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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Aujourd'hui, nous en sommes au troisième jour de notre étude du quatrième chapitre, et nous allons examiner ensemble les versets 6 et 7. Ces derniers jours, nous avons parlé de la confiance en Dieu pour nous soutenir et nous relever. Quand on est abattu, quand la vie ne semble pas aller dans la direction que notre cœur désire : Que faire ? Eh bien, tout d'abord, il faut faire confiance à Dieu pour nous relever. Nous reconnaissons notre besoin d'être relevé car il y a quelque chose en nous qui pèse sur notre conscience et il y aussi quelque chose dans ce monde sans Dieu qui nous empêche de progresser dans la foi et le service de Dieu dans la joie. Nous avons besoin d’être repris par Dieu lorsque nous l’abandonnons et ne suivons pas ses voies, mais nous avons aussi besoin de revenir à lui pour qu’il nous relève, car Dieu ne nous reprend pas pour nous détruire et nous rejeter, mais pour nous accueillir si nous tenons compte de ce qu’il nous demande aux versets 6 et 7 de notre chapitre : « Cependant, la grâce qu’il accorde est plus grande encore, c'est pourquoi l'Écriture dit: ‘Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.’ Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable et il fuira loin de vous. »
Le même Esprit saint qui nous convainc de nos compromis nous accordera aussi la grâce de servir Dieu comme nous le devons. Cette affirmation merveilleuse – mais Dieu accorde davantage de grâce – contraste fortement avec les paroles précédentes. Écoutons ce que disait Charles Spurgeon à ce propos : « Remarquez ce contraste ; remarquez-le toujours. Observez combien nous sommes faibles, mais combien il est fort ; combien nous sommes orgueilleux, mais combien il est compréhensif ; combien nous sommes faillibles, mais combien il est infaillible ; combien nous sommes changeants, mais combien il est immuable ; combien nous sommes provocateurs, mais combien il pardonne. Observez qu’en nous il n’y a que le mal, et qu’en lui il n’y a que le bien. Pourtant, notre mal ne fait que faire ressortir sa bonté, et il continue de bénir. Oh ! Quel riche contraste ! »
Le péché cherche à s’infiltrer, mais la grâce lui ferme la porte ; le péché tente de dominer, mais la grâce, plus forte que le péché, résiste et ne le permet pas. Le péché nous accable parfois et nous opprime ; mais la grâce vient à notre secours. Est-ce que nous souffrons de pauvreté spirituelle ? Alors, reconnaissons humblement que c’est notre faute, car Dieu nous accorde toujours plus de grâce. Si nous ne l’avons pas reçue, ce n’est pas qu’elle soit inaccessible, mais c’est que nous ne l’avons pas recherchée. Le Saint-Esprit offre aux fidèles qui sont humbles et petits à leurs yeux une grâce encore meilleure qui est en contraste frappant avec nos propres convoitises ; il l’accorde à tous ceux qui imitent Jésus-Christ, lui qui est si humble. Les chrétiens qui vivent séparés du monde par leur conduite morale et spirituelle en dépendant de Dieu reçoivent une mesure abondante de bénédictions.
Dans le même temps, Jacques nous rappelle que cette grâce n'est accordée qu'aux humbles. La grâce et l'orgueil sont des ennemis jurés. L'orgueil exige que Dieu me bénisse en fonction de mes mérites, réels ou imaginaires. Mais la grâce ne se fonde pas sur ce qui est en moi – bon ou mauvais – mais uniquement sur ce qu'est Dieu. Jacques utilise un mot puissant dans l'expression « résiste aux orgueilleux » : il se range en ordre de bataille contre lui. Ce n’est pas notre humilité qui nous vaut la grâce de Dieu. L’humilité nous met simplement en position de recevoir le don qu’il nous offre gratuitement. Et cela dépend de nous : nous décidons d’être humble.
À la lumière de la grâce offerte aux humbles, il n'y a qu'une chose à faire : se soumettre à Dieu. Cela signifie se ranger sous son autorité, s'abandonner à Lui comme à un Roi victorieux et commencer à recevoir les bienfaits de son règne.
Il est étonnant que le monde ne se soumette pas à Dieu. Nous parlons beaucoup des droits de l'homme ; mais il serait bon aussi de considérer les droits de Dieu, qui sont les premiers, les plus élevés, les plus sûrs et les plus solennels droits de l'univers : ils sont à la base de tous les autres droits… Combien Dieu est étranger même dans le monde qu’il a créé ! Ses créatures - qui ne pourraient voir s’il ne leur avais donné des yeux -, regardent partout sauf vers lui. Les créatures - qui ne pourraient penser s’il ne leur avait donné d'esprit -, pensent à tout sauf à lui ; et les êtres qui ne pourraient vivre s’il ne les maintenait pas en existence, l’oublient complètement, ou, s'ils se souviennent de son existence et voient sa puissance, sont assez insensés pour devenir ses ennemis ! Comme le disait encore Charles Spurgeon dans un autre sermon : « Si Dieu était un tyran, il serait courageux de lui résister, mais puisqu’il est un Père, il est ingrat de se rebeller. »
Pourquoi devrions-nous nous soumettre à Dieu ? Eh bien pour les raisons simples suivantes : parce qu’il nous a créés ; parce que son règne est bon pour nous ; parce que toute résistance à son égard est vaine ; parce qu’une telle soumission est absolument nécessaire au salut ; parce que c’est le seul moyen d’être en paix avec lui. Si nous ne nous soumettons pas à Dieu, nous ne résisterons jamais au diable et nous resterons constamment sous son emprise tyrannique. Qui est donc votre maître, Dieu ou le diable ? Car il en faut un. Nul n'est sans maître.
Pour résoudre les problèmes liés à nos mauvais désirs et aux conflits qu'ils provoquent en nous, nous devons aussi résister au diable. Cela signifie s'opposer à ses tromperies et à ses tentatives d'intimidation. En lui résistant, il nous est promis qu'il fuira loin de nous.
Il est important de noter que Jacques ne recommande pas que quelqu’un d’autre que nous doive chasser les démons des croyants. Au contraire, il exhorte chaque chrétien à considérer Satan comme un ennemi vaincu auquel il est possible et nécessaire de résister personnellement. Celui qui, au nom redoutable de Jésus, s'oppose directement au diable est assuré d'une victoire rapide et glorieuse. Car Satan fuit ce nom et son sang victorieux. Le mot « résister » vient de deux mots grecs : « se tenir debout » et « se tenir contre ». Jacques nous exhorte à résister au diable. La résistance du plus humble croyant, grâce à l'autorité acquise par Jésus sur la croix, peut mettre Satan en fuite !
Comment donc résister au diable ? Par les armes spirituelles dont nous parle l’apôtre Paul dans sa lettre aux Éphésiens. Écoutons ce qu’il nous demande au chapitre 6, versets 13 et suivants : « Prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans le jour mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez la cuirasse de la justice ; mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l'Évangile de paix ; prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal ; faites aussi bon accueil au casque du salut et à l'épée de l'Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. » Résister au diable, c'est lui tenir ferme. Remarquez qu'il n'est pas dit ici que nous fuyons Satan, mais que nous lui résistons. Nous n’avons pas peur de notre ennemi, de l’ennemi de Dieu : c’est lui qui va fuir loin de nous ! C’est exactement ce que Jésus a fait. Il est notre exemple. Dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 4, lorsque Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour y être tenté par Satan, il ne s’est pas laissé intimider, mais lui a répondu en citant les Écritures, sa propre Parole. Il ne l’a pas insulté, il lui a simplement parlé avec autorité. Ce n’est pas par nos propres efforts que nous résistons au diable, mais par la Parole de Dieu. Nous ne résistons pas contre les tentations elles-mêmes, mais contre celui qui les provoquent. Et lorsqu’il fuit, les tentations partent avec lui.
Nous n’entrons pas dans un dialogue avec le diable, comme Ève l’a fait dans le jardin d’Éden. Nous n’argumentons pas avec lui, nous ne négocions pas avec lui, mais nous lui répondons fermement par la foi avec la puissance même de la Parole de Dieu, et rejetons ainsi simplement ses tentations. Il connaît nos points faibles et sait comment nous séduire. Alors, ne lui donnons pas l’occasion de gagner la bataille en entrant en discussion avec lui, en cherchant le pour et le contre des tentations auxquelles nous faisons face, sinon nous perdrons la bataille. Pour cela, il nous faut accueillir « le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. » Ne nous décourageons donc jamais, car nous ne sommes pas seuls dans notre combat contre le mal, contre le diable : il fuira !
La tentation satanique s'insinue principalement, sinon exclusivement, sous forme de pensée. C'est pourquoi les enfants de Dieu doivent apprendre à résister aux mauvaises pensées, qui s’opposent toutes à celles de la parole de Dieu, qui sont bonnes, parfaites et bienfaisantes. Nous devons certes résister aux pensées impures, mais nous ne devons pas pour autant être entièrement absorbés par nos pensées.
Certaines personnes ne font preuve d'aucune retenue dans leurs pensées. D'autres sont totalement absorbées par leurs pensées. Les unes et les autres sont trompées par Satan. Il nous faut maintenir un juste équilibre entre ce qui se passe en nous lorsque le diable nous tente et notre réaction, qui ne doit jamais être la peur ou l’obsession de la tentation. Nous ne nous concentrons pas sur la tentation ou les mauvaises pensées qui peuvent nous envahir, mais bien plutôt sur Dieu. La réponse systématique de Jésus était toute simple : « Il est écrit », disait-il. Cela suffisait pour confondre le diable, qui lui aussi connaissait bien les Écritures, mais toujours pour en tordre le sens. C’est ainsi que nous sommes appelés à lutter contre les attaques du diable. Pour cela, il faut nous nourrir constamment de la parole de Dieu qui seule peut nous guider et nous aider à prendre des résolutions claires contre le mal qui veut nous détruire. Vous voyez bien ne s’agit pas de dire un simple « non » à la tentation !
Dieu veut que nous dépendions de sa grâce, tandis que Satan veut que nous dépendions de nous-mêmes. Et si vous comptez sur vous-même pour dire non à la tentation, ne vous méprenez pas, vous tomberez dans le piège de Satan.
Voici l'essentiel concernant la volonté de Dieu pour un chrétien : il est difficile de lui faire confiance car on se fie à quelqu’un d'invisible, d'intangible, d'imperceptible, ce qui peut nous laisser croire que nous sommes seuls dans cette vie : quel désespoir ! Mais voici la promesse qui nous est faite lorsque nous nous soumettons à Dieu : nous pouvons avoir confiance que sa volonté pour nous est ce qu'il y a de mieux pour nous, même lorsque les choses semblent absurdes. Les épreuves seront plus fréquentes dans notre vie que pour un non chrétien, la Bible nous le dit. Répétons-le, le seul moyen de connaître la volonté de Dieu pour ma vie est de connaître la Parole de Dieu en l'écoutant, en la mémorisant, et en l'étudiant, seuls et en groupe dans notre église.
Tournons donc nos pensées vers notre Seigneur. Ne pensons pas constamment aux tentations de Satan, ne nous concentrons pas sur les mauvais désirs qui veulent nous envahir, mais pensons plutôt à tout ce qui est bon, honorable, juste, pur et aimable, à tout ce qui est excellent et digne de louange, comme nous le demande les Écritures : « Seigneur notre Dieu et notre Père, nous te remercions du fond du cœur pour ta Parole qui est notre arme invincible contre le diable. Nous te remercions pour l’exemple parfait de Jésus, qui a résisté toujours calmement contre Satan, sans jamais broncher, parce qu’il maîtrisait ta Parole, parce qu’il est lui-même la Parole. Nous voulons l’imiter, Seigneur ; ne permets pas que nous cédions à la tentation, que nous laissions nos mauvais désirs prendre le dessus sur nos bonnes intentions. Nous tournons nos pensées vers toi, ô notre Dieu ! Que ta Parole soit de plus en plus gravée dans nos cœurs, pour que nous y puisions les réponses au diable qui fuira loin de nous. Et c’est au nom de Jésus notre Sauveur que nous te le demandons, amen. »
Rejoignez-nous demain. Nous parlerons de quatre autres façons pratiques de nous soumettre à Dieu afin qu'il nous relève lorsque nous nous sommes éloignés de lui.