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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Nous en sommes au troisième jour de notre étude du deuxième chapitre et nous concentrerons notre réflexion sur les versets 10 à 14. Vous vous souvenez qu’hier nous avons vu au verset 9 que Dieu délivre de l’épreuve ceux qui sont vigilants et fidèles, mais qu’il punit les injustes qui se rebellent contre lui. Qui sont donc les « injustes » ? Pierre les décrit sans détour aux versets 10 à 14 que je vous propose d’écouter ensemble : « C’est le cas notamment de ceux qui, dans un désir d’impureté, courent après les plaisirs de la chair et méprisent toute autorité. Présomptueux et arrogants, ils ne craignent pas d'insulter les êtres glorieux, alors que les anges, pourtant supérieurs en force et en puissance, ne portent pas de jugement insultant contre eux devant le Seigneur. Mais eux, pareils à des animaux dépourvus de raison qui sont destinés à être capturés et abattus, ils calomnient ce qu'ils ignorent ; ils mourront aussi comme des bêtes et recevront alors le salaire de leur injustice, eux qui trouvent leur plaisir à se livrer à la débauche en plein jour. Hommes pervers et souillés, ils se délectent de leurs tromperies quand ils prennent part à vos festins. Les yeux pleins d'adultère et jamais rassasiés de péchés, ils prennent au piège les personnes mal affermies ; ils ont le cœur entraîné par l’exercice à la soif de posséder, et ce sont des enfants de malédiction. »
Pierre dénonce les faux docteurs de son époque. Ils se rebellaient contre la vérité et s'opposaient ouvertement à la volonté de Dieu. Ces apostats ne sont pas des personnes faibles qui cèdent au péché ; ils s'opposent sciemment à la volonté divine par leurs déviations doctrinales. Plus que tout autre groupe, nous devons être mis en garde contre les apostats égoïstes. « Avant tout, méfiez-vous de ces gens-là. » Leur principale caractéristique est qu'ils vivent selon les désirs de leur nature humaine. C'est ce qui les distingue. Il s'agit d'une catégorie particulière de prétendus enseignants.
Le Seigneur sait comment réserver les injustes pour le châtiment jusqu'au jour du jugement divin. Il ajoute ici que cela est particulièrement vrai pour ceux qui se sont rendus coupables de deux choses : se livrer au péché sexuel et mépriser l'autorité. Pierre fait spécifiquement référence aux faux docteurs parmi les chrétiens de l'Église. Il les compare aux hommes pécheurs de Sodome et Gomorrhe. Les péchés sexuels spécifiques commis par ces gens-là, et qu'ils incitaient à commettre, différaient peut-être de ceux des hommes de Sodome. Tous deux, cependant, se rendaient coupables d'une expression sexuelle débridée. Ils vivaient en défiant les commandements de Dieu et ses instructions sur la bonne voie. Pierre les qualifie d'audacieux et d'impétueux, d'arrogants et d'obstinés, sans crainte des conséquences de leurs actes et de leurs enseignements.
Ces gens-là sont guidés par la convoitise. Ils ont pour habitude de suivre leurs désirs charnels, leur tendance constante à se rebeller contre Dieu. Les faux enseignants suivent leurs propres penchants. Ils refusent de se soumettre à l'autorité de la révélation divine. Ils s'arrogent le droit d'interpréter la Bible. Leur norme de vie est leur nature charnelle, guidée par la convoitise. La convoitise est leur mode de vie. Ces individus vivent selon la convoitise comme système de croyances fondamental. La motivation corrompue prend racine dans le cœur. Notre tendance à péché corrompt chaque aspect de notre être intérieur. Or, seule la Parole de Dieu nous offre des vérités absolues.
L'immoralité est à la base des faux enseignements. L'immoralité, sous une forme ou une autre, est toujours à la base des fausses religions. Immoralité et apostasie sont intimement liées. La perversion de la Bible, la sexualité et d'autres perversions sont intimement liées. La déformation des Écritures est également motivée par l'orgueil, le gain financier et l'intérêt personnel. Quand on rejette l'autorité biblique, on se retrouve sans repère absolu pour guider sa conduite. On n'a aucun absolu pour déterminer si les relations sexuelles avant le mariage sont condamnables. Si l'on croit en la Bible, les relations sexuelles avant le mariage ne sont pas un sujet de discussion. C'est une question tranchée, car Dieu s'est clairement exprimé à ce sujet. La Bible a le dernier mot. Les non-chrétiens sont sans repère, tandis que les chrétiens ont une carte pour les guider dans la vie grâce à la Bible.
Apparemment, les faux enseignements incluaient également une condamnation des puissances spirituelles, les « êtres glorieux ». Nous le lisons aux versets 10 et 11 de notre chapitre : « Présomptueux et arrogants, ils ne craignent pas d'insulter les êtres glorieux, alors que les anges, pourtant supérieurs en force et en puissance, ne portent pas de jugement insultant contre eux devant le Seigneur. » L’expression « êtres glorieux » désigne ici les anges. Les apostats sont si arrogants qu'ils ne respectent aucun être glorieux, c'est-à-dire aucun être surnaturel. Ils aiment calomnier ceux qui détiennent l'autorité biblique et qui ont étudié la Bible sérieusement. Ils n’ont aucun respect pour l’être glorieux suprême, Dieu lui-même. Cela tient à leur rapport à la Bible. Ils insinuent et sous-entendent que la Bible n'est pas fiable. Ils prétendent qu'elle est d'origine humaine et non divine. Ces gens n'ont pas peur de blasphémer Dieu. Pierre condamne l'arrogance irrévérencieuse et inconsciente avec laquelle ces gens propagent leur faux message.
Tout d'abord, ils n'hésitaient pas à parler avec arrogance des êtres angéliques. Cela pouvait se traduire par des insultes, le déni de l'influence des êtres spirituels et des mensonges sur leurs capacités. Autrement dit, ils parlaient de ces êtres avec un profond irrespect. Pierre nous dit que même les anges – apparemment des anges non déchus parlant au nom de Dieu – ne parleraient jamais avec autant d'irrespect des anges déchus. Même en prononçant le jugement de Dieu, ils ne s'en prendraient pas à ces anges rebelles. Les anges sont plus puissants que les êtres humains. Cela signifie qu'ils ont des capacités supérieures à celles des faux prophètes. Si quelqu'un avait l'autorité morale pour parler avec irrespect des êtres célestes déchus, ce seraient les anges restés fidèles à Dieu. Et pourtant, ils ne le font pas. Ils ne le feront jamais. Le fait que les faux prophètes agissent ainsi témoigne de leur arrogance et de leur ignorance. Les bons anges eux-mêmes ne condamnent pas les faux prophètes ni le diable. On en trouve un exemple dans la lettre de Jude, aux versets 8 et 9 où nous lisons que : « Ces hommes… rejettent toute autorité et insultent les êtres glorieux. Or, lorsqu'il discutait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, l'archange Michel n'a pas osé porter de jugement insultant contre lui mais a dit : ‘Que le Seigneur te punisse !’ Eux, par contre, parlent d’une manière insultante de ce qu'ils ne connaissent pas et se détruisent par tout ce qu'ils savent d’instinct, comme des bêtes sans raison. » Jésus aussi, lorsqu’il a été tenté par Satan, ne l’a jamais insulté et ne s’est jamais moqué de lui. Il s’est contenté de lui répondre en citant les paroles de Moïse dans le livre du Deutéronome.
Pierre poursuit sa condamnation des faux docteurs parmi les fidèles, décrivant leurs péchés insensés devant Dieu et les conséquences qu'ils en subiront. Pour cette raison, entre autres, Pierre compare ces faux docteurs à des animaux mus par l'instinct et non par la raison. Il écrit qu'ils agissent selon leur nature, tel un animal sauvage qui attaquerait un être humain sans raison apparente. Comme cet animal sauvage, dit Pierre, ces faux docteurs seront capturés et anéantis. Mais dans leur cas, c'est Dieu qui les anéantira. Il est probable que Pierre fasse allusion ici à leur jugement éternel.
Il est intéressant de constater que Pierre oppose ceux qui agissent comme des animaux à ceux qui agissent avec raison. Depuis ses origines, le christianisme a toujours été bienveillant envers la pensée. En effet, un aspect majeur de la foi est la maîtrise volontaire de ses pensées, comme le dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains, au chapitre 12, verset 3 : « Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » L'idée d'ignorer l'intellect et de se concentrer uniquement sur les sentiments est totalement contraire à la foi biblique.
Nous devons considérer les prétendus enseignants comme des êtres sauvages qui agissent selon leur instinct plutôt que selon la révélation divine. Leur instinct est de fonder leur pensée sur autre chose que la Bible. Ils s'efforcent de semer la confusion et de déformer la réalité du point de vue humain. Ils ont un instinct religieux qui exclut le message fondamental de Jésus-Christ et qui les pousse à ignorer la Parole de Dieu au profit de leurs propres idées erronées. Mais Pierre affirme aux versets 12 et 13 de notre chapitre que leur sort est fatal : « Ils mourront aussi comme des bêtes et recevront alors le salaire de leur injustice, eux qui trouvent leur plaisir à se livrer à la débauche en plein jour. Hommes pervers et souillés, ils se délectent de leurs tromperies quand ils prennent part à vos festins. » Ces hommes ont tenté de détourner les premiers destinataires de cette lettre de la vérité de l'Évangile de Jésus. Dans ce passage, Pierre écrit pour assurer ses lecteurs que les faux docteurs ne resteront pas impunis. Malgré leur succès apparent actuel, ils subiront un châtiment sévère pour leurs méfaits. Dieu les observe ; le jugement et la destruction s'ensuivront.
Comme nous l’avons vu, l'une des caractéristiques de ces faux docteurs était leur penchant pour l'immoralité sexuelle. Pierre écrit maintenant qu'ils affichent leur péché avec une telle audace qu'ils s'adonnent à l'immoralité au grand jour. Ils n'ont même pas la honte de dissimuler leurs choix coupables la nuit. Ceux qui adoptent cette attitude ne cachent pas leur péché et ne font preuve d'aucune subtilité. Au contraire, ils l'exhibent aux yeux de tous. Pierre révèle que ces gens-là défigurent l'Église. Ils mangent avec les vrais croyants tout en continuant de répandre des mensonges sur l'identité de Jésus. Ces festins mentionnés par Pierre pourraient faire référence à des réjouissances immorales auxquelles les membres de l'Église étaient entraînés par ces faux docteurs. Il se peut aussi que ces faux docteurs assistaient aux réunions officielles de l'Église primitive, notamment à la Sainte Cène, ce qui constituait une grave souillure pour ce moment important passé devant Dieu.
Ceci nous amène à un point essentiel concernant la pureté de l'Église. L’apôtre Paul souligne dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre 5, verset 3 que l'immoralité et le désir insatiable de s’enrichir ne doivent pas être tolérés au sein des communautés chrétiennes : « Que l’immoralité sexuelle, l’impureté sous toutes ses formes ou la soif de posséder ne soient même pas mentionnées parmi vous, comme il convient à des saints. » Il peut être difficile de trouver un juste milieu entre l'amour du pécheur et le refus du péché. Cependant, il est important que l'Église défende une conduite morale irréprochable. À un certain point, fréquenter un pécheur impénitent nuit à la réputation de l'Église et entrave la diffusion de l'Évangile.
Ce passage de la lettre de Pierre est manifestement empreint de passion. Il continue de condamner les faux docteurs qui sévissent au sein de l'Église primitive. Nous lisons en effet ceci au verset 14 de notre chapitre : « Les yeux pleins d'adultère et jamais rassasiés de péchés, ils prennent au piège les personnes mal affermies ; ils ont le cœur entraîné par l’exercice à la soif de posséder, et ce sont des enfants de malédiction. » Jésus lui-même avait confié à Pierre la mission de paître le troupeau de Dieu. Le travail d'un berger implique parfois de chasser les prédateurs sauvages. Cela requiert naturellement une certaine force, et Pierre la démontre en défendant son troupeau contre ces loups féroces. Dans ce passage, Pierre écrit que ces faux docteurs ont les yeux pleins d'adultère. L'expression grecque sous-entend un homme qui voit du sexe à chaque fois qu'il regarde une femme. Ces trompeurs guettent la moindre occasion de se livrer à l'immoralité sexuelle, sans jamais s'arrêter.
De telles personnes excellent dans l'art de la séduction et de la persuasion. Cette technique est particulièrement efficace auprès des membres de l'Église dont la foi est faible ou instable, ceux qui sont les plus vulnérables à la tentation. De plus, ces faux docteurs ont tellement endurci leur cœur à la cupidité que Pierre les qualifie d'experts. Autrement dit, ils ont développé la capacité d'obtenir ce qu'ils convoitent par tous les moyens.
Le passage se termine par l'exclamation de Pierre : « Enfants maudits ! » Il s'agissait apparemment d'une expression hébraïque courante signifiant « enfants de la malédiction ». Ce point est crucial pour comprendre le sens des paroles de Pierre dans ce passage. À cette époque, l'expression « enfants de la malédiction » désignait ceux qui étaient irrémédiablement damnés par Dieu. En d'autres termes, Pierre considère clairement ces faux docteurs comme des non-croyants. Ceux qui agissent ainsi n'ont pas du tout la vraie foi en Christ, car, comme le dit l’apôtre Jean dans sa première lettre, au chapitre 3, verset 9 : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui et il ne peut pas pécher, parce qu'il est né de Dieu. »
Les gens aiment les faux enseignements car leur abondance justifie les modes de vie pécheurs. Ils utilisent les faux enseignements pour justifier leurs péchés, mais finissent par sombrer dans la misère. Ils croient s'amuser, mais les conséquences de leur vie dissolue se font sentir. Pour éprouver un plaisir toujours plus grand, ils s'enfoncent toujours plus dans le péché. Qu'il s'agisse de jeux d'argent inconsidérés, d'alcoolisme ou d'immoralité, ils ont besoin de toujours plus pour se satisfaire. Ils finissent par atteindre un stade où plus rien ne les satisfait. Certains se suicident. Ils n'ont plus rien ni personne pour qui vivre.
Prions ensemble humblement dans la reconnaissance à la fin de cette étude, pour recevoir la bénédiction et non la malédiction de Dieu : « Seigneur, notre Dieu et notre Père, nous te remercions pour ta Parole qui nous éclaire et nous guide. Nous voulons rester attentifs à ce que tu attends de nous. Aide-nous à nous entraîner à faire le bien et à nous préserver du mal qui nous menace de toutes parts. Nous savons que nous commettons des fautes, mais tu sais que nous ne voulons pas pratiquer le mal. Donne à ton Église de vrais enseignants attachés à ta Parole. Délivre-nous de l’immoralité et de l’appât du gain. Merci pour l’enseignement et les avertissements de l’apôtre Pierre, qui nous parle avec l’amour d’un berger pour ses brebis, qui ne veut qu’aucune d’elles ne se perdent. Nous voulons être tes enfants bénis et non des enfants maudits, et c’est en ton nom que nous t’adressons notre reconnaissance et notre prière, amen. »