Jacques 1.13-21

Semaine 1 - jour 4

Épître de Jacques

Jacques 1.13-21

18:12


Nous verrons aujourd’hui comment la foi se manifeste face aux tentations. Dieu désire la joie dans nos vies, mais nous recherchons un bonheur éphémère. Dieu désire des relations profondes dans nos vies, mais nous les poursuivons de la mauvaise manière. Dieu souhaite que nous réussissions dans tout ce que nous entreprenons, mais nous sommes remplis d'orgueil.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Nous en sommes au quatrième jour de notre réflexion sur le premier chapitre, et nous examinerons ensemble les versets 13 à 21. Au cours des trois derniers jours, nous avons parlé de l'action de la foi. La foi agit en nous pour transformer nos vies. Nous verrons aujourd’hui comment la foi se manifeste face aux tentations.

Dieu désire la joie dans nos vies, mais nous recherchons un bonheur éphémère. Dieu désire des relations profondes dans nos vies, mais nous les poursuivons de la mauvaise manière. Dieu souhaite que nous réussissions dans tout ce que nous entreprenons, mais nous sommes remplis d'orgueil. Nous suivons notre propre voie plutôt que celle de Dieu. Et la tentation est le plus vieux problème de l'humanité. On la découvre dès le début de notre histoire comme le raconte si bien le début du livre de la Genèse, où Adam et Ève se sont laissés tenter par un désir qu’il n’auraient pas dû avoir, et qu’ils n’ont pas rejeté. Dans chaque cas de tentation, Satan, l’ennemi de Dieu s'en empare pour nous faire croire que ce désir est légitime et qu’il nous est dû. Le diable le transforme de manière démesurée ; il en fait une priorité absolue, une quasi obsession. Ce désir est mauvais parce qu’il est contraire au désir de Dieu, mais l’apôtre Jacques nous explique comment Dieu ferme la porte à la tentation dans nos vies. En fait, il le fait de plusieurs manières que nous allons rapidement passer en revue.

Lisons ensemble les versets 13 et 14 de notre passage : « Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: ‘C'est Dieu qui me tente’, car Dieu ne peut pas être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et entraîné par ses propres désirs. »

La tentation ne vient pas de Dieu. Bien qu'il la permette, il ne nous incite pas lui-même au mal, même s'il peut éprouver notre foi lorsque nous sommes tentés et éprouvés. Jacques savait que la plupart des gens ont une fâcheuse tendance à blâmer Dieu lorsqu'ils traversent des épreuves. Pourtant, par sa nature même, Dieu est incapable d'être tenté au sens où nous le sommes, comme Jacques va l'expliquer, et il ne tente personne lui-même. La Bible en français courant traduit le verset 14 ainsi : « En réalité, tout être humain est tenté quand il se laisse entraîner et prendre au piège par ses propres désirs. » Et la Bible du Semeur dit : « Lorsque nous sommes tentés, ce sont les mauvais désirs que nous portons en nous qui nous attirent et nous séduisent. » C’est bien en nous que la tentation a ses origines.

Personne n’échappe aux tentations, mais nous sommes tous responsables de la manière dont nous y faisons face ; nous sommes donc responsables de notre échec si nous nous laissons entraîner par nos mauvais désirs ; nous n’avons pas d’excuse. La Bible nous dit que Jésus lui-même a été tenté en toutes choses, mais il a toujours rejeté les tentations et n’a jamais péché. Il nous comprend. N’essayons donc pas de rejeter la tentation en restant isolés et sans lien avec lui, car il veut porter avec nous le fardeau de la tentation et nous donner par son Esprit la force de tenir bon. Dans sa lettre aux Galates, au chapitre 6, l’apôtre Paul nous dit de nous aider les uns les autres à porter nos fardeaux tout en prenant garde de ne pas nous laisser nous-mêmes tenter par le mal.

Dieu ne nous tente pas. La tentation survient plutôt lorsque nous sommes attirés et séduits par nos propres mauvais désirs, le monde et le diable nous en fournissant l'attrait. Nous sommes attirés par le mal comme un poisson est attiré par un appât et entraîné vers lui, ou bien comme un homme est attiré par une prostituée qui l’égare et l'attire avec l'appât du plaisir pour qu'il commette la folie avec elle. Satan nous tente bien sûr, mais si la tentation a une telle emprise sur nous, c'est uniquement à cause de notre nature déchue, qui corrompt les bons désirs de Dieu. Nous accordons souvent trop d'importance au pouvoir de tentation de Satan et oublions que nous sommes attirés par nos propres désirs.

Ainsi, au lieu de lutter contre nos pensées et mauvais désirs, nous devons concentrer nos pensées sur Dieu. Voici ce que nous lisons au verset 15 de notre chapitre si nous nous laissons attirer par le désir de mal faire : « Puis le désir, lorsqu'il est encouragé, donne naissance au péché et le péché, parvenu à son plein développement, a pour fruit la mort. » La poursuite des mauvais désirs conduit inéluctablement à la mort. Le point faible de la tentation se situe au début, avant même qu'elle ne soit conçue, avant que le mauvais désir ne naisse et n'engendre le péché. En vérité, face à la tentation, on ne peut pas arrêter les pensées, les idées de tentation. Souvenez-vous, Jésus lui-même a été tenté. Mais en faisant confiance à Dieu, on peut empêcher ces pensées de se transformer en désir d’avoir ou de faire ce que nous ne devons pas avoir ou ne pas faire. On peut éviter le piège. On peut choisir de l'éviter. Mais ce n’est pas en répétant mille fois : « Je ne ferai pas ça ! » que nous y parviendrons. Car en essayant de nous convaincre, nous ne faisons qu’alimenter la tentation. Plus nous nous concentrons sur ce que nous ne voulons pas faire, plus nous prenons le risque de le faire. Alors, au lieu de nous concentrer sur la tentation, nous décidons de nous concentrer sur Dieu.

Chaque fois que je lutte contre mon mauvais désir, je l’entretiens. C’est pourquoi, au lieu de lutter contre la tentation, nous décidons de faire le bien à la place. Car nous serons inévitablement attirés par ce sur quoi nous nous concentrons. Détournons ainsi notre regard des mauvais désirs et orientons-le sur ce que Dieu veut pour nous.

Lorsque le diable nous tente, il utilise la ruse pour nous faire croire que nous ratons quelque chose ou un plaisir que nous méritons d’avoir ou de faire, et que nous passons ainsi à côté de quelque chose d’important. Au lieu de le suivre, tournons-nous au contraire vers ce que Dieu peut faire. C'est ce dont parlent les versets 16 à 18 de notre passage : « Ne vous y trompez pas, mes frères et sœurs bien-aimés : tout bienfait et tout don parfait viennent d'en haut; ils descendent du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation. Conformément à sa volonté, il nous a donné la vie par la parole de vérité afin que nous soyons en quelque sorte les premières de ses créatures. »

La grande stratégie de Satan pour nous tenter est de nous convaincre que la satisfaction de nos désirs corrompus nous apportera la vie et le bien. Si nous nous souvenons que Satan ne vient que pour voler, tuer et détruire, nous pourrons mieux résister aux tromperies de la tentation. L'un des attraits de la tentation est ce mensonge que Satan nous fait croire : en résistant à la tentation, nous passerions à côté de quelque chose. Dieu nous cacherait quelque chose dont il voudrait nous priver. C'est l'une des ruses préférées de Satan. Il a commencé ainsi, dès le jardin d'Éden. Vous souvenez-vous du fruit défendu qui était sur l'arbre ? « Dieu ne veut pas que tu en manges, dit-il à Ève, car il sait que si tu le fais, tu deviendras comme lui. » La méthode du diable est toujours la même depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui, car elle est efficace. Mais comment croire que Dieu voudrait nous priver du bonheur véritable, qu’il veut en fait que nous ayons en abondance ? C’est lui qui nous a créés, qui nous a aimés et qui nous aime encore. L’apôtre Jacques nous rappelle que Dieu a créé toutes choses pour que nous en profitions. Tout ce qui est bon en ce monde, tout ce qui mérite d'être recherché vient de Dieu, et non de Satan.

Rappelons-nous toujours que le tentateur n'a rien à offrir. Absolument rien. Satan est incapable de créer quoi que ce soit, ni bonheur, ni joie. Céder à la tentation procure un plaisir certain, mais pour un temps seulement. Ce plaisir est éphémère. En fait, Satan nous tente pour tout gâcher. Le tentateur n'a absolument rien à nous offrir. Or, Dieu a tout à offrir, car tout don parfait, tout ce qui dure, tout ce qui a de la valeur vient de Dieu. Jacques l'affirme clairement ici. Tout ce qui est bon dans notre vie vient de Dieu.

Alors, faisons-lui confiance et ne cédons pas à la tentation. En fait, le verset 18 que nous venons de lire est un exemple des bienfaits que Dieu nous accorde. Il nous a donné la parole de vérité, et par elle nous sommes nés de nouveau. La parole de vérité, soit dit en passant, c'est l'Évangile, la bonne nouvelle de ce que Jésus a fait pour nous. Et cela nous a valu le don de la nouvelle naissance. Nous avons une vie nouvelle grâce à lui, et nous attendons avec impatience tout ce que Dieu veut accomplir.

La bonté de Dieu est constante. Il n'y a pas de changement en lui. Au lieu d'être une ombre, Dieu est le Père des lumières. Ces lumières sont les astres qui illuminent le ciel, de jour comme de nuit. Le soleil et les étoiles ne cessent jamais de briller, même lorsque nous ne pouvons pas les voir. Pourtant, il n'y a jamais d'ombre auprès de Dieu. Lorsque la nuit tombe, l'obscurité n'est pas due au soleil ; il brille toujours autant. C'est plutôt la terre qui s'est détournée du soleil et l'obscurité s'installe. Cela veut dire que Dieu ne change jamais ; il est vraiment immuable. Quelle bonne raison de tenir bon face à la tentation !

Nous pouvons voir la bonté de Dieu dans notre salut, car il l’a initié de sa propre volonté et nous a fait naître à la vie spirituelle par sa parole de vérité, afin que nous soyons à sa gloire, comme les prémices de sa moisson. Dans les versets précédents, Jacques nous a décrit les conséquences des convoitises humaines : le péché et la mort. Ici, il nous révèle ce que la volonté du Dieu bon accomplit : le salut pour nous, comme les prémices de ses créatures. Jacques fait probablement référence à sa propre génération de croyants lorsqu’il les appelle les prémices, d’autant plus que son épître s’adresse principalement à des chrétiens d’origine juive. Le fait que ces chrétiens d’origine juive soient considérés comme les prémices montre que Jacques s’attendait à une moisson ultérieure et plus abondante de chrétiens d’origine non juive.

Dans le contexte de la tentation, Jacques constate qu’il est tentant pour nous de nous mettre en colère face à une situation afin d'obtenir plus rapidement ce que nous voulons, et nous exhorte donc ainsi aux versets 19 et 20 de notre chapitre : « Ainsi donc, mes frères et sœurs bien-aimés, que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. »

On peut apprendre à être lent à la colère en apprenant d'abord à être prompt à écouter et lent à parler. Une grande partie de notre colère provient de notre égocentrisme, et non de notre désir de tenir compte de l’intérêt des autres. Les écouter avant de parler, c’est démontrer qu’on veut tenir compte des intérêts de ceux qui nous entourent avant les nôtres. Compte tenu de la nature de la tentation et de la bonté de Dieu, nous devons veiller tout particulièrement à être lents à la colère, car notre colère n'accomplit pas la justice divine. Elle ne fait presque jamais que défendre ou promouvoir nos propres intérêts. En fait, cessons d'utiliser notre colère pour vaincre la tentation. Cela ne fonctionnera pas à long terme.

C’est en écoutant humblement la Parole de Dieu que nous pourrons finalement vaincre la tentation, comme Jésus qui a toujours répondu aux tentations de Satan en citant la Bible, sa Parole. Jacques le précise au verset 21, en disant : « C'est pourquoi, rejetez toute souillure et tout débordement dû à la méchanceté, et accueillez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver votre âme. » Compte tenu de la nature de la tentation et de la bonté de Dieu, nous devons rejeter toute impureté et la tenir éloignée de nous. À l'opposé d'une vie impure, nous devons accueillir la parole de Dieu semée en nous avec douceur et un cœur ouvert à l'enseignement. Cette parole a le pouvoir de nous sauver, dans notre vie présente et pour l'éternité. La pureté de la parole de Dieu peut nous préserver même en ces temps d'impureté.

Ici, Jacques fait allusion à la puissance spirituelle de la parole de Dieu. Lorsqu'elle est semée dans le cœur humain, elle peut sauver nos âmes. La parole de Dieu porte en elle la puissance de Dieu. N’acceptons donc pas la défaite, mais faisons accueil à ce que Dieu nous demande dans sa Parole. Nous ne pouvons pas nous faire confiance pour accomplir ce qui est juste et bon. Mais nous pouvons faire confiance à la parole de Dieu semée en nous pour nous montrer comment faire ce qui est juste.

Abreuvons-nous de la Parole de Dieu, c’est le seul moyen de tenir bon face à la tentation. En fait, je vous encourage à prendre l'engagement concret de mémoriser des passages entiers des Écritures et de les laisser vous parler. Vous n'avez pas toujours votre Bible sous la main lorsque vous êtes tentés, mais si vous mémorisez un verset, il a le pouvoir de changer votre vie.

Nous avons parlé de plusieurs manières de vaincre la tentation dans nos vies. Elles se concentrent toutes sur une seule personne : Dieu. Alors faisons-le maintenant, en terminant notre étude par cette courte prière : « Seigneur notre Dieu, toi le Père des lumières, éclaire-nous par ta Parole, car ta Parole est la vérité. Elle nous instruit et elle seule nous permet de tenir bon face à la tentation. Aide-nous à suivre l’exemple de Jésus. Délivre-nous du mal. Sans ton Esprit, nous n’y parviendrons pas. Nous voulons nous concentrer sur ta bonté et ne pas céder à nos mauvais désirs. Rends-nous attentifs aux besoins des autres en apprenant à les écouter, sans nous irriter contre eux, sans jamais nous lasser de ta Parole, qui nous enseigne ce que nous devons penser, dire et faire. C’est en ton nom, Jésus-Christ, que nous te prions, amen. »