21:12
Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 5 à 7 du premier chapitre ; c’est notre deuxième étude sur ce chapitre. Hier, nous avons commencé à examiner la nécessité de bâtir sa vie sur les promesses de Dieu.
Les trois versets suivants nous expliquent ce qui se produit lorsque nous agissons ainsi. Écoutons ensemble ce passage : « Pour cette raison même, faites tous vos efforts afin d’ajouter à votre foi la qualité morale, à la qualité morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l'amitié fraternelle, à l'amitié fraternelle l'amour. » Nous avons vu hier comment Pierre a résumé l'immense bienfait que nous avons reçu en connaissant Dieu par la foi en Christ. Nous avons été équipés pour suivre l'exemple de la gloire et de la bonté de Jésus. Nous ne manquons de rien pour mener la vie à laquelle il nous appelle. De plus, par la foi en Jésus, il nous a été accordé le droit de participer, dès maintenant, à la nature divine. Nous pouvons collaborer avec Christ à l'accomplissement du dessein de Dieu sur terre. Nous avons été libérés de la corruption du péché. Parce que nous avons les promesses de Dieu, nous pouvons participer à sa nature, et échapper au mal qui règne dans ce monde. Ainsi, tout commence par les promesses de Dieu. Vous voulez plus de foi ? Commencez par les promesses de Dieu.
Tout cela semble merveilleux, mais qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui ? Pourquoi tant de chrétiens semblent-ils si loin de participer à la nature divine, de vivre selon le dessein, la joie et l'amour de Christ ? Pourquoi certains continuent-ils de vivre dans le péché dont nous sommes censés avoir été affranchis ? Le verset 5 de notre chapitre nous donne un indice. Dieu nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour vivre comme Jésus, mais il nous faut maintenant mettre ces dons en pratique. Et cela implique des efforts. Avant de recevoir la grâce de Dieu, nous n'avions ni la capacité ni le désir de vivre dans la gloire et la bonté de Jésus. Maintenant que nous en avons la force, nous nous efforçons d'ajouter des qualités à notre foi. Nous devons faire quelque chose de la « nature divine » que Dieu nous a donnée : il veut que nous appliquions la vérité à notre expérience. Il nous sauve d'abord par grâce. Maintenant que nous avons reçu le don de la vie éternelle, nous l'utilisons.
Dieu souhaite que nous déployions une grande motivation et un effort constant pour vivre pour lui. Mettez-vous tout en œuvre pour faire de la piété le moteur de votre vie ? Les chrétiens ne peuvent considérer le christianisme comme un simple passe-temps. Si nous ne consacrons qu'une infime partie de notre temps libre à développer un caractère saint, les autres percevront notre vie comme faible et inefficace. La vie chrétienne est bien plus qu'un loisir quelconque. C'est un engagement total auquel nous devons consacrer notre vie. Remarquez comment l’apôtre Paul fait du christianisme la priorité de sa vie, lorsqu’il dit dans sa lettre au Philippiens, au chapitre 1, versets 21 et 22 : « Pour moi, en effet, la vie, c’est Christ, et la mort est un gain. Mais si je continue à vivre dans ce monde, alors je pourrai encore porter du fruit par mon activité. » La ferveur exige des efforts. On ne peut jouir de ses biens sans les utiliser. La disposition divine n'est pas une machine automatique qui produira un caractère chrétien par simple engagement. Un agriculteur ne fait pas pousser ses récoltes directement ; il doit prendre certaines mesures pour leur offrir un environnement propice à leur croissance. C’est ainsi que le chrétien doit agir pour que sa vie soit un terreau fertile pour l'épanouissement. Et c’est pourquoi il s'applique à mettre en pratique les promesses de Dieu afin de grandir spirituellement. Dieu a un rôle à jouer, et le chrétien aussi. Mais seul le Seigneur peut, en définitive, accorder la croissance.
C’est par la foi que nous sommes venus à Christ. Maintenant, par la puissance de Christ, nous œuvrons pour que notre foi se traduise par la bonté, et que notre bonté se poursuive par la connaissance. La foi est le fondement de tout caractère.
Maintenant que nous sommes venus à Christ, nous devons enrichir nos âmes des sept vertus de la foi. Pierre ne dit pas : « Choisissez les caractéristiques qui vous intéressent. Ajoutez-en une ou deux. » Non, Dieu fortifie nos âmes lorsque nous y ajoutons toutes ces vertus par la foi. Quel que soit notre héritage culturel, sans égard à notre personnalité, notre disposition ou notre tempérament, Dieu construira un édifice de son œuvre si nous appliquons la vérité à l'expérience par la foi.
Considérons donc maintenant le premier des sept fondements du caractère chrétien : la vertu, ou, comme la version Segond révisée traduit fort bien ce mot, la qualité morale. Nous œuvrons pour le bien, par la puissance de Dieu, dans le monde d'aujourd'hui, comme Jésus le ferait à notre place. Cette bonté devient le fondement de toutes nos autres qualités. L’excellence nous rend efficaces, et seul le courage peut nous rendre efficace. La foi nous insuffle le courage. La vraie foi ne se réfugie pas dans un havre de paix, mais s'engage pleinement dans la dynamique de la vie. Nous exerçons la vertu, l’excellence morale, par le courage. Aucun chrétien ne peut progresser dans sa vie spirituelle sans courage.
Quel courage spirituel manifestez-vous dans votre vie ? Ressentez-vous un certain enthousiasme spirituel ? Votre foi chrétienne est-elle forte ? Jusqu’où pouvez-vous aller par votre caractère ? Avez-vous exercé votre foi au point de pouvoir accomplir des choses qui vous seraient autrement impossibles ? En d’autres termes, votre vie chrétienne est-elle dynamique plutôt que statique ? Êtes-vous réellement dynamique, ou votre caractère est-il superficiel ?
Le deuxième fondement du caractère chrétien est la connaissance. La connaissance est un élément essentiel à ajouter à la foi. Certains principes doivent être connus avant de pouvoir être appliqués. Eh bien, il est également nécessaire d'enrichir notre foi par la connaissance. Il s'agit d'une compréhension plus profonde de notre Dieu, acquise par sa Parole, la prière, l’étude, etc., qui éclaire notre bonté. Vouloir faire le bien ne suffit pas ; nous devons connaître le bien en connaissant Dieu.
La connaissance n'est pas la sagesse, mais l'accumulation des faits révélés par la Parole de Dieu. La sagesse est l'application de la connaissance à l'expérience. La connaissance est une relation personnelle et de foi avec Jésus-Christ. Dieu souhaite que nous ajoutions la connaissance de sa Parole à notre expérience, car la connaissance de la Parole est le seul moyen de véritablement connaître Dieu. Le livre des Proverbes, au chapitre deux, verset 6, nous dit que « c’est de la bouche de l’Éternel, que sortent la connaissance et l'intelligence. »
L’auteur de la lettre aux Hébreux constate que ses lecteurs ne sont pas vraiment désireux d’apprendre et de connaître. Il leur dit ceci au chapitre 5, versets 11 à 14 : « Vous êtes devenus lents à comprendre. Alors que vous devriez avec le temps être des enseignants, vous en êtes au point d’avoir besoin qu'on vous enseigne les éléments de base de la révélation de Dieu ; vous en êtes arrivés à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide. Or celui qui en est au lait est inexpérimenté dans la parole de justice, car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les adultes, pour ceux qui, en raison de leur expérience, ont le jugement exercé à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. » Connaissez-vous le plan de Dieu pour le monde et pour votre vie ? Que fait Dieu dans le monde ? Que fait Dieu avec vous ? La foi véritable a besoin de la connaissance.
Ensuite, il nous faut ajouter la maîtrise de soi. Sans cette capacité, notre connaissance du bien et le désir de le mettre en pratique sont vains. La maîtrise de soi consiste à contenir nos pulsions à chaque instant. C'est l'aptitude à faire le bon choix lorsque la tentation se présente. Nous restons maîtres de nos désirs et de nos envies. C'est la capacité de dire « non » par la confiance en la puissance de Dieu. Le Nouveau Testament ne conçoit pas la maîtrise de soi comme une abstinence légaliste. Le christianisme ne nous vide pas de tous nos désirs. Cependant, le chrétien conserve la maîtrise de soi et la confiance en ses désirs par la foi. Il faut de la discipline pour atteindre une forme spirituelle optimale, car la vie chrétienne n'est pas une vie ordinaire. C'est bien plus qu'être aimable avec ses voisins ou éviter les ennuis avec la justice. Le christianisme impose des normes spécifiques.
La maîtrise de soi dans le plan de Dieu découle du baptême du Saint-Esprit. Par conséquent, la maîtrise de soi chrétienne n'est pas une maîtrise de soi autonome, c’est un fruit de l’Esprit. Pourquoi échoue-t-on dans tous les domaines de la vie ? On échoue dans le sport, les études et les affaires par manque d’autodiscipline. Les paresseux échouent aussi bien dans le sport que dans les études. Les indisciplinés échouent spirituellement dans leur vie chrétienne. L’indifférence est la principale cause d’échec, surtout dans la vie chrétienne. Ceux qui ne se maîtrisent pas manquent de la force intérieure qui vient du Saint-Esprit. C’est pourquoi le chrétien qui souhaite se fortifier spirituellement doit se plonger dans la Parole. C’est là qu’il puise sa force spirituelle. Il se fortifie en appliquant les principes des Écritures à sa vie par la foi, et il commence ainsi à se purifier spirituellement. Vous maîtrisez-vous ou vous laissez-vous aller à vos désirs ?
Le quatrième pilier du caractère chrétien est la persévérance. Nous l'ajoutons à notre foi active. La persévérance est la capacité de pratiquer la maîtrise de soi sur la durée. Nos efforts ponctuels pour faire le bien se transforment en efforts soutenus. Nos choix, instant après instant, heure après heure, jour après jour, finissent par devenir un mode de vie. La persévérance est la capacité de maintenir sa maîtrise de soi, même lorsque la tentation nous assaille sans cesse. Le chrétien doit faire preuve de stabilité face à l'adversité, et développer une fermeté inébranlable dans l'épreuve. Comment réagissez-vous face aux catastrophes ? Votre âme est-elle sereine ? Celui qui garde sa sérénité dans la souffrance ne se cogne pas la tête contre un mur. Il se tourne vers le plan de Dieu pour sa vie. La vie chrétienne n'est pas un chemin facile. Cependant, ce chemin porte en lui une espérance qui repose sur la souveraineté de Dieu. Le chrétien ne cède pas face aux épreuves, mais son espérance lui permet de dépasser sa douleur. Il persévère avec endurance car son espérance repose sur sa foi.
Le cinquième pilier du caractère chrétien est la piété. Nous intégrons la piété à notre expérience de foi. La révérence envers Dieu est une dimension essentielle de la vie chrétienne. La piété, c'est vivre comme quelqu'un qui croit en Dieu. L'idée de piété dans l'Écriture n'est ni morosité ni un mode de vie solitaire et austère. Elle implique une relation étroite avec Dieu par la foi, qui engendre une ressemblance divine. C'est une excellence morale qui reflète la nature même de Dieu. La piété est bien plus qu'un culte extérieur et mécanique. Elle imprègne chaque jour d'une conduite qui honore Dieu comme Créateur et Rédempteur. Seule l’expérience d’une foi authentique avec notre Seigneur produit la piété dans le caractère. L'Esprit de Dieu utilise la Parole de Dieu pour rendre l'enfant de Dieu semblable au Fils de Dieu. Voilà la piété. Pourquoi lire la Parole ? Parce qu’elle agit sur notre âme et notre relation avec Dieu. La Parole façonnera notre caractère et influencera en même temps notre disposition à faire le bien.
Les cinq premiers éléments fondamentaux pour bâtir un caractère sont liés à Dieu, et les deux derniers aux autres. Pierre écrit maintenant que nous devons ajouter l’amitié, c’est-à-dire la bienveillance fraternelle, ou l’affection, à la piété. L'idée est que nous soyons motivés à faire du bien les uns aux autres. Cela est censé provenir d'un sentiment d'appartenance. C'est le type de lien que l'on retrouve dans les familles les plus unies. Et, véritablement, nos frères et sœurs en Christ sont notre famille. Pierre nous exhorte à « faire tous nos efforts » pour développer une affection fraternelle les uns pour les autres. Aussi difficile que cela puisse être parfois, nous devrions nous efforcer de vraiment nous apprécier, afin de désirer faire du bien les uns aux autres, car l'amour sincère a une grande valeur aux yeux de Dieu.
Certains d'entre nous pensent pouvoir choisir qui ils apprécient et qui ils n'apprécient pas. C'est comme si nous disions : « Ceux-ci me plaisent, mais pas ceux-là. » Nous pouvons ne pas apprécier la façon dont les autres s'expriment ou agissent. Nous pouvons ne pas apprécier leur paresse ou leur ignorance. Cependant, nous devrions rechercher une relation de confiance avec eux, quelles que soient nos opinions à leur sujet.
Enfin, nous arrivons au sommet de ces qualités : l’amour. Dieu est amour, et la bonté de Jésus parmi nous était motivée à la fois par son amour pour le Père et par son amour pour nous. Le terme employé par Pierre pour « amour » provient ici du grec « agapè », qui désigne un souci désintéressé et sacrificiel du bien d’autrui. Il est donc logique que notre raison ultime de faire le bien soit ce même amour désintéressé que Christ a manifesté envers nous. Jésus attend de nous un amour qui dépasse la simple amitié. Si nous désirons servir le Seigneur, l'amour pour lui est la question centrale à laquelle nous devons faire face. Aimez-vous le Seigneur de manière désintéressée ? Ou le servez-vous par commodité ? Nombreux sont ceux qui pensent servir le Seigneur uniquement par commodité : « Si j'ai suffisamment de temps, je le servirai. Si je trouve un peu de temps libre, même si cela me paraît anodin, je le servirai. » Non, si nous aimons véritablement le Seigneur, nous accordons la priorité absolue à son service. Tout le reste passe au second plan.
Dieu veut que nous progressions dans notre vie chrétienne vers le sommet de son amour pour les autres. Maintenant que nous avons abordé les sept caractéristiques à ajouter à notre foi, comment vous situez-vous ? Pouvez-vous examiner ces sept points et conclure que vous les réussissez tous ? Auto-évaluez-vous. Vous devriez-peut-être vous dire : « Je suis déficient dans cette catégorie ; j’ai échoué. Je n’ai pas brillé dans d’autres domaines. J’ai abandonné spirituellement ces catégories. » La solution est simple : « Ajoutez progressivement ces sept qualités à votre foi ! »
Dieu attend de nous que nous progressions dans la foi, et non que nous stagnions dans notre vie chrétienne. Nous devons continuer à apprendre à l’école de la vie chrétienne, en particulier à pratiquer l’amour désintéressé du prochain. Demandons ensemble son aide dans la prière : « Notre Dieu et notre Père, toi qui es Amour, toi qui nous as aimés au point de donner ton Fils unique pour nous ramener à toi, nous te louons pour cet amour que nous ne pouvons pas vraiment comprendre. Mais nous te louons aussi de nous avoir donné la foi, de nous avoir délivrés de la puissance du mal, et de nous avoir promis la vie éternelle avec toi. Nous ne la méritons pas, mais nous te remercions de nous aider par ton Esprit à la mettre en œuvre en y ajoutant l’excellence morale, la connaissance, la maîtrise de soi, la persévérance, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour véritable. Nous voulons progresser et suivre l’exemple de Jésus-Christ. Et c’est en son nom que nous te prions, amen. »
Demain, nous parlerons de ce qui se passe dans votre vie lorsque vous possédez ces sept qualités.