Éphésiens 1.13-14

Semaine 1 - jour 4

Épître aux Éphésiens

Éphésiens 1.13-14

12:43


Deux grandes bénédictions s’ajoutent aux cinq dont nous avons parlé ces derniers jours.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Éphésiens ! Nous en sommes au quatrième jour de notre réflexion sur le premier chapitre, et nous examinerons ensemble les versets 13 et 14. Deux grandes bénédictions s’ajoutent aux cinq dont nous avons parlé ces derniers jours. Récapitulons ces bienfaits que Dieu nous accorde en Jésus-Christ :

• Première bénédiction : Dieu nous a choisis pour être saints et irréprochables.

• Deuxième bénédiction : Dieu nous a adoptés dans sa famille, l’Église.

• Troisième bénédiction : Dieu nous a rachetés et pardonnés.

• Quatrième bénédiction : Dieu nous a révélé le mystère de sa volonté

• Cinquième bénédiction : Dieu nous a désignés comme héritiers pour sa seule gloire

Aujourd’hui, parlons des deux autres bénédictions. Commençons par la sixième : Dieu nous a inclus en Christ ! Le verset 13 de notre chapitre dit ceci : « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile qui vous sauve, en lui vous avez cru. »

Le choix souverain de Dieu est efficace, mais il n’exclut pas la coopération humaine. Ceux qui sont ainsi souverainement choisis sont ceux qui font confiance, qui entendent la parole de vérité et qui croient. Ceux qui ont cru sont sauvés par l’Évangile ! Ils sont bénis de Dieu. C'est ainsi que Dieu nous considère, nous qui croyons : quelle bénédiction ! D’où la septième bénédiction qui en découle : Dieu nous a garanti de la présence du Saint-Esprit de Dieu dans notre vie. C’est ce que nous lisons aux versets 13 et 14 : « Vous avez été marqués de l’empreinte du Saint-Esprit qui avait été promis. Il est le gage de notre héritage en attendant la libération de ceux que Dieu s'est acquis pour célébrer sa gloire. »

Paul décrit ici trois événements marquants de la vie des croyants d'Éphèse. Premièrement, ils ont entendu l'Évangile, appelé la parole de vérité. Deuxièmement, contrairement à de nombreux Juifs qui ont rejeté le message, ces croyants non juifs ont entendu et ont cru à l'Évangile, et c’est ainsi qu’ils ont été sauvés. Troisièmement, Paul souligne qu'en devenant croyants, ils ont été « scellés » du Saint-Esprit promis, c’est-à dire qu’ils portent la marque, l’empreinte du Saint-Esprit. Cette description précise du Saint-Esprit n'apparaît qu'ici et au chapitre 4, verset 30, parmi une douzaine de références à l'Esprit Saint dans l’ensemble de la lettre aux Éphésiens. Un « sceau » était une marque indiquant qu'une lettre ou un rouleau était fermé ou achevé. Lorsqu'un roi ou un dignitaire souhaitait authentifier une lettre, il la scellait avec l'empreinte de sa bague dans de la cire. De même, le Saint-Esprit témoigne de l'appartenance des croyants au Seigneur.

Le dernier verset de cette première section importante qualifie le Saint-Esprit de gage, c’est-à-dire de « garantie » de l’héritage que nous ne possédons pas encore. Au verset 13, le Saint-Esprit était appelé l’ « empreinte », le « sceau » ; ici, il est également appelé « garantie », le « gage ». Les idées sont pratiquement identiques. Toutes deux symbolisent une promesse, ou une validation, faite par une autorité. Ici, cela évoque l’idée d’un soutien financier pour un investissement. L’héritage que le croyant n’a pas encore reçu – l’éternité au ciel avec le Seigneur – est garanti par le Saint-Esprit. Le mot « garantie » (« acompte ») n’est utilisé que dans le Nouveau Testament pour désigner le Saint-Esprit. Il est notre seul acompte sur la gloire à venir ; rien d’autre n’est fourni – ni nécessaire.

Au moment où nous sommes sauvés, au moment où vous venons à Jésus-Christ, Dieu envoie son Esprit en nous comme un sceau, garantissant son amour pour nous et nous assurant qu'il nous conduira sains et saufs au ciel pour être avec lui durant toute l'éternité. Rien n'est plus personnel ni plus puissant. Le sceau de l'Esprit proclame que nous ne nous appartenons plus. Nous avons été rachetés à grand prix. Vous n’avez peut-être pas l'impression que vous êtes devenus héritiers, mais vous l’êtes ! Vous faites désormais partie de la famille de Dieu. Et le sceau signifie bien que Dieu est votre Père, que Jésus-Christ est votre frère et que le Saint-Esprit est votre conseiller et votre protecteur.

L’œuvre du Saint-Esprit est essentielle dans l’œuvre de Dieu. Sa présence dans nos vies agit comme un sceau, comme une empreinte indélébile qui indique notre appartenance et garantit notre héritage. Cette empreinte est donc le Saint-Esprit lui-même, et sa présence dans le croyant signifie appartenance et sécurité. Être marqué de son empreinte n’est pas un sentiment émotionnel ni une mystérieuse expérience intérieure. C’est le résultat de l’œuvre de Christ en nous qui garantit notre relation intime avec Dieu, et fait de nous ses enfants cohéritiers de Jésus-Christ.

De même qu’au verset 12, le verset 14 fait référence à « la louange de sa gloire ». Ce thème qui revient ici marque la fin de cette section et souligne le but de l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant : la gloire de Dieu. La même gloire mentionnée à propos de Jésus est également associée au Saint-Esprit. Cela indique une fois de plus la conception que Paul se fait de Dieu comme trinitaire, avec le Père, le Fils et l'Esprit, chacun une partie de la divinité, chacun éternel, égal et parfait. C’est ainsi que Jésus ressuscité a lui-même parlé du Dieu unique auprès de ses disciples avant de les envoyer en mission dans le monde entier, ainsi que nous le lisons dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 28, versets 19 et 20 : « Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

Vous aurez probablement remarqué, en parcourant les versets 3 à 14 de notre chapitre, qu’on peut y voir en réalité un cantique en trois strophes. Premièrement, nous avons parlé des bénédictions que nous recevons parce que le Père nous aime. Nous sommes adoptés. Puis, nous avons parlé des bénédictions que nous recevons parce que le Fils nous aime. Nous sommes rachetés. Nous sommes pardonnés. Et maintenant, nous parlons des bénédictions dues au Saint-Esprit, le sceau, la garantie de l'Esprit qui nous aime. C'est de cela qu'il est question ici. La Trinité, la Trinité même : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu unique est à l'origine de toutes ces bénédictions imméritées !

Dieu a garanti un salut éternel, par son propre Esprit, son être même. Il s'agit là, de toute évidence, d'un acompte que Dieu ne peut perdre. C'est ainsi qu'il nous assure profondément qu'il ne nous retirera pas son Esprit, qu'il veut que nous soyons avec lui pour l'éternité. On retrouve cette expression dans ces versets. Nous bénéficions de cette garantie jusqu'à ce que nous soyons « complètement rachetés » par Dieu par la résurrection et la glorification – encore une fois, pour la gloire de Dieu. En effet, l’Esprit nous habite pour la gloire de Dieu.

Le mot « gloire » est utilisé 295 fois dans la Bible ; il revient sans cesse. Mais il y a un changement entre l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Dans l'Ancien Testament, la gloire de Dieu se manifeste par les plaies infligées à Pharaon, la traversée de la mer Rouge, Dieu parlant du milieu du feu dans les cieux. Et très souvent, elle se manifeste par l'apparition d'une nuée. La gloire de Dieu est dans cette nuée. Dans le Nouveau Testament, tout change. La gloire de Dieu se manifeste en nous, croyants en Jésus-Christ. Nous sommes devenus l’occasion vivante et concrète pour les autres de voir la gloire de Dieu en nous :

• Pourquoi ? Parce que nous serions si beaux ou si belles ? Non.

• Pourquoi ? Parce que nous serions si parfait ou si parfaites ? Évidemment non.

• Pourquoi ? Parce que vous êtes entièrement pardonnés. Parce que Dieu a déversé sa grâce sur nous.

• Pourquoi ? Parce que nous sommes rachetés. Dieu nous a délivrés.

• Pourquoi ? Parce que nous avons été tant aimés que Dieu nous a adoptés.

Voilà le résultat de la gloire de Dieu en nous ! Voilà ce dont nous nous réjouissons ! Voilà ce que Dieu a fait en nous et pour nous, et ce qu'il peut faire à travers vous !

Quelle leçon de vie ! Nous sommes bénis. Quelles que soient les circonstances que nous pouvons connaître aujourd’hui, aussi malheureuses soient-elles, nous sommes bénis. Voilà comment Dieu nous voit. Que de nombreux dons, que de nombreux bienfaits, que de riches bénédictions ! Et tout cela, pour la seule gloire de Dieu. Approchons-nous donc de lui dans la prière avec une infinie reconnaissance pendant quelques instants : « Seigneur, lorsque nous pensons aux bénédictions que tu nous as accordées et aux richesses que tu nous as données, nous ne pouvons que nous recueillir dans la joie et la contemplation. Que n’as-tu fait pour nous, notre Père céleste ! Nos circonstances sont souvent troublantes, mais que sont-elles à côté de l’assurance de ton Esprit en nous, qui nous garantit que nous t’appartenons, et que rien ne peut nous séparer de toi ? T’appartenir, c’est être saint, comme toi tu es saint. Aide-nous donc à toujours mieux t’appartenir, à mieux nous attacher à toi, à laisser ton Esprit œuvrer en nous pour mieux te servir et devenir de plus en plus semblables à toi, de plus en plus saints. Oui, toute la gloire te revient, notre Père céleste. Permets que nous nous en souvenions toujours, surtout quand nous traversons des épreuves douloureuses, mais aussi quand tout va bien et que nous risquons de t’oublier. Nous te le demandons au nom de Jésus. Amen. »