Jacques 3.7-12

Semaine 3 - jour 3

Épître de Jacques

Jacques 3.7-12

13:31


Tout ce que Jacques écrit est écrit pour nous encourager à prendre conscience du rôle important de la foi dans ce que nous disons. Mais nous devons nous rendre à l’évidence : nous ne pouvons pas dompter la langue.
S'abonner

Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Aujourd'hui, nous en sommes au troisième jour de notre étude du troisième chapitre, et nous allons examiner ensemble les versets 7 à 12. Nous avons parlé jusqu’ici du pouvoir de notre langue, du pouvoir de notre parole, du pouvoir des mots que nous prononçons. Nous avons examiné les deux premiers principes que Jacques développe avec nous : notre langue a le pouvoir de nous guider, mais elle a aussi le pouvoir de détruire.

Comprendre ces deux vérités nous aide à faire confiance à Dieu dans notre façon de parler. Tout ce que Jacques écrit est écrit pour nous encourager à prendre conscience du rôle important de la foi dans ce que nous disons. Mais nous devons nous rendre à l’évidence : nous ne pouvons pas dompter la langue. Triste vérité. Voici ce que nous lisons aux versets 7 et 8 de notre chapitre : « Toutes les espèces de bêtes, d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins peuvent être domptées et ont été domptées par l'homme. La langue en revanche, aucun homme ne peut la dompter; c'est un mal qu'on ne peut pas maîtriser, elle est pleine d'un venin mortel. »

On peut apprivoiser plus facilement un animal sauvage que la langue. En effet, Jacques nous dit que nul ne peut dompter sa langue. L'esprit humain possède une incroyable capacité de sacrifice et de maîtrise de soi. On entend parfois des récits de survie poignants, comme celui d'une personne qui se coupe la jambe pour se dégager d'un arbre tombé sur elle, et qui parvient ensuite à se faire soigner à l'hôpital. Pourtant, cette même personne est incapable de maîtriser parfaitement sa langue. Néanmoins, la langue peut être soumise à la puissance et au contrôle du Saint-Esprit. On pourrait dire que seul Dieu est plus puissant que la langue humaine ! La langue indomptable est d'autant plus dangereuse que son venin est mortel. Quelqu’un a dit que ce venin « assassine la réputation des hommes par les calomnies qu'il profère, leur âme par les désirs et les passions qu'il attise, et souvent leur corps aussi par les querelles et les polémiques qu'il suscite. » Nous sous-estimons tous les ravages que peut faire notre langue.

On raconte qu’une femme vint un jour trouver l’évangéliste anglais John Wesley et qu’elle lui confia connaître son talent : « Je crois que Dieu m’a donné le don de dire ce que je pense, » lui dit-elle. Wesley lui répondit : « Je ne pense pas que Dieu s’offusquerait si vous gardiez ce talent pour vous. » Dire tout ce qui nous passe par la tête est imprudent et nuisible.

La langue peut servir la plus haute vocation, celle de bénir Dieu, comme la plus vile, celle de maudire. Chez ceux qui sont nés de nouveau, la bénédiction et la malédiction ne devraient pas sortir de la même bouche. Mais c’est pourtant ce qu’il se passe, qui que nous soyons. Avant la résurrection de Jésus, Pierre a pu confesser Jésus comme le Messie, le Fils du Dieu vivant, par la puissance du Saint-Esprit. Pourtant, il l’a renié en prononçant des injures le jour de la mort de son maître. L’apôtre Jean disait : « Petits enfants, aimez-vous les uns les autres », et pourtant c’est lui qui avec son frère voulait prononcer la parole qui ferait descendre le feu du ciel sur un village samaritain.

Il ne doit pas en être ainsi parmi les chrétiens : nos paroles doivent toujours glorifier Dieu. Nous ne devrions pas utiliser un vocabulaire ou un ton différent à l’église, à la maison ou au travail. Comme une source, notre bouche ne devrait pas laisser jaillir à la fois l’eau fraîche et l’eau amère. Nous pouvons retenir notre langue, la contrôler, y faire attention, mais nous ne pouvons pas la dompter. Il n’y a pas de pilule miracle ni de verset secret qui nous permettra de toujours dire de bonnes paroles automatiquement. Au final, ce qui est dans notre cœur transparaîtra toujours dans nos paroles. C'est inévitable. Voici donc le principe à retenir : nous ne pouvons pas dompter notre langue, mais Dieu peut la contrôler. C'est une décision quotidienne. Ce qui ne peut être dompté peut être maîtrisé avec l’aide de Dieu. Gardons à l’esprit l’image du cheval et du mors, ainsi que celle du bateau et du gouvernail. Dieu peut contrôler notre langue si nous le lui demandons et y veillons chaque jour. Nous devons apprendre à tenir les rênes et à orienter le gouvernail dans la bonne direction. Voici l'encouragement que nous offre l’apôtre Jacques : cessons d'essayer de dompter notre langue. Cessons de tenter d'être parfait par nous-même, par notre propre énergie et notre propre force, avec les mots que nous prononçons. C'est impossible. En fait, plus nous essaierons, plus nous échouerons. Voici ce que nous devons faire : commençons par travailler sur notre cœur, nos intentions, nos réflexions, car c'est de là que tout provient. C'est ce qui transparaîtra toujours dans nos paroles. Ensuite, demandons à Dieu de contrôler nos paroles, et disons-lui : « Seigneur, donne-moi une foi constante en toi. Rends-moi dès le matin attentif à ce que je dois ou veux dire avant de parler. Empêche-moi de dire des choses inutiles. »

Apprendre à dire les mots justes au bon moment, à ne pas dire les mots faux au mauvais moment. Reconnaissons qu’il s’agit d’un effort quotidien ; c'est un travail de toute une vie. Nous commettrons encore des erreurs chaque jour, mais nous constaterons aussi des progrès. Et nous y parviendrons si nous faisons confiance à Dieu jour après jour.

L’apôtre Jacques complète son enseignement en mentionnant l’image de la source d’eau. Écoutons ce qu'il dit aux versets 9 à 12 de notre chapitre : « Par la langue nous bénissons Dieu notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Mes frères et sœurs, il ne faut pas que tel soit le cas. Une source fait-elle jaillir par la même ouverture de l'eau douce et de l'eau amère ? Un figuier, mes frères et sœurs, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? [De même,] aucune source ne peut produire de l’eau salée et de l'eau douce. »

Nous l’avons dit, notre langue dirige votre vie, notre langue peut détruire autrui.

Notre langue exprime aussi ce qu’il y a dans notre cœur, notre caractère. Jacques parle de la louange et de la malédiction qui sortent de la même bouche.

En vérité, en lisant ceci, avouons que nous avons tous vécu ce dont Jacques parle. Un instant, je chante un cantique de louange à Dieu à l'église ; je parle à Dieu et je lui dis combien je suis reconnaissant pour tout ce qu'il a fait dans ma vie. Et je parle de Dieu à d'autres. Mais voilà qu’en rentrant de l’église quelque chose d’imprévu arrive dans la voiture et provoque mon irritation. Et tout à coup, les mots qui sortent de ma bouche n'ont plus rien à voir avec ce qui vient de se passer en moi à l’église. Comment est-ce possible ? Il ne faut pas qu’il en soit ainsi nous rappelle Jacques. Nous ne pouvons pas bénir et maudire en même temps.

Ce serait une monstruosité, une chose à contempler avec étonnement, voire à considérer comme contre nature et absurde, si un figuier se mettait à porter des olives ; de même, il est tout aussi contre nature pour un chrétien de vivre dans le péché. Peut-il vivre de telle sorte qu’il porte les fruits de l’iniquité au lieu des fruits de la justice ? C’est impossible. Le grand prédicateur anglais Charles Spurgeon disait : « À moins d’être régénérés, nés de nouveau d’une naissance céleste, vous n’êtes pas chrétiens, quel que soit votre nom, et vous ne pouvez pas produire le fruit agréable à Dieu, pas plus qu’un figuier ne peut produire d’olives. »

Vous pouvez étiqueter un figuier « Olivier », cela n'en fera pas un olivier ; vous pouvez tailler un figuier pour qu'il ressemble à un olivier, cela n'en fera pas un olivier ; vous pouvez traiter un figuier comme un olivier, cela n'en fera pas un olivier ; vous pouvez entourer un figuier de nombreux oliviers, cela n'en fera pas un olivier. Vous pouvez même transplanter ce figuier sur le Mont des Oliviers, cela n'en fera pas un olivier !

Nous ne pouvons pas nous contentez pas de quelques bonnes paroles pour compenser les mauvaises, et pensez que c'est suffisant. Ce n'est pas la voie du Christ. C'est peut-être la voie des affaires, mais ce n'est pas la voie du Christ. Car à moins que nos paroles ne soient cohérentes, elles perdent leur impact profond sur la vie des autres.

Une seule gorgée d'eau empoisonnée peut gâcher votre journée, détruire votre vie, et une seule parole peut ruiner la vie d'autrui. Alors, que faire ? Que faire lorsque nous prononçons ce que Jacques appelle ici des paroles empoisonnées ? Car nous le faisons tous. Dans ce cas, on dit la vérité et on demande pardon. Lorsqu'on dit une bêtise, on revient sur ses propos et on dit : « Hé, j'ai dit une bêtise. » On dit la vérité. On ne fait pas comme si de rien n'était. On n'essaie pas de compenser par de belles paroles. Je ne comprends pas pourquoi nous agissons ainsi. Nous le faisons constamment. On dit parfois des choses terribles à quelqu'un, et ensuite on essaie de l'encourager, sans jamais reconnaître, sans jamais avoir l'humilité de dire : « Tu sais quoi ? Ce que j'ai dit avant, c'était mal, et je suis désolé. Je suis vraiment désolé. » Disons-donc la vérité, demandons pardon et améliorons-nous de jour en jour.

La langue est comme une source. La source de nos paroles, c'est le cœur. Jésus lui-même en a parlé. Nous lisons ceci dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 15, verset 18 : « Ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est ce qui rend l'homme impur. En effet, c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, l'immoralité sexuelle, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » Jésus a affirmé avec force que ces maux proviennent de notre nature profonde. Ce ne sont ni des accidents ni de simples « erreurs » ; ils révèlent notre corruption inhérente à notre nature déchue. Le cœur est le siège du véritable caractère de l’homme, et donc de sa pureté ou de son impureté… il n’est pas seulement le siège des émotions, mais l’être véritable, tel qu’il est réellement, et non seulement tel qu’il paraît extérieurement. En clair, beaucoup de ceux qui se préoccupent de leurs habitudes extérieures (ce qu'ils mangent, boivent, etc.) devraient se soucier davantage de leurs paroles. Ils font plus de tort à Dieu et à son peuple par leurs paroles que par ce qu'ils mangent ou boivent.

Pour purifier l’eau de ma source, je dois travailler sur mon cœur et demander sincèrement à Dieu : « Seigneur, viens à mon aide pour changer mon cœur ! Rends-moi toujours plus semblable à toi. Et si mes paroles ont offensé les autres, donne-moi le courage de leur avouer mes fautes et de leur demander pardon. Tu nous as demandé de prononcer des paroles qui édifient, qui conduisent les gens à toi. Aide-nous à prononcer ces paroles aujourd'hui, nous t'en prions. Au nom de Jésus, amen. »

Rejoignez-nous demain. Nous allons changer de sujet. Jacques, à la fin de ce chapitre, commence à parler de la vraie sagesse et de la façon dont on peut la trouver dans nos vies.

À demain !