Éphésiens 2.8-10

Semaine 2 - jour 3

Épître aux Éphésiens

Éphésiens 2.8-10

14:01


C’est un de ces passages de la Bible très connu que beaucoup lisent et relisent souvent pour y trouver encouragement et inspiration au quotidien.
S'abonner

Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Éphésiens. Nous en sommes au troisième jour de notre étude du deuxième chapitre et allons examiner ensemble les versets 8 à 10. C’est un de ces passages de la Bible très connu que beaucoup lisent et relisent souvent pour y trouver encouragement et inspiration au quotidien. Écoutons d’abord le verset 8 : « En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. »

Dans ce verset, Paul revient sur le thème de la grâce. La grâce est la source du salut, la foi en est le moyen. Nous croyons par la foi pour être sauvés. Paul le souligne dans sa lettre aux Romains, au chapitre 10, verset 9, où il déclare : « Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité, tu seras sauvé. » Cependant, nous ne choisirions jamais de croire sans la grâce de Dieu agissant dans nos vies. Ce salut n’est accessible que par la grâce de Dieu. Ces deux aspects sont essentiels à la compréhension du salut.

Immédiatement après cette déclaration, Paul la réaffirme et la précise. Il ne veut pas que quiconque pense que le salut repose sur ses propres actions, passées ou futures. Aucune action n’est suffisante pour nous assurer le salut. Aucune bonne action ne peut effacer nos péchés. Le salut est un don. De plus, seul Dieu peut l’accorder. Quel que soit notre désir de sauver autrui, nous ne le pouvons pas. Seul Dieu peut offrir le don de la vie éternelle. Nous sommes donc appelés à proclamer l’Évangile, à le vivre, à le partager, à prier pour le salut des autres et à les aider à grandir dans la grâce de Dieu. C'est au Seigneur seul qu'il revient d'assurer le salut, et il le fait selon son bon vouloir.

Paul ne peut parler de cette œuvre glorieuse que Dieu accomplit sans nous rappeler qu'il s'agit d'un don de grâce, accordé à ceux qui ne le méritent pas. Nous ne sommes même pas sauvés par notre foi - bien que la foi elle-même ne soit pas une œuvre -, mais, répétons-le, par la grâce au moyen de la foi. On peut comparer cela à l'eau qui coule dans un tuyau d'arrosage. L'eau est l'élément essentiel, mais elle est acheminée par le tuyau. Ce n'est pas le tuyau qui étanche votre soif, mais l'eau. Le tuyau amène l'eau à l’endroit où on peut en bénéficier.

La formulation précise de ces mots souligne deux choses. Comme Paul le répète sans cesse, ce salut est entièrement dû à sa grâce, à sa faveur gratuite et imméritée envers l'humanité. De plus, il est présenté comme un fait accompli. Même notre foi est un don de Dieu. Nous ne pouvons croire en Jésus que si Dieu a accompli une œuvre préalable en nous, car nous sommes aveuglés par notre propre insensibilité et par le diable et ses démons. Cela nous montre la place essentielle de la prière dans l'évangélisation. Puisque Dieu est à l'origine du salut, nous devrions commencer notre œuvre d'évangélisation en lui demandant d'en prendre l'initiative et en accordant à ceux que nous voulons voir sauvés la capacité de croire. Dieu prépare les cœurs de ceux qu’il sauve, et les délivre selon sa volonté au bon moment. Et nous devenons des instruments à son service pour témoigner de son œuvre de délivrance.

Paul précise au verset 9 que : « Ce n'est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » L’apôtre vient de conclure au verset précédent en enseignant que le salut est un don de Dieu. Ici, il poursuit en rappelant que les œuvres ne peuvent et ne doivent pas nous sauver. Les bonnes actions sont importantes dans la vie des croyants, mais elles ne procurent pas le salut. Nous agissons en conséquence de notre salut, et non pour l'obtenir. L'éducation juive de Paul insistait sur l'observance rigoureuse de la loi comme moyen de plaire à Dieu. Il était fidèle à sa religion, mais ne connaissait pas Dieu. Son salut est venu lorsque Dieu s'est révélé à lui par grâce et que Paul a cru et a été sauvé. Le livre des Actes, au chapitre 9, nous dit comment il s’est converti sur le chemin de Damas.

On trouve ici une autre raison expliquant pourquoi Paul rappelle si souvent la futilité des œuvres. Si le salut pouvait être mérité, ceux qui l'auraient mérité se vanteraient de leur succès. Paul a certainement eu affaire à ceux qui pensaient que leurs actions leur avaient valu une faveur particulière de Dieu. Dans sa lettre aux Philippiens, au chapitre 3, il va même jusqu’à dire en ce qui le concerne que tout ce qu’il considérait dans sa condition comme des atouts dont il pouvait de glorifier avant de se convertir, étaient en fait devenus, comme il dit, « une perte à cause du bien suprême qu’est la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. A cause de lui je me suis laissé dépouiller de tout et je considère tout cela comme des ordures afin de gagner Christ et d'être trouvé en lui non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi. » La vérité est que Dieu seul peut donner le salut, et lui seul est digne de toute gloire et de tout honneur. Nous existons en tant que ses serviteurs, entièrement dépendants de lui pour la vie et le salut. Un commentateur a remarqué justement que « nos œuvres bonnes ne nous rendent pas redevables envers Dieu. C'est son amour qui nous rend redevables envers lui. »

Alors, comment passons-nous de notre salut obtenu sans les œuvres aux œuvres bonnes que la Bible entière nous demande d’accomplir ? Le verset 10 de notre chapitre nous aide à le comprendre : « En réalité, c’est lui qui nous a faits ; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions. » En fait, les versets 8 et 9 que nous venons de commenter sont si souvent cités que beaucoup négligent le verset 10 lorsqu'ils cherchent à comprendre le salut de Dieu par la grâce au moyen de la foi. Pourtant, cette affirmation importante offre une perspective précieuse sur ce que Dieu désire après le salut. Dieu nous sauve non seulement pour nous préserver de la colère que nous méritons, mais aussi pour faire de nous une œuvre magnifique. Dieu nous appelle son œuvre d'art, son ouvrage, du grec « poiēma », qui a donné notre mot « poème ». Nous sommes façonnés avec talent et dans un but précis par Dieu, pour accomplir ses desseins. Plus précisément, nous sommes « créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes ». Les œuvres bonnes ne nous donnent pas le salut, mais elles sont absolument destinées à en être le fruit. L’amour de Dieu est un amour transformateur. Il nous rencontre là où nous sommes, mais lorsque nous le recevons, il nous conduit toujours là où nous devons aller. L’amour de Dieu qui sauve notre âme transforme aussi notre vie ! Nous devenons, entre ses mains, une nouvelle créature. Nous sommes son œuvre, sa création – une forme de renouveau qu’il a faite de nous en Jésus-Christ.

Ce que Dieu fait de nous est une chose magnifique, active dans les œuvres bonnes. Celles-ci font partie intégrante de son plan prédestiné, au même titre que tout le reste. Ces œuvres bonnes témoignent de la manière dont on marche selon la volonté de Dieu. Les œuvres ne jouent aucun rôle dans le salut. Mais, par la suite, les chrétiens prouveront leur foi par leurs œuvres. Ici, Paul se montre en accord complet avec la lettre de Jacques.

Il est intéressant de noter que Dieu a préparé de longue date ce qu'il attendait de nous. Il a déjà planifié ce qu'il veut que nous fassions de nos vies. Nous n'avons pas besoin d'imiter ce que quelqu'un d'autre a fait ou fait. Notre Seigneur a un plan unique pour chacun de nous afin de le servir dans ce monde. Comment donc savoir ce que Dieu a prévu d’avance pour nous ? Eh bien, cela inclut bien sûr les aptitudes et les dons naturels que nous avons et que nous pouvons mettre au service des autres, dans notre église et autour de nous, en sachant que tout ce que nous faisons nous le faisons pour le Seigneur. Cela inclut aussi certains dons spirituels et l'œuvre du Saint-Esprit dans nos vies pour nous guider dans notre service. Ceux qui nous entourent reconnaîtront nos dons et nous encourageront à les utiliser. La communion fraternelle nous aide non seulement à mieux connaître nos frères et sœurs dans la foi, mais elle nous permet aussi de discerner ce qu’ils peuvent accomplir avec les dons qu’ils ont reçus, et réciproquement.

Reconnaissons donc dans la louange ce que Dieu a fait pour nous, lui qui nous a fait passer de la mort à la vie, lui qui nous a comblés de sa bonté et de son amour : « Seigneur, notre Dieu et notre Père, nous te remercions de nous avoir délivrés de l’emprise du mal et de Satan sur nous. Nous n’aurions pas pu le faire de nous-mêmes. Merci de nous avoir créés en Jésus-Christ, d’avoir fait de nous des êtres nouveaux. Ce que tu fais, tu le fais à merveille, au point que nous devenons une œuvre d’art à tes yeux. Nous voulons donc te laisser agir en nous, te laisser nous transformer et nous façonner à ton image, puisque c’est toi et toi seul qui peut le faire. O Seigneur, modèle-nous à ton image, nous te supplions. Merci pour tous ceux que tu as placés sur notre chemin, qui te servent fidèlement et qui nous aident à grandir dans la foi et à mieux te servir. Nous voulons mettre à ton service les aptitudes que nous avons reçues de toi. Rends-nous attentifs aux besoins auxquels nous pouvons répondre à notre mesure. Merci pour les œuvres bonnes que tu as préparées pour nous. Nous te contemplons et t’adorons. Merci pour ta parole, qui nous parle si bien de toi et dans laquelle tu te révèles. Aide-nous à l’intégrer dans nos vies, car c’est dans ta Parole que nous découvrons la vérité. Que ton Esprit nous guide pour bien la comprendre. Nous te prions pour ceux qui l’enseignent, afin qu’ils l’interprètent avec sagesse. Nous voulons accomplir ta volonté, Seigneur, et nous nous engageons à accomplir fidèlement les œuvres bonnes que tu as préparées depuis longtemps. Merci pour tant de bonté, merci pour tant de patience, merci pour tant d’amour. Nous sommes si heureux d’être unis à Jésus-Christ, ton Fils : merci de nous avoir créés pour cette vie si riche d’œuvres bonnes. C’est dans l’humilité et la reconnaissance que nous t’adressons notre prière au nom de Jésus qui a tout fait pour que nous puissions te parler, t’entendre et t’écouter, amen. »

Eh bien, rejoignez-nous demain. Nous étudierons ensemble les versets 11 à 16 de notre chapitre.