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Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la lettre de Jacques en compagnie de Tom Holladay ! Nous en sommes à notre troisième semaine et nous allons étudier ensemble le chapitre trois en cinq étapes.
Nous allons parler de la communication et de la manière dont nous communiquons. Nous parlerons également de sagesse, de ce que nous pensons, mais pas seulement. La sagesse que nous discernerons chez l’apôtre Jacques se manifeste dans ce que nous faisons, dans la manière dont nous traitons les autres.
Jacques parle d'une forme de sagesse relationnelle. Mais le chapitre trois
commence par une parole qui, à première lecture, intrigue beaucoup de lecteurs. Ils s’interrogent sur la raison de sa présence dans ce passage. Lisons le premier verset ensemble : « Ne soyez pas nombreux à vouloir devenir des enseignants car, vous le savez, mes frères et sœurs, nous serons jugés plus sévèrement. » Quel est le lien avec ce que Jacques vient de dire au chapitre 2 et ce qui va suivre ? Vous vous souvenez sans doute qu’au courant de la semaine dernière, en étudiant le chapitre 2, nous avons terminé notre étude en parlant de la foi qui est morte sans les œuvres. L’apôtre Jacques va parler ensuite du pouvoir de la langue en chacun de nous. Pourquoi s’intéresse-t-il donc soudainement aux enseignants ? Quel est le lien avec ce dont nous venons de parler ?
En fait, Jacques adresse une mise en garde solennelle à ceux qui aspirent à devenir enseignants dans l'Église. Ils doivent prendre cette responsabilité au sérieux, car leur obligation de rendre des comptes est plus grande et ils seront jugés plus sévèrement. Il est facile de prendre à la légère la fonction d'enseignant dans l'Église, sans en mesurer le prix en termes de responsabilité. Jésus lui-même nous a avertis, lorsqu’il dit : « On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et l’on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié. » Nous lisons ces paroles dans l’évangile selon Luc au chapitre 12.
Ce que nous enseignons a un impact non seulement sur nos vies, mais aussi sur celles de tous ceux à qui nous enseignons. En tant que responsables de l'Église, les disciples – et tous les responsables – ont la responsabilité de nourrir les croyants de la vérité concernant Jésus, le salut et la manière de mener une vie conforme à l’enseignement de l’Évangile. Les enseignants ne doivent pas abuser de leur position en étant paresseux, indulgents ou abusifs. Ils doivent également être conscients de leur responsabilité de connaître les attentes de Jésus envers ses disciples. S'ils manquent personnellement à ces attentes, ils seront sévèrement jugés. Ceux qui aspirent à devenir responsables et enseignants d'église doivent garder cela à l'esprit.
Nous reparlerons de cela demain lorsque nous étudierons notre chapitre à partir du verset 2, mais je voudrais aujourd’hui m’attarder quelque peu sur le ministère de l’enseignement dans l’Église, puis nous ferons le point sur ce que nous avons retenu de la lettre de Jacques au cours des deux premières semaines de notre étude.
Dans le Nouveau Testament, le don d'enseignement est très important. C'est le
moyen par lequel la vérité de la Parole, la Bible, est communiquée aux croyants.
Aujourd'hui, je sais que nous pouvons tous lire la Parole, mais il y a un don d'enseignement que Dieu a voulu pour l'Église et qui qui nous aide à comprendre comment cette Parole peut pénétrer dans notre cœur et notre vie entière. Voilà toute l'importance de ce don. D'une certaine manière, nous sommes tous des enseignants. Nous sommes tous des témoins du Christ. Nous avons tous des occasions d'enseigner. Mais ici, dans ce chapitre de la lettre de Jacques, il est question du rôle particulier d'enseignant, du don spirituel d'enseignement au sein du corps de Christ. Quand on pense aux enseignants dans l’Église, on se souvient qu'ils sont simplement des êtres humains. Certains sont bons. D'autres sont égoïstes et détournent les fidèles de la vérité. Et ce que Jacques nous rappelle ici, et c'est vrai dans tout le Nouveau Testament, c'est que l'Église doit profondément respecter le don d’enseignement, en reconnaissant que les enseignants seront jugés plus sévèrement par Dieu en raison de l'importance de leur mission.
Au chapitre 1 de sa lettre, verset 19, Jacques recommande déjà à tous les fidèles de ne pas se hâter de parler ; il nous avertit un peu plus loin dans ce chapitre qu’il nous faut tenir notre langue en bride, sinon nous nous illusionnons nous-mêmes et notre religion ne vaut rien. À plus forte raison, ceux qui veulent enseigner les croyants doivent faire très attention à ce qu’ils disent. Jacques critique les enseignants judéo-chrétiens qui ont été à l’école des pharisiens, car ils aiment se mettre en avant, ils parlent avec autorité et impressionnent leurs auditoires pour leur propre gloire. Jacques dénonce leur hypocrisie, car elle est destructive. C’est pourquoi ces faux enseignants seront jugés plus sévèrement que les autres chrétiens.
Le don d’enseigner n’est pas donné à beaucoup. Il doit être reconnu par la communauté avant d’être exercé. C’est pourquoi l’apôtre Jacques avertit solennellement les judéo-chrétiens de ne pas être « nombreux à vouloir devenir des enseignants ». En fait le texte original grec est plus fort et parle de « s’ériger en docteurs ». Jaques pensait à ceux qui voulaient paraître dans l’église et se rendre importants. L’apôtre Paul dénonce lui aussi cette attitude, lorsqu’il s’adresse dans sa lettre aux Romains à ce Juif qui se repose sur la Loi sans y obéir. Voici ce qu’il dit, au chapitre 2, versets 17 et suivants : « Toi qui te donnes le nom de Juif, tu te reposes sur la loi, tu places ta fierté dans ton Dieu, tu connais sa volonté et tu discernes ce qui est important, car tu es instruit par la loi. Tu es convaincu d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, l'éducateur des ignorants, le maître des enfants parce que tu possèdes dans la loi l'expression de la connaissance et de la vérité. Toi donc qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas voler, tu voles! Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as les idoles en horreur, tu pilles les temples ! Toi qui places ta fierté dans la loi, tu déshonores Dieu en la transgressant ! »
Le peuple juif de l'époque de l’apôtre Paul et de Jacques était extrêmement fier et confiant dans le fait que Dieu lui avait donné sa sainte Loi en tant que nation. Les Juifs croyaient que cela confirmait leur statut de peuple élu et assurait ainsi leur salut. Bien que le Juif doive recevoir la Loi avec gratitude comme un don de Dieu, Paul montre que la simple possession de la Loi ne justifie personne. Tout se résume à ce principe : « Vous avez la loi, la respectez-vous ? Vous voyez comment les autres la transgressent, voyez-vous comment vous la transgressez, vous aussi ? » En fait, Dieu applique sa loi à la fois à nos actions et à nos attitudes. Parfois, nous souhaitons seulement que nos attitudes soient évaluées, et parfois seulement nos actions. Dieu nous demandera des comptes pour nos motivations comme pour nos actes. Paul rappelle au Juif que Dieu a dit dans l'Ancien Testament que le non-respect de la loi par le Juif conduit les non-Juifs à blasphémer Dieu. Le message de l’apôtre Jacques aux chrétiens juifs dispersés est le même : ceux qui veulent enseigner les chrétiens dans l’Église doivent mettre en pratique ce qu’ils prêchent et enseigner conformément à l’enseignement de Jésus-Christ. C’est une lourde responsabilité.
L’apôtre Jacques est l’exemple d’un Juif chrétien qui met en pratique ce qu’il enseigne tout au long de sa lettre, en puisant son enseignement sur celui de Jésus-Christ, son maître. Il nous apprend comment passer de ce qu'il appelle une foi morte, une foi qui n'a jamais été vraiment vivante, une foi fondée uniquement sur des paroles, à une foi véritable, une foi qui transforme nos vies.
Alors que nous abordons l’enseignement de Jacques au début de notre chapitre, c’est je crois le bon moment pour faire le point sur ce que nous avons déjà dit au cours des deux dernières semaines, c’est-à-dire de la foi morte et de la foi vivante.
Une foi morte, comme nous l'avons vu au chapitre un, tourne le dos aux nécessiteux, mais une foi authentique vient en aide à ceux qui sont dans le besoin. Une foi morte, comme nous l'avons vu au chapitre un, écoute les tentations de Satan et fait porter le blâme sur Dieu. Une foi authentique reconnaît que les tentations proviennent de mes propres désirs et que je peux faire un choix différent : faire confiance à Dieu. Comme nous l'avons vu au chapitre deux, une foi morte se manifeste par le favoritisme, fait des distinctions entre les croyants, notamment entre les riches et les pauvres, mais une foi véritable accepte les autres comme égaux en Christ.
Alors, permettez-moi de vous demander : où en êtes-vous avec votre foi ? La foi est-elle vivante dans votre vie ? Une foi morte, comme nous le verrons plus tard au courant de la semaine, utilise les mots pour maudire autrui. La foi véritable utilise les mots pour louer Dieu et bénir les autres. Une foi morte reflète la sagesse du monde. La foi véritable reflète la sagesse céleste. Nous aborderons la différence entre la sagesse du monde et la sagesse divine à la fin de la semaine.
Lorsque nous lirons le chapitre 4 de la lettre de Jacques, nous verrons comment une foi morte engendre des conflits et des querelles parmi les chrétiens, tandis que la foi véritable engendre l'acceptation et l'unité. Une foi fondée uniquement sur les paroles, comme nous le découvrirons au chapitre quatre, conduit à un caractère semblable à celui du monde. Mais une foi véritable se traduit par une vie sainte. Une foi morte suit la volonté de Satan. La foi véritable se soumet à la volonté de Dieu. Une foi qui ne s'est jamais manifestée conduit à la vantardise et à l'orgueil.
La vraie foi conduit à l'humilité devant Dieu et devant les autres.
Au cours des trois prochaines semaines, nous allons constater qu'une foi morte reflète le matérialisme, tandis que la vraie foi reflète la vie spirituelle. Une foi morte vacille et s'effondre au milieu de la souffrance. La vraie foi fait preuve de patience et de croissance dans la souffrance. Jacques conclut sa lettre comme il l’a commencée, en posant cette question vitale : comment vais-je gérer les tentations et les mises à l’épreuve constantes auxquelles je dois faire face ? Car c'est dans les épreuves que se manifeste la réalité de ma foi.
Jacques termine sa lettre en évoquant le fait qu'une foi morte se concentre sur les efforts personnels, tandis que la vraie foi se concentre sur la prière. Tout est question de foi. Tout est question de confiance. Alors, avant de poursuivre notre étude du troisième chapitre de la lettre de Jacques, prenons un instant pour parler à Dieu de la confiance. Aujourd'hui, dans notre prière, disons simplement : « Seigneur, aide-moi à te faire confiance. »
En parcourant la liste que nous venons de dresser, nous constatons des domaines où nous devons faire des progrès. Disons donc simplement : « Seigneur, j'ai besoin de grandir dans la foi pour mieux te servir. Je veux utiliser mes paroles différemment. J'ai besoin de ta sagesse. Je suis las de céder trop souvent aux tentations et à mes mauvais désirs. Je veux me laisser guider par ton Esprit, et laisser ta Parole me pénétrer au point de l’aimer à tel point que j’aurai de plus en plus horreur du mal. Fais augmenter en moi le désir de te plaire. Que mes pensées se nourrissent de plus en plus de ta Parole, et que mes actes traduisent toujours plus ce que je crois. Sans ton aide, je n’y parviendrai pas. C’est pourquoi je te remercie de tout mon cœur pour les avertissements et l’enseignement de l’apôtre Jacques dans sa lettre. Reçois ma reconnaissance et accepte ma prière au nom de Jésus. Amen. »
Eh bien, rejoignez-nous demain. Nous parlerons ensemble de la foi et de nos paroles.