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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur la lettre de Paul aux Éphésiens ! Aujourd'hui, nous poursuivons notre réflexion sur le chapitre 5. Nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre survol de ce chapitre, et étudierons ensemble les versets 22 à 33. Nous allons poursuivre notre réflexion sur la soumission dans le mariage que nous avons brièvement abordée hier dans le contexte de l’exhortation de l’apôtre Paul à nous soumettre les uns aux autres dans la crainte de Dieu.
Paul vient d'évoquer l'importance de la soumission mutuelle entre tous les croyants,
commence par les épouses, en leur disant ceci aux versets 22 à 24 : « Femmes, [soumettez-vous] à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église qui est son corps et dont il est le Sauveur. Mais tout comme l'Église se soumet à Christ, que les femmes aussi se soumettent en tout à leur mari. » Ce passage est souvent sorti de son contexte et mal interprété. Premièrement, c’est à leur mari que les épouses doivent se soumettre. Il n'est pas ordonné aux femmes de se soumettre de la même manière à tous les hommes. Cependant, tous les croyants sont appelés à pratiquer une forme de soumission humble les uns envers les autres, comme le souligne le verset 21. Deuxièmement, ce principe s'applique spécifiquement au mariage. Les relations amoureuses, les relations sociales ou professionnelles, ou encore les relations d'une femme avec le mari d'une autre femme ne sont pas concernées. Ces relations homme-femme n'impliquent pas le même niveau d'exigence que celui exprimé par Paul dans ce verset. Troisièmement, la soumission repose sur le fait d'être « comme envers le Seigneur ». En d'autres termes, la soumission ne repose pas sur le caractère ou les agissements de l'autre personne. Il s'agit plutôt d'un traitement inconditionnel du mari, fondé sur l'amour qu'on lui porte et sur l'amour de Dieu. Les épouses sont appelées à aimer leurs maris, qu'elles estiment ou non qu'ils le « méritent ». Bien que cela puisse parfois s'avérer extrêmement difficile, c'est bien l'idéal biblique.
Du point de vue de Dieu dans la Bible, le mariage est une institution divine. Sa structure est permanente et inviolable : un mari et une femme jusqu’à ce que la mort les sépare. Dieu a attribué des rôles à l’époux et à l’épouse au sein du mariage.
À partir du verset 22 de notre chapitre, l’application de la plénitude de l’Esprit s’applique à la première d’une série de relations spécifiques : l’institution du mariage. Le rôle de l’époux est d’aimer et celui de l’épouse de se soumettre. Lorsque l’époux et l’épouse sont tous deux remplis de l’Esprit et guidés par lui, le mariage connaît l’harmonie.
L'idée de « soumission » implique la reconnaissance d'un fonctionnement ordonné au sein du foyer. Le mari et la femme ont des rôles distincts, définis par Dieu. Dieu ne laisse pas la maison à l'anarchie. La soumission de la femme ne dépend pas du niveau d'instruction, de la maturité, de l'intelligence ou de tout autre facteur de la femme. Elle est une réponse volontaire à la volonté divine et ne peut être imposée par le mari.
L'expression « à votre mari » limite la soumission de la femme au maintien de l'ordre au sein du foyer. Elle ne se soumet pas au premier venu ! Il existe une propriété mutuelle entre mari et femme. Ils s'appartiennent. Ils sont égaux en personne, mais leurs rôles respectifs sont différents. Le mariage est une relation exclusive.
Une épouse remplie de l’Esprit accepte l’ordre divin au sein du foyer. Dieu a créé la femme pour l’homme. Nous le lisons dans le livre de la Genèse, au chapitre 2, verset 18 : « L'Éternel Dieu dit : ‘Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.’ ». Paul précise dans sa première lettre à Timothée qu’Adam a été formé en premier et Ève ensuite. Le dessein de Dieu est que le mari soit le chef de famille. Il est important que l’épouse organise sa vie en fonction de cet ordre. Ceci dit, la soumission n’implique ni infériorité ni perte d’identité ! Elle ne signifie pas non plus obéissance aveugle ni passivité. L’idée est que Dieu est un Dieu d’ordre. Du point de vue de Dieu, tout dans l’univers est régi par l’ordre, ce qui implique une autorité. L’autorité est nécessaire au maintien de l’ordre. Dieu a autorité sur la création ; l’humanité a autorité sur la nature ; les maris ont autorité sur leurs femmes ; les parents ont autorité sur leurs enfants ; les gouvernements ont autorité sur leurs sociétés ; les employeurs ont autorité sur leurs employés ; les pasteurs ont autorité sur leurs assemblées.
Il est important de noter que la Bible emploie le terme « soumission » pour la femme et celui d’« obéissance » pour les enfants, comme nous le verrons au chapitre suivant, car l'ordre des responsabilités de la femme diffère bien évidemment de celui de l'enfant. L'ordre du foyer est différent pour la femme. Un enfant ou un serviteur doit obéir, mais la femme ne doit pas être dominée par son mari. Le mari doit aimer, protéger et subvenir aux besoins de sa femme. Il ne doit pas la dominer ni la traiter selon ses caprices.
L’expression « comme au Seigneur » décrit la soumission de l’épouse à son mari. Leur relation doit refléter celle du Seigneur. On peut établir une analogie, certes imparfaite, avec la soumission au Christ. L’épouse doit se soumettre à son mari comme elle se soumet au Seigneur. Son mari est un moyen d'honorer le Seigneur. Dans sa lettre aux Colossiens, au chapitre 3, verset 18, Paul l’exprime ainsi : « Femmes, soumettez-vous à votre mari comme il convient dans le Seigneur. »
Après avoir exhorté les femmes à se soumettre à leurs maris, Paul fournit un fondement spirituel à son enseignement. Il fait une comparaison avec Christ, l'époux, et de l'Église, l'épouse. Christ a aimé l'Église et a donné sa vie pour elle. De même, les maris doivent aimer leurs femmes et être prêts à se sacrifier pour elles. Paul souligne également que l'Église est le corps de Christ ; il en est lui-même le Sauveur. Dans cette comparaison, on dit aussi « analogie », mari et femme forment un seul corps. Ils sont appelés à vivre unis, se servant mutuellement. Il ne s'agit pas de savoir qui est meilleur que l'autre, mais de se soumettre mutuellement, ce qui honore Dieu et témoigne de son amour. Jésus, membre de la Trinité, est identique en essence et égal à Dieu le Père. Et pourtant, il est capable de se soumettre sans devenir « inférieur ». C’est le modèle de soumission conjugale que Paul a en tête.
Paul continue d'établir un parallèle entre la soumission dans le mariage et la relation entre Christ et l'Église. Il affirme clairement que Jésus est le chef de l'Église. Cela s'applique à l'Église dans son ensemble, ainsi qu'à ses responsables. Ceux-ci sont en définitive des « bergers » qui guident les autres sous l'autorité de Christ.
L’apôtre souligne de même que la soumission de l'épouse englobe tous les aspects de la relation. Cela ne signifie pas que les femmes soient obligées de renoncer à toutes leurs préférences et de toujours faire ce que leurs maris désirent. La soumission, lorsqu'elle est liée au Christ, consiste à manifester son amour et à le servir. De même, les épouses qui se soumettent « en tout » s'attachent à aimer et à servir leurs maris. Une femme qui témoigne d'un tel amour est considérée comme une femme sainte. Le dernier chapitre du livre des Proverbes offre des caractéristiques similaires pour décrire les principes d'une telle épouse. L'Écriture donne également des exemples d'épouses saintes comme Sarah, Ruth et Marie, qui aimaient le Seigneur et témoignaient un amour approprié à leurs maris. C’est ainsi que l’apôtre Pierre lui-même dans sa première lettre, au chapitre 3, verset 5.
Comme pour les versets précédents, ces instructions doivent être interprétées dans du contexte des versets 25 à 29, car les hommes sont eux aussi appelés aux obligations conjugales, et plus précisément à aimer leurs épouses comme Jésus a aimé l'Église. Cela implique un leadership empreint de sacrifice, d'humilité et d'amour. Paul ne prône ni la dictature masculine, ni l'esclavage des femmes : loin de là ! Écoutons ce qu’il dit : « Maris, aimez votre femme comme Christ a aimé l'Église. Il s'est donné lui-même pour elle afin de la conduire à la sainteté après l'avoir purifiée et lavée par l'eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C'est ainsi que les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. En effet, jamais personne n'a détesté son propre corps. Au contraire, il le nourrit et en prend soin, tout comme le Seigneur le fait pour l'Église parce que nous sommes les membres de son corps, [formés de sa chair et de ses os]. »
La priorité absolue d'un mari rempli de l’Esprit est d'aimer sa femme, et plus particulièrement d'agir en conséquence. Paul établit également un idéal élevé quant à l'amour qu'un mari doit témoigner à son épouse : l'exemple de Christ pour la communauté des croyants. Cet amour doit se traduire par un engagement profond et durable, ainsi que par la volonté de faire tous les sacrifices nécessaires pour elle.
Les maris sont appelés à un dévouement tel qu'un amour jusqu'à la mort. Bien qu'ils aient reçu l'autorité en tant que chefs de famille, la responsabilité qui en découle est souvent négligée. Un mari doit aimer sa femme, lui consacrer sa vie et être prêt à mourir pour elle si besoin est. Les femmes sont tenues à la soumission dans le mariage, un principe que le monde moderne rejette souvent. Néanmoins, l'idéal biblique donné aux maris gagnerait certainement à être mieux appliqué par les hommes chrétiens d'aujourd'hui, qui cherchent à être des « imitateurs de Dieu », en suivant le commandement de Paul au premier verset de notre chapitre.
L'amour biblique du mari implique de chérir. Chérir signifie accorder de la valeur à quelqu’un. Un mari animé de cet amour placera sa femme au-dessus de tout. Il la placera avant leurs enfants, avant sa carrière, avant ses amis, avant tout ce qui existe sur terre, hormis Dieu lui-même. Cela implique également de lui témoigner cet amour. Il ne suffit pas de lui dire qu'il l'aime à quelques reprises ; cela doit devenir un mode de vie. L'amour du mari est désintéressé. Il fait passer le bien-être de sa femme avant le sien. C'est tout le contraire d'un tyran.
Les raisons pratiques pour lesquelles les maris doivent aimer leurs femmes sont présentées aux versets 26 et 27 : « Christ s'est donné lui-même pour l’Église afin de la conduire à la sainteté après l'avoir purifiée et lavée par l'eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. »
La sanctification et la purification de l’Église, et donc de chacun de ses membres, comportent deux éléments : la séparation de ce qui est impur et la consécration à Dieu. La consécration est indissociable de la purification. La purification consiste en l’élimination du péché, tandis que la consécration, on dit souvent la « sanctification », désigne ici la consécration à Dieu, la marche quotidienne selon sa volonté. La purification est une condition préalable à la consécration. C’est parce que Jésus a tout fait pour nous purifier, pour nous délivrer du péché, que nous pouvons appartenir à Dieu et lui être totalement consacrés. Grâce à son œuvre purificatrice, il nous conduit vers le Père, et nous devenons saints, comme lui-même est saint.
Voyez-vous, un mari fidèle à Dieu qui témoigne de l'amour à sa femme contribue à sa croissance spirituelle. Aider sa femme à progresser dans la sainteté et la compréhension biblique implique un développement personnel. Cela requiert à la fois de l'amour pour sa femme et un engagement sincère à la soutenir. Et, bien sûr, cela exige du mari un engagement personnel dans l'étude approfondie de la foi. Les applications sont nombreuses, mais le principe est clair : la croissance spirituelle d'une femme est grandement favorisée par un mari fidèle à Dieu qui lui témoigne de l'amour.
En se concentrant sur la relation de Christ avec l'Église, Paul souligne que le but de Jésus-Christ, en tant qu'époux de l'Église, est de « faire paraître devant lui cette Église glorieuse ». Christ désire que l'Église se tienne devant lui rayonnante et triomphante. Il souhaite que les croyants se présentent un jour devant lui sans défaut, sans tache, sans imperfection. De même que, le jour de son mariage, une mariée cherche à être aussi belle et rayonnante pour son époux, Christ veut que l'Église se présente sous son meilleur jour devant lui en ce jour.
Le but de la relation de Christ avec l'Église est de susciter une plus grande sainteté. La référence aux imperfections ne concerne pas l'apparence physique, mais la pureté de l'Église devant le Seigneur. Être saint, c'est vivre en communion avec Dieu. Pour cela, il faut s’y préparer. C'est la même exigence que l'Ancien Testament imposait aux animaux offerts en sacrifice. Ils ne devaient présenter aucune « imperfection ». Dieu désire que nous nous présentions devant lui avec un cœur pur.
De même que Christ aime l'Église, les maris doivent aimer leurs femmes. Aux versets 28 à 30 de notre chapitre, Paul dit : « C'est ainsi que les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. En effet, jamais personne n'a détesté son propre corps. Au contraire, il le nourrit et en prend soin, tout comme le Seigneur le fait pour l'Église parce que nous sommes les membres de son corps, [formés de sa chair et de ses os]. » En affirmant cela, Paul établit la norme suprême en comparant la relation conjugale à Christ et à l'Église. Une telle attitude rend injustifiables les abus, les mauvais traitements et l'abandon. En effet, Paul exige que les maris aiment leurs femmes « comme leur propre corps ». Cela implique de prendre soin d'elles, de leur consacrer du temps et de subvenir à leurs besoins. Un homme ne laisserait pas son corps « sans soins » pendant une longue période. Il ne devrait pas non plus traiter sa femme de cette manière. L'Ancien Testament décrit même l'abandon par un mari comme un acte de violence.
Il est important de se rappeler que le mot « amour », tel qu'il est employé dans la Bible, signifie bien plus que de simples sentiments. Il s'accompagne toujours d'une attente d'action : celle de faire le bien pour l'autre. Ce verset utilise la racine grecque agapè, qui désigne une sollicitude désintéressée et sacrificielle pour le bien-être des autres. Voilà pourquoi Paul souligne qu’aimer sa femme – par des actes – présente aussi des avantages concrets pour le mari. Si un mari aspire à une vie meilleure, il peut y parvenir en partie en s’investissant davantage auprès de sa femme. L’amour témoigné à sa femme offre assurément de nombreux bienfaits au mari, notamment l’harmonie du couple, une meilleure éducation des enfants, moins de conflits, moins de stress, et bien d’autres avantages encore.
Paul continue d'insister sur l'amour que les maris doivent porter à leurs femmes. L'amour biblique implique toujours des actes : il ne s'agit jamais d'une émotion statique. L'une des raisons pour lesquelles Paul exhorte les maris à aimer leurs femmes comme eux-mêmes est que la nature humaine nous pousse inévitablement à prendre soin de nous-mêmes plus facilement que de quiconque. Instinctivement, un homme « nourrit et prend soin » de son corps. De même, le mari devrait avoir le désir instinctif de nourrir et de chérir sa femme. Cela s'inscrit dans une perspective de don de soi. Une fois encore, une comparaison est faite avec la relation de Christ avec les croyants. Le modèle est Christ, et non une relation humaine sujette à l'échec. Cela inclut l'idée d'apprentissage et de croissance continus. Il n'y a jamais de moment où un mari puisse prétendre aimer parfaitement sa femme et n'avoir plus aucune marge de progression. Aimer sa femme est une quête de toute une vie, à l'image de la quête permanente de la croissance spirituelle personnelle.
De même que Christ et l'Église forment une communauté de vie, le mari et la femme en forment une. Et de même que les chrétiens reçoivent une vie nouvelle par la régénération en Christ, le mari et la femme vivent une communauté de vie. Il existe une intimité entre mari et femme qui leur est propre, incomparable à toute autre institution de la société. Paul cite un passage essentiel du livre de la Genèse, au chapitre 2, verset 24 et dit : « ‘C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un.’ Ce mystère est grand, et je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. » Tout comme le premier homme et la première femme ne faisaient qu'un, on peut dire de chaque homme marié aujourd'hui qu'il est uni à sa femme. C'est Dieu qui a opéré cette union. Ce passage révèle un principe fondamental pour promouvoir l'unité dans le mariage : il faut rompre avec les liens passés et s'unir pour ne faire qu'un. Le mariage a été défini pour le peuple de Dieu depuis les premiers temps et n'a pas été modifié dans l'Église primitive. Paul réaffirme cet enseignement et propose une norme encore plus élevée en comparant la relation conjugale avec Christ et l'Église. Un mariage biblique réussi n'est pas seulement l'union des corps, c'est la rencontre des esprits et des sentiments entre mari et femme. La relation d'amour de Christ avec l'Église est un modèle pour l'amour que le mari doit porter à sa femme.
Le mystère que Paul a à l'esprit ici n'est pas le mariage, mais la relation entre « Christ et l'Église ». Il n'avait pas été révélé — c’est-à-dire expliqué — avant l'époque de Christ, mais il était désormais clair que Jésus était venu offrir le salut à tous les hommes, faisant d'une seule famille les Juifs et les non-Juifs qui croient en Jésus comme Sauveur. Dans le contexte du mariage, cette idée s'applique également. Paul vient d'expliquer comment les femmes doivent se soumettre à leurs maris comme à Christ, et comment les maris doivent aimer leurs femmes comme Christ a aimé l'Église. Il relie ici ces éléments à l'idée que tous les croyants, sans distinction de race ou de sexe, sont égaux et héritiers de Dieu par Jésus-Christ.
Paul conclut son propos sur le mariage en le résumant par deux affirmations au verset 33 de notre chapitre en disant : « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même et que la femme respecte son mari. » Les maris doivent prendre soin de leurs femmes avec la même attention qu'ils portent à leurs propres intérêts. Ceci va à l'encontre de l'attitude naturelle de l'humanité envers les hommes et les femmes. Historiquement, la plupart des sociétés considèrent les femmes comme inférieures et moins dignes d'attention que les hommes. À travers l'histoire, la condition féminine s'est considérablement améliorée avec la christianisation du paganisme. Aujourd'hui, les femmes vivant dans des pays de tradition chrétienne jouissent de droits bien plus étendus que celles vivant dans des pays sans cette tradition.
Paul enseigne aux épouses à témoigner du respect à leurs maris. Là encore, cela va à l'encontre de nombreuses préférences culturelles. La société moderne, en particulier, semble se complaire dans l'idée d'épouses condescendantes, irrespectueuses ou déraisonnables envers leurs maris. Ce que certains appellent « émancipation », la Bible le considère comme un poison. L'amour mutuel, le respect, l'unité et la soumission sont les fondements d'un mariage qui honore Dieu.
Un mariage chrétien n'est pas forcément exempt de difficultés, mais il existe des solutions inspirées par Dieu. Paul offre un espoir à ceux qui s'efforcent d'honorer Dieu dans leur mariage, en citant l'exemple de Jésus comme modèle pour ceux qui cherchent à manifester un amour plus profond entre époux. Le prédicateur et médecin gallois Lloyd-Jones du siècle dernier disait : « Le plus important est toujours de considérer notre Seigneur Jésus-Christ. Si un mari et une femme se tournent ensemble vers lui, il n'y a pas lieu de s'inquiéter de leur relation. » Prions que ce soit le cas pour tous les couples chrétiens, et qu’ils deviennent des exemples à suivre pour ceux qui ne sont pas croyants dans notre société déchristianisée.