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Bonjour, et bienvenue à notre série d’études méditatives Dieu au quotidien sur la deuxième lettre de Pierre en compagnie de Tom Holladay ! Nous en sommes à notre troisième semaine et nous allons étudier ensemble le chapitre trois, le dernier chapitre de cette courte lettre. Aujourd'hui, nous allons concentrer notre attention sur les sept premiers versets. Notre chapitre aborde le sujet du retour du Seigneur à la lumière des faux enseignements. Pierre utilise à trois reprises le mot grec qui signifie « attendre avec impatience ». Il est traduit par « nous attendons » ou « dans cette attente », mais il s’agit en fait d’une grande anticipation. Pierre souhaite que ses lecteurs attendent avec impatience le second avènement de Jésus-Christ, car l'apostasie, cet abandon de la foi en Christ qui détruit notre relation avec Dieu, ne triomphera pas à la fin.
L’apôtre emploie le mot « bien-aimés » à quatre reprises dans ce chapitre. Ce nom est apparenté au mot grec qui signifie « amour désintéressé et sacrificiel ». Le choix de ce nom témoigne de l'amour profond que Pierre porte à ses destinataires, ainsi que de leur place aux yeux de Dieu. Dès le premier verset il dit : « Bien-aimés, voici déjà la deuxième lettre que je vous écris. Dans l'une et dans l'autre je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence, afin que vous vous rappeliez les paroles prononcées autrefois par les saints prophètes ainsi que le commandement du Seigneur et Sauveur enseigné par vos apôtres. » Pierre appelle ses lecteurs « bien-aimés » car il traite d'un sujet qui concerne les enfants de Dieu : le retour du Seigneur Jésus-Christ. De toute évidence, certains chrétiens ignoraient que Jésus allait revenir, ou n’en tenaient pas compte. Or Pierre aimait ses lecteurs. Les croyants étaient l'objet de son amour car chacun était l'objet de l'amour de Dieu. Chaque croyant reçoit de Dieu le même amour, comme l’apôtre Jean nous le rappelle, lui qui appelait aussi ses lecteurs « bien-aimés » dans sa première lettre, au chapitre 4, verset 7 : « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l'amour vient de Dieu, et toute personne qui aime est née de Dieu et connaît Dieu. » Le terme employé par Dieu pour désigner les siens est « bien-aimés » ; c’est ainsi qu’il appelle Jésus, son Fils, le bien-aimé. L’apôtre Paul commence sa lettre aux Éphésiens par cette magnifique affirmation : « Dans son amour, Dieu nous a prédestinés à être ses enfants adoptifs par Jésus-Christ. C’est ce qu’il a voulu, dans sa bienveillance, pour que nous célébrions la gloire de sa grâce, dont il nous a comblés dans le bien-aimé. » En tant que chrétiens, nous sommes véritablement et pour toujours les enfants bien-aimés de Dieu.
Pierre expose clairement le but de sa deuxième lettre. Son objectif en écrivant est resté constant : rappeler aux chrétiens ce qu’ils savent déjà et les inciter à agir en conséquence. Il souhaite que les chrétiens sachent, qu'à la fin des temps, de nombreux apostats viendront les tromper. Ils doivent aussi savoir que l’espérance demeure : Jésus reviendra pour résoudre le problème des apostats. La réalité du retour de Jésus nous maintient dans une attente vigilante. Jésus peut revenir d'un instant à l'autre. Nous pourrions le rencontrer à tout moment. Cela devrait nous inciter à une vigilance spirituelle maximale à chaque instant.
Pierre souhaite que ses lecteurs prennent conscience de la vérité révélée dans ses deux lettres : la Bible peut transformer nos vies. Nous sommes exhortés à nous éveiller à la réalité de la Parole de Dieu afin d’être transformés. Si nous connaissons les principes de la Parole de Dieu, nous pouvons les appliquer à notre vie quotidienne. De nos jours, certains responsables chrétiens trompeurs utilisent de nombreux stratagèmes pour détourner les chrétiens de la Parole de Dieu. Or, la Bible est notre seul critère pour discerner la vérité. En fait, Satan se réjouit de voir les chrétiens s’endormir spirituellement. Parfois, il leur glisse des somnifères. Il veut les plonger dans une léthargie spirituelle. Le diable rêve de nous endormir. S’il parvient à nous endormir, il aura atteint son but. Le diable cherche autant à endormir les chrétiens spirituellement qu’à les tenter par le péché.
Pierre écrit donc pour inciter les chrétiens à une réflexion saine, pour éveiller leur « esprit sincère ». Le terme grec utilisé ici signifie littéralement « pur lorsqu'on l'examine à la lumière du soleil », c’est-à-dire « authentique, sans mélange ». On raconte que certains marchands de poterie vendaient des pots défectueux en comblant les fissures avec de la cire, puis en repeignant le tout. C'était une tromperie, car la poterie ne remplissait plus sa fonction si la cire fondait au contact d'un liquide chaud. De même, si l'acheteur laissait le pot au soleil, la cire fondait. Les personnes avisées examinaient le pot au soleil pour vérifier la présence de fissures. On jugeait un pot repeint en l'exposant à la lumière du soleil pour déterminer s'il y avait des fissures. Eh bien, Dieu désire que nos vies résistent au jugement de la lumière de sa Parole. Nous examinons donc la doctrine à la lumière de la vérité.
Le but des deux épîtres de Pierre est bien de rappeler aux croyants l'importance d'une pensée « pure », « saine ». La vérité pure ou transparente est sans mélange, sans tache et sans mensonge. Pierre souhaite que les chrétiens soumettent la doctrine à l'épreuve de la transparence. Jugez toute chose à la lumière de la vérité de Dieu. Les esprits purs sont des esprits non affectés par les influences maléfiques et séductrices. Ces esprits sont préservés de toute influence extérieure. Pierre souhaite que ses lecteurs fassent preuve de clarté et de maîtrise de soi dans leur réflexion. Nous devons nous concentrer sur l'essentiel, sans laisser nos faiblesses être obscurcies par des idées futiles. Dieu veut que nous réussissions l'épreuve de la vérité et de la transparence. Nous vivons à l’époque où la plupart des gens agissent selon leurs sentiments et vivent dans la subjectivité. Certains prédicateurs préfèrent même les artifices de la subjectivité à l'objectivité de la vérité pour amener des croyants à la foi. Or, nous ne pouvons pas vivre pour le Seigneur sans appliquer la vérité de sa Parole à notre expérience. C'est ainsi que nous dépendons de lui. Tout le reste n'est qu'artifice.
Au verset 2, Pierre souhaite que les chrétiens réfléchissent clairement afin, dit-il « que vous vous rappeliez les paroles prononcées autrefois par les saints prophètes ainsi que le commandement du Seigneur et Sauveur enseigné par vos apôtres. » Les croyants sont appelés à se souvenir des paroles et des prédictions des saints prophètes. Il s'agit des prophètes de Dieu envoyés à Israël dans l'Ancien Testament. Pierre invite également ses lecteurs à se souvenir des commandements et des enseignements de Jésus transmis par les apôtres. Ainsi, Pierre accorde aux apôtres de Jésus, dont lui-même et les douze, ainsi que Paul, le même statut qu'aux prophètes de l'Ancien Testament tels qu'Ésaïe, Jérémie et Ézéchiel. Le but de ce rappel est d'éviter d'être trompés par de faux docteurs. Ceux qui connaissent et comprennent la vérité révélée par Dieu dans l'Ancien Testament et, aujourd'hui, par les apôtres de Jésus dans le Nouveau Testament, ne se laisseront pas facilement égarer par les mensonges des loups déguisés qui se cachent parmi le troupeau de Dieu. Il ne faut pas en être surpris, Dieu l’avait déjà prédit.
Pierre dit en effet aux verset 3 et 4 : « Sachez avant tout que dans les derniers jours viendront des moqueurs pleins de raillerie. Ces hommes vivront en suivant leurs propres désirs et diront : « Où est la promesse de son retour ? En effet, depuis que nos ancêtres sont morts, tout reste dans le même état qu’au début de la création. » Jésus lui-même avait averti que de faux prophètes viendraient détourner beaucoup de personnes de la vérité. C’est dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 24 que nous le lisons. Paul a également lié l'œuvre de ces faux enseignants aux derniers jours précédant le retour de Christ. Le Nouveau Testament décrit de manière cohérente notre époque comme les derniers jours, ou la fin des temps, avant le retour de Christ et sa révélation comme Seigneur. Les chrétiens ne sont donc pas sans défense face à ces faux enseignants. Pierre décrit deux autres caractéristiques qui les définissent : ils sont moqueurs - ils se moquent du retour de Christ -, et ils suivent leurs propres désirs mauvais. Autrement dit, comme Pierre l'a déjà écrit au chapitre 2, ils se livrent ouvertement à l'immoralité et incitent les chrétiens à les imiter.
Selon la Bible, Jésus reviendra en gloire pour se révéler à tous comme Seigneur et Sauveur pour juger les peuples du monde. Les faux docteurs contestent cette affirmation. L'essence de cette moquerie trompeuse réside dans l'idée que nous en savons plus que Dieu. Du moins, que nous savons mieux que Dieu quand les choses devraient se produire. Les faux docteurs semblent dire : « Jésus a promis de revenir, mais c'était il y a trop longtemps. Le monde continue de tourner comme avant. Donc, Jésus ne doit pas revenir. » Par conséquent, ces imposteurs persuadent les autres que les autres promesses de Dieu sont fausses. S'il n'y a pas de retour de Christ, selon leur raisonnement, il ne peut y avoir de jugement pour le péché. Dieu ne se soucierait donc pas de nos péchés. Il serait alors acceptable d'être « libre » et de faire ce qui nous plaît. C'est évidemment une pensée à la fois fausse et dangereuse.
Les faux docteurs évoquent la mort – le « sommeil » – des ancêtres juifs. Autrement dit, les hommes qui ont fait les prophéties concernant le retour du Christ étaient morts depuis longtemps. Lorsque Pierre a écrit ces mots, même certains des apôtres qui avaient prédit le retour de Jésus étaient déjà décédés. De nos jours, bien sûr, ces prédictions sont encore plus anciennes, et ceux qui les ont faites sont morts depuis encore bien plus longtemps. Pourtant, le monde continue de suivre son cours naturel. Selon les faux docteurs, depuis toujours, le monde physique a fonctionné de manière normale, prévisible et uniforme, et rien ne changera. Aux versets 5 à 7 de notre chapitre, Pierre réfute cette conception et dit : « De fait, ils veulent ignorer que des cieux ont existé autrefois par la parole de Dieu, ainsi qu'une terre tirée des eaux et au milieu d’elles. Ils oublient volontairement que le monde d'alors a disparu de la même manière, submergé par l'eau. Or, par la parole de Dieu, le ciel et la terre actuels sont gardés pour le feu, réservés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. »
L’affirmation des prétendus enseignants est à la fois simpliste et incomplète. Elle aboutit également à une conclusion erronée : que Dieu n’intervient pas dans le monde physique. Elle suppose qu’il laisse toujours le monde suivre son cours sans intervention. Dès lors, selon ce raisonnement, Jésus ne viendra pas en gloire pour bouleverser l’ordre établi. Il n’y aura pas de jugement. Nous sommes libres de faire ce que nous voulons sans jamais avoir à craindre d’être jugés par Dieu pour nos péchés.
Or, Pierre révèle la faille de leur argument trompeur : ils oublient délibérément des détails essentiels. Premièrement, ils oublient l’origine même du monde qu’ils prétendent immuable. Dieu l’a créé dès le départ. Il est intervenu dès l’origine en le créant. Il a conçu toutes les lois et tous les processus qui régissent le monde. Il peut les modifier ou les annuler à tout moment.
Les cieux ont été créés par la Parole de Dieu, écrit Pierre, conformément à ce que Dieu le livre de la Genèse. C’est cette même Parole puissante que les faux docteurs raillent lorsqu’ils nient le retour de Christ et le jugement de Dieu pour le péché. Les faux docteurs prétendent que la constance du monde physique est la preuve de l'inaction de Dieu, ce qui est tout simplement absurde. Dieu agira comme il l'entend de sa création, et le jugement est proche.
L'histoire contredit également l'opinion des moqueurs et des faux docteurs. Pierre évoque une nouvelle fois le déluge de Noé. C'est un exemple flagrant de l'intervention divine dans le monde physique pour juger les péchés de l'humanité. La terre a été tirée des eaux et aux milieu d’elles, écrit Pierre, puis Dieu utilisa l'eau pour anéantir presque toute vie qu'il avait créée sur la terre. Pierre rappelle à ses lecteurs que ces faux docteurs oublient un moment crucial de l'histoire. Il y a déjà eu des moments, dans le monde physique, où Dieu est intervenu pour exercer son jugement. Comme le rapporte la Genèse aux chapitres 6 à 9, Dieu a provoqué le grand déluge et a détruit presque toute vie qu'il avait créée. Autrement dit, Dieu a déjà accompli, dans le passé, précisément ce que les faux docteurs affirmaient qu'il ne ferait pas à l'avenir.
De nos jours, nombreux sont ceux qui rejettent l'idée du déluge de Noé ; ils la qualifient de mythe, de fable ou d'exagération. Certains enseignants religieux s'empressent même de minimiser cet événement cataclysmique. Pierre, quant à lui, croyait clairement en la réalité du déluge de Noé et l'enseignait ; Jésus aussi, comme nous le lisons dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 24. L'argument principal de Pierre est que Dieu est prêt et disposé à bouleverser le cours naturel du monde selon sa volonté, y compris à utiliser la nature qu'il a créée pour juger les péchés de l'humanité.
Pierre révèle que Dieu détruira de nouveau la terre, cette fois par le feu. Par la même Parole qu'il a utilisée pour créer les cieux, il les détruira au jour du jugement, ainsi que toute l'humanité impie. Les faux docteurs se trompent lourdement, insiste Pierre. Christ revient ! Le jugement approche. La fin du monde sera un désastre terrible. Nul n'y échappera. Ce sera un brasier d'une ampleur inouïe. C'est un jugement universel, sauf pour ceux qui se tournent vers Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Voir le monde tel que nous le connaissons détruit est une vision insoutenable. Personne n'y échappera ; il n'y aura nulle part où fuir. Ce sera le jugement le plus terrible jamais vu et le dernier à venir. L’apôtre Jean rejoint les déclarations de Pierre dans le livre de l’Apocalypse, au chapitre 20, versets 15 et 15 : « Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. L’étang de feu, c'est la seconde mort. Tous ceux qui ne furent pas trouvés inscrits dans le livre de vie furent jetés dans l'étang de feu. » La victoire de Dieu sur le mal, le péché et la mort même sera totale.
Prions ensemble avec confiance en la grâce de Dieu qui a changé nos vies et nous a délivrés de la condamnation finale : « Seigneur notre Dieu, nous te sommes si reconnaissants de nous avoir délivrés du mal et du Malin. Merci pour ta grâce et ta compassion. Merci parce que tu nous as permis de venir à toi. Nous sommes désolés, Seigneur, d’avoir écouté ou d’avoir même penser écouter les charlatans qui te méprisent et nous détournent de toi. Nous revenons à ta Parole qui transforme notre intelligence et nous permet de te suivre fidèlement. Nous te prions pour le monde que tu as tant aimé. Permets que beaucoup viennent à toi avant ton retour certain et refusent de suivre les conseils maléfiques des faux docteurs. Renouvelle notre zèle pour parler de toi à ceux qui nous entourent. Oui, Seigneur, reviens, nous t’en supplions, et aide-nous à nous préparer à te rencontrer, car nous voulons vivre en ta présence avec le plus grand nombre de fidèles possible pour l’éternité. Au nom de Jésus, accepte notre prière, amen. »