Jacques 1.2-4

Semaine 1 - jour 2

Épître de Jacques

Jacques 1.2-4

16:03


En fait, ce court passage fait partie des paroles les plus puissantes de toute la Bible lorsque nous devons faire face à des problèmes, quelle que soit leur gravité. Je dirais même que si vous traversez une épreuve en ce moment, ces quelques versets expliquent pourquoi il va vous être précieux et utile de suivre cette étude de la lettre de Jacques.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! C'est le deuxième jour de notre réflexion sur ce livre du Nouveau Testament. Après notre brève introduction à l’ensemble du livre hier, nous examinerons ensemble aujourd’hui les versets deux à quatre du premier chapitre.

Nous avons vu que Jacques, le frère de Jésus, nous parle tout au long de sa lettre de la manière dont la foi agit, et de son impact dans notre vie quotidienne. Aux versets deux à quatre du chapitre un, il est question de la foi à l'œuvre face aux difficultés. En fait, ce court passage fait partie des paroles les plus puissantes de toute la Bible lorsque nous devons faire face à des problèmes, quelle que soit leur gravité. Je dirais même que si vous traversez une épreuve en ce moment, ces quelques versets expliquent pourquoi il va vous être précieux et utile de suivre cette étude de la lettre de Jacques. Lisons-les ensemble : « Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la persévérance. Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu'il ne vous manque rien. »

La foi est efficace ! La foi permet de remettre les problèmes à leur place. Face aux problèmes - et qui n'en a pas ?! -, nous avons tous des stratégies, des façons d'essayer de les maîtriser. On essaie le déni, la fuite, l'optimisme, mais le déni est finalement destructeur. Si nous nions un problème, si nous faisons comme s'il n'existait pas, il ne fait que s'amplifier. Cette stratégie ne marche pas, car la fuite est toujours inefficace. Pourquoi ? Parce que la plupart de nos problèmes sont liés à nous-mêmes. Je peux essayer de fuir mes problèmes, mais ils me rattrapent toujours. En agissant ainsi, je deviens la source de beaucoup d’autres problèmes : nos problèmes ne disparaissent que lorsqu’ils sont résolus.

La fuite est inefficace. Mais l'optimisme ne suffit pas non plus. Je connais beaucoup de gens qui se contentent de dire : « Il fait beau, tout va bien, je vais garder le sourire face aux problèmes qui se posent à moi ; je vais être optimiste ». Mais au final, cette attitude ne suffit pas, car nos problèmes ont besoin de plus qu'un sourire. Nos problèmes ont besoin de solutions, et ils doivent accomplir en nous l'œuvre que Dieu veut accomplir. Et, parfois, l'optimisme n'est qu'une autre forme de déni. Qu’est-ce que Dieu veut vraiment faire dans nos vies à travers les problèmes ? Comment nous demande-t-il d’y faire face ? Eh bien, cela va certainement vous surprendre, et cela me surprend à chaque fois que je lis ceci. Au verset 2, Jacques nous invite à considérer nos épreuves diverses « comme un sujet de joie complète ». La Bible en français courant l’exprime ainsi : « Considérez-vous comme très heureux quand vous avez à passer par toutes sortes d'épreuves. » Voilà en quelques mots la stratégie de Dieu. Mais n'est-ce pas une autre forme de déni ? Comment pouvons-nous être parfaitement heureux lorsqu’un problème nous tombe dessus sans crier gare ? Comment puis-je me réjouir d'avoir des problèmes ? Eh bien, non, il ne s’agit évidemment pas de cela.

Nous ne pouvons pas considérer tout ce qui nous arrive comme un sujet de joie. Il n’y a rien de joyeux dans les épreuves que nous subissons. En fait, la joie réside dans ce que Dieu veut et va accomplir à travers les problèmes. Voyez-vous, Jacques veut nous enseigner quatre choses à propos des problèmes : les problèmes sont inévitables, les problèmes sont inattendus, les problèmes servent à nous faire grandir dans la confiance en Dieu, et cette croissance exige à la fois des problèmes soudains ou non, ainsi que de la persévérance. Examinons donc ensemble ces points.

Tout d'abord, les problèmes sont inévitables. Remarquez que Jacques ne dit pas « si vous rencontrez des problèmes ». Il dit « chaque fois que vous avez à passer par toutes sortes d’épreuves ». Il est sous-entendu que nous devons tous faire face à des épreuves de petite comme de grande importance.

Nos réactions face aux difficultés que nous traversons varient selon les personnes. Mais très souvent nous nous posons la même question : « Pourquoi moi ? » ou « Pourquoi cela m'arrive-t-il ? » « Comment cela a-t-il pu m'arriver ? » Comme si, d'une manière ou d'une autre, nous méritions de vivre sur terre sans problème : et pourquoi pas vous ? En fait, figurez-vous que… tout le monde a des problèmes ! Parfois, nous en sommes la cause, cela ne fait aucun doute, mais nous sommes loin de les provoquer tous. Il reste que nous ne pouvons pas échapper aux problèmes sur cette terre. Nous allons devoir les affronter. Le paradis est un lieu sans problèmes. Nous aspirons à une éternité heureuse là-haut. J'en suis convaincu, mais sur cette planète, nous aurons des problèmes.

L'idée qu'on puisse se construire une vie sans problème est donc un pur mensonge. Répétons-le, les problèmes sont inévitables. Non seulement ils le sont, mais - et cela nous dérange encore plus -, ils sont très souvent imprévisibles.

Certains d'entre nous pensent qu’il leur serait acceptable d'avoir des problèmes si nous pouvions simplement les planifier. Il nous serait acceptable d'avoir des problèmes si seulement nous savions lesquels nous allons devoir affronter. Mais nous n'arrêtons jamais de rencontrer des difficultés plus ou moins graves, et elles arrivent toujours au mauvais moment ! Nous sommes souvent pris au dépourvu, car nous n’avons pas appris à affronter le problème précis qui se pose soudainement à nous.

Il est intéressant de noter que le mot grec dans le Nouveau Testament pour désigner les épreuves ou les problèmes a donné notre mot français « pirate ». Et les problèmes sont un peu comme des pirates : ils nous prennent par surprise, on ne sait pas d’où, de manière inattendue et à des moments inattendus. C'est ce qui en fait des problèmes. Ils sont inévitables et ils sont inattendus ; on ne peut pas les prévoir. Mais l’apôtre Jacques nous rappelle cette vérité : les problèmes servent à nous faire progresser dans la foi. Ils mettent notre foi à l’épreuve et nous permettent de développer la persévérance. Et la persévérance accomplit son œuvre afin que nous devenions spirituellement et psychologiquement mûrs et accomplis. Nous apprenons à gérer nos problèmes en voyant nos pensées évoluer au fur et à mesure que notre foi en Christ grandit. Lorsque j’étais un jeune croyant et que des problèmes surgissaient, je pensais : « Seigneur, que me fais-tu ? Pourquoi me fais-tu subir cela ? Je suis une nouveau croyant. Je t'aime. Pourquoi dois-je affronter des problèmes ? Il me semble que tu pourrais faire quelque chose. Que me fais-tu donc ? » En mûrissant un peu plus dans la foi, je me suis dit : « Oh, il y a un être maléfique à l'œuvre dans ce monde. Satan est à l'œuvre dans ce monde. » Alors, j'ai commencé à demander : « Satan, que me fais-tu ? Et Dieu, pourquoi permets-tu à Satan de me faire cela ? » Mais j’ai peu à peu appris à dire au contraire : « Seigneur, que fais-tu en moi ? Que fais-tu ? Que veux-tu faire en moi à travers cette épreuve ? Comment veux-tu me transformer ? Comment veux-tu me faire grandir dans la foi ? » Et j’apprends ainsi progressivement que la foi est mise à l'épreuve pour une raison, et que Dieu fait jaillir la raison des épreuves de notre foi. Mes problèmes, nos problèmes ne sont pas de simples événements aléatoires. Dieu s'en sert. Il peut s'en servir pour que nous devenions la personne, l'homme, la femme qu'il souhaite que nous soyons.

Si je n'avais pas de problèmes, je dois avouer que je serais un égoïste arrogant. Je ne penserais qu'à moi et serais tellement fier que tout se déroule dans ma vie comme je le veux, car nous avons tendance à être égoïstes. Dans ce monde, Dieu travaille avec des personnes égoïstes, et les épreuves que nous traversons nous permettent de mûrir notre foi, de persévérer et d’être transformé. Les problèmes à eux seuls ne suffisent pas à nous faire grandir dans la foi. Sinon, nous serions tous adultes et mûrs, car nous avons tous des problèmes ! Mais vous l'avez constaté. Certaines personnes font face à des problèmes, les pires problèmes qu’on puisse imaginer. Et pourtant, au milieu de ces problèmes naît en eux une douceur, une paix, une

force de caractère que vous ne constatez pas chez d’autres.

Certains, au contraire, rencontrent des problèmes bien insignifiants en comparaison, mais ils s'effondrent, deviennent méchants et désagréables, et l’amertume fait place à la douceur. Quelle est la différence ? La différence réside dans ce mot : persévérance. La Bible dit que la mise à l'épreuve de notre foi développe la persévérance. Donc, premièrement, nous devons avoir la foi, nous devons avoir confiance en Dieu. Mais même parmi les croyants, certains ne semblent pas grandir à travers leurs problèmes. Pourquoi cela ? Parce qu'ils manquent de persévérance. Ils essaient constamment d'échapper à leurs problèmes au lieu de grandir à travers eux. Ils blâment constamment Dieu pour leurs épreuves ou pensent d'une manière ou d'une autre que quelqu'un d'autre les leur a infligées, au lieu de reconnaître humblement dans la prière : « Seigneur, tu peux me faire grandir à travers l’épreuve que je suis en train de vivre maintenant. »

Vous pouvez donc discerner comment Dieu s’y prend avec nous pour que notre foi mûrisse et que nous vivions en meilleure communion avec lui : tout d’abord, nous rencontrons inévitablement des problèmes, nous traversons tous des épreuves, parfois terribles, à un moment donné ou un autre. C’est peut-être votre cas alors que vous écoutez ce message. Ne vous laissez pas écraser par le poids de vos difficultés. Au contraire, l’apôtre Jacques nous demande de nous considérer comme heureux, car Dieu nous parle au milieu de nos problèmes. C’est l’occasion pour nous de nous attendre à lui pour résoudre ces difficultés, en apprenant la patience. C’est en lui que nous plaçons notre confiance et que nous lui demandons, dans la reconnaissance, de nous donner la force de persévérer. Rappelons-nous constamment cette promesse que nous lisons au Psaume 34, verset 20 : « Beaucoup de malheurs atteignent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours. » Lorsqu’il a prononcé ses paroles, David était poursuivi par le roi Saül, et venait de se faire passer pour un fou dans un pays étranger pour éviter la mort ! Et c’est au milieu de la détresse qu’il a exprimé sa confiance persévérante en Dieu.

Il faut plus qu'une simple prière du genre : « Seigneur, je suis patient. Dépêche-toi de me faire grandir dans la foi et la persévérance ! » Non, la confiance patiente s'installe avec le temps. Et je ne sais pas pour vous, mais cela prend toujours plus de temps que nous ne le souhaiterions. C'est là que la confiance intervient. Si cela se produisait à mon rythme, ce ne serait pas de la confiance. Non, c'est une confiance qui se développe avec le temps. Et en faisant patiemment confiance à Dieu au fil du temps, il forge peu à peu notre caractère. Il nous aide à reconnaître que les choses de ce monde ne sont pas celles auxquelles nous devons tenir le plus. Il nous aide à reconnaître que ce qu'il fait en nous est plus important que tout ce que nous pouvons accomplir. Il nous aide à comprendre que le fruit de l'Esprit, le fruit de l'amour, de la joie, de la paix, de la patience, de la bonté, de la bienveillance, de la fidélité, de la douceur et de la maîtrise de soi, ce fruit qu'il veut que nous portions tous et qui doit mûrir dans chacune de nos vies, se manifeste, même dans notre réaction face aux épreuves que nous rencontrons. Mais pour cela, tout commence par cette phrase de l’apôtre Jacques : « Considérez-vous comme très heureux quand vous avez à passer par toutes sortes d’épreuves ; car, vous le savez, si votre foi résiste à l’épreuve, celle-ci produit la persévérance. » C’est en effet quelque chose que tous les chrétiens doivent savoir. Nous ne nous réjouissons pas des problèmes que nous rencontrons, mais de ce que Dieu va faire pour nous apprendre à persévérer dans la foi. Réjouissons-nous donc dans la prière maintenant : « Seigneur notre Dieu et notre Père, nous ne voulons pas vivre dans le déni. Nous ne voulons pas fuir les épreuves que nous traversons. Au contraire, nous voulons apprendre à les accepter comme une joie parfaite, la joie que Christ lui-même a manifestée avant de mourir sur la croix, pour que nous ayons la foi et que nous apprenions à persévérer, comme lui-même a persévéré jusqu’au bout, et a vaincu la mort par sa résurrection : quelle joie Seigneur ! Notre Père, nous allons rencontrer des problèmes tout au long de notre vie, aussi ce n’est pas dans l’amertume que nous voulons les traverser et les résoudre, mais dans la patience. Nous aussi nous voulons persévérer jusqu’au bout et ne jamais baisser les bras. Nous ne comprenons souvent pas ce qu’il nous arrive, mais nous te faisons confiance. Que ta joie profonde nous inonde, alors même que la souffrance nous atteint. Nous remettons notre vie entière entre tes mains. Et c’est au nom de Jésus, lui qui nous a montré l’exemple, que nous te prions avec confiance et persévérance. Amen. »

Rejoignez-nous demain ! Nous parlerons ensemble de la façon dont la foi agit face au doute.