Jacques 3.17-18

Semaine 3 - jour 5

Épître de Jacques

Jacques 3.17-18

17:23


La sagesse est davantage liée au caractère qui se manifeste dans nos relations qu'à l'instruction ou à l'intelligence telles que nous les comprenons habituellement. La sagesse engendre l'humilité.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 3. Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol de ce chapitre, et étudierons ensemble sur les versets 17 et 18, qui traitent de la sagesse divine.

Nous avons beaucoup parlé hier de la fausse sagesse, une sagesse d’apparence fondée sur notre orgueil humain ; une sagesse terrestre, non spirituelle, qui vient en réalité du diable. Quand on s'intéresse à la sagesse, il faut considérer sa

source. Et quand l'égoïsme règne dans mon cœur, aussi sage que je me croie, aussi stratégique que je me croie, si l'égoïsme règne dans mon cœur, la source de ma prétendue sagesse, c'est Satan, c'est le mal, qui veut nous rendre égoïstes et nous éloigner autant que possible de la sagesse divine. La sagesse de Dieu est différente, c'est une sagesse d'une autre nature. Écoutez ces versets magnifiques qui nous révèlent l'essence de la sagesse, et qui terminent en beauté le chapitre 3 que nous avons étudié cette semaine. L’apôtre Jacques nous dit ceci aux versets 17 et 18 : « La sagesse d'en haut est tout d'abord pure, ensuite porteuse de paix, douce, conciliante, pleine de compassion et de bons fruits, elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui travaillent à la paix. »

En lisant ces mots, vous constaterez que la sagesse est davantage liée au caractère qui se manifeste dans nos relations qu'à l'instruction ou à l'intelligence telles que nous les comprenons habituellement. La sagesse engendre l'humilité. Le savoir, en soi, engendre l'orgueil, mais la sagesse engendre une forme d'humilité qui influence nos relations avec les autres. L’apôtre Paul disait ceci à ce propos aux Corinthiens qui avaient tendance à confondre la connaissance de Dieu avec l’amour pour Dieu : « La connaissance rend orgueilleux, mais l'amour édifie. » La connaissance et l'amour ont tous deux un impact sur nos vies, car chacun contribue à notre croissance. La différence entre l'orgueil et l'édification est frappante ; c'est la différence entre une bulle et un édifice. Certains chrétiens grandissent dans la foi, d'autres ne font que gonfler d’orgueil.

Chaque mot employé par Jacques ici, lorsqu'il parle de sagesse, a un impact sur nos relations avec Dieu et avec autrui. Aujourd'hui, j'aimerais, lors de notre étude, examiner ce passage comme une sorte de bilan personnel et nous demander : où suis-je sage en ce moment ? Où ne le suis-je pas ? Où ai-je besoin de progresser ? En fait, je vais me poser ces questions au fur et à mesure de ma lecture, et je vous invite à vous les poser également. Le caractère de la sagesse que nous devons acquérir est admirable. La sagesse selon Dieu est empreinte d'amour et de générosité, conformément à la sainteté de Dieu. J'ai toujours beaucoup apprécié l'interprétation du pasteur Rick Warren concernant ces versets, en matière de sagesse. Il dit en effet qu'en lisant ces mots, il entend ceci : « Si je suis sage, je ne compromettrai pas mon intégrité. Si je suis sage, je n'attiserai pas votre colère. Si je suis sage, je ne minimiserai pas vos sentiments. Si je suis sage, je ne critiquerai pas vos décisions. Si je suis sage, je n'insisterai pas sur vos erreurs. Et si je suis sage, je ne dissimulerai pas mes propres faiblesses. »

Vous n'avez peut-être pas noté cela. Ce n'est pas grave. Je vais le répéter, car il s'agit d'interprétations des mots que nous venons d'examiner. À quoi ressemble la véritable sagesse ? Eh bien, avant tout, elle est pure. Et cela signifie que si je suis sage, je ne compromettrai pas mon intégrité. Ce mot « pur » signifie non corrompu, authentique. C'est ce que nous appelons l'intégrité. Il ne s'agit pas ici de pureté sexuelle ici, mais de l'absence de toute attitude ou motivation pécheresse. La sagesse commence par le caractère. L'intégrité signifie que mes valeurs et mon caractère sont entièrement intégrés à ma vie. Il n'y a pas cet immense fossé entre ce que je dis être important et ce que je vis comme étant important. Il n'y a pas cet immense fossé entre ce que je dis être ma foi et ce que je vis au quotidien. C'est bien là que commence la sagesse. Alors, examinez votre cœur. Examinez votre vie.

Y a-t-il cet immense fossé dans votre vie entre ce que vous dites être vos priorités et ce qui est réellement votre priorité, qui se manifeste dans votre façon de vivre ? Un ami m’a confié qu'il avait dû arriver à un point dans sa vie où il s’est rendu finalement compte qu'il affirmait que sa famille était sa priorité absolue, mais qu'il n'était jamais avec elle à cause du succès fulgurant qu'il rencontrait dans son entreprise. Il pouvait attribuer son succès à Dieu, mais il y avait un fossé immense entre ce qu'il considérait comme important et ce qu'il vivait réellement.

À quoi ressemble la sagesse ? Quelle est son image ? Elle est pacifique : c'est l'un des termes les plus importants du Nouveau Testament pour décrire le caractère de Dieu, qui est doux et bienveillant, bien qu'en réalité, il ait toutes les raisons d'être sévère et punitif envers les hommes pécheurs. La sagesse recherche la paix et s’exprime de manière paisible. Cela signifie que si je suis sage, je ne provoquerai pas la colère chez les autres, je ne chercherai pas à me disputer avec eux. La vraie sagesse engendre des relations harmonieuses. Elle aspire à la paix dans nos relations avec les autres. Si vous tolérez une relation conflictuelle, si vous êtes même de ceux qui, pour satisfaire un besoin personnel, contribuent à envenimer les relations, ce n'est pas sage. Cela peut répondre à un besoin égoïste, mais ce n'est pas sage. Une des priorités du chrétien est de devenir un faiseur de paix. C’est au cœur du message de l’Évangile. Cette sagesse est douce. Elle a été décrite par un commentateur comme la « douce raison », car elle rend capable d'accorder aux autres la bienveillance que nous souhaiterions recevoir nous-mêmes.

Alors, réfléchissez-y. Est-ce que j'aime la paix dans mes relations avec les autres ?

Car la vraie sagesse engendre des relations harmonieuses. Avez-vous tendance à toujours provoquer la colère autour de vous ? Ou bien êtes-vous pacificateur ?

Le troisième mot que Jacques utilise ici pour définir la sagesse est le mot « conciliante ». La vraie sagesse n’est ni têtue ni obstinée ; elle est le contraire de rigide et inflexible. Elle est à l’écoute et sait quand il faut céder. Cela signifie que si je suis sage, je ne minimiserai pas les sentiments des autres. C'est un mot fort ici, qui peut être traduit par « prévenant ». C'est un mot qui évoque quelqu'un qui sait trouver l'équilibre entre justice et compassion, qui sait trouver l'équilibre entre les règles et les relations. Il s'agit de traiter les autres comme Dieu nous traite. Quand Dieu me regarde, quand il vous regarde, il prend tout en compte, tout ce qui est arrivé dans ma vie, toutes les blessures, toutes les douleurs, toutes les joies, toutes les opportunités que j’ai vécues. La vraie sagesse garde une vision d’ensemble des autres et des circonstances qu’ils traversent. Elle ne cherche pas la dispute et n’impose pas ses opinions. Elle est compréhensive.

À quoi ressemble la sagesse ? Elle est pure. Elle est pacifique. Elle est conciliante et donc bienveillante. Elle n’est jamais catégorique : elle considère les opinions des autres avec respect, reste toujours à leur écoute et n’insiste jamais sur les erreurs des autres. La sagesse est aussi pleine de compassion : elle ne juge pas autrui strictement selon la loi, mais tend une main généreuse de compassion. Cette sagesse sait que la même mesure de compassion que nous accordons aux autres est celle que Dieu appliquera envers nous, comme Jésus lui-même nous le dit dans son Sermon sur la montagne : « On vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis. » Il est facile d'insister sur les erreurs des autres. Parfois nous prenons un plaisir certain à ruminer les erreurs des autres, leurs péchés, et nous nous disons : « Bon, au moins je ne suis pas aussi mauvais que lui. Au moins je ne suis pas aussi mauvais qu'elle ! » Mais ce n'est pas du tout le rôle de la sagesse. La sagesse, au contraire, efface autant que possible la trace de ces erreurs dans notre esprit. Comme le dit le proverbe biblique : « La haine fait surgir des conflits, alors que l'amour couvre toutes les fautes. » L’apôtre Pierre le confirme dans sa première lettre au chapitre 4, verset 8 : « Avant tout, ayez un amour ardent les uns pour les autres, car l'amour couvrira une foule de péchés. »

La sagesse est pleine de bons fruits : on reconnaît cette sagesse aux fruits qu’elle produit. Il ne s’agit pas seulement de la force intérieure de penser et de parler justement. La sagesse est pratique et productive. La vraie sagesse produit de bons fruits. Pour le professeur anglais James Houston, les fruits de la sagesse sont les suivants : un cœur à l’écoute, un cœur doux, un cœur assuré et un cœur contemplatif. Ces fruits œuvrent ensemble tandis que Dieu transforme notre caractère. Ces fruits rappellent bien sûr le fruit de l’Esprit saint, que mentionne l’apôtre Paul dans sa lettre aux Galates, au chapitre 6, verset 22 : l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.

Enfin, deux derniers mots pour qualifier la véritable sagesse : elle est sans parti pris et sans hypocrisie, c’est-à-dire impartiale et sincère, ou sans jugement, c’est-à-dire sans chercher à critiquer les défauts d’autrui et sans dissimuler nos propres

faiblesses. La vraie sagesse ne connaît ni hésitation ni vacillement. Elle est décidée

et déterminée. Une sagesse sans parti pris ni hypocrisie exclue l’habitude d’utiliser la parole pour révéler à moitié et dissimuler à moitié nos pensées. Ne faisons pas semblant d’ignorer nos faiblesses. Reconnaissons-les simplement et faisons tous nos efforts pour avoir un cœur sans hypocrisie. Ainsi, ne cherchons jamais à faire croire aux autres le contraire de ce que nous pensons ou de ce que nous sommes. Car c’est un mensonge que Dieu déteste qui va à l’encontre de la vraie sagesse. Soyons vrais !

Comment donc obtenir la sagesse qui produit de bons fruits ? L’apôtre Jacques répond ainsi au verset 18 de notre chapitre : « Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui travaillent à la paix. » La Bible du Semeur l’exprime ainsi : « Ceux qui travaillent à la paix sèment dans la paix une semence qui produira un fruit confirme à ce qui est juste. » Ce fruit est comme une graine qui portera du fruit, car elle est semée par ceux qui procurent la paix. Le fruit de la justice est soit le fruit que nous portons, qui est la justice elle-même, soit le fruit que nous récoltons, qui est la récompense de la justice, c’est-à-dire la vie éternelle. Loin d’être théorique et spéculative, la conception de la sagesse chez Jacques est résolument pratique. C’est la compréhension et l’attitude qui mènent à la véritable piété. La vraie sagesse s’exprime dans nos relations avec les uns et les autres. L’apôtre Jacques reprend une fois encore l’enseignement de Jésus dans son Sermon sur la montagne, au chapitre 5 de l’évangile selon Matthieu, verset 9 : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! »

Manifester au quotidien les caractères de la sagesse dont nous venons de parler aujourd’hui est le fait d’un chrétien sage et intelligent. Il est comparé à un semeur qui répand la paix autour de lui. Il en récoltera lui-même le bénéfice, comme le dit clairement l’apôtre Paul dans sa lettre aux Galates, au chapitre 6, versets 7 à 10 : « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le récoltera aussi. Celui qui sème pour satisfaire sa nature propre récoltera d’elle la ruine, mais celui qui sème pour l'Esprit récoltera de l'Esprit la vie éternelle. Ne négligeons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au moment convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous et en particulier envers nos proches dans la foi. »

Nous sommes très loin de la sagesse comprise comme un grand savoir que nous acquérons en vivant isolé des autres. Le sage n’est pas un ermite ! La sagesse se dévoile, se développe et s’exprime dans nos relations avec les autres. La sagesse n’est pas un savoir, c’est un savoir-faire. Demandons-là, réclamons-la à notre Seigneur qui veut nous la donner : « Seigneur notre Dieu, toi qui est sagesse et bonté, toi qui est justice et paix, viens à notre aide pour que nous puissions obtenir la vraie sagesse. Nous reconnaissons nos manquements, mais nous voulons travailler à la paix. Pardonne-nous lorsque nous échouons, et donne-nous la force et la détermination de semer le fuit de la justice dans la paix. Oui Seigneur, aide-nous à être purs, pacifiques, bienveillants, soumis, remplis de compassion et de bons fruits, dans la sincérité et sans parti pris. Seigneur, tu nous a promis de nous accorder cette sagesse si nous te la demandons humblement et sans hypocrisie. Nous comptons donc sur ta promesse pour pouvoir pratiquer le bien envers tous. C’est au nom de Jésus que nous te le demandons, amen. »