2 Pierre 1.12-18

Semaine 1 - jour 4

Deuxième épître de Pierre

2 Pierre 1.12-18

15:59


Au verset douze, nous entamons une nouvelle section consacrée à la nourriture spirituelle du chrétien, qui provient de la Parole de Dieu. Nous passons des bienfaits que Dieu accorde à chaque chrétien à la Parole de Dieu comme instrument de cette nourriture.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 12 à 18 du premier chapitre ; c’est notre quatrième étude sur ce chapitre. Au verset douze, nous entamons une nouvelle section consacrée à la nourriture spirituelle du chrétien, qui provient de la Parole de Dieu. Nous passons des bienfaits que Dieu accorde à chaque chrétien à la Parole de Dieu comme instrument de cette nourriture. Écoutons ce que Pierre nous dit aux versets 12 à 18 : « Voilà pourquoi je prendrai soin de toujours vous rappeler ces choses, bien que vous les connaissiez déjà et que vous soyez affermis dans la vérité présente. Oui, j'estime juste de vous tenir en éveil par mes rappels aussi longtemps que je suis dans cette tente, car je sais que je quitterai bientôt ce corps, comme notre Seigneur Jésus-Christ me l'a fait connaître. Mais je ferai en sorte qu'après mon départ vous puissiez en toute occasion vous souvenir de ces enseignements. En effet, ce n'est pas en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissante venue de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est après avoir vu sa majesté de nos propres yeux. Oui, il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire quand la gloire magnifique lui a fait entendre une voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation. »

Pierre sait deux choses de ses lecteurs chrétiens. Premièrement, ils connaissent la vérité qu'il enseigne. En fait, ils sont inébranlables dans ces vérités. Pierre utilise ici un mot grec qui signifie « fixe », « établi » ou « fortifié ». Ces chrétiens auxquels Pierre s'adresse n'ont pas besoin de savoir quelque chose de nouveau pour vivre la vie de Christ. Parallèlement, Pierre sait aussi que même les chrétiens conscients de la vérité ont besoin qu'on la leur rappelle. Nous avons besoin de l'entendre encore et encore, pour souligner le lien entre ce que nous savons et ce que nous en faisons. Pierre a consacré sa vie à paître les brebis que le Seigneur Jésus lui a confiées en leur rappelant ce qu'ils savent en Christ et en les exhortant à agir en conséquence avec la puissance de Dieu.

Ce passage fait également allusion à la mort toute proche de Pierre. Il semble que son but soit en partie de rappeler à l'Église de rester fidèle à ces enseignements, même après sa disparition. Ce qu’il leur dit ne constitue donc pas une critique. Il s'agit simplement d'un rappel bienveillant de Pierre quant à ce que nous devrions être en tant que chrétiens. Les responsables chrétiens avisés révisent régulièrement les doctrines essentielles de la Parole de Dieu pour leurs fidèles.

Il est important de se rappeler ce que nous savons déjà afin d'éviter l'inertie face à la vérité, ou même l'oubli. Nombre de chrétiens se laissent emporter par toutes les tendances doctrinales. Or nous avons tous besoin de stabilité dans les principes de la Parole de Dieu. Si les chrétiens ne sont pas conscients des tendances actuelles et de la manière dont la Bible les aborde, ils risquent de sombrer dans l'instabilité.

La deuxième lettre de Pierre nous parle encore au XXIe siècle. Aucun responsable d’église ne peut se permettre de fonder son ministère sur sa personnalité, un système humain ou une astuce. Il doit bâtir son Église sur la Parole éternelle de Dieu. Le but de Pierre est de rappeler aux chrétiens d'Asie Mineure la vérité. De même tout responsable d’Église de nos jours doit, tôt ou tard, se confronter à cette réalité. La Bible se fonde sur des faits historiques, non sur des mythes. Le christianisme n'est pas un mythe. Ce n'est ni un conte de fées pour enfants, ni une légende pour adultes. Le christianisme repose sur des faits, non sur la fiction. Ce n'est pas un conte religieux. Le christianisme n'est pas non plus le fruit de l'imagination, sans aucun fondement. La vérité de la foi chrétienne est intimement liée à l'historicité du Nouveau Testament.

Pierre reconnaît que ses lecteurs, tous chrétiens, connaissent déjà la vérité et y sont affermis. Ils possèdent la vérité en connaissant le Seigneur. Il écrit maintenant que sa mission est de leur rappeler ce qu'ils savent afin de les encourager à agir. Il cherche à les motiver à mettre en pratique la connaissance que Dieu leur a donnée.

Le propos de Pierre nous rappelle également qu'en tant que croyants, nous devons constamment revenir aux vérités que nous connaissons. Nous devons les souligner sans cesse, afin d'être incités à les mettre en œuvre. Le fait de déjà connaître le contenu de la Parole de Dieu ne nous dispense pas de la suivre. Ces rappels répétés de la vérité nous confortent dans notre foi et nous aident à mieux comprendre comment l'interpréter, l'appliquer et la défendre. L'objectif de Pierre est de poursuivre cette mission d'encouragement tout au long de sa vie. Comme nous l’avons dit, son but jusqu'à présent n'est pas de critiquer, mais d'encourager, avec fermeté.

Jésus avait annoncé à Pierre sa mort prochaine. Pierre a vécu de nombreuses années en sachant qu'il ne mourrait pas de mort naturelle. La « tente » symbolise le corps de Pierre. Elle évoque l'idée d'un pèlerinage terrestre. Il est sur le point de quitter ce lieu de passage pour rejoindre sa demeure éternelle au ciel. Pierre était prêt à mourir et à entrer dans la Gloire. L'absence du corps, la « tente », est une image de la mort chrétienne.

Pierre savait que sa vie terrestre touchait à sa fin. La plupart des commentateurs bibliques estiment que sa deuxième lettre a été écrite peu avant sa mort. Cela explique le ton encourageant de notre passage. Il y rappelle à ses lecteurs qu'ils possèdent déjà tout ce qu'il faut savoir pour vivre selon la volonté de Christ. Ils sont ancrés dans ces vérités. Au chapitre 21 de l’évangile selon Jean, Jésus lui-même décrit à Pierre comment sa vie allait se terminer. C'était peu après la résurrection de Jésus, au cours d'une conversation difficile. Jésus a demandé trois fois à Pierre s'il l'aimait. Cela faisait écho aux trois reniements de Pierre. À chaque fois, Jésus a répondu à l'assurance de Pierre de l'aimer par un commandement : prendre soin de ses brebis. Jésus a dit à Pierre que des hommes le conduiraient là où il ne voulait pas aller, décrivant ainsi sa mort. Puis il lui a ordonné : « Suis-moi. » La tradition rapporte que Pierre a été crucifié, peut-être la tête en bas, pour avoir prêché l'Évangile. Pierre a effectivement suivi le chemin de Jésus jusqu'au bout en préparant soigneusement l’avenir de ses brebis. Il voulait s'assurer qu'après sa mort, ses lecteurs resteraient fidèles aux vérités essentielles qu'ils connaissaient déjà. C'est pourquoi, jusqu'à son dernier souffle, Pierre a continué d'obéir au commandement de Jésus de paître les brebis. Il a continué de servir comme Jésus a servi. Il a continué de suivre le Seigneur.

L'événement précis que Pierre utilise ici comme preuve est l'un des moments les plus uniques et les plus profonds de toute la Bible. On l'appelle communément la « Transfiguration » car Pierre, Jacques et Jean ont vu Jésus transfiguré, passant de son apparence d'homme ordinaire à sa véritable apparence éternelle de Fils de Dieu. Écoutons les versets 16 à 18 de notre chapitre : « En effet, ce n'est pas en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissante venue de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est après avoir vu sa majesté de nos propres yeux. Oui, il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire quand la gloire magnifique lui a fait entendre une voix qui disait: ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation.’ Cette voix, nous l’avons nous-mêmes entendue venir du ciel lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. » Cet événement est décrit plus en détail dans les évangiles selon Matthieu, Marc et Luc.

Pierre déclare solennellement que le témoignage des apôtres – témoignage pour lequel ils ont enduré la torture et donné leur vie – ne repose ni sur des fables habiles, ni même sur des demi-vérités, mais sur des témoignages oculaires ; ils ont été témoins oculaires de sa majesté.

Le mot « fables » traduit l’ancien mot grec qui a donné le mot « mythe ». Certains pensent que l’Évangile et le récit biblique ne sont que d’anciens mythes. Ils peuvent admirer leur pouvoir en tant que tels, mais Pierre insiste à juste titre sur le fait que son message n’est pas un mythe. C’est l’histoire, vue par des témoins oculaires. Nous pouvons reconstituer les événements historiques avec fiabilité à partir du témoignage de témoins oculaires, dont la véracité doit être vérifiée. Les écrits des apôtres et des autres auteurs du Nouveau Testament ont été vérifiés pendant des siècles et leur sincérité a été confirmée.

Pierre a vu le visage de Jésus rayonner comme le soleil. Ses vêtements sont devenus blancs comme la lumière. Mais ce que Pierre souligne ici, c'est d'avoir entendu la voix de Dieu – la Gloire majestueuse – déclarer que Jésus est son Fils bien-aimé et que lui, le Père, est très fier de lui. L'argument de Pierre est que Dieu le Père lui-même a rendu honneur et gloire à Jésus. Et Pierre savait que Jésus était le Fils de Dieu parce qu'il a entendu Dieu le Père l’affirmer.

Pour Pierre, il s'agit de la confirmation la plus puissante du message de Jésus. L’apôtre a entendu les enseignements de Jésus. Il a été témoin de la plupart de ses miracles terrestres. Ainsi, lorsqu'il parle d'être un « témoin oculaire » qui ne raconte pas d'histoires, il a bien d'autres choses en tête que ce seul événement. Cependant, la transfiguration fut une expérience si marquante que Pierre la considère comme la preuve principale de tout ce que Jésus affirmait être. La transfiguration était un avant-goût de la venue de Christ. Pierre souhaite que ses lecteurs entrevoient, au-delà de la première venue, son retour. Il livre un commentaire concis et continu de son expérience sur le mont de la transfiguration. Pour Pierre et les disciples, la vision de Jésus transfiguré et glorifié a été une expérience extraordinaire. Entendre cette voix venue du ciel, a été une expérience merveilleuse. Pourtant, cette expérience en elle-même n’a pas transformé leur vie. Seule la nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu accomplit ce miracle, leur insufflant une audace incommensurable.

Pourquoi ces trois disciples ont-ils été autorisés à voir et à entendre une confirmation aussi extraordinaire de la divinité de Jésus ? Pourquoi étaient-ils présents avec lui sur la montagne sainte ? Parce que Jésus voulait qu'ils en parlent à tous après sa résurrection. Pierre a continué à accomplir cette mission jusqu'à ses derniers jours sur terre.

Les chrétiens trouvent en Jésus-Christ la grande espérance du ciel. Le ciel vous intéresse-t-il ? La Bible ne propose que deux issues après la mort : le ciel ou l’enfer. Souhaitez-vous aller au ciel ? Aller au ciel n’a rien à voir avec l’appartenance à une église. On n’y accède pas en rejoignant une église, ni par les bonnes œuvres. Notre salut dépend de notre relation avec Jésus-Christ.

Prions donc ensemble à la fin de notre étude dans la reconnaissance et la joie, dans l’attente confiante de l’éternité que nous vivrons au ciel dans la présence permanente de Dieu le Père, de Jésus-Christ le Fils et du Saint-Esprit qui habite déjà en nous : « Seigneur, nous sommes dans la joie parce que, quelles que soient nos circonstances ici-bas, bonnes ou mauvaises, tu nous as préparé une place au ciel avec toi. C’est avec une ferme espérance que nous attendons ce moment. En attendant, nous voulons vivre en portant du fruit pour toi et pour les autres. Nous voulons être utiles à ton service. Quel que soit l’avenir que tu nous réserves pendant les jours qui nous restent à vivre ici-bas, nous voulons les vivre en ta présence, en faisant ta volonté. Nous voulons transformer notre intelligence et toujours mieux comprendre ce que tu veux de nous. Nous voulons te suivre et ne jamais t’abandonner. C’est au nom de Jésus que nous te prions et que nous te remercions. Amen. »