2 Pierre 2.17-22

Semaine 2 - jour 5

Deuxième épître de Pierre

2 Pierre 2.17-22

17:40


Les faux docteurs de l'Église primitive étaient des imposteurs. Leur enseignement incluait, semble-t-il, l'idée que Jésus n'était pas Seigneur et que les chrétiens devaient être libres de se livrer à l'immoralité sexuelle. Ils promettaient une plus grande liberté, qu'ils prétendaient provenir d'une conduite débridée.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Aujourd'hui, nous pour suivons notre réflexion sur le chapitre deux. Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol de ce chapitre, et étudierons ensemble les versets 17 à 22. Je vous propose de les écouter et de revenir ensuite sur chaque phrase en plus de détails : « Ces gens-là sont des sources sans eau, des nuages poussés par la tempête ; l'obscurité des ténèbres leur est réservée pour l'éternité. Avec de grands discours pleins de vide, ils prennent au piège des plaisirs de la chair, de leurs débauches, ceux qui ont en réalité échappé aux hommes vivant dans l'égarement. Ils leur promettent la liberté alors qu'ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, puisque chacun est esclave de ce qui l’a dominé. En effet si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils se laissent reprendre et dominer par elles, leur dernière condition est pire que la première. Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître la voie de la justice plutôt que de la connaître et de se détourner ensuite du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que disent avec raison les proverbes : Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi et : ‘La truie à peine lavée s'est vautrée dans le bourbier.’ »

Les faux docteurs de l'Église primitive étaient des imposteurs. Leur enseignement incluait, semble-t-il, l'idée que Jésus n'était pas Seigneur et que les chrétiens devaient être libres de se livrer à l'immoralité sexuelle. Ils promettaient une plus grande liberté, qu'ils prétendaient provenir d'une conduite débridée. Malheureusement, nombreux sont ceux qui, aujourd'hui encore, incitent les croyants à ignorer les avertissements bibliques concernant les péchés sexuels. Ils rejettent la parole de Dieu comme obsolète et incitent les autres à transgresser sa volonté.

Malgré les prétentions de ces prétendus enseignants à une connaissance supérieure, Pierre utilise des images de la nature pour les décrire, et dit ceci au verset 17 de notre chapitre : « Ces gens-là sont des sources sans eau, des nuages poussés par la tempête ; l'obscurité des ténèbres leur est réservée pour l'éternité. » Suivre leur voie laissera les assoiffés sans possibilité d'étancher leur soif. Tel un nuage menaçant qui ne laisse échapper qu'un peu de brume, leur enseignement mènera à la déception. Plus encore, il mènera à la destruction. Ces faux docteurs qui mentent au sujet de Jésus atteindront la destination qui leur est réservée : les ténèbres les plus profondes. Il s'agit probablement d'une description de l'enfer, un lieu où la moindre lueur d'espoir est absente en permanence.

Nombreux sont ceux qui sont tentés par l'idée de s'adonner à tous les péchés sexuels possibles, sans culpabilité ni honte. Ces mêmes personnes souhaitent souvent échapper aux conséquences terrestres et éternelles de ces choix. Le mensonge des faux docteurs semble être précisément cela : pécher sans remords ni conséquence, tout en conservant les avantages d'appartenir à Christ et avec l'approbation totale de Dieu.

Selon Pierre, ces menteurs utilisent les mots comme des outils de tromperie. Nous lisons ceci au verset 18 : « Avec de grands discours pleins de vide, ils prennent au piège des plaisirs de la chair, de leurs débauches, ceux qui ont en réalité échappé aux hommes vivant dans l'égarement. » Si vous les écoutez, dit-il, vous constaterez que leurs discours, en apparence impressionnants, ne sont en réalité que vantardises et vides de sens. La triste vérité, cependant, est que leurs paroles et leur incitation au péché sexuel ont été très efficaces. Ceux qui commençaient tout juste à se détourner des mensonges de leur culture, attirés par l'Évangile de Jésus, ont eu du mal à résister aux faux enseignements de ces hommes. Il en va de même dans le monde moderne. Les chrétiens immatures, en particulier, sont facilement influencés par ces tentations.

On comprend mieux la colère de Pierre. Par leurs mensonges, ces faux enseignants tentaient d'arracher les gens à Christ au moment même où ils s'y convertissaient, par pure arrogance et pour leur propre profit.

Le monde prétend généralement que la « liberté » signifie faire tout ce que l'on veut, quand on veut et comme on veut. Les faux docteurs de l'Église primitive promettaient ce genre de liberté. Pierre dit à leur propos au verset 19 : « Ils leur promettent la liberté alors qu'ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, puisque chacun est esclave de ce qui l’a dominé. » Pour eux, cela signifiait s'adonner sans culpabilité à tous les péchés sexuels. Ils affirmaient que cela ne comportait aucun risque de jugement divin. Comme Pierre l'a clairement démontré, cette promesse était mensongère. Ce n'est pas seulement parce que ces enseignants se trompent au sujet de Jésus, mais aussi parce que leurs propres vies le prouvent.

Ils promettent une liberté qu'ils n'ont pas. Au lieu d'être libres de satisfaire leurs passions sexuelles, ils sont tout simplement incapables de faire quoi que ce soit d'autre. Ils sont, en réalité, esclaves, dominés par leurs propres désirs pécheurs. C'est l'une des vérités les plus mal comprises, mais aussi les plus puissantes, concernant le péché. Ce que Satan vous présente comme une expression de liberté est en fait ce qui vous asservit.

Pierre cite ce qui était peut-être un proverbe courant à l'époque : « Car quiconque domine un homme le rend esclave. » Cela peut être interprété positivement ou négativement. Ceux qui sont « submergés » par les addictions et les péchés en sont assurément prisonniers. Or, Pierre commence sa lettre en se présentant comme un serviteur de Jésus-Christ. L'une des promesses de la vie en Christ, la vie sous l'autorité du Maître Jésus, est la véritable liberté, même face aux exigences impitoyables de notre nature pécheresse.

Qu'est-ce que la véritable liberté ? C'est la capacité de dire non, de quitter le chemin de la perdition, de dire oui à Christ et de trouver la joie véritable, le sens de la vie et la plénitude de la vie, comme nous le lisons dans l’évangile selon Jean, au chapitre 10, verset 10, où Jésus déclare : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu'elles l'aient en abondance. »

Les trois derniers versets de notre chapitre sont troublants pour certains. Relisons-les : « En effet si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils se laissent reprendre et dominer par elles, leur dernière condition est pire que la première. Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître la voie de la justice plutôt que de la connaître et de se détourner ensuite du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que disent avec raison les proverbes : Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi et : ‘La truie à peine lavée s'est vautrée dans le bourbier.’ »

Pris hors contexte, ce passage soulève la question de savoir si un croyant peut perdre son salut ou s'en éloigner. Il est utile de lire ces versets dans le contexte du chapitre 2, ainsi que dans celui des deux épîtres de Pierre. Et, bien sûr, il faut considérer le message global de la Bible.

La première question est de savoir à qui Pierre fait précisément référence. Qui sont ces personnes qui ont échappé aux souillures ou à la corruption du monde ? Il est possible que Pierre fasse référence aux faux docteurs qu'il a condamnés, mais il semble plus probable qu'il ait à l'esprit ceux que ces prétendus enseignants égarent. Cela semble suggérer les nouveaux croyants, les moins mûrs ou les moins expérimentés. Ou encore, ceux qui entendaient tout juste l'Évangile et qui n'étaient pas encore engagés.

Au verset 18, Pierre écrit que les faux docteurs séduisaient ceux qui venaient tout juste d'échapper à l'erreur. Il s'agit de personnes qui avaient quitté le monde pour rejoindre la communauté de l'Église. Elles avaient entendu et compris l'Évangile de Jésus-Christ. Cependant, la Bible est très claire : la connaissance intellectuelle ne se confond pas avec la foi qui sauve, comme le souligne l’apôtre Jacques, au chapitre 2, verset 19 de sa lettre : « Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils tremblent. » Il semble fort probable que Pierre fasse référence à ceux qui étaient attirés par l'Évangile, mais qui n'avaient pas encore pleinement embrassé la foi en Christ.

S'ils avaient été sauvés, ce que Pierre a écrit dans sa première lettre au chapitre 1, verset 5, s'appliquerait à eux : « L’héritage… vous est réservé dans le ciel, à vous qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. » Ils auraient été protégés par leur foi et par la puissance de Dieu jusqu'à la révélation du salut. Or, comme l'écrit l’apôtre Jean dans sa première lettre au chapitre 2, verset 19 : « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres, car s'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais cela est arrivé afin qu'il soit bien clair que tous ne sont pas des nôtres. »

À présent, ces personnes, distraites et séduites par les faux docteurs, sont dans une situation pire qu'auparavant. Elles avaient commencé à fuir la corruption du monde et à fréquenter une communauté de croyants. Puis, trompés par de faux enseignants, elles sont retombées dans leurs vieux péchés. Une fois de plus, elles se sont laissées prendre au piège, vaincues et ramenées à leur ancienne place dans le monde par leurs propres désirs coupables. Pire encore, leur conception de l'Évangile est désormais pervertie.

Lorsque Pierre dit : « Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître la voie de la justice plutôt que de la connaître et de se détourner ensuite du saint commandement qui leur avait été donné, » il semble faire référence à ceux qui ont été séduits et trompés par les faux docteurs au sein de l'Église. L'un des mensonges de ces faux docteurs était que les chrétiens devaient se livrer librement à leurs désirs pécheurs. Pierre décrit l'effet de cet enseignement sur ceux qui s'étaient détournés des pratiques du monde et avaient rejoint la communauté de l'Église.

Il s'agissait de personnes qui avaient entendu et compris l'Évangile de Jésus, mais qui, apparemment, n'avaient pas encore pleinement mis leur confiance en Christ. Ces croyants potentiels ont été égarés par les faux docteurs et de nouveau vaincus par leurs pratiques mondaines. Pierre écrit qu'il aurait mieux valu pour eux n'avoir jamais entendu l'Évangile, ni appris le chemin de la justice, que de connaître « le saint commandement » — l'Évangile, le commandement de croire en Christ — et de s'en détourner.

Pourquoi cela aurait-il été préférable ? En partie parce qu'une fois ce message entendu et rejeté, ou corrompu, il est très improbable que quelqu'un revienne y croire et lui fasse confiance. L’attitude de ces gens-là envers l'Évangile est désormais déformée, pervertie et souillée. Ils ont ajouté une série d'obstacles et de blocages sur leur chemin vers une véritable acceptation de Christ. Ces complications rendent d'autant plus difficile leur soumission à Dieu et l'accès au salut éternel auprès de Dieu le Père. Rien d'étonnant à ce que Pierre soit si indigné lorsqu'il condamne les prétendus enseignants. Ils éloignaient en réalité les gens de l'espérance que Christ procure et les ramenaient sur leur propre voie de perdition.

Pierre écrit ensuite que ceux qui persistent dans le péché incarnent ce que dit le livre des Proverbes, au chapitre 26, verset 11 : « Comme un chien retourne à ce qu'il a vomi, l’homme stupide reproduit sa folie. » De même, ils sont comme une truie qu'on peut laver, mais qui retourne aussitôt se vautrer dans la boue. Cette image est particulièrement frappante pour Pierre, car la truie et le chien étaient deux des animaux les plus méprisés et impurs dans la pensée juive.

Autrement dit, ces personnes n'ont jamais été véritablement transformées dans leur nature. Ceux qui sont véritablement en Christ ne se contentent pas d'éliminer le péché de leur vie pour devenir ainsi acceptables à Dieu. Par la foi et la puissance de Dieu, les vrais croyants sont transformés en profondeur ; ils deviennent progressivement plus semblables à Jésus grâce à l'action de l’Esprit Saint en eux. Cela ne signifie certainement pas la perfection, mais une vie transformée. Ceux qui ne semblent jamais avoir changé restent, de toute évidence, exactement ce qu'ils étaient.

Nombreux sont les ministères qui s'emploient à discréditer les fidèles au lieu de présenter un Évangile authentique qui conduit à une véritable conversion. Ces ministères laissent également les vraies brebis affamées de nourriture spirituelle. Dans ces conditions, elles ne trouvent ni pâturage ni eau pour nourrir leur âme. Les faux enseignants ont piétiné l'herbe et pollué l'eau par des distorsions de la Parole de Dieu. Il ne leur reste que les souillures de leurs faux enseignements.

Je vous invite à prier ensemble en terminant cette étude pour que Dieu protège son Église des ravages des faux enseignants : « Seigneur, notre Dieu et notre Père, nous prenons au sérieux les avertissements que l’apôtre Pierre nous a donnés à la fin de son ministère sur terre. Éveille nos esprits et nos consciences pour que nous puissions reconnaître et rejeter les faux enseignements qui veulent détruire par leurs mensonges ton Église. Permets que tes enfants fidèles résistent et restent attachés à ta Parole. Que la Bonne Nouvelle continue d’être annoncée dans le monde entier et accueillie par beaucoup. Que de nombreuses vies soient transformées durablement et que les nouveaux convertis ne soient pas happés par de prétendus enseignants qui veulent les détourner de la vraie voie, celle de Jésus-Christ. Donne-nous la force de te rester fidèles dans nos paroles comme dans notre comportement, et que ta lumière brille dans nos vies afin que nous soyons nous-mêmes un exemple auprès des autres. C’est au nom de Jésus que nous te le demandons, amen. »