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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Nous en sommes au troisième jour de notre étude du troisième chapitre et nous concentrerons notre réflexion sur les versets 10 à 13, mais avant d’étudier ensemble ce passage, je vous propose de revenir quelque peu sur la patience de Dieu dont nous avons commencé à parler hier au verset 9, où Pierre dit : « Dieu fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance. »
Comment Dieu fait-il preuve de patience ? Eh bien, c’est Dieu lui-même qui décrit sa patience envers nous, comme nous le découvrons dans le livre de l’Exode, au chapitre 34, verset 6 : « L'Éternel, l'Éternel est un Dieu de grâce et de compassion, lent à la colère, riche en bonté et en vérité. » La patience est une qualité de maîtrise de soi face à la provocation. Cette qualité de caractère n'implique ni riposte hâtive ni punition immédiate. Elle est l'opposé de la colère, surtout de la colère impulsive. La compassion est souvent associée à cette qualité. La patience ne conduit pas à la soumission face aux circonstances difficiles, aux provocations ou à l'échec. Dieu manifeste une patience insondable envers nous.
Oui, Dieu est patient envers nous. Il fait preuve d'une patience infinie envers ceux qui lui manifestent une volonté négative. Dieu ne viole pas la volonté de l'homme. Il l'a créé libre et respecte cette liberté. Dieu n'impose généralement pas sa volonté à l'homme, mais lui laisse le temps de se convertir, de changer de vie en l’acceptant comme son Seigneur.
Il est merveilleux que Dieu ne nous juge pas comme nous jugeons les autres. Dieu se base sur les faits, non sur des jugements subjectifs. Les hommes agissent à l'inverse : « Je n'ai pas les faits, mais mon opinion est faite. Je ne t'aime pas, donc tu n'as aucune importance. » La patience est une attitude d'amour. Cette qualité ne signifie pas que l'on voudrait s'en prendre à l'autre, mais que l'on se retient par bienveillance.
Nous serons patients envers Dieu lorsque nous attendons une réponse de lui et nous le serons envers les autres si nous agissons comme lui. Par conséquent, il ne s'agit plus de dire : « Seigneur, tu ne m'as pas accordé le succès que je désirais. » Quand on aime le Seigneur, on ne se pose pas cette question car on sait qu'il est fidèle à ses promesses.
L'une des caractéristiques de l'amour est la patience. On se surprend à tolérer des choses qu'on n'aurait pas permises autrement. Cela ne signifie pas qu'on est insouciant, mais parce qu'on aime le Seigneur, on a confiance qu'il nous accordera ce qu’il veut selon son calendrier. La patience est la perpétuation de l'amour.
Cependant, comme nous l’avons dit hier, Dieu ne protège pas les gens contre leur gré. Il les tient responsables de tous leurs choix. Une personne peut rejeter Christ si elle le souhaite, mais elle en subira les conséquences. Dans sa première lettre à Timothée, au chapitre 2, versets 1 à 4, Paul déclare ceci : « J’encourage donc avant tout à faire des demandes, des prières, des supplications, des prières de reconnaissance pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et en tout respect. Voilà ce qui est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, lui qui désire que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »
Le mot « désire » exprime un désir profond de la part de Dieu. Tous ne viendront pas à Christ, mais cela n’est pas dû à la volonté de Dieu. « Désirer » est le terme grec le plus fort pour « vouloir ». Il implique un exercice délibéré de la volonté. La volonté de Dieu est guidée par une inclination qui se manifeste par un choix intentionnel. Ce terme pour « désirer » implique également l’idée d’un plan. La volonté de Dieu est à la fois délibérée et intelligente. C’est sa volonté, mûrement réfléchie, que nul ne périsse. Dieu est toujours disposé à sauver, mais l’homme n’est pas toujours prêt à être sauvé.
Jésus est mort sur la croix pour tous. Il a versé son sang pour purifier quiconque vient à lui. Nous n’allons pas en enfer parce que nous sommes malhonnêtes ou immoraux ; nous y allons parce que nous rejetons le seul remède que Dieu offre au péché : la mort de Jésus sur la croix, sacrifice qui permet le pardon de nos péchés. Le péché n’est pas un dysfonctionnement génétique ; il n’est pas la conséquence d’une maladie, mais bien une conséquence de ne pas vouloir faire la volonté de Dieu. Or, comme Jésus le dit lui-même, il n’est : « pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à changer d’attitude. »
La bonté de Dieu nous pousse à retourner à Dieu pour changer de vie. Ce que Paul a dit un jour aux Athéniens est vraiment poignant : « Sans tenir compte des temps d'ignorance, Dieu annonce maintenant à tous les êtres humains, partout où ils se trouvent, qu'ils doivent changer d’attitude, parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde avec justice par l'homme qu'il a désigné. Il en a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant. » Si la Bible n'enseigne nulle part le salut universel, elle appelle sans relâche tous les humains à se tourner vers le Dieu de bonté, de grâce et de compassion.
Au verset 10 de notre chapitre, Pierre insiste sur le fait que le jour fixé par le Seigneur viendra : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Ce jour-là, le ciel disparaîtra avec fracas, les éléments embrasés se désagrégeront et la terre avec les œuvres qu'elle contient sera brûlée. » Ce retour sera soudain ; Jésus reviendra sans prévenir. Pierre cite ici Jésus lui-même, qui a promis de revenir aussi inopinément qu'un voleur s'introduisant dans une maison sans surveillance au milieu de la nuit. Nous le lisons dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 24, versets 42 à 44 : « Restez donc vigilants, puisque vous ignorez à quel moment votre Seigneur viendra. Vous le savez bien, si le maître de la maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé et ne laisserait pas percer les murs de sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas. » Le livre de l’Apocalypse le souligne à plusieurs reprises aussi. Et lorsque ce moment arrivera enfin, une destruction catastrophique s'ensuivra.
Dans l'Écriture, le mot « jour du Seigneur » ne désigne pas nécessairement une période de vingt-quatre heures, mais une succession d'événements. Pierre décrit comment Dieu va conclure les affaires de l'univers tel que nous le connaissons. Un dénouement cataclysmique est imminent. Dieu tiendra sa promesse.
L'enseignement chrétien sur le déroulement des temps de la fin est très varié. Les spécialistes qui étudient les prophéties de l'Ancien et du Nouveau Testament sont parvenus à des conclusions différentes quant à l'ordre précis des événements. Malgré ces divergences sur certains détails, les chrétiens, dans leur ensemble, croient ce qu'écrit Pierre ici, comme faisant partie de la Parole révélée de Dieu. Autrement dit, Jésus reviendra. Et, à un moment donné, Dieu jugera les péchés de l'humanité en faisant s'abattre la destruction sur la terre par le feu.
Les cieux mentionnés ici incluent le ciel et peut-être les étoiles, et non le « ciel » de Dieu. Le ciel disparaîtra dans un fracas ou un sifflement. Le mot grec évoque le crépitement d'un immense brasier. De même, les éléments ou les corps célestes – qu'il s'agisse des constituants fondamentaux de toute vie ou des étoiles – seront consumés par le feu.
Finalement, la terre et tout ce qu'elle abrite seront réduits en cendres. Il est difficile de saisir précisément le sens du mot employé ici. Quoi qu'il en soit, le jugement de Dieu s'abattra et la destruction sera immense.
Certains spécialistes font une distinction entre le « jour de Christ » et le « jour du Seigneur ». Le « jour de Christ » serait le moment où Jésus revient chercher l’Église et la ramène au ciel. C’est le jour dont Paul parle dans sa lettre aux Philippiens, au chapitre 1, versets 6 et 10 : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son terme, jusqu'au jour de Jésus-Christ. » Le « jour de Christ » désignerait donc l’enlèvement de l’Église au ciel. Cet événement, sans signe, est imprévisible et peut survenir à tout moment. Il pourrait se produire aujourd’hui, demain, la semaine prochaine, l’année prochaine ou au siècle prochain. La Bible ne donne aucune précision quant à la date de cet événement. Lorsque Christ reviendra pour l’Église, les morts seront d’abord ressuscités, puis les vivants seront enlevés avec les ressuscités pour rencontrer le Seigneur dans les airs, comme nous le dit Paul dans sa première lettre aux Thessaloniciens, au chapitre 4. L’Ancien Testament ne mentionne pas ce jour. Pour ces mêmes spécialistes le « jour du Seigneur » désignerait une période s'étendant du Second Avènement à la fin de l'univers tel que nous le connaissons. Pour eux, l'Ancien Testament appelle cet événement le « jour du Seigneur ». C'est de cet événement dont il serait question dans notre verset. Ce « jour » est en réalité une série d'événements qui couvrent une période donnée, incluant la tribulation, le millénium dont parle l’Apocalypse et, enfin, la destruction des cieux et de la terre. Au « jour du Seigneur », Jésus reviendra physiquement sur terre, contrairement à sa venue du ciel pour l'Église.
Le « jour du Seigneur » sera une surprise. Un « voleur » n’annonce pas sa venue. Il arrive à l’improviste, soudainement. Le second avènement du Christ sera soudain et décisif. La venue d’un voleur est inattendue. La venue du Seigneur se produira à un moment inattendu de l’histoire. Comme l’affirme l’apôtre Paul dans sa première lettre aux Thessaloniciens, au chapitre 5, versets 1 à 4, les chrétiens n’ont rien à craindre de ce jour-là : « En ce qui concerne les temps et les moments, vous n'avez pas besoin, frères et sœurs, qu'on vous écrive à ce sujet. En effet, vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : ‘Paix et sécurité !’ alors une ruine soudaine fondra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte ; ils n'y échapperont pas. Mais vous, frères et sœurs, vous n'êtes pas dans les ténèbres pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. Vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. »
La venue de Jésus sera inattendue. Nous l’avons dit, il viendra comme un voleur surgit à l'improviste. Nous serons prêts pour son arrivée si nous l'attendons jour après jour, et ce jour ne nous surprendra pas. Avant le déluge de Noé, Dieu a fait preuve d'une grande patience. L'immoralité, la perversion sexuelle, la violence et le blasphème étaient monnaie courante, et pourtant Dieu leur a accordé de longues années pour revenir à lui. Dieu est patient envers notre génération également. Cependant, sa patience a ses limites. Un jour, il aura épuisé sa clémence. Lorsque cela arrivera, viendra le « jour du Seigneur ». Ce sera le jugement d'un monde qui s'est détourné de Dieu. Si ce jugement n'est pas encore arrivé, c'est uniquement parce que Dieu désire encore sauver des âmes. Lorsque la dernière âme sera sauvée, alors viendra la fin. Christ enlèvera son Épouse.
Dans l’attente sans crainte de ce jour, prions ensemble : « Notre Père du ciel, nous te louons pour ta bonté et pour ta patience envers nous. Si nous pouvons venir vers toi, c’est parce qu’en Jésus-Christ tu es venu vers nous. Tu nous as délivrés du pouvoir du mal sur nous, et c’est avec patience que tu nous acceptes en ta présence, malgré nos manquements et nos péchés. Pardonne-nos fautes, nous te supplions, et que ton Esprit Saint continue de nous préparer à te rencontrer en restant vigilants. Nous ne voulons pas être surpris le jour où Jésus reviendra pour juger le monde et nous prendre avec lui. Tu as fait de nous des enfants de lumière, alors permets que nous puissions faire rayonner ta lumière autour de nous pour gagner des âmes à toi tant que nous sommes ici-bas. C’est au nom de Jésus que nous te le demandons, amen. »