2 Pierre 2.4-9

Semaine 2 - jour 2

Deuxième épître de Pierre

2 Pierre 2.4-9

18:24


Pierre nous donne maintenant plusieurs exemples tirés de l’Ancien Testament pour démontrer que Dieu juge effectivement ceux qui se rebellent contre lui.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 4 à 9 du deuxième chapitre ; c’est notre deuxième étude sur ce chapitre. Pierre vient d'affirmer que les prétendus enseignants de l'Église seront, en fin de compte, condamnés et détruits par Dieu. Il nous donne maintenant plusieurs exemples tirés de l’Ancien Testament pour démontrer que Dieu juge effectivement ceux qui se rebellent contre lui.

Au verset 4, il commence par les anges qui ont péché : « En effet, Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais il les a précipités et enchaînés dans l'abîme, là où règnent les ténèbres, pour qu’ils y soient gardés en vue du jugement. » Pierre fait peut-être référence aux événements décrits dans le livre de la Genèse, au chapitre 6, versets 1 à 4, où les « fils de Dieu » ont pris des femmes humaines. Certains interprètent cela comme signifiant que ce sont des anges qui se sont unis à des femmes par rébellion contre Dieu et qui ont été punis. D'autres suggèrent que Pierre fait référence aux anges qui ont été chassés du ciel avec Lucifer, le diable, lors de sa rébellion. Quoi qu'il en soit, Dieu n'a pas toléré cette rébellion. Il a jugé et puni ces anges déchus. Pierre utilise précisément le mot grec « Tartare » , l’abîme, qui désignait une partie des enfers grecs. Le Tartare est un lieu temporaire de tourment pour les anges. L’apôtre Jude en parle au verset 6 de sa lettre : « Dieu a gardé, enchaînés à perpétuité dans les ténèbres pour le jugement du grand Jour, les anges qui ont abandonné leur demeure au lieu de conserver leur rang. » Les Grecs considéraient le « Tartare » comme un abîme profond, un lieu souterrain où le jugement divin a été rendu. C'était le monde souterrain. Pierre dit que ces anges restent là, enchaînés ou plongés dans les ténèbres, jusqu'à ce que Dieu soit prêt à les juger pleinement pour leur péché. Au lieu de s'abstenir de juger, Dieu a exécuté son jugement sur ces anges. Il se devait de les juger. Il ne pouvait fermer les yeux sur leur rébellion. Dieu est Amour, mais il est aussi le Dieu Juste.

La Bible emploie plusieurs termes pour désigner l'enfer. Hadès et le Shéol sont des enfers temporaires. La Géhenne - mentionnée douze fois dans la Bible -, est le « lac de feu » mentionné cinq fois dans le livre de l'Apocalypse, au chapitre 20. La « seconde mort » est un autre terme pour désigner l'enfer et apparaît quatre fois dans l'Apocalypse. L'Apocalypse parle sept fois de « l'abîme sans fond ». Le terme usuel pour l'enfer est la Géhenne. La Géhenne est ce que nous considérons généralement comme l'enfer ; c'est l'enfer permanent pour ceux qui ne croient pas à la mort de Christ pour leurs péchés.

Pierre fait aussi référence au déluge de Noé. Écoutons ce qu’il dit au verset 5 de notre chapitre : « Il n’a pas non plus épargné le monde ancien, lorsqu’il fit fondre le déluge sur ce monde qui n’avait aucun respect pour lui. Il a néanmoins protégé huit personnes dont Noé, qui appelait ses contemporains à mener une vie juste. » Dans cet acte de jugement terrible, Dieu a anéanti toute vie humaine dans le monde antique, à l'exception de Noé et de sa famille. Pourquoi Dieu a-t-il agi ainsi ? Parce que s’il fait preuve de grande miséricorde et d’un amour infini à l’égard des humains, notre Dieu reste un juge juste. Le livre de la Genèse, au chapitre 6, verset 5, dit que le monde était plongé dans un état de mal absolu avant le déluge : « L’Éternel vit que les hommes faisaient de plus en plus de mal sur la terre : à longueur de journée, leur cœur ne concevait que le mal. » Face à ce triste constat, Dieu ne restera pas inactif et n'épargnera pas ceux qui l’ont complètement abandonné et se moquent de lui. Il ne les a pas épargnés avant le Déluge, et il ne les épargnera pas après. Dieu ne peut se soustraire à sa vengeance et ne l'a jamais fait. Il est éternellement fidèle à lui-même.

Mais notre Dieu sauve aussi. Noé est décrit comme un prédicateur de justice. Au lieu d’en finir avec l’humanité, Dieu a épargné Noé et tout a recommencé. Il est important de noter que, comme il l'a déjà fait dans sa première lettre, Pierre affirme que le déluge de Noé est un événement historique. Jésus, lui aussi, y a fait référence. En effet, il a déclaré que le monde serait tel qu'il était au temps de Noé à son retour, et nous verrons que Pierre décrit également ce jour avant la fin de sa lettre.

Pour Pierre, Dieu infligera le même châtiment aux faux docteurs au sein de l'Église.

Après avoir évoqué le jugement de Dieu sur les anges rebelles, puis celui du monde entier, à l'exception de Noé et de sa famille lors du Déluge, Pierre cite au verset 6 de notre chapitre l'exemple des villes de Sodome et Gomorrhe dont le livre de la Genèse nous parle au chapitre 19 : « Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera. » En réponse au péché des habitants de ces villes, Dieu a envoyé le feu du ciel pour détruire les deux villes et tous leurs habitants.

On associe généralement Sodome au péché d'homosexualité, qui était la faute la plus répandue et la plus notoire parmi leurs péchés. Mais le prophète Ézéchiel décrit la perversité du peuple d’Israël avec bien plus de détails sur Sodome. Il dit ceci à la ville de Jérusalem, au chapitre 16, versets 49 et 50 de son livre : « Voici quel était le crime de Sodome, ta sœur : elle et ses filles étaient devenues orgueilleuses parce qu’elles vivaient dans l’abondance et dans une tranquille insouciance. Elles n’ont offert aucun soutien aux pauvres et aux nécessiteux. Elles sont devenues hautaines et se sont mises à commettre sous mes yeux des actes abominables. C’est pourquoi je les ai fait disparaître comme tu l’as vu. » La culture moderne a beaucoup en commun avec ce peuple ancien. Mais Ézéchiel révèle aussi comment Dieu déplore l’attitude de Jérusalem, dont les habitants se comportaient d’une manière pire encore que les gens de Sodome.

Pierre nous a déjà raconté comment le Seigneur a délivré Noé. Il nous montre maintenant comment le Seigneur a délivré le juste Lot. Voici ce que nous lisons aux versets 7 et 8 de notre chapitre : « Il a délivré Lot le juste, qui était profondément attristé de la conduite immorale de ces hommes débauchés. – Ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait en effet jour après jour son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs agissements criminels. »

La délivrance de Lot a donné à l'apôtre l'occasion de remarquer que Dieu savait aussi bien sauver que détruire ; et que sa bonté l'a poussé à sauver le juste Lot avec autant de force que sa justice l'a poussé à détruire les rebelles dans les exemples déjà cités. Lot était juste aux yeux de Dieu, même si sa droiture était peut-être difficile à percevoir pour les autres. Pourtant, la perversité de Sodome et Gomorrhe tourmentait jour après jour son âme juste. L'âme de Lot était tourmentée, mais il n'a pas su se conformer aux préceptes de Dieu et se séparer, lui et sa famille, de l'impiété de Sodome et Gomorrhe. Le Seigneur a délivré Lot en raison de sa droiture ; pourtant, Lot a tout perdu à cause de sa trop grande proximité avec ces villes perverses.

La description que Pierre fait de Lot peut nous surprendre en effet. Il parle de lui avec bien plus de bienveillance qu'on ne pourrait s'y attendre après avoir lu le chapitre 19 et suivants du livre de la Genèse. Après tout, le neveu d’Abraham avait choisi de vivre près de Sodome, sachant la décadence morale qui y régnait. Nous le lisons au chapitre 13 de la Genèse. Il avait certainement d'autres options, mais il s’est installé dans la ville même. Il y a demeuré assez longtemps pour y élever ses filles. Il s'entendait suffisamment bien avec les habitants de la ville pour devenir ancien et siéger aux portes, comme le premier verset du chapitre 19 de la Genèse le rapporte.

Pourtant, Pierre qualifie Lot de « juste » et dit qu'il était « affligé » ou « opprimé » par la conduite immorale et violente des habitants de Sodome. Le terme grec traduit ici par « affligé » signifie être fatigué, épuisé, usé ou maltraité. Le verset 8 évoque l'âme de Lot comme « tourmentée » par cette situation. Pierre dit donc que Lot était abattu et découragé par ce qu'il voyait à Sodome.

D'une certaine manière, c'est en réalité un grand encouragement ! Il est vrai que le jugement de Dieu sur ceux qui se rebellent contre lui est rapide et complet, bien plus dévastateur que tout jugement humain. Et pourtant, il est tout aussi vrai que la grâce, la patience et la compassion de Dieu dépassent de loin ce que nous, humains, pouvons nous accorder les uns aux autres. Lot était juste aux yeux de Dieu car il avait été justifié par Dieu. Cela était dû en partie à sa place dans la famille de Dieu, en tant que neveu d'Abraham. Dans ses deux lettres, Pierre enseigne que nous aussi, chrétiens, avons été justifiés – rendus justes aux yeux de Dieu – grâce à notre place dans la famille de Dieu par la foi en Christ.

En matière de salut éternel, seule compte la déclaration de justice de Dieu, et non nos choix personnels. Pour les chrétiens, Dieu nous déclare justes en raison de la vie sans péché de Christ et de sa mort pour nos péchés. Qu'on le veuille ou non, ceux qui appartiennent à Dieu ne seront pas exempts de péchés dans cette vie. Cependant, nous devrions être profondément troublés par les actes de péché flagrants et rebelles qui nous entourent. Lot se sentait « torturé » par ces agissements, même si cela ne l'a visiblement pas conduit à quitter la ville sans être emmené de force par des anges !

Toute discussion sur Sodome et Gomorrhe doit être claire : les « actes d'iniquité » qui y étaient devenus la norme étaient véritablement odieux. L'homosexualité n'était que le péché le plus flagrant et le plus connu. Les actes des voisins de Lot incluaient également le viol collectif. Ces hommes de Sodome ont exigé que Lot leur livre ses visiteurs afin de les violer. Nous le lisons au chapitre 19 du livre de la Genèse. Ils se sont indignés du jugement de Lot lorsqu'il a refusé.

Lot n'avait pas toujours fait les bons choix, mais il savait au fond de lui que les actes violents de ses voisins « sans foi ni loi » étaient mauvais. Cette prise de conscience le tourmentait. Il est essentiel que le peuple de Dieu, imparfait mais juste, demeure aujourd'hui suffisamment sensible à la réalité du péché pour être profondément touché par son impact sur la culture qui nous entoure.

À la lecture de l'histoire de Lot, nous pourrions conclure qu'il méritait le jugement de Dieu. Nous pourrions même être tentés d'examiner nos propres choix et de nous demander si Dieu nous condamnera. Mais la seule question qui importe est de savoir si nous avons été déclarés justes grâce à Christ, et non si nous avons fait des choix parfaits depuis lors. Rappelons-nous donc les paroles réconfortantes de l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains, au chapitre 8, verset 1 : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » De même que le Seigneur a délivré Lot, il sait comment nous délivrer des tentations avec lesquelles nous sommes aux prises et comment réserver les injustes pour le jour du jugement. Nous pouvons avoir confiance dans la délivrance que Dieu réserve aux justes, car elle est aussi certaine que son jugement sur les impies.

Pierre a utilisé à nouveau un exemple où le jugement de Dieu sur les rebelles a été soudain et inattendu, sans espoir d'échappatoire. Mais comme nous le voyons dans ce passage, le Juge juste a fait preuve de compassion en adressant un avertissement à ceux qu'il veut sauver. Pierre établit le même parallèle pour ses lecteurs : le jugement de Dieu est imminent, mais il offre le salut éternel à ceux qui ont foi en Christ, comme nous le lisons au verset 9 de notre chapitre : « Ainsi donc, le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux et garder les injustes pour le jour du jugement où ils seront punis. »

Le but de cette longue déclaration de Pierre dans tout ce passage est le suivant : le jugement de Dieu est imminent. Les faux docteurs au sein de l’Église seront condamnés et anéantis. Il ne s’agit pas de savoir « si » Dieu punira, mais seulement « quand ». Si Dieu a condamné les anges rebelles, le monde de l’époque de Noé, Sodome et Gomorrhe, alors il n’hésitera pas à condamner ceux qui se rebellent contre lui aujourd’hui.

Mais ce n’est pas tout : si Dieu a sauvé Noé et Lot, hommes qu’il a déclarés justes, il sauvera aussi ceux qu’il déclare justes aujourd’hui. Dieu sait comment faire les deux. Il sait comment délivrer son peuple, ceux qu’il déclare pieux, des épreuves. Et il sait comment punir les impies pour leur rébellion au jour de son jugement.

Le message est clair. Nous pourrions être tentés de regarder le monde et de penser que ceux qui s’opposent à Dieu sont en train de gagner. Il pourrait sembler que rester fidèle à Dieu coûte plus cher qu’il n’en vaut la peine, mais n'oublions jamais que Dieu nous observe. La destruction viendra, mais le salut aussi. La fidélité dont nous faisons preuve aujourd'hui sera un jour récompensée.

Prions ensemble pour que Dieu intervienne dans ce monde corrompu où le mal sous toutes ses formes sévit comme au temps de Noé et de Lot : « Seigneur notre Dieu, nous venons à toi remplis de confiance car tu nous as déclarés justes en nous accordant ta grâce que nous avons reçue par la foi, qui est aussi un don de toi. Aide-nous, dans ta compassion, à ne pas nous accoutumer au mal, à ne pas faire de mauvais choix, mais à écouter ta Parole et à vivre selon tes commandements. Nous ne sommes pas meilleurs que les autres, mais tu nous as choisis dans ta grâce immense alors que nous ne le méritions pas. Alors, c’est avec joie que nous te suivons. Ne permets pas, Seigneur, que nous tombions dans les pièges de la tentation et de Satan. Nous te le demandons au nom de Jésus, amen. »