Jacques 2.14-26

Semaine 2 - jour 4

Épître de Jacques

Jacques 2.14-26

17:13


Il s’agit du passage sur la foi et les œuvres. Jacques y explique que la foi sans les œuvres est morte. Qu'entend-il par là ? Comment cela se traduit-il dans nos vies ?
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Nous en sommes au quatrième jour de notre réflexion sur le deuxième chapitre, et nous examinerons ensemble les versets 14 à 26. Il s’agit du passage sur la foi et les œuvres. Jacques y explique que la foi sans les œuvres est morte. Qu'entend-il par là ? Comment cela se traduit-il dans nos vies ?

La lettre de Jacques, dans son ensemble, traite de la manière de développer une foi agissante, une foi qui a du sens dans notre vie quotidienne. Vous seriez surpris du nombre de personnes qui ne développent jamais une telle foi. Elles en parlent, mais elles ne la mettent pas en pratique. Et c'est précisément sur ce point que Jacques va se concentrer dans ce passage. Nous avons en effet beaucoup de questions sur la foi et les œuvres, et nous y répondrons au cours des prochains jours.

Mais Jacques n'écrit pas seulement pour répondre à nos questions. Il veut encourager notre foi ; il veut que nous vivions une foi qui ait du sens dans notre vie quotidienne et qui fasse une différence dans le monde qui nous entoure. Il veut une foi où nous reconnaissons que Jésus-Christ agit dans notre vie. Il ne s'agit donc pas d'une discussion philosophique. Il s'agit de la vie quotidienne et de la foi dans la vie de tous les jours.

En fait, nous le constatons dès le début de notre passage. Lisons donc ensemble les versets 14 à 19 de notre chapitre : « Mes frères et sœurs, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un de vous leur dise : ‘Partez en paix, mettez-vous au chaud et rassasiez-vous’ sans pourvoir à leurs besoins physiques, à quoi cela sert-il ? Il en va de même pour la foi : si elle ne produit pas d'œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : ‘Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres.’ Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils tremblent. »

Jacques dit dans ces versets que la foi sans les œuvres, la foi qui n’accomplit pas ce que Dieu nous a appelés à faire en Jésus-Christ, est une foi morte. Une foi superficielle, mais sans œuvre, est inutile. Or, lorsqu'il parle de la foi et des œuvres ici, il ne parle pas de la foi plus les œuvres. Il parle de la foi qui agit. C'est une distinction très importante. Jacques ne dit pas : « J'ai d'abord la foi en Jésus, puis j'y ajoute quelques bonnes actions ». Non, Jacques parle d'une foi agissante et dit : « Vous avez d'abord la foi en Jésus-Christ, et grâce à cette foi, vos actions changeront. Votre comportement changera. » Voilà ce que la foi authentique accomplit dans la vie d'une personne. Jacques ne parle pas d'une foi qui aurait été vivante, puis qui s'est éteinte. Quand il parle d'une foi morte, il parle d'une foi qui n'a jamais pris vie.

Nous allons nous pencher davantage sur ce point et sur les questions que vous pourriez vous poser à ce sujet demain. Mais je veux commencer par les réponses. Car ces versets sont entièrement consacrés aux réponses. À propos de la foi agissante, il y a cinq choses fondamentales qu'il faut comprendre :

- La foi doit aller au-delà des simples mots ;

- La foi doit aller plus loin que l'intellect ;

- La foi doit aller au-delà des émotions ;

- La foi doit faire confiance à ceux qui sont dignes de confiance ;

- La foi doit influencer ma façon d'agir.

L’apôtre Jacques estimait impossible qu'une personne puisse avoir une foi authentique qui sauve sans les œuvres. Pourtant, quelqu'un pouvait affirmer avoir la foi sans pour autant manifester d’œuvres bonnes. Dès lors, la question se pose : une telle foi peut-elle sauver ?

Jacques venait de déclarer que ceux qui sont sans compassion envers les hommes trouveront Dieu sévère à leur égard et subiront un jugement sans pitié. Mais les hypocrites se vantaient de leur foi, la croyant suffisante pour les préserver de ce jugement, tout en négligeant la pratique de la sainteté et de la justice. N’oublions pas que Jacques écrivait principalement à des chrétiens d'origine juive qui avaient découvert la gloire du salut par la foi. Ils connaissaient la joie d'être libérés de la justification par les œuvres. Mais beaucoup sont tombés ensuite dans l'excès inverse, pensant que les œuvres n'avaient aucune importance. Or la foi seule sauve, mais la foi qui sauve n'est pas seule ; elle est accompagnée d’œuvres bonnes.

Ainsi, le fait de ne pas accomplir la plus simple des bonnes actions envers un frère ou une sœur dans le besoin démontre l'absence d'une foi vivante, et seul un salut vivant en Jésus peut nous sauver. En parlant de ces deux maux, la nudité et la faim, Jacques inclut toutes les épreuves de la vie humaine, qui peuvent être soulagées par l’entraide ; car la nourriture et les vêtements contiennent tous les besoins et le confort ordinaires de la vie. Comment oser dire à quelqu’un dans le besoin : « ‘Partez en paix, mettez-vous au chaud et rassasiez-vous’ sans pourvoir à leurs besoins physiques ? » En effet, à quoi cela sert-il ? Dire cela signifie que vous savez que la personne en face de vous a besoin de vêtements et de nourriture. Vous connaissez bien son besoin, mais vous ne lui offrez rien pour l'aider, si ce n'est quelques paroles religieuses, comme ces paroles creuses : « Que Dieu vous bénisse, que Christ vous vienne en aide ! »

La véritable foi, et les œuvres qui l'accompagnent, ne se limitent pas aux aspects spirituels, mais englobent aussi le souci des besoins les plus fondamentaux, tels que le besoin de confort, de logement et de nourriture. Face au besoin, il est parfois préférable de moins prier et d'agir davantage pour aider la personne dans le besoin. La prière peut parfois se substituer à l'action. Faire semblant d'avoir la foi, sans accomplir d'œuvres de charité et de compassion, est parfaitement vain : car la foi, qui est un principe de l'esprit, ne se manifeste que par ses effets, c'est-à-dire par des œuvres bonnes ; celui qui ne les accomplit pas est dépourvu de foi.

La foi seule nous sauve, mais elle doit être vivante. On reconnaît une foi vivante à ses œuvres ; sans œuvres, elle est morte. Une foi vivante est tout simplement une foi authentique. Si nous croyons vraiment en quelque chose, nous mettrons notre foi en pratique. Si nous plaçons véritablement notre confiance et notre foi en Jésus, nous prendrons soin des plus démunis, comme il nous l'a demandé.

Certains pourraient prétendre qu’ils ont le « don » des œuvres et d'autres le « don » de la foi, et dire : « C'est bien pour toi d'avoir le don des œuvres et de te soucier des nécessiteux. Mais ce n'est pas mon don. » Jacques réfute ce raisonnement. La véritable foi se manifeste par les œuvres, et pas autrement.

« Montre-moi ta foi sans les œuvres, et je te montrerai ma foi par mes œuvres » : l'appel de Jacques est clair et logique. On ne peut pas « voir » la foi de quelqu'un, mais on peut voir ses œuvres. On ne peut pas voir la foi sans les œuvres, mais on peut démontrer la réalité de la foi par les œuvres. Jacques va plus loin et dit : « Tu crois qu'il y a un seul Dieu. Tu fais bien. Même les démons le croient ; et ils tremblent ! » L'erreur de la foi sans les œuvres est démontrée par les démons, qui ont une foi ‘morte’ en Dieu. Les démons croient en ce sens qu'ils reconnaissent l'existence de Dieu et sa puissance qui les conduit à avoir peur de lui. Mais ce genre de foi ne sert à rien contre les démons, car ce n'est pas une vraie foi, c’est une simple croyance, et cela est prouvé par le fait qu'elle ne s'accompagne pas d'œuvres, d’autant que les démons sont incapables de faire le bien.

La foi véritable va au-delà des simples mots ; elle n’est pas qu’un sujet de réflexion, encore moins d’émotions. Elle fait confiance à celui qui est digne de confiance. Pour Jacques, croire que la foi sans les œuvres est vivante est une folie. D’ailleurs, il n’hésite pas à dire à ceux qui le pensent qu’ils sont « insensés » - sans intelligence. Écoutons ce que Jacques nous dit aux versets 20 à 26 de notre chapitre : « Veux-tu reconnaître, homme sans intelligence, que la foi sans les œuvres est morte ? Notre ancêtre Abraham n’a-t-il pas été considéré comme juste sur la base de ses actes, lorsqu’il a offert son fils Isaac sur l'autel ? Tu vois bien que sa foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres sa foi a été menée à la perfection. Ainsi s’est accompli ce que dit l'Écriture: Abraham eut confiance en Dieu et cela lui fut compté comme justice. Et il a été appelé ami de Dieu. Vous voyez [donc] que l'homme est déclaré juste sur la base de ses actes, et pas seulement de la foi. Rahab la prostituée n’a-t-elle pas, de la même manière, été considérée comme juste sur la base de ses actes, lorsqu'elle a accueilli les messagers et les a fait partir par un autre chemin ? En effet, de même que le corps sans esprit est mort, de même la foi sans [les] œuvres est morte. »

Je sais qu'en lisant ces versets, vous vous posez des questions sur la foi et la grâce,

et nous allons concentrer notre réflexion sur ces questions demain. Mais comme je l'ai dit, je voudrais me concentrer aujourd’hui sur la réponse que Jacques nous donne. Pour lui, la foi ne sera pas efficace si elle est mal placée. Il parle ici de la foi authentique, de la foi en Dieu. Seul Dieu est, en définitive, entièrement digne de confiance. La foi fait donc confiance à celui qui est digne de confiance. En fait, vous pouvez faire bien plus confiance à Dieu qu'à vous-même. Vous pouvez faire davantage confiance à ses idées qu'à vos propres idées, à ses opinions qu'à vos propres opinions, à ses directives qu'à vos propres directives dans la vie.

Jacques, en parlant de la foi authentique, de la confiance authentique et de ce que cela signifie, a choisi deux des exemples les plus contrastés qu’on puisse imaginer pour nous enseigner ce principe simple d'une foi qui agit. Il a choisi Abraham et Rahab, un homme et une femme, le père du peuple choisi par Dieu et une femme païenne, un patriarche et une prostituée. On ne pourrait imaginer deux personnes plus différentes. Pourquoi a-t-il donc choisi ces deux personnes à la personnalité et au parcours si différents ? Parce qu’ils avaient tous deux confiance en Dieu. Leur foi était beaucoup plus qu’une croyance. Elle a eu un impact incroyable dans leur vie.

Pour Jacques, Abraham a effectivement offert son fils Isaac sur l'autel, même si l'ange l'a empêché de le tuer. Pourtant, il a offert Isaac avec la ferme résolution et l'intention de le faire, et il aurait certainement accompli cet acte si Dieu ne l'avait pas stoppé à la dernière minute. Abraham était si intègre dans son obéissance qu'il a considéré Isaac comme mort et l’a déposé sur l'autel. La foi agissait de concert avec ses œuvres, et par les œuvres la foi fut rendue parfaite : la foi et les œuvres coopéraient parfaitement en Abraham. S'il n'avait jamais cru en Dieu, il n'aurait jamais pu accomplir cette œuvre d'obéissance lorsque Dieu lui demanda d'offrir Isaac. De plus, sa foi fut prouvée – c’est-à-dire accomplie, rendue parfaite – par ses œuvres d'obéissance.

Rahab, elle, a démontré sa confiance dans le Dieu d'Israël en cachant les espions et en implorant le salut de son Dieu. Sa foi s'est révélée vivante par ses actes. Sa croyance dans le Dieu d'Israël ne l'aurait pas sauvée si elle n'avait pas agi en conséquence. Et nous savons qu’elle fait partie de la lignée de Jésus.

Ainsi, l'enseignement d'Abraham est clair : si nous croyons en Dieu, nous ferons ce qu'il nous demande. Et l'enseignement de Rahab l'est tout autant : si nous croyons en Dieu, nous aiderons son peuple, même au prix de sacrifices.

Quant à vous, je ne sais pas à quel point vous êtes une personne confiante. Je constate moi-même que souvent je ne suis pas aussi confiant que je le souhaiterais. Je dois être honnête à ce sujet. Mais j'ai appris que Dieu est digne de confiance. Je peux toujours lui faire confiance. Et c'est là que commence la foi, avec ma confiance en lui. Ce genre de confiance change ma façon d'agir.

Cela va influencer ma vie. Cela nous ramène à cette vieille question que vous avez peut-être déjà entendue. Si vous étiez arrêté parce que vous êtes chrétien, y aurait-il suffisamment de preuves pour vous condamner ? Si votre foi n'a rien changé à votre vie ni à vos actions, alors comment affirmer que vous avez une foi authentique ? Certes, nous ne devenons pas parfaits. Aucun d'entre nous n'est parfait. Nous luttons tous encore contre le péché, mais nous voyons Christ nous transformer. Nous nous voyons faire des choix différents, agir différemment, lire la Parole de Dieu, adorer Dieu avec son peuple, accomplir son œuvre dans le monde. Notre foi ne se mesure pas à nos actions, mais elle se manifeste par nos actes. Ne nous berçons donc pas d’illusions. Car les autres ne sont pas dupes, et Dieu encore moins.

Jacques a écrit ce passage pour nous aider à reconnaître que la foi authentique a un impact sur nos actions et sur qui nous sommes. Demain, nous allons approfondir cette question de la foi et des œuvres. Pour conclure aujourd’hui, j’aimerais vous proposer un moment de prière sincère ensemble devant Dieu. Pourriez-vous lui demander honnêtement : « Seigneur, ai-je confondu une expérience émotionnelle ou intellectuelle avec une foi véritable et transformatrice en toi ? Me suis-je dit que j’avais la foi, mais que cela ne se traduisait par rien ? Je vais régulièrement à l’église, mais je ne t'ai jamais vraiment fait confiance… »

Si vous avez le moindre doute à ce sujet, vous pouvez y remédier dès maintenant. La foi fait confiance à ceux qui sont dignes de confiance. Elle ne commence pas par nos œuvres, qui sont le fruit de la foi. Elle commence par ma confiance en Dieu. Alors disons-lui maintenant : « Jésus-Christ, je te fais confiance. Je te fais confiance pour pardonner mes péchés. Je te fais confiance pour guider ma vie. Je te fais confiance pour diriger mes actions, pour faire de moi la personne que tu as créée et que tu veux que je devienne. Je te fais confiance. Je ne me fie pas à ce que je fais. Je te fais confiance, mon Seigneur, et prie ardemment pour que cela se traduise dans toutes mes actions. Je te le demande en ton nom, amen. »