Jacques 2.26

Semaine 2 - jour 5

Épître de Jacques

Jacques 2.26

13:02


Nous avons commencé à parler de ce que Jacques dit au verset 26 : « De même que le corps sans esprit est mort, de même la foi sans [les] œuvres est morte. » Comme je vous l'ai dit hier, je voulais revenir tout d’abord sur les réponses et aujourd'hui aborder les questions à ce sujet.
S'abonner

Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 2. Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol de ce chapitre. Hier, nous avons commencé à parler de ce que Jacques dit au verset 26 : « De même que le corps sans esprit est mort, de même la foi sans [les] œuvres est morte. » Comme je vous l'ai dit hier, je voulais revenir tout d’abord sur les réponses et aujourd'hui aborder les questions à ce sujet.

Je sais que beaucoup d'entre vous se posent des questions sur ce dont parle Jacques, notamment au verset 24, où il mentionne Abraham, sa foi et ses œuvres et dit : « L'homme est déclaré juste sur la base de ses actes, et pas seulement de la foi. » De quoi parle-t-il ? Ne sommes-nous pas justifiés uniquement par la grâce ? Pouvons-nous être justifié par nos propres actions ? Bien sûr que non, pas devant Dieu, car nous sommes tous imparfaits, nous avons tous péché. C'est par Jésus que nous sommes déclarés justes. Alors, de quoi parle Jacques lorsqu'il dit : « La foi sans les œuvres est morte » ? Examinons cela dans le détail.

Tout d'abord, lorsqu'on étudie le chapitre 2 de la lettre de Jacques, on le compare souvent aux propos de l’apôtre Paul et on en déduit qu'il semble y avoir un désaccord entre eux. Le grand Réformateur Martin Luther était d'ailleurs tellement perturbé par cette idée – le salut par la grâce seule, tel que Paul l'avait enseigné, était si important à ses yeux – qu'il avait beaucoup de mal à accepter la lettre de Jacques. Il l'a même surnommée « l'épître de paille » ! Il n’était pas parvenu à saisir le message de Jacques. Paul et Jacques sont-ils vraiment en désaccord ? Si vous souhaitez approfondir la question, lisez le verset 28 du chapitre 3 de la lettre de Paul aux Romains, puis les versets 14 et 24 du chapitre 2 de la lettre de Jacques. Vous constaterez que, malgré une apparente contradiction au départ, ils abordent en réalité la même idée sous deux angles différents, en raison de besoins différents pour des communautés différentes. Il est très clair que Jacques croit en la grâce.

On peut lire au chapitre 1, verset 21, et au chapitre 4, verset 6 que pour l’apôtre Jacques, nous sommes sauvés par la grâce. Il est également très clair que Paul croyait aux œuvres. Non pas aux œuvres qui nous sauvent par elles-mêmes, mais aux œuvres qui découlent de notre salut.

Dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre 2, verset 10, Paul explique qu'aux versets 8 et 9 il a dit que c'est par grâce que nous sommes sauvés par le moyen de la foi, et non par nos œuvres, ni par quoi que ce soit que nous ayons fait. Mais au verset 10, il précise : « nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions. » Ainsi, Paul croyait qu'il fallait mettre en pratique ce que Dieu a accompli en nous par la grâce. Pour Jésus, il était clair que la grâce produisait des œuvres. Il en a parlé tout au long des Écritures, tout au long de son enseignement sur terre : nous avons besoin de la grâce de Dieu dans nos

vies, c’est uniquement par la grâce que nous sommes sauvés, ce qui nous permet de vivre une vie nouvelle et différente. Quelle est la différence entre Jacques et Paul ?

Eh bien, Paul insiste sur la source de la foi, qui est la grâce, et Jacques insiste sur

le fruit de notre foi, les résultats de notre foi, c’est-à-dire les œuvres bonnes. Mais tous deux croyaient aux deux. Il est intéressant de noter que Paul utilise l’expression « riche en belles œuvres » dans sa première lettre à Timothée, au chapitre 1, verset 18. Jacques, de son côté utilise l’expression « riche dans la foi » au verset 5 de notre chapitre.

Ils croyaient tous deux à la foi et aux œuvres, et tous deux croyaient en leur interaction. Paul souligne que la foi produit des œuvres, et Jacques souligne que les œuvres résultent de la foi.

Pourquoi une telle différence d’accent ? Parce que les deux apôtres menaient des combats différents. Paul, tel qu'il l'écrivait, combattait un faux enseignement, et Jacques, tel qu'il l'écrivait également, combattait un autre faux enseignement. Paul combattait les croyants légalistes, ceux qui pensaient qu'il suffisait de faire de bonnes actions pour obtenir le salut. Et il affirmait que c'était impossible. C'est par la grâce seule qu'on obtient le salut. Jacques, quant à lui, combattait un groupe de croyants que j'appellerais des philosophes. Ils étaient parvenus à la conclusion que le simple fait de penser positivement à Dieu, de penser à la foi, suffirait à engendrer la confiance en Dieu. En réalité, si ma foi n'a aucun impact sur ma vie, c'est qu'il y a un grave problème en moi, et Jacques a mené ce combat.

Comme les deux apôtres menaient des combats différents, ils employaient les mots avec des significations différentes. Quand Paul parle des œuvres, il dit qu'on ne peut être sauvé par les œuvres ; il parle des lois juives, des lois de l'Ancien Testament. Quand Jacques parle des œuvres, il parle d'un mode de vie chrétien, de ce qui découle de notre foi.

L'accent est mis sur des aspects distincts mais liés de la vie chrétienne : Paul insiste donc sur la racine de notre salut, la grâce, Jacques sur le fruit de notre salut, donc les œuvres qui se manifestent dans nos vies parce que nous sommes sauvés. C'est pourquoi ils abordent ce sujet sous des angles différents afin d'éviter toute controverse. Jacques ne parle pas de la foi plus les œuvres. Il parle d'une foi qui produit des œuvres. Il ne dit pas qu'il faut avoir la foi et faire de bonnes actions, et que si l'on ne fait pas assez de bonnes actions, Dieu ne nous sauvera pas. Il dit qu'il faut avoir la foi, et que cette foi va entraîner des changements dans notre vie, et si nous ne constatons aucun changement, alors nous devons nous demander si cette foi est réelle.

Certains spécialistes soulignent que Paul se concentre sur la racine de la foi et Jacques sur le fruit de la foi ; que Paul se concentre sur le rôle de Dieu, et Jacques sur la réponse de l'homme. Chacun d'entre nous, lorsque nous discutons de la foi, de la foi authentique et de ce que cela signifie dans notre vie, de ce que cela implique concrètement, est aux prises avec des défis personnels.

Si je me déclare sauvé, sur quoi est-ce que je fonde mon salut ? Sur une émotion vécue il y a longtemps ? Sur un sentiment passé ? Sur une croyance intellectuelle en Dieu qui n'a jamais eu le moindre impact sur ma vie ? Je n'ai jamais rien fait de différent parce que je dis avoir la foi, je n'ai jamais rien changé dans ma façon de vivre… Le message de l’apôtre Jacques est clair : Si vous en êtes là, vous devriez vous demander si votre foi est authentique. Car aller à l'église ne suffit pas. Connaître quelques versets de la Bible ne suffit pas. La foi, c'est faire confiance à Dieu, et la confiance change nos actions.

Si je prétends être sauvé, quel est le fondement de mon salut ? Quelles sont les preuves de la réalité du salut par la foi dans ma vie ? Aucun d'entre nous n'est parfait, c’est indéniable. Nous progressons tous pour ressembler de plus en plus à Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de perfection, mais de croissance. Si vous n'êtes pas encore sauvé, si vous n'avez pas encore franchi le pas et dit à Jésus-Christ : « Je veux avoir une relation avec toi, une nouvelle relation avec toi », demandez-vous sur quoi vous allez fonder votre salut.

Si vous espérez qu’un jour vous pourrez vous présenter devant Dieu avec suffisamment de bonnes œuvres pour compenser vos mauvaises actions, vous obtiendrez le salut, vous vous trompez. Vous rendre à l’église tous les dimanches ne fait pas de vous un chrétien sauvé par la grâce, car c’est au moyen de la foi, de la foi qui transforme que nous sommes sauvés. En expliquant cela, je pense que la plupart d'entre nous comprenons et acceptons que c’est ainsi que Paul et Jacques pensent et sont en plein accord.

L’enseignement selon lequel nos croyances transforment notre être n'est pas propre à l’apôtre Jacques. Jésus en a parlé. Il a abordé les deux aspects : la grâce et les œuvres. Dans son Sermon sur la montagne, Jésus demande à la foule qui l’écoutait de ce garder des faux prophètes et leur dit : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » Nous reconnaissons ceux qui ont une foi véritable par les œuvres bonnes qu’ils accomplissent, les bons fruits qu’ils portent. En même temps, Jésus rejette ceux comptent uniquement sur leurs bonnes actions sans avoir de véritable relation avec lui et leur dira au jour du jugement : « Éloignez-vous de moi, car je ne vous ai jamais connus. » Voyez-vous, la foi authentique est une foi qui change notre vie et nous rapproche de Dieu.

Alors, en ce qui nous concerne, faisons-nous vraiment confiance à Dieu ? Y a-t-il en nous assez de preuves qui le confirment ? Est-ce que notre amour pour sa Parole grandit en nous ? Qu’en est-il de notre relation avec nos frères et sœurs chrétiens et avec ceux de notre entourage ? Est-ce que nous nous laissons transformer peu à peu pour ressembler davantage à Jésus-Christ ? Quels sont les changements qui se produisent dans notre vie ?

Si vous constatez que vous ne voyez pas de preuves de la foi que vous avez placée en Jésus-Christ dans votre vie, deux choses peuvent se produire. Soit cette foi

n'était pas authentique dès le départ, soit vous refusez les inspirations du Saint-Esprit quotidiennement, qui veut vous transformer. Quelle que soit la raison, la réponse est la même. Je vous invite à placer toute votre confiance en Jésus-Christ,

d'une manière nouvelle et sans tarder. Prions donc ensemble : « Seigneur, nous voulons avoir une foi authentique et vraie, celle qui seule peut nous transformer et nous permettre d’accomplir les œuvres bonnes que tu as préparées d’avance pour chacun de nous. Pardonne nos manquements, pardonne notre indifférence. Nous acceptons ta grâce, la seule grâce qui nous sauve. Nous venons à toi dans la reconnaissance parce que tu nous as donné la foi et que tu nous ne l’enlèves pas. Que ton Esprit nous guide et que nous nous laissions guider par lui. Que ta Parole nous imprègne ; nous voulons la mettre en pratique et accomplir les œuvres bonnes que tu as préparées pour nous. Permets que nous mettions tout notre talent, tous les dons que tu nous as donnés pour mieux te servir dans ton Église, au travail, à la maison, au milieu de ceux avec qui nous vivons. Sans toi, nous n’y parviendrons pas. Merci, Seigneur, de nous avoir rappelé que la foi sans les œuvres est morte, et que les œuvres sans une totale confiance en toi ne peuvent pas nous rapprocher de toi. C’est en ton nom que nous t’adressons notre prière et notre reconnaissance, amen. »

Rejoignez-nous la semaine prochaine. Nous étudierons ensemble le chapitre trois de la lettre de Jacques.