Jacques 4.8-10

Semaine 4 - jour 4

Épître de Jacques

Jacques 4.8-10

21:02


Nous nous soumettons à lui, et nous avons commencé à étudier cinq commandements pratiques pour se soumettre à Dieu. Le premier, vous vous en souvenez, est de résister au diable. Il y a quatre autres commandements pratiques dans les versets 8 à 10.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Jacques ! Nous en sommes au quatrième jour de notre réflexion sur le troisième chapitre, et nous examinerons ensemble aujourd’hui les versets 8 à 10. Cette semaine, nous nous penchons sur la manière dont Dieu nous relève. Il nous aide à nous sortir de nos difficultés, puis il nous élève. Hier, nous avons commencé à examiner ce que signifie pour lui nous relever. D’abord, nous adoptons une attitude d’humilité. Nous nous soumettons à lui, et nous avons commencé à étudier cinq commandements pratiques pour se soumettre à Dieu. Le premier, vous vous en souvenez, est de résister au diable. Il y a quatre autres commandements pratiques dans les versets 8 à 10. Écoutons-les : « Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez votre cœur, hommes partagés. Ayez conscience de votre misère, soyez dans le deuil et dans les larmes, que votre rire se change en deuil et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera. »

L’appel à s’approcher de Dieu est à la fois une invitation et une promesse. Il est vain de se soumettre à l’autorité divine et de résister aux attaques du diable si l’on néglige ensuite de rester proche de Dieu. Nous avons cette promesse : Dieu s’approchera de nous si nous nous approchons de lui. Quand nous nous mettons en route pour chercher Dieu, Dieu se met en route pour aller à notre rencontre ; de sorte que, tandis que nous nous approchons de lui, il s’approche de nous.

Le désir de Dieu a toujours été que nous nous approchions de lui de tout notre cœur… Dieu nous a créés pour marcher avec lui en communion. L'expression « s'approcher de Dieu » indique que la séparation d'avec Dieu est le résultat de notre propre choix… c'est notre implication dans le monde qui nous éloigne de lui… voilà ce qui arrive quand on est ami avec le monde. À première vue, ce verset semble simpliste… Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous… tout comme le verset 2 : « Vous n'avez pas parce que vous ne demandez pas. »

Je ne saurais trop insister sur l'importance de la façon dont Dieu nous répond.

Et en réalité, c'est aussi simple que cela, mais voilà, on ne peut pas vivre dans le péché et être proche de Dieu en même temps… tout comme on ne peut pas mener une vie désobéissante et espérer que Dieu entende nos prières. Peu lui importe notre sincérité, notre ferveur, la sincérité de notre requête… Dieu n’entendra pas nos prières et nous ne pourrons pas nous approcher de lui si nous vivons éloignés de lui. Dans ce verset, Jacques ne lance pas un appel à l’évangélisation ; il ne s’agit pas d’un appel au salut pour les perdus. Jacques s’adresse aux croyants : « Approchez-vous de Dieu. » Certains s’étaient éloignés de Dieu pour cette raison : ils avaient laissé Satan les influencer et cela a rompu leur communion avec Dieu.

S’approcher de Dieu ne se limite pas à une action ponctuelle ou à une envie passagère… cela signifie que passer du temps avec Dieu devient une priorité dans notre vie. Étudier la Bible est essentiel pour se rapprocher de Dieu, car elle nous révèle ce que le Seigneur attend de nous. « Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous » est un appel à l’action, une action que nous devons entreprendre. S’approcher de Dieu n’est pas pour son propre bénéfice, mais pour le nôtre, en marchant selon l’Esprit. C’est pourquoi, plus nous demeurons dans la Parole de Dieu et en sa présence par la prière constante, plus il nous sera accessible.

Que signifie donc s'approcher de Dieu ? Nous nous approchons de lui par l'adoration, la louange et la prière. Nous nous approchons de Dieu en lui demandant conseil. Nous nous approchons de Dieu en vivant en communion avec lui. Nous nous approchons de lui en vivant de manière conforme à sa Parole.

Ceci montre aussi ce que Dieu veut faire pour le pécheur. Il n'est pas dit : « Approchez-vous de Dieu et il vous sauvera » ou « Approchez-vous de Dieu et il vous pardonnera », bien que cela soit vrai. Mais ce que Dieu désire vraiment, c'est être proche de l'homme ; avoir une relation intime et une communion avec chacun.

Le reste du chapitre nous révèle les bienfaits de se rapprocher de Dieu : se rapprocher de Dieu nous aide à résister au diable ; se rapprocher de Dieu nous aide à devenir purs ; se rapprocher de Dieu nous aide à éprouver du repentir pour nos péchés ; se rapprocher de Dieu nous aide à parler en bien des autres ; se rapprocher de Dieu nous aide à penser à l'éternité.

Alors, ne blâmons jamais Dieu s’il n’est pas proche de nous. Lui ne bouge pas, il ne change pas, c’est nous qui nous éloignons de lui. Nous croyons, nous avons la foi, mais nous l’exprimons du bout des lèvres seulement. Or, Dieu, qui ne ment jamais, nous promet que si nous nous approchons de lui en toute honnêteté, il s’approchera de nous. Il s’agit de s’approcher de lui au quotidien, pas seulement le dimanche à l’église ou bien quand nous faisons face à des épreuves.

En nous approchant de Dieu, nous prenons conscience de notre péché. C’est pourquoi, Jacques nous dit : « Nettoyez vos mains, pécheurs. » Quelqu’un a dit justement : « La communion avec Dieu ne peut être goûtée sans la sainteté. S’il y a entre nous et Dieu un obstacle qui empêche cette communion, nous devons « régler nos comptes », c’est-à-dire revenir à lui, confesser humblement notre péché et mettre nos actes - nos “mains” - en conformité avec notre titre d’enfants de Dieu. »

Les prêtres de l'Ancien Testament devaient se laver les mains et les pieds avant d'entrer au temple et de s’approcher de Dieu. C'était un signe de pureté dans leur vie extérieure. Nos mains reflètent toute notre vie extérieure. L'idée est de faire le bien dans notre vie, de vivre une vie remplie d'actions bonnes. Nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu sans confesser nos fautes, car il a horreur du péché et nous devons nous aussi avoir horreur du mal, et donc y renoncer en comptant sur le pardon de Dieu par sa grâce.

À cause de notre tendance à succomber aux tentations, nous sommes partagés. Voilà pourquoi Jacques nous demande de purifier nos cœurs. Si se laver les mains concerne la vie extérieure, purifier son cœur concerne la vie intérieure. Il ne s'agit pas simplement de tourner la page, mais bien d'un changement radical au cœur même de notre vie. En Jésus-Christ, Dieu a fait de nous une nouvelle personne. Vous vous souvenez peut-être que l’apôtre Jacques, au chapitre un de sa lettre, nous parle de l'indécision, d’une vie remplie de doutes, vécue entre confiance en soi et confiance en Dieu. Que faire ? Jacques nous demande de purifier nos cœurs, et de décider de faire confiance à Dieu. Notre cœur doit être pur, sans aucun mélange. Nous ne pouvons pas avoir un cœur double en nous approchant de Dieu, comme l’exprime le roi David, au Psaume 24 : « Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ? Qui pourra se tenir dans son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, celui qui ne se livre pas au mensonge et qui ne fait pas de serments trompeurs. »

Les chrétiens qui continuent à pécher sont partagés, ils ont le cœur partagé. L’expression « partagé » ou « cœur partagé » n'apparaît que dans l'épître de Jacques. Pour bien saisir le sens de ce mot, il faut comprendre son usage. Cette affirmation est en lien avec ce qui la précède, à savoir la purification du cœur ; les personnes partagées manquent de pureté de cœur. C'est pourquoi Jacques mentionne la pureté du cœur avant de citer une personne partagée.

Purifier son cœur, c'est appeler à la purification intérieure… et c'est là que réside le problème avec la pureté du cœur, car il existe deux sortes de chagrin face au mal qu’on a commis. Il y a la tristesse qui résulte d'un repentir superficiel, d'une personne qui ne fait que semblant de regretter ses actes… mais ce n'est qu'une excuse, et ce pour plusieurs raisons. Par exemple, on entend souvent « je suis désolé » non pas pour exprimer un regret sincère, mais pour manipuler et tenter de regagner une amitié. On se sent souvent coupable de ce qu'on a dit ou fait, et cela nous met mal à l'aise ; alors on s'excuse pour se rassurer, pas pour les autres.

Et puis il y a le chagrin que Dieu veut que nous ressentions, un chagrin plus intense que le simple regret. C’est la tristesse conforme à la volonté de Dieu, une tristesse qui implique la reconnaissance et la confession du péché d’avoir attristé autrui et Dieu. Cette tristesse conduit à la purification du cœur.

Une personne à l'esprit partagé est agitée et confuse dans ses pensées, ses actions et son comportement, toujours en conflit avec elle-même. Elle manque de convictions solides et, de ce fait, vit un conflit intérieur. L'indécision l'empêche de s'appuyer pleinement en toute confiance sur Dieu. C'est pourquoi Jacques la décrit comme une vague de la mer, ballottée par le vent. Être partagé, c'est être incohérent : agir d'une manière aujourd'hui et d'une autre demain. C'est la marque de l'hypocrisie. Vivre ainsi, c’est continuer de vivre avec un pied dans le monde tout en prétendant aimer et adorer Dieu. Or, les choses de ce monde et Dieu sont si opposés qu'il est impossible d'aimer l'un sans haïr l'autre. Tenter de les aimer tous deux rend une personne instable dans tous ses comportements.

L’apôtre Jacques dit à ses frères dans la foi qui ne se comportent pas d’une manière digne d’un véritable chrétien, qu’il tient toujours à ce que Dieu les relève. Mais pour que cela soit possible, il leur demande ceci : « Ayez conscience de votre misère, soyez dans le deuil et dans les larmes, que votre rire se change en deuil et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera. » Ses amis ne se rendent pas compte qu’en fait ils sont misérables, que leur joie et leurs rires sont faux. Ils doivent donc décider de s’approcher de Dieu dans l’humilité, car leur orgueil est en train de détruire leur relation avec Dieu. Une vie remplie de péchés ne rend pas heureux. La joie et le rire qu’un pécheur exprime ne sont qu’une façade. Pour que la joie devienne véritable, c’est-à-dire pour qu’elle devienne un fruit de l’Esprit, il faut commencer par le regret de vivre une vie superficielle, de faire semblant d'être joyeux au lieu de goûter à la joie authentique de Dieu. De même que la « foi » sans les œuvres est morte et n’a rien à voir avec la vraie foi, la « joie » que l’on croit vivre en vivant dans le péché n’a rien à voir avec la joie véritable que produit notre relation avec Dieu. Il en va de même avec la fausse « sagesse », la sagesse du monde qui s’oppose à la sagesse de Dieu que nous devons acquérir en la demandant à Dieu et en s’imprégnant de sa Parole. Jacques établit tous ces contrastes pour que les chrétiens infidèles prennent conscience de leur état misérable et se ressaisissent sans tarder.

Beaucoup de gens déplorent l’état dans lequel se trouve notre monde et l’Église aujourd’hui. Ils s’en lamentent, en sont affligés et même en pleurent. Mais il faut aussi être conscient de notre propre condition avant de considérer ce qui ne va pas autour de nous. Dieu demande à ceux qui ignorent leur véritable état devant lui de s’examiner et de se lamenter sur leur condition. En utilisant des termes comme se lamenter, pleurer et déplorer, Jacques utilise le langage des prophètes de l’Ancien Testament sur l’angoisse du repentir. Lorsque je me rends compte du mal que je fais à Dieu comme à ceux que j’offense, je ne peux que me lamenter, pleurer et déplorer ce que j’ai fait. Seule l’humilité me permet de le faire. Seul le retour à Dieu en s’approchant humblement de lui et en lui demandant pardon permettra à Dieu de s’approcher de moi.

Lorsque nous nous présentons devant le Dieu saint en tant que pécheurs - et non en religieux imbus de leur propre justice -, nous nous humilions devant lui comme il se doit. Alors il nous relèvera, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles, et la grâce – la faveur imméritée de Dieu – nous élève toujours. Dans ce passage, Jacques décrit avec force à la fois le devoir et la bénédiction de la repentance.

Un commentateur a dit : « L’humiliation peut être produite par un sentiment de honte provenant d’un péché commis, soit par nous-même, soit par notre frère. Mais elle peut également provenir du sentiment de notre profonde faiblesse et de notre besoin constant du secours de Dieu. Elle ne nous conduira jamais à nous élever au-dessus des autres, mais elle nous rendra petits à nos propres yeux. »

En tant que chrétiens, nous devons déplorer nos péchés et regretter nos actes mauvais, mais cela ne doit pas nous consumer au point de croire que nos actions passées nous empêchent de vivre pleinement aujourd'hui en communion avec Dieu ou d'accéder au ciel. Nous ne devons pas non plus feindre un profond repentir en pensant que nous complaire dans la misère du péché nous justifiera aux yeux de Dieu. Reconnaître ses péchés, s'en affliger et pleurer sur son sort est une étape importante pour ramener le pécheur perdu à la communion avec Christ. Ce message poignant de Jacques rejoint les paroles de Paul qu’il a adressées aux Corinthiens dans sa deuxième lettre, au chapitre 7, versets 10 et 11 : « La tristesse selon Dieu produit la repentance, qui conduit au salut et que l'on ne regrette jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Cette même tristesse selon Dieu, voyez quel empressement elle a produit en vous! Quelles excuses, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez démontré à tout point de vue que vous étiez purs dans cette affaire. » Certains chrétiens de Corinthe avaient commis de graves fautes. Paul les a repris sévèrement et constate que leur comportement a radicalement changé.

De nos jours, le problème généralisé de la mondanité infiltre l'Église. Les scissions au sein des églises de nombreuses dénominations en témoignent. Il y a une raison pour cela. Certaines personnes dans l’Église se comportent comme des non-croyants, mais occupent une place d'autorité et dictent leurs fausses doctrines. Jacques invite ceux qui, se faisant passer pour des croyants, mais ont en fait une foi morte, à se rapprocher de Dieu, à purifier leurs mains et leurs cœurs… et, en même temps, il exhorte tous les chrétiens à faire de même, à reconsidérer leur conception du péché et leur réaction face à celui-ci, en examinant également leur mode de vie.

Être humble, c'est reconnaître l'intérêt providentiel de Dieu pour nos vies, même dans les moments de grande détresse, et placer toute notre confiance dans le Seigneur. Et lorsque nous le faisons, Dieu nous élèvera. Pierre dit la même chose que Jacques dans sa première lettre au chapitre 5. Tous deux reprennent l’enseignement de Jésus. Alors, que veulent-ils dire lorsqu'ils affirment que Dieu nous élèvera ? Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui, dans l'Église, aspirent à la gloire et souhaitent devenir pasteurs, apôtres, évêques ou prophètes. Plus que jamais, ils s'attribuent des titres pour en tirer profit. La réponse se trouve dans cette expression : « Il vous élèvera au moment opportun. » Être « élevé » signifie recevoir une place élevée, un privilège et un honneur. Et le « moment opportun », c’est précisément le temps de Dieu, en son temps. Dans la vie, il y aura beaucoup de choses qui n'auront pas de sens… il y aura beaucoup de problèmes auxquels nous devrons faire face et que nous ne voudrons pas affronter… mais lorsque nous nous humilions dans ces circonstances en permettant à Dieu d'agir dans notre vie en la remettant entre ses mains, nous ouvrons les portes à Dieu pour qu'il nous exalte en déversant sa bénédiction dans notre vie.

Prions donc pour que le message solennel de l’apôtre Jacques nous interpelle et que, dans l’humilité, nous fassions le point sur notre véritable spiritualité : « Seigneur, nous nous approchons de toi dans l’humilité pour nous soumettre à toi. Nous décidons volontairement de résister au diable pour qu’il fuit loin de nous et ne nous empêche pas de faire ta volonté. Nous sommes si souvent absorbés par des choses mondaines, par nos possessions, par la liste de choses à faire, que nous t’oublions. Purifie-nous pour que nous puissions mieux te servir. Nous voulons retrouver la vraie joie, la vraie paix, la véritable espérance. Pardon Seigneur, de ne pas avoir pris au sérieux la tristesse que nous causons au Saint-Esprit en ne suivant pas tes voies. Aide-nous à avoir de plus en plus horreur du mal. Que la joie de te retrouver en nous approchant de toi remplisse nos cœurs. Merci, Seigneur, de t’approcher de nous, toi qui ne veut qu’une chose, c’est que nous vivions près de toi, sur terre et pour toute l’éternité. Au nom de Jésus, amen. »