ne pas être jugés, car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis. »

Enfin, dernier exemple, Jacques recommande ceci aux chrétiens juifs dispersés : « Avant tout, mes frères et sœurs, ne jurez pas, que ce soit par le ciel, par la terre ou par une autre forme de serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » Jésus disait la même chose dans son Sermon : « Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit ‘oui’ pour oui, ‘non’ pour non; ce qu'on y ajoute vient du mal. »

Jacques reprend simplement l'enseignement de Jésus-Christ et montre comment il peut s'appliquer à notre vie quotidienne. Jésus a été son modèle depuis son enfance. Il a vu comment il se comportait avec ses parents, ses frères et ses sœurs, et tout son entourage. Sa lettre nous explique comment mettre en pratique ce qu’il appris lui-même de Jésus. C’est ce que je souhaite vous communiquer au cours des prochaines semaines. Alors, en commençant ensemble cette étude de la lettre de Jacques, prions ensemble pour que Jésus agisse en nous et transforme nos vies au quotidien par la foi : « Seigneur notre Dieu, merci pour la foi qui vit en nous grâce à l’œuvre de l’Esprit qui agit en nous. Merci, Jésus-Christ, pour la foi que tu nous as donnée. Elle est réelle ; elle nous transforme ici-bas et nous prépare pour l’éternité en ta présence. Nous voulons vivre par la foi. Nous voulons qu’elle grandisse en nous et devienne de plus en plus efficace. Qu’elle fasse une différence dans notre vie aujourd'hui, une différence dans la façon dont nous gérons nos problèmes, nos tentations, nos relations, ce qui se passe autour de nous et ce qui se passe en nous. Nous voulons que notre foi agisse pour faire la différence. Que la lettre de Jacques nous montre comment vivre la vie que tu as prévue pour nous. Nous ne voulons pas vivre par notre propre force ou notre propre pouvoir, mais en te faisant confiance, en plaçant notre foi en toi. C’est en ton saint nom que nous te prions, confiants que tu nous entends, que tu nous écoutes, et que tu veux rendre notre foi de plus en plus efficace. Amen. »

Rejoignez-nous demain ! Nous parlerons de la manière dont la foi agit face aux difficultés.