17:52
Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Éphésiens ! C'est le deuxième jour de notre réflexion sur ce livre du Nouveau Testament. Nous examinerons ensemble aujourd’hui les versets trois à six du premier chapitre.
Commençons par examiner nos richesses en Christ. Les vrais riches ne sont pas les quelques milliers de milliardaires qui vivent autour de nous. Les vrais riches, ce sont nous, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu. Le verset trois de notre chapitre parle des bénédictions dont nous avons été comblés en Jésus-Christ. Quelle richesse inestimable ! Au cours des prochains jours, nous allons parler des richesses que Dieu nous réserve, à nous les croyants. Ces richesses ne sont pas destinées à tous les habitants de cette planète. Elles sont réservées à ceux qui ont accepté le choix de Dieu en son Fils, Jésus-Christ ; ceux qui ont cru, qui ont placé leur foi en lui. Dieu ne distribue pas ses richesses à n'importe qui. Les richesses de Dieu sont fondées sur notre foi en lui, sur notre confiance en lui. Mais dès que nous plaçons notre foi en lui, elles se déversent dans nos vies. Écoutons le verset 3 : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés de toute bénédiction de l’Esprit dans le monde céleste en raison de notre union avec Christ. »
Le verset 3 marque le début de la première grande partie de la lettre de Paul, qui s'étend jusqu'au verset 14. Paul commence par « Béni soit Dieu » afin de souligner clairement la grandeur du Créateur. Dans les versets suivants, il abordera la prédestination, l'adoption, la volonté de Dieu, la grâce, la rédemption et la gloire de Dieu, autant de thèmes liés à Dieu lui-même et dignes de bénédiction.
Paul nous exhorte à bénir le Père en reconnaissant sa gloire, son honneur et sa bonté, car le Père nous a déjà bénis de toutes les bénédictions spirituelles. Ce « nous » de « il nous a comblés » inclut à la fois les Juifs et les non-Juifs de l'église d'Éphèse et d'ailleurs. Il était important de souligner que ces bénédictions sont destinées aux croyants juifs et non-juifs. Les Juifs du premier siècle avaient la ferme conviction d'être bénis, appelés et prédestinés. Paul a démontré que ces grâces sont désormais offertes aux chrétiens juifs ou non-juifs.
Cette bénédiction nous appartient. Dieu nous offre toujours ses ressources. Cela témoigne d'une attitude de certitude et d'assurance. Nous ne sommes pas là à gémir, à pleurer, à nous lamenter, à nous inquiéter et à douter de notre salut. Il nous a bénis ; nous le bénirons donc. Si vous sous-estimez ce que Dieu a fait pour vous, vous ferez peu pour lui ; mais si vous avez pleinement conscience de sa grande compassion, vous serez profondément reconnaissants envers votre Dieu miséricordieux.
Après avoir béni le Père et le Fils, Paul souligne que Dieu nous a « bénis en Christ de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes ». Cette affirmation universelle indique que toutes les bénédictions dont nous pourrions avoir besoin nous ont été données en Christ. Christ est venu du ciel sur la terre, envoyé par le Père, pour nous apporter toutes les bénédictions nécessaires. Paul décrira ensuite ces bénédictions en détail dans cette partie. Il insiste sur le fait que « toute » bénédiction spirituelle a été donnée, puis énumère des domaines spécifiques qui préciseront sa pensée.
Paul décrit à la fois la nature et le lieu de ces bénédictions. Ce sont des bénédictions spirituelles, infiniment supérieures aux bénédictions matérielles. Ces bénédictions nous appartiennent dans les lieux célestes en Christ ; elles sont plus élevées, meilleures et plus sûres que les bénédictions terrestres.
Si nous ne sommes pas sensibles aux bénédictions spirituelles, nous vivons comme les animaux. Les animaux ne vivent que pour manger, dormir, se divertir et se reproduire. Puisque nous sommes créés à l'image de Dieu, le Seigneur a un projet bien plus grand pour nous. Pourtant beaucoup choisissent de vivre comme les animaux. Dieu veut que nous connaissions toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ.
Comme le disait si bien Charles Spurgeon, que nous citons beaucoup dans nos études : « Nous devons remercier Dieu pour toutes les bénédictions temporelles ; elles sont plus que nous ne le méritons. Mais pour les bénédictions spirituelles, nos remerciements devraient s'élever vers Dieu dans un tonnerre d'alléluias. Un cœur nouveau vaut mieux qu'un vêtement neuf. Se nourrir de Christ vaut mieux que la meilleure nourriture terrestre. Être héritier de Dieu vaut mieux qu'être l'héritier du plus grand noble. Avoir Dieu pour héritage est une bénédiction, infiniment plus grande que de posséder de vastes terres. Dieu nous a comblés de bénédictions spirituelles. Ce sont les plus rares, les plus riches et les plus durables de toutes les bénédictions ; elles sont d'une valeur inestimable. »
Les versets 4 à 14 du chapitre 1 de la lettre aux Éphésiens constituent ce que certains appellent le testament de Jésus à son Église. Parce qu'il est ressuscité, il s'agit d'un testament d'une autre nature. Voici ce que nous recevons ! En grec ancien, ce passage entier forme une seule phrase. Pour en saisir toute la portée, il faudrait lire ces versets d'une traite. Phrase après phrase, ces versets enchaînent les louanges. Ce sont les bénédictions que Dieu a semées dans nos vies. Alors, examinons-les ensemble ces prochains jours, en commençant par la première bénédiction.
Nous allons en aborder sept. La première bénédiction est que Dieu nous a choisis pour être saints et irréprochables. Nous le lisons au verset 4 qui dit : « En lui, bien avant de poser les fondations du monde, il nous avait choisis pour que nous soyons saints et sans reproche devant lui. »
Paul poursuit sa réflexion sur le verset précédent. Dieu a choisi chaque personne qui croirait en lui avant même la création. Ces paroles ont des implications profondes quant à la sagesse et au plan de Dieu. Sa sagesse et sa puissance sont si grandes qu'il connaissait le présent dès le commencement. De même, il connaissait la fin avant que le début ne commence. Dieu existe en dehors du temps et du temps qu'il a créé. Il est le seul Être capable de tout connaître, car il a tout créé.
Notre possession de toute bénédiction spirituelle est aussi certaine que notre élection par Dieu, et ce, avant même la fondation du monde. Les croyants sont choisis par Dieu, et ce, avant même d'avoir accompli quoi que ce soit pour lui. La lumière éclatante de cette vérité projette quelques ombres, notamment lorsqu'il s'agit de concilier la responsabilité humaine et la souveraineté divine. Or, la lumière n'a pas pour but de projeter des ombres, mais d'éclairer nos pas. La lumière du choix divin nous assure de la permanence de son plan et de son amour pour nous.
Dieu nous a choisis avant la création du monde, mais la bénédiction réside dans la raison pour laquelle il nous a choisis. Il nous a choisis avant la fondation du monde pour être saints et irréprochables à ses yeux. Répétons-le : nous sommes choisis non seulement pour le salut, mais aussi pour la sainteté. Toute conception du choix souverain de Dieu qui diminue notre responsabilité personnelle en matière de sainteté est loin de refléter pleinement le projet divin.
Paul souligne donc quelques implications importantes du fait que Dieu nous ait choisis pour être ses enfants. En raison de la sagesse, de la puissance et de l'amour de Dieu, notre juste réponse, en tant que ses enfants, est de vivre dans l'obéissance. Nous devons être « saints », c'est-à-dire entièrement consacrés à lui, lui appartenir totalement : être saint, c’est faire la volonté de Dieu en obéissant à ses commandements. Nous devons vivre de manière aussi irréprochable que possible, une qualité essentielle pour tous les croyants, et particulièrement pour les responsables d'Église, comme Paul le dit à son ami Timothée, au chapitre 3, versets 1 et 2 de la première lettre qu’il lui adresse : « ‘Celui qui aspire à être un dirigeant dans l’Église désire une belle tâche.’ Cette parole est certaine. Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable. » Et Paul montre dans sa lettre à son ami comment les dirigeants de l’Église doivent se comporter pour être irréprochables, et par conséquent comment ils doivent enseigner tous les fidèles à faire de même.
Nous ne vivons pas dans la sainteté isolés les uns des autres, mais dans la famille de Dieu. Dieu nous a adoptés dans sa famille, l’Église. L’apôtre Paul poursuit son développement sur le thème de la prédestination, en le reliant à ceux de l’amour et de l’adoption, comme nous le lisons aux versets 5 et 6 de notre chapitre : « Puisqu’il nous a aimés, il nous a destinés d’avance à être ses enfants qu’il voulait adopter par Jésus-Christ. Voilà ce que, dans sa bonté, il a voulu pour nous afin que nous célébrions la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son Fils bien-aimé. »
Tel est le projet du Père pour ses élus : qu’ils soient adoptés comme ses enfants. Le plan que Dieu a pour nous comprend non seulement le salut et la transformation personnelle, mais aussi une relation chaleureuse et confiante avec le Père. Jésus est venu au moment opportun pour que les lecteurs de Paul entendent l’Évangile et croient. Dès lors, ils sont devenus membres de la famille de Dieu. Bien que non juifs, ils ont été adoptés comme fils par Jésus. Paul parle d’ailleurs du salut comme d’une adoption, particulièrement dans sa lettre aux Romains et aux Galates. Dans un acte d’amour et conformément à son plan divin, Dieu a prévu un chemin pour que tous les hommes, même ceux qui ne font pas partie du peuple juif, puissent entrer dans sa famille. Les croyants non-juifs auraient particulièrement apprécié ce message de Paul, un Juif pieux devenu missionnaire auprès des non-Juifs. Cet « Hébreu parmi les Hébreux » - comme il le dit au chapitre 3 de sa lettre aux Philippiens -, considérait ses lecteurs non-juifs comme ses égaux, comme des frères et sœurs dans la famille de Dieu. Et tel est le cas des croyants de tous les temps.
Ce choix prédestiné des croyants pour qu'ils fassent partie de la famille de Dieu contribue à la louange de sa glorieuse grâce. Dieu fait toutes choses pour sa propre gloire, y compris la planification préalable de ceux qui deviendront ses enfants. Cela devrait inciter chaque croyant à la réflexion. Songez que Dieu, créateur de toutes choses, a choisi précisément avant la création du monde que nous serions créés, que nous vivrions, que nous deviendrions ses enfants, et qu'un jour nous demeurerions avec lui pour l'éternité !
Cette grâce est un don puissant, une bénédiction que Dieu nous accorde. Paul développera davantage le thème de la grâce dans cette lettre, la mentionnant explicitement à douze reprises en six chapitres. De plus, une grande partie du chapitre 2 et une partie du chapitre 4 sont consacrées à la grâce. Paul commence par la grâce – au verset deux de notre chapitre – puis poursuit par la grâce et termine par la grâce au chapitre 6. Sa vie et ses lettres étaient manifestement influencées par la grâce de Dieu à l'œuvre en lui et par son désir et sa vocation de la communiquer aux autres.
L’aspect relationnel est de nouveau souligné lorsque Paul décrit le statut d’accepté accordé à chaque croyant par la grâce de Dieu. Jésus a été pleinement accepté par le Père. Tout son caractère, toutes ses paroles, toute son œuvre étaient agréables à Dieu le Père. Et maintenant, nous sommes acceptés en Jésus-Christ, le Fils bien-aimé. Paul a compris que ce plan glorifiait la grâce de Dieu. Un commentateur a écrit que « par le don de la loi, la justice et la sainteté de Dieu ont été rendues plus glorieuses encore ; mais par le don de l’Évangile, sa grâce et sa miséricorde le sont tout autant. » Le plan de Dieu dans l’Évangile est souvent rejeté parce qu’il glorifie Dieu et sa grâce, et non les efforts ou les accomplissements de l’homme. La grâce de Dieu s’est étendue à son peuple entier de tous les temps et l’a enveloppé : il l’a comblé de sa grâce, dit Paul.
Alors que nous commençons l'étude du livre des Éphésiens, le premier chapitre commence à nous parler de qui nous sommes en Christ. Plus tard, nous verrons ce que nous faisons en Christ. Mais Dieu commence par nous révéler qui nous sommes. Nous sommes ainsi, car ce que nous faisons découle de ce que nous sommes, et non l'inverse. Nous n'agissons pas pour devenir, nous sommes des personnes nouvelles, renouvelées, adoptées dans la famille de Dieu, afin de pouvoir accomplir ce qu'il nous a confié. Nous parlons des bénédictions de Dieu. Je ne sais pas pour vous, mais je ne peux m'empêcher de le remercier ! Prenons donc ensemble un instant pour dire à notre Dieu combien nous sommes reconnaissants : « Seigneur notre Dieu, merci ! Nous sommes si reconnaissants que tu nous aies choisis pour être saints et irréprochables à tes yeux. Nous ne pourrions jamais y parvenir par notre propre énergie, par nos propres efforts. Nous voyons le mal dans nos vies. Nous voyons le péché dans nos vies. Mais, Seigneur, tu nous as créés nouveaux et différents. Tu nous vois nouveaux et différents grâce à Jésus-Christ. Notre Père, merci de nous avoir adoptés dans ta famille, l’Église. Merci pour ton amour pour nous. Aide-nous donc à vivre aujourd'hui dans la lumière de ton amour, dans l’obéissance à ta Parole, pour devenir de plus en plus semblables à toi. Au nom de Jésus, amen. »
Rejoignez-nous demain. Nous continuerons à contempler ensemble les bénédictions que Dieu nous a accordées en tant que membres de sa famille.