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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Éphésiens. Nous en sommes au troisième jour de notre étude du premier chapitre et allons examiner ensemble les versets 7 à 12 en poursuivant notre réflexion sur les bénédictions que Dieu nous a accordées en Jésus-Christ, ces dons si précieux. La première bénédiction dont nous avons parlé hier est remarquable : Dieu nous a choisis pour être saints et irréprochables ! La deuxième bénédiction que nous avons aussi abordée hier, est que Dieu nous a adoptés dans sa famille. Et aujourd'hui, nous allons concentrer notre attention sur trois autres bénédictions. La troisième concerne la délivrance et le pardon.
Écoutons les versets 7 et 8 de notre chapitre : « En lui, par son sang, nous sommes rachetés, pardonnés de nos fautes, conformément à la richesse de sa grâce. Dieu nous l’a accordée avec abondance, en toute sagesse et intelligence. »
Ces versets nous parlent du prix que Jésus a payé pour nous « par son sang ». L’apôtre Paul fait référence à la mort de Christ sur la croix comme le paiement pour les péchés de tous ceux qui croient. Que couvrait cette délivrance, ce rachat, cette rédemption ? Être racheté, c’est être libéré de la condamnation éternelle et du pouvoir terrestre de nos propres péchés. Cette liberté n’était pas « gratuite », puisqu’elle a été payée par la mort de Christ ; cela lui a tout coûté. Par conséquent, pour le croyant, le prix ultime a déjà été payé. C’est la grâce : la possibilité de devenir enfant de Dieu, car Dieu a offert gratuitement le moyen de le connaître par la foi.
La grâce de Dieu est mentionnée en référence à l’argent, soulignant ainsi sa valeur inestimable. La grâce est ce qui est nécessaire pour faire de nous des fils et des filles de Dieu. Tous ont péché et sont privés de sa gloire, comme l’affirme Paul dans sa lettre aux Romains, au chapitre 3. C’est uniquement par Jésus que nous avons le chemin vers le salut. Paul expliquera cette vérité plus en détail dans sa lettre au chapitre suivant, ajoutant que la même grâce de Dieu, qui donne le salut, est également destinée à conduire les croyants aux œuvres que Dieu a conçues pour nous. Nous en reparlerons la semaine prochaine.
Le « lui » est le Fils bien-aimé du verset 6, Christ. C’est en lui seul que nous trouvons la délivrance, la rédemption. Il n’y a pas de rédemption, de rachat possible en dehors de Jésus et de son sang rédempteur. La délivrance implique toujours le paiement d’un prix pour la liberté acquise. Ce terme est issu du grec ancien qui signifie « libérer contre rançon ». Ici, le prix est son sang, ce qui montre que la bénédiction du Père et du Fils ne découle pas seulement d’un décret divin, mais aussi de sa justice et de sa sainteté. Il ne peut bénir en contradiction avec sa justice et sa sainteté. Jésus ne nous rachète pas par sa vie sans péché ni par son exemple moral, mais uniquement par sa mort à notre place – par son sang. Il ne faut pas interpréter le « sang » de manière superstitieuse ou mystique. Ce n’est pas le sang physique de Jésus qui a sauvé qui que ce soit, mais son sacrifice réel et total pour les péchés de l’humanité, accompli par sa personne tout entière sur la croix. C’est ce que le Nouveau Testament entend par « le sang ».
La grâce que Dieu nous a accordée est décrite comme un don déversé en abondance. Dieu ne nous a pas donné le strict minimum nécessaire pour avoir accès à lui. Au contraire, il nous l'a prodiguée en surabondance. Nous en avons plus qu'il n'en faut ! Paul l’exprime ainsi dans sa première lettre aux Corinthiens, au chapitre 2, verset 9 : « Il s’agit de ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment. »
Cette grâce nous a été donnée en surabondance, sans pour autant être gaspillée. Dieu est toujours attentif à la manière dont il nous bénit. Il sait ce qui est le mieux pour nous et y pourvoit en conséquence. La libération et le pardon qui nous sont accordés sont à la mesure de la richesse de sa grâce. Il ne s'agit pas d'une rédemption ou d'un pardon « mineur » obtenu par Jésus sur la croix. Ils sont immenses. Beaucoup pensent qu'il est insensé de la part de Dieu d’offrir gratuitement une telle délivrance et un tel pardon à des pécheurs coupables. Mais c'est en toute sagesse et prudence qu'il nous les a donnés.
La quatrième bénédiction de cette liste – et nous pourrions passer des heures entières à parler de chacune d'elles ! – est la suivante : Dieu nous a révélé le mystère de sa volonté. Voici ce que Paul nous dit aux versets 9 et 10 de notre chapitre : « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, conformément au projet bienveillant qu'il avait formé en Christ pour le mettre à exécution lorsque le moment serait vraiment venu, à savoir de tout réunir sous l'autorité du Messie, aussi bien ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre. »
Une partie de la sagesse de Dieu consiste à révéler aux croyants le mystère de sa volonté. Paul emploie le terme « mystère » plus fréquemment dans la lettre aux Éphésiens que partout ailleurs dans l'Écriture. Ce mot est souvent mal compris. Paul ne s'intéresse pas à une approche mystique ou contradictoire, mais simplement à quelque chose qui était resté inconnu jusqu'alors. En l'occurrence, un mystère du passé est désormais révélé : les païens parviennent à la foi par la venue et la résurrection de Christ.
Ce mystère révélé est également conforme à son grand projet. Paul a déjà évoqué la notion de projet, de plan, on dit aussi « son dessein » au verset 5 et il y revient au verset 11. Au chapitre 3, verset 11, il parle du « dessein éternel » de Dieu, tandis qu'au chapitre 6, verset 22, il évoque son propre dessein en envoyant Tychique encourager ses lecteurs. Le dessein de Dieu mentionné au chapitre 3, verset 9 était « révélé en Christ ». Il ne relevait ni de la création humaine ni de la sagesse humaine. Seul Dieu pouvait concevoir et mettre en œuvre un plan aussi merveilleux et parfaitement orchestré pour accomplir ses desseins et, en fin de compte, se glorifier davantage. Ce mystère est l’événement culminant de toute l’histoire. C’est l’événement unificateur de toute l’histoire : Dieu a voulu absolument « tout réunir sous l'autorité du Messie ». Voilà le mystère. Voilà le mystère révélé.
Le plan ultime de Dieu est de rassembler – de résoudre définitivement – toutes choses en Christ, soit par Jésus comme Sauveur, soit par Jésus comme Juge ; cela se réalisera en la plénitude des temps. Le verbe « réunir » évoque l’idée de « rassembler » ou de « sommer ». Il était employé à l’époque de la Bible pour désigner l’addition, une somme d’une colonne de chiffres, le résultat étant placé en haut. Paul veut dire que Dieu fera en sorte que toutes choses s’équilibrent à la fin, et qu’il est actuellement en train d’accomplir ce dessein final. Cela montre que Dieu désire unifier tous les aspects de notre vie sous son autorité. C’est la grande résolution et la délivrance que même la création implore, comme Paul le souligne dans sa lettre aux Romains, au chapitre 8, que je vous invite à relire dans ce contexte ; c’est le jour où toute injustice sera réparée et toute affaire résolue selon la justice et l’amour parfaits de Dieu.
Tout tourne autour de Jésus. Tout l'Ancien Testament attendait Jésus. Et en ces temps du Nouveau Testament, nous nous tournons constamment vers Jésus et ce qu'il a fait pour nous, et nous fondons nos vies sur cela. Et toute l'éternité, lorsque nous irons au ciel, sera une louange à Jésus. Jésus est au centre de tout. Voilà la réponse au mystère. Dieu veut que nous profitions des richesses qu'il nous a données en Jésus-Christ.
Ceci nous amène à une cinquième bénédiction dont il est question aux versets 11 et 12 de notre chapitre : « En lui nous avons été désignés comme héritiers, ayant été prédestinés suivant le plan de celui qui met tout en œuvre conformément aux décisions de sa volonté pour servir à célébrer sa gloire, nous qui avons par avance espéré dans le Messie. »
Paul aborde ici la notion d'héritage. Dans la société antique, l'héritage revêtait une grande importance. La plupart des gens exerçaient le même métier que leurs parents et leurs perspectives de carrière étaient très limitées. Un héritage conséquent était donc très convoité. De quel héritage Paul parle-t-il ? Eh bien, l'héritage du croyant est double. Premièrement, il consiste à devenir enfant de Dieu ; ce qui nous donne le droit d'espérer un héritage. Deuxièmement, nous obtenons l'éternité auprès du Seigneur, demeurant dans sa justice pour toujours.
Paul établit à nouveau un lien entre la prédestination et la volonté divine. Il puise une grande confiance dans la certitude que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui croient en lui, comme il le précise dans sa lettre aux Romains, au chapitre 8, verset 28. Cette conviction repose à la fois sur l'enseignement général des Écritures et sur son expérience personnelle. Paul a enduré tout au long de son ministère de nombreuses épreuves, mais aussi des joies, sachant que Dieu pourvoirait à ses besoins en toutes circonstances.
Paul poursuit son exposé sur la gloire de Dieu en faisant une référence intéressante au fait d'être « les premiers à espérer en Christ ». Il considérait sa vie et celle des chrétiens d'Éphèse comme étant parmi les premières d'une longue lignée de croyants. Cela se vérifie à deux égards. Premièrement, le peuple juif a été le premier à accepter l'Évangile de Jésus-Christ. Cela s'est produit selon la volonté de Dieu, pour sa gloire, comme le verset 11 le souligne. De plus, cela a permis la diffusion de l'Évangile parmi les non-Juifs. Deuxièmement, les Éphésiens comptaient parmi les premiers croyants non-juifs du ministère de Paul, comme nous le découvrons dans le livre des Actes, au chapitre 18. Ceci aussi visait à glorifier Dieu.
L'intention de Paul est ici de souligner que ce sont les Juifs qui, les premiers, ont accepté l'Évangile, conformément au plan de Dieu et pour sa gloire. Malheureusement, la plupart d'Israël a rejeté Jésus comme Messie. De ce fait, l'Évangile s'est répandu parmi les non-Juifs, qui partagent désormais le même héritage.
Pour les croyants, Jésus n'est pas un juge, mais celui en qui nous avons un héritage. Les croyants sont prédestinés à cela selon les décisions de sa volonté ; encore une fois, les raisons de son choix résident en lui, et non en nous. Lorsque nous plaçons toute notre confiance en lui, nous répondons librement à son appel.
Nous observons trois aspects du plan de Dieu qui interagissent. Il commence par son dessein, puis se manifeste par les décisions de sa volonté, et enfin se réalise par son œuvre. Dieu a conçu son plan avec soin, selon un dessein éternel, après avoir consulté les membres de la Trinité, et il agit ensuite avec une sagesse infinie. Notre Dieu est un Dieu qui non seulement veut, mais qui agit, et qui agit selon sa volonté… L’expression « mettre tout en œuvre » et le mot « décisions » désignent une planification et une organisation délibérées, dans lesquelles les moyens d’accomplir la volonté sont envisagés et mis en œuvre. Le dessein de Dieu en tout cela est que ceux qui ont mis leur confiance en Christ vivent pour la louange de sa gloire. Le but ultime du plan de Dieu est de le glorifier.
D'ailleurs, faisons-le maintenant. Prenons un instant pour prier ensemble : « Notre Dieu et notre Père, nous te remercions de nous avoir choisis, nous qui ne le méritions pas. Merci d'avoir donné ta vie pour nous sur la croix et de nous avoir montré la profondeur de ton amour. Aujourd'hui, nous prions pour choisir de t'aimer en retour, de répondre à ton amour et de vivre dans la lumière de cet amour sans jamais le renier ou nous en détourner. Si nous t’aimons et avons une totale confiance en toi, c’est parce que tu nous as donné la foi, et que tu nous as comblés par ta grâce. Seigneur, aujourd'hui nous savons que personne ne nous aimera plus que toi. Nous savons qu'il n'y a pas de plus grandes richesses dans nos vies que celles que tu nous as données. Alors, au lieu de courir après d'autres richesses, ou d'espérer qu'un autre amour puisse nous satisfaire, aide-nous à commencer par toi, et à fonder tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons et tout ce que nous pensons, sur toi, sur ce que tu es et ce que tu fais pour nous. Nous te prions ainsi au nom de Jésus. Amen. »
Rejoignez-nous demain. Nous allons examiner les deux dernières richesses incroyables que Dieu nous a données par Jésus-Christ.