Jean 10.1-3

Semaine 10 - jour 1

Évangile selon Jean

Jean 10.1-3

11:29


C’est un chapitre dans lequel Jésus parle de pâturages, de brebis et de berger. Jean place cette parabole de Jésus juste après la discussion que Jésus vient d’avoir avec les pharisiens obstinés qui voulaient obliger l’aveugle-né à trahir celui qui venait de le guérir et de rendre gloire à Dieu en confessant publiquement que Jésus était un pécheur.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur l’évangile selon Jean avec le pasteur Tom Holladay ! C'est le premier jour de notre étude du chapitre 10, et nous examinerons ensemble aujourd’hui les versets 1 à 3.

C’est un chapitre dans lequel Jésus parle de pâturages, de brebis et de berger. Jean place cette parabole de Jésus juste après la discussion que Jésus vient d’avoir avec les pharisiens obstinés qui voulaient obliger l’aveugle-né à trahir celui qui venait de le guérir et de rendre gloire à Dieu en confessant publiquement que Jésus était un pécheur. Au lieu de guider le peuple dans la bonne direction, les pharisiens l’éloignaient de Dieu. Ce sont eux les vrais aveugles ; l’aveugle guéri voit clairement physiquement et spirituellement. Jésus poursuit donc ce qu’il a dit aux pharisiens en racontant une parabole dans laquelle il parle d’abondance, de direction et d’assurance. Tout le chapitre nous invite à faire confiance à celui qui est la lumière du monde plutôt qu'à ceux qui restent aveuglés par la lumière et refusent d’ouvrir les yeux de leur cœur. Nous lisons ceci aux versets 1et 2 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas dans l'enclos des brebis par la porte mais s'y introduit par un autre endroit est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. »

Ce que Jésus va dire est solennel. Il commence son récit en prononçant cette phrase importante qui nous appelle à prendre très au sérieux ce qu’il va dire en images : « En vérité, en vérité, je vous le dis ». Jésus assure les paroles qu’il va prononcer à propos du berger, de la porte, des voleurs, des brigands et des brebis dans la parabole qu’il raconte à ses auditeurs. Ces auditeurs sont les Juifs qui ont cru, les chefs religieux qui refusent de croire, et probablement l’aveugle guéri.

Je pense qu'il est important, dès le début, avant même d'aborder le sujet, de bien comprendre qui sont les personnages dont Jésus parle. Qui est le berger dans cette parabole ? Eh bien, c’est Jésus, comme nous allons découvrir. Et qui est la porte? Eh bien, c'est aussi Jésus, comme nous allons le découvrir. Cela peut vous surprendre, mais vous verrez au fil de notre lecture que Jésus est à la fois le berger et la porte. Et puis, dans ces versets, il parle d'un voleur et d'un brigand. Qui est-ce ? Eh bien, à l'époque où Jésus parlait, il s’agissait des pharisiens. C’étaient les enseignants religieux qui enseignaient le contraire de ce que Jésus proclamait. Jésus les dénonce avec autorité, car c’est lui le berger et la porte. Les faux enseignants, les pharisiens, sont des voleurs et des brigands.

Et nous ? Qui sommes-nous ? Eh bé, des brebis ! De simples brebis, avec toute la modestie et la fragilité, mais aussi tout le contentement et toute la joie que cette image transmet. Il s'agit de savoir en quoi nous sommes comparables à des brebis. Et si nous ne saisissons pas cette image dès le départ, nous passerons à côté de toute l'assurance que Jésus nous offre en nous racontant cette parabole. Vous êtes une brebis, je suis une brebis. Ma confusion sur la vie, votre confusion sur la vie, est dissipée lorsque vous reconnaissez qui vous êtes vraiment. Je suis une brebis.

Qu'est-ce que cela signifie ? Eh bien, cela signifie beaucoup de choses, mais il y en a deux sur lesquelles je veux me concentrer un instant aujourd'hui. Le fait que je sois une brebis signifie que je suis vulnérable. Cela signifie aussi que je suis influençable. Jésus ne nous compare pas à des rhinocéros spirituels, mais à des brebis qui ne peuvent pas survivre sans la présence constante d’un berger. En fait, il y a au moins deux choses à savoir sur les brebis : les brebis ne vivent pas en solitaires, mais en troupeaux, et elles passent la nuit dans des enclos protégés, elles ne sont pas laissées à l’abandon. Leur nombre, et le fait qu’elles vivent ensemble côte à côte, assure leur sécurité sous la protection du berger qui les amène dans leur enclos le soir pour passer la nuit en sécurité bien au chaud les unes contre les autres. Et nous sommes, nous sommes comparés à elles ! Oui, c’est à des brebis que Jésus nous compare. Nous avons besoin d'un enclos et d'un troupeau. Nous avons besoin d'un enclos, d'un lieu de sécurité. Nous avons besoin d'un troupeau, d'un lieu d'acceptation, d'un lieu de foi et d'appartenance. Je suis vulnérable. J'ai donc besoin de Dieu et des autres dans ma vie.

En tant que brebis, je dois aussi admettre que je suis facilement influencé. Comme les brebis, nous, les êtres humains, nous sommes facilement influencés par la direction que prennent les autres. Les brebis suivent, c'est leur truc. Mais nous ne sommes pas différents. Il suffit de penser à nos choix vestimentaires pour se rendre compte à quel point nous suivons la mode sans même y réfléchir, parce que nous aimons faire comme les autres, nous ne voulons pas être différents des autres. Nous nous laissons facilement influencer, et cela fait de nous des êtres vulnérables.

Et si nous ne suivons pas le berger, nous suivrons quelqu'un d'autre. Nous suivrons un voleur, un brigand. Nous suivrons quelqu'un qui nous veut du mal. Avouons-le, nous sommes des brebis, nous sommes vulnérables. Nous sommes facilement influençables. Et cela signifie que nous avons besoin du bon berger, du seul berger, Jésus-Christ.

Au tout début de la parabole, Jésus commence à parler de ce que le berger peut faire pour ses brebis, de ce qu'il peut faire pour nous au quotidien. Aujourd’hui, je vous propose de commencer à voir en détail ce que le berger peut faire pour ses brebis, puis nous terminerons demain. Que peut faire le berger pour ses brebis ? Le berger appelle les brebis. C'est la première chose qu'il fait. Au verset 3, nous lisons que : « Le gardien lui ouvre et les brebis écoutent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et il les conduit dehors. » L’intervention du gardien n’a pas d’autre but que de désigner celui qui ouvre la porte. Certains cherchent un sens particulier à son intervention, mais elle fait tout simplement partie du décor. Tous les détails d’une parabole ne sont pas significatifs. Ici, l’accent porte sur le berger, le personnage central du récit. Ce qu'il fait pour les brebis est le cœur de la parabole.

Le berger appelle ses brebis, elles connaissent sa voix. C'est une image intéressante.

En Orient, lorsque les brebis sont dans les champs, elles peuvent se rassembler parfois trois ou quatre troupeaux à la fois atour d’un point d'eau. Ou même lorsqu'elles dorment la nuit dans une bergerie, elles peuvent toutes dormir dans la même bergerie. Mais il suffit que le berger appelle ses propres brebis pour qu’elles viennent toutes vers lui. Sa voix est personnelle, et le berger les connaît personnellement. Il peut alors les conduire dehors en les appelant une à une par leur nom. Tout comme le berger appelle ses brebis par leur nom, Jésus nous appelle par notre nom. Il nous appelle parce qu’il nous connaît. Il connaît notre force, il connaît nos faiblesses, il connaît nos besoins. Il ne se fait aucun doute sur ce que nous sommes, parce qu’il nous connaît tels que nous sommes. Il nous appelle de manière unique. Comment puis-je écouter et l’entendre ? Comment puis-je savoir si c’est bien lui qui m’appelle ? Eh bien, nous l’écoutons en lisant ce qu’il a dit dans sa Parole, la Bible qu’il nous a donnée. Nous nous laissons guider et diriger par sa Parole. Nous l’écoutons aussi grâce à l’Esprit saint qui nous pousse à écouter et à entendre. C’est lui qui nous convainc que la voix de Jésus que nous entendons dans les Écritures est bien celle de Jésus-Christ. Et lorsque nous répondons à son appel, l’Esprit vient en nous et nous permet non seulement de répondre, mais de suivre celui qui nous a appelé. Ce n’est pas comme si j’entendais une voix audible et reconnaissable. C’est juste que, lorsque je lis sa Parole, elle devient si personnelle. Je sais qu’elle est prononcée pour moi, qu’elle a été écrite pour moi. Je sens intérieurement que Jésus-Christ me parle spécifiquement à travers la Bible, à travers sa Parole.

Il y d’autres façons d’écouter la voix de Jésus, en particulier à travers son peuple, l’Église, et la communion avec d’autres chrétiens, qui nous parlent de lui et nous rapportent ce qu’il a dit. Nous en reparlerons un peu demain, mais je voudrais vous poser une question à la fin de notre étude aujourd’hui : à quand remonte la dernière fois où vous avez pris le temps d’écouter la voix de Jésus ? C’est lui qui nous parle lorsque nous lisons les évangiles ; c’est lui qui nous parle lorsque nous lisons le livre des Actes des Apôtres ; c’est lui qui nous parle lorsque nous lisons les lettres des apôtres et l’Apocalypse. Et c’est bien lui qui nous parle dans tous les écrits de l’Ancien Testament. Écoutons-le, il a tant à nous dire ! Entendons-nous sa voix ? Nous pourrons tous l’écouter dès que nous l’accepterons comme notre berger. Faisons donc silence un moment, et dans le recueillement, écoutons la voix de celui qui nous appelle par notre nom, qui nous connaît et veut que nous le connaissions. Et dans la reconnaissance, disons-lui ensemble : « Seigneur parle, nous t’écoutons. Seigneur tu nous appelles parce que tu nous aimes et que nous sommes à toi. Oui, nous t’appartenons et ne pourrions pas survivre sans toi. À notre tour nous t’appelons pour te dire que nous sommes à toi et que nous voulons te suivre. C’est en ton nom que nous te prions, toi, notre divin berger. Amen. »

Rejoignez-nous demain ! Nous poursuivrons notre étude sur la parabole des brebis et du berger en réfléchissant ensemble sur les versets 4 à 13 du chapitre 10 de l’évangile selon Jean.