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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la deuxième lettre de Pierre ! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les versets 11 à 14 du troisième chapitre ; c’est notre quatrième étude sur ce chapitre. Nous avons parlé ensemble ces derniers jour de la déclaration formelle que Pierre a faite à propos du jugement de Dieu qui viendra en son temps parfait et entraînera une destruction massive et catastrophique. À présent, il invite ses lecteurs à réfléchir aux conséquences que cela aura sur leur vie actuelle et dit : « Puisque tout notre monde doit être dissous, combien votre conduite et votre piété doivent-elles être saintes ! Attendez et hâtez la venue du jour de Dieu, jour où le ciel enflammé se désagrégera et où les éléments embrasés fondront. Mais nous attendons, conformément à sa promesse, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera. C'est pourquoi, bien-aimés, dans cette attente, faites tous vos efforts pour qu'il vous trouve sans tache et irréprochables dans la paix. »
Les faux docteurs affirmaient que Christ ne reviendrait pas, et donc qu'aucun jugement n'aurait lieu. Si cela est vrai, suggèrent-ils, pourquoi ne pas céder à l'immoralité ? Pourquoi résister à nos passions ? Si Dieu est indifférent, alors notre comportement ne sera jamais remis en question. Pierre insiste cependant : le jugement ardent de Dieu viendra. Le jour du Seigneur aura lieu. Se référant aux cieux, aux éléments, à la terre et à toutes les œuvres terrestres, Pierre affirme que toutes ces choses se dissoudront. Ce sera la fin de l'univers tel que nous le connaissons. Dieu condamnera définitivement cette création. Il la fera disparaître. Le jour du Seigneur viendra. À ce moment-là, tout ce qui est terrestre et tout ce qui est céleste se dissoudra. Quelle proportion de la population mondiale croit que cela se produira ? Très peu. Très peu de politiciens ou de scientifiques y croient. Malheureusement, même certains prédicateurs n'y croient pas.
Or, si cela est vrai, comment devons-nous vivre dès maintenant ? Comment devons-nous vivre tant que le ciel est bleu et que le soleil brille ? Qui devons-nous être aujourd'hui ? Pierre affirme qu'il n'y a qu'une seule réponse, et elle est à l'opposé de celle proposée par les faux enseignants : nous devons mener une vie sainte et pieuse.
Deux caractéristiques devraient définir ceux qui vivent leur vie en tenant compte de la dissolution à venir de l'univers. Premièrement, ils mènent une vie sainte. Le terme « saint » signifie qu'ils consacrent leur vie exclusivement à Dieu. Ils vivent pour le service de Dieu, et non selon leur propre intérêt. « Conduite » désigne une manière de vivre. Ce mot vient de deux mots grecs : « bon » et « être pieux ». Il s'agit de notre manière de vivre, constituée de nos actions. Nous devrions consacrer notre manière de vivre à Dieu. Pierre veut dire que nous devons nous éloigner – ou continuer à nous éloigner, ou continuer à œuvrer pour nous éloigner – de toute forme de vie pécheresse ou immorale. Il ne s'agit pas seulement de ce que nous faisons de notre corps ; il s'agit de qui nous sommes. Il s'agit de savoir quel genre de personnes nous devrions être.
Deuxièmement, ceux qui vivent en ayant conscience de la dissolution de l'univers mèneront une vie pieuse. La piété est la dévotion envers Dieu. Ces personnes se consacrent à Dieu. Le terme « piété » apparaît 15 fois dans le Nouveau Testament.
Notre conduite est visible et horizontale, mais la piété est verticale. C'est ce que nous sommes devant Dieu. Nous lui ressemblons comme à un père. De même que les fils ressemblent souvent à leurs pères, notre Père céleste attend de nous que nous lui ressemblions et que nous partagions ses valeurs. L’apôtre Paul le dit clairement dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre 5, verset 1 : « Soyez donc les imitateurs de Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. » Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous devons ressembler à notre Père. Nous devons parler comme lui, penser comme lui et agir comme lui. Dans son sermon sur la montagne, que nous lisons dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 5, verset 48, Jésus nous demande ceci : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Si nous nous éloignons du Père, nous devenons critiques, acariâtres et malheureux. Et cela ne vient pas de notre Père céleste.
Comme le révèle Pierre dans sa première lettre, les chrétiens sont « saints », c'est-à-dire « entièrement consacrés à Dieu ». Nous appartenons à Dieu et devons vivre en conséquence. Nous avons été choisis par Dieu pour accomplir ses desseins spécifiques. C'est pourquoi nous devons mener une vie sainte, en faisant des choix différents de ceux des non-croyants quant à l'usage de notre corps, nos paroles, et même nos pensées. Il ne s'agit pas de s'améliorer ni de suivre des règles religieuses à la lettre. Il s'agit de vivre comme le peuple de Dieu sur une planète déchue, avec un temps limité avant la destruction divine. Nous devrions vivre pour le seul plaisir du Seigneur Jésus.
Les chrétiens pieux aspirent à un avenir nouveau, avec de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Ils mènent une vie différente de celle de leurs voisins non chrétiens. Ils vivent pour le seul plaisir de Jésus-Christ. Ils transforment leur comportement, leurs intérêts, leurs habitudes et leurs fréquentations. Le véritable christianisme influence notre vie et notre conduite.
Nous devons vivre ainsi en prévision du jour du jugement de Dieu. Il est logique que nous anticipions le retour de Christ. Nous aspirons à ce que Christ vienne rétablir la justice. Nous aspirons à la justice. Nous aspirons à ce que tous voient sa gloire. Nous menons une vie sainte afin de hâter ce jour du jugement, comme Pierre nous le demande au verset 12 : « Attendez et hâtez la venue du jour de Dieu, jour où le ciel enflammé se désagrégera et où les éléments embrasés fondront. » Pierre revient sur l'idée de l'attente du croyant face à ces événements cataclysmiques. Les chrétiens sont appelés à adopter quatre attitudes face au « jour de Dieu à venir » : une conduite sainte, une vie de piété, une vie d'espérance et l'impératif de préparer ce jour à venir.
La troisième attitude qu'un chrétien devrait adopter face au jour de Dieu à venir est de l'attendre. Ce jour est à venir. Cela implique une espérance. Nous attendons la venue du jour de Dieu avec anticipation. Nous attendons l'avènement de Christ et tous les événements qui y sont liés. Nous attendons les événements que Dieu annonce dans la Bible. Nous attendons l'enlèvement de l'Église au ciel, de nouveaux cieux et une nouvelle terre.
Le quatrième volet de notre marche devant Dieu est « hâter la venue du jour de Dieu ». Ce jour marque le début de notre séjour dans l'éternité. Hâter signifie que nous pouvons rendre le « jour de Dieu » plus rapide en menant une vie pieuse. Certes, nous ne pouvons précipiter le jour de Dieu, car il est fixé par ses desseins. Après tout, le temps de Dieu n'est pas le nôtre. Pourtant, d'une certaine manière, le moment parfait que Dieu a choisi pour le retour de Christ et le jugement qui suivra est lié à la sainteté de la vie de son peuple. Pierre nous invite à être guidés par cette vérité.
Nous pouvons attendre ce jour avec ferveur et enthousiasme. En fait, on peut traduire « hâter » par « désirer ardemment ». « Désirer ardemment » est sans doute une meilleure traduction que « hâter ». Les chrétiens sont appelés à désirer ardemment le jour de Dieu. Ils sont appelés à attendre avec impatience ce jour. Ce n'est pas un temps de terreur pour eux, car c'est alors que Dieu sera tout en tous.
Heureusement, la destruction lors du jugement n'est pas la seule prophétie à s'accomplir. Dieu a également promis un nouveau ciel et une nouvelle terre à ses enfants, un lieu que nous attendons avec impatience et que nous désirons ardemment. En effet, Pierre nous assure au verset 13 de notre chapitre : « Mais nous attendons, conformément à sa promesse, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera. »
Pierre veut-il dire que nos cieux et notre terre actuels seront entièrement détruits et remplacés par une planète entièrement nouvelle, ou un univers nouveau ? Ou bien affirme-t-il que Dieu purifiera nos cieux et notre terre actuels par le feu, créant ainsi un nouveau monde sur la même planète après que toute l'injustice aura été consumée ? Les spécialistes divergent sur ce point depuis des siècles. En fait, il nous est difficile de savoir précisément à quoi ressembleront le jugement ardent de Dieu ou les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Ce qui semble clair, c'est que le jugement sera terrible et définitif et que la nouvelle terre et les nouveaux cieux seront un lieu réel et physique où Dieu lui-même vivra avec nous.
Contrairement au monde actuel, ce nouveau monde sera un lieu où la justice vivra éternellement en la personne de Dieu lui-même. L’apôtre Jean le confirme lui-même dans le livre de l’Apocalypse, au chapitre 21, versets 1 à 4 avec des paroles remplies d’espérance : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'existait plus. Je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux. J'entendis une voix forte venant du ciel qui disait : ‘Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, il sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.’ »
Si, en tant que chrétiens, nous aspirons véritablement à ce jour, comment devons-nous vivre ? Pierre écrit que nous devons vivre dans un état de préparation. Voici ce qu’il nous dit au verset 14 de notre chapitre : « C'est pourquoi, bien-aimés, dans cette attente, faites tous vos efforts pour qu'il vous trouve sans tache et irréprochables dans la paix. »
Nous devons être motivés par l’idée de la manière dont Christ nous trouvera à son retour. Cela exigera bien sûr des efforts, mais des efforts que nous devons entreprendre. Pierre écrit que nous devons nous efforcer d’être trouvés sans tache, irréprochables et en paix avec Dieu. Il faut être prudent ici. Comme Pierre l’a lui-même clairement indiqué, Dieu a déjà consacré son peuple par la foi en Christ. Il considère nos péchés comme pleinement effacés par le sang et la mort de Jésus. Il nous a attribué le mérite de la vie juste de Jésus. Tous les croyants sauvés sont en paix avec Dieu en Christ, et il nous considère – en Christ – comme sans tache et irréprochables. Le salut éternel n’est pas quelque chose que nous méritons ou que nous acquérons par nos efforts.
En fait, Pierre fait ici écho au début de sa lettre. Il dit que les chrétiens, par la puissance de Dieu, doivent s’efforcer de vivre conformément à ce qui est vrai de nous en Christ. Nous devons nous efforcer d'extirper le péché de nos modes de vie et de vivre pleinement une relation paisible avec Dieu. Nous ne le faisons pas pour gagner notre place dans la famille de Dieu ; nous le faisons parce que nous en avons déjà une. Et vivre une vie consacrée à Dieu ici-bas est le signe de notre appartenance à la famille de Dieu qui se poursuivra éternellement.
Pierre conclut ce chapitre par le mot « bien-aimés ». Il aime ses lecteurs, même s’ils ont failli croire aux mensonges des apostats exposés tout au long de cette lettre. Nous nous efforçons de maîtriser nos vies dès maintenant, car nous anticipons un renouveau. C’est une question d’application. Si nous restons en contact régulier avec Dieu, nous nous purifions. Si je sais que le Seigneur peut revenir avant ce soir, je me tiens prêt. C’est ainsi que nous trouvons la paix intérieure. Nous avons la tranquillité au milieu de la tourmente. Nous sommes en paix. L’attente du retour du Christ devrait donc nous préserver du péché non confessé, car Dieu veut que nous obéissions à sa Parole sans aucune transgression. Comment vivre notre foi véritable dans ce monde sans Dieu ? L’apôtre Jacques, au chapitre1, verset 27 de sa lettre nous l’indique clairement : « La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père consiste à s'occuper des orphelins et des veuves dans leur détresse et à ne pas se laisser souiller par le monde. »
Vous vous laissez séduire par le monde ? Eh bien, Dieu œuvre à purifier les chrétiens des souillures, des futilités et des folies du monde. La Parole de Dieu est ce qui purifie les chrétiens. Si une tache apparaît sur une chemise propre, c'est ce que tout le monde semble remarquer. Il peut s'agir d'une simple goutte d'huile de salade, mais c'est ce qui attire l'attention. Il en va de même dans nos vies. Une légère incohérence, une irrégularité, un moment d'inattention, une phrase prononcée à la hâte, et nous voilà marqués aux yeux des autres, et surtout de Dieu.
Ceci dit, Dieu ne nous blâme pas et ne nous critique pas lorsque nous confessons nos fautes. Il ne nous trouve aucun défaut lorsque nous laissons le Saint-Esprit nous remplir de sa puissance. Dieu attend de nous que nous soyons au meilleur de nous-mêmes lors du retour de Jésus. Nous avons été lavés par le sang de Christ, mais nous ne sommes pas pour autant entièrement purifiés. Il subsiste des imperfections spirituelles. Certains d'entre nous en ont davantage que d'autres. À mesure que nous devenons plus semblables à Christ, certaines imperfections s'estompent.
Dieu efface ces imperfections de nos vies de bien des manières. Parfois, il nous bénit. D'autres fois, il nous corrige. Il déploie toute sa puissance divine, mais même alors, certains d'entre nous ne persévéreront pas tandis qu'il s'efforce d'aplanir les aspérités de nos vies. Dieu œuvre progressivement en nous pour que nous ressemblions davantage au Seigneur Jésus chaque jour. Un jour, nous serons sans péché. En attendant, nous devons pécher moins. Nous péchons moins lorsque nous entretenons une relation saine avec Dieu et que nous utilisons sa Parole pour vaincre le péché. Surtout, ne prétendons jamais que nous ne péchons plus. Écoutons plutôt ce que l’apôtre Jean nous dit dans sa première lettre au chapitre 1, versets 8 à 10 : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n'est pas en nous. »
N’hésitons donc pas lui demander son aide et à pardonner nos manquements : « Seigneur notre Dieu, nous te louons pour ta grâce et ta compassion envers nous. Tu as tout fait pour que nous t’appartenions et vivions une vie heureuse et paisible en suivant tes voies. Merci de nous aider par ta Parole à résister au mal et aux tentations qui nous envahissent de toutes part. Merci de nous avoir donné l’espérance qui nous permet d’attendre avec anticipation ton retour. Merci parce que tu nous as promis de nous prendre avec toi. Tu ne nous abandonnes pas, même quand nous nous éloignons de toi et de tes voies. Tu nous rappelles à l’ordre et nous disciplines, signe que tu veux toujours prendre soin de nous, tes enfants. Continue de nous aider, Seigneur, à te ressembler davantage de jour en jour. Nous nous engageons à faire tous nos efforts pour devenir sans tache à tes yeux, assurés que tu nous purifies et nous rends de plus en plus saints. C’est au nom de Jésus que nous t’adorons et te prions, amen. »