Jean 10.14-26

Semaine 10 - jour 3

Évangile selon Jean

Jean 10.14-26

14:33


Alors que Jésus continue de parler de brebis, de berger et de mercenaires tout au long de notre chapitre, je dirais que la dernière partie de ce chapitre porte sur ce que je qualifie de formation de base pour les brebis. Jésus explique comment faire confiance au berger. Voyez-vous, j'ai le choix de faire confiance au berger ou non.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur l’évangile selon Jean ! Aujourd'hui, nous en sommes au troisième jour de notre étude du dixième chapitre, et notre réflexion se concentrera sur les versets 14 à 26.

Au cours des derniers jours, nous avons examiné ce que le bon berger fait dans nos vies. Alors que Jésus continue de parler de brebis, de berger et de mercenaires tout au long de notre chapitre, je dirais que la dernière partie de ce chapitre porte sur ce que je qualifie de formation de base pour les brebis. Jésus explique comment faire confiance au berger. Voyez-vous, j'ai le choix de faire confiance au berger ou non.

Par les mots que Jésus a utilisés et par la façon dont il nous parle de la vie, Jésus nous donne une formation de base. Il nous enseigne la confiance. Au cours des prochains jours, nous allons examiner spécifiquement trois façons dont vous et moi pouvons développer la confiance dans notre relation avec Jésus. Comment faire confiance au caractère de Jésus ? Jésus a le caractère d'un berger, vous pouvez donc lui faire confiance. Comment faire confiance à la puissance de Jésus ? Jésus est Dieu, il a donc une puissance telle que vous pouvez vous fier à lui.

Et comment faire confiance à la promesse de Jésus, la sécurité en sa promesse qui fait toute la différence au quotidien ? Commençons par ce que j'appellerais la formation de base des brebis, cette formation de base à la confiance, en lisant les versets 14 à 18 du chapitre 10 de l’évangile selon Jean : « Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. »

Le caractère de Jésus se dégage dans ces paroles. Jésus dit : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. » C'est le caractère de Jésus-Christ, celui qui nous connaît et nous comprend, celui qui nous aide à le connaître. Je peux lui faire confiance. En fait, la compréhension que Jésus donne à ce sujet se résume à ces paroles : le Père me connaît et que je connais le Père. Quel genre de relation est-ce que je veux avoir avec vous, demande Jésus ? La même qualité de relation que celle que j'ai avec le Père. C'est incroyable quand on y pense. C'est un objectif à atteindre pour le reste de notre vie. Ne nous contentons jamais de la profondeur de la communion que nous avons avec Jésus actuellement, car dans ces paroles, nous voyons qu'elle peut toujours s’approfondir. Oui, elle peut toujours s’approfondir !

J'ai rencontré beaucoup de gens qui me disent quelque chose comme : « Tu sais, j'aimerais avoir une seule bonne relation dans ma vie. Une seule relation de qualité.

On dirait que tout le monde m'a laissé tomber. » Eh bien, voici la seule relation qui existe d’une qualité inégalable. Voici celle qui ne vous laissera jamais tomber. Vous pouvez avoir une relation unique. C'est votre relation avec Jésus-Christ. Et Jésus-Christ dit dans ces versets que nous pouvons avoir cette relation avec lui parce qu'il a donné sa vie pour nous. Au verset 11, Jésus le confirme : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Il ne voulait pas que nous manquions cela. Voilà pourquoi, au verset 14, il le confirme : « Je suis le bon berger, donc je donne ma vie pour vous. » Et puis, il y a ici une formidable révélation sur la croix et sur ce qui s’est passé lorsque Jésus a donné sa vie pour nous sur la croix. Avez-vous remarqué qu'aux versets 17 et 18, il dit : « Je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre ? » Jésus dit ici qu'il en avait le droit. Le mot grec ‘exousia’ est utilisé ici, qui signifie droit, autorité, liberté ou pouvoir. Jésus avait le pouvoir de donner sa vie : Elle ne lui a pas été enlevée. Il l'a donnée et l'a reprise.

Et puis Jésus ajoute une phrase intéressante en disant : « C'est pour cela que le Père m'aime, parce que je fais cela. » Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie-t-il que la seule raison pour laquelle Dieu a aimé Jésus, c'est parce qu'il est allé à la croix ? En fait, il y a quelque chose de plus profond ici. Cela signifie que le don de sa vie est au cœur même de la personne de Jésus. Le sacrifice qu'il a fait pour nous sur la croix n'est pas seulement quelque chose que Jésus a fait. C'est une conséquence inévitable de qui il est.

Le Père et le Fils s'aiment pour ce qu'ils sont. Je peux faire confiance au caractère de Jésus. Je lui fais confiance parce qu'il me connaît. Je lui fais confiance parce qu'il a donné sa vie pour moi. Je peux faire confiance à son caractère même parce qu'il dit aussi que tout ne tourne pas autour de moi. Il dit : « Je vais faire entrer d'autres brebis, qui ne font pas encore partie de mon troupeau. » Le verset 16 est particulièrement intéressant, parce que Jésus parle non seulement des Juifs, mais aussi des non-Juifs qu’il veut faire entrer dans son troupeau pour en faire un seul. Jésus veut réunir autour de lui un troupeau composé de Juifs et de non-Juifs ! Les chrétiens du monde entier n’ont qu’un seul berger, un seul Sauveur, un seul Seigneur ! Ces versets parlent vraiment d'unité et de l'unité qu'il veut instaurer dans nos vies. Comment puis-je instaurer la confiance dans ma relation avec Jésus-Christ ? En faisant confiance en son caractère. J'ai confiance qu'il ne me laissera jamais tomber. J’ai non seulement confiance en son caractère, mais j’ai aussi confiance en sa puissance. Jésus est mis au défi quant à sa puissance aux versets 19 à 21 de notre chapitre : « Ces paroles provoquèrent de nouveau une division parmi les Juifs. Beaucoup d'entre eux disaient: ‘Il a un démon, il est fou. Pourquoi l'écoutez-vous?’ D'autres disaient: ‘Ce ne sont pas les paroles d'un démoniaque. Un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?’ »

Voyez-vous, les Juifs avaient parfaitement raison lorsqu’ils argumentaient sur ce point. Jésus est soit un fou, soit véritablement l’homme-Dieu. La vérité concernant Jésus-Christ, c'est que lorsqu'on regarde qui il est, on ne peut pas choisir de juste milieu.

Il faut soit écouter et accepter ce qu’il dit de lui-même, c’est-à-dire qu’il est Dieu lui-même, Dieu incarné, soit avouer : « Il est fou parce qu'il prétend être Dieu. » Or, les paroles de Jésus ne sont pas celles d'un fou. Elles ont changé des milliards de vies ! Les actes de Jésus ne sont pas ceux d'un fou. Il est venu pour servir. Tout ce qu’il a fait sur terre, il l’a fait pour le bien des autres, pour le salut du monde entier. Rien d’égoïste dans sa vie. Il s’est donné entièrement. Comment cela pourrait-il être un acte de folie ? À nous de choisir : Jésus est-il un fou, un démon, ou bien le berger-Messie ? Un lunatique ou bien le Seigneur ? Allons-nous faire confiance à la puissance de Jésus ou bien allons-nous le mettre de côté comme quelqu'un qu’il faut rejeter ? Il n’y a pas d’autre alternative : soit Jésus est le Seigneur, le berger que nous suivons, soit un fou que nous devons absolument rejeter. Cette décision est radicale, il n’y a pas de compromis possible.

Aux versets 22 à 26, Jésus aborde cette question. Voici ce que nous lisons : « On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver. Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent et lui dirent: ‘Jusqu'à quand nous laisseras-tu dans l'incertitude? Si tu es le Messie, dis-le-nous franchement.’ Jésus leur répondit: ‘Je vous l'ai dit et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père témoignent en ma faveur, mais vous ne croyez pas parce que vous ne faites pas partie de mes brebis, [comme je vous l'ai dit]. »

Qu’est-ce que la fête de la Dédicace ? Cette fête est aussi appelée la Fête des Lumières, mais ce n'est pas ainsi qu'on l'appelle habituellement aujourd'hui. Nous la connaissons sous le nom de Hanoucca, « fête de l’Édification ». Elle est généralement célébrée autour de la fête chrétienne de Noël, en hiver. Cette fête, encore assez récente à l’époque de Jésus comparée à la fête de la Pâque, commémore la nouvelle consécration du temple de Jérusalem par Judas Maccabée en 165 av. J.-C., après sa profanation par Antiochus Épiphane, roi de Syrie, qui l’avait profanée en y sacrifiant des cochons. C’est au cours de la célébration de cette fête que Jésus a prononcé ces paroles poignantes, au temple, sous le portique de Salomon. Ce portique comprenait de hautes colonnes d’environ 12 mètres de haut, et c’était un endroit où les chefs religieux enseignaient et où on pouvait se protéger du mauvais temps en hiver.

C’est dans ce contexte que Jésus a répondu à ceux qui s’opposaient à son message.

Au fait pourquoi n'ont-ils pas cru ? Pourquoi ont-ils refusé de croire au signes miraculeux si nombreux qu’il avait accomplis sous leurs yeux ? Pourquoi se sont-ils endurcis au point de vouloir tuer Jésus ? Jésus leur répond catégoriquement : « parce que vous ne faites pas partie de mon troupeau. » Jésus ne correspondait pas à leurs attentes. Ils attendaient un Messie conquérant et non un Messie-Serviteur, un Messie qui allait s’offrir en sacrifice. Jésus les décevait. Pourtant, ils connaissaient tous le message des prophètes, en particulier celui du prophète Ésaïe qui a beaucoup parlé du libérateur d’Israël comme un serviteur souffrant. Mais ils s’étaient forgé une idée complètement différente du vrai libérateur d’Israël.

Nous avons ici une leçon à apprendre. Notre propre idée de ce que Dieu devrait faire peut nous empêcher de voir et d’accepter ce qu'il fait réellement. Quand nous parlons de faire confiance à la puissance de Jésus, nous pourrions vouloir faire confiance à sa puissance pour faire exactement ce que nous voulons qu'il fasse, mais ce n'est pas ainsi que sa puissance agit. Sa puissance agit à travers nos vies, dans nos vies, pour faire ce qu'il veut lui-même accomplir en nous.

Prions donc pour que nous puissions discerner sa volonté et pour que notre confiance en lui soit inconditionnelle : « Seigneur notre Dieu, nous ne voulons pas nous confier à ceux qui travaillent comme de simples salariés, qui n’ont pas le souci des autres et ne s’occupent que de leurs propres intérêts. Ils veulent nous induire dans l’erreur et font du mal à ton Église. Nous voulons au contraire mieux te connaître et ne servir que toi. Donne-nous le courage et la persévérance de puiser dans ta Parole l’enseignement juste et droit qu’elle nous apporte. Que ton Esprit nous guide pour que nous puissions te suivre et t’obéir toi seul. Nous ne voulons pas écouter d’autre voix que la tienne, même si elle n’est pas populaire. Tu sais combien nous sommes influençables, combien nous sommes vulnérables. Nous comptons sur toi pour progresser chaque jour davantage. Merci Seigneur, parce que nous faisons partie de ton troupeau unique. Tu es venu nous chercher, nous qui ne t’appartenions pas, nous qui ne sommes pas juifs, pour t’appartenir et faire partie de ton peuple. Nous te prions donc pour tous les Juifs qui ne te connaissent pas et qui te rejettent. Qu’ils écoutent ta voix, celle qui peut les ramener dans ton enclos. Et nous te prions aussi pour tous ceux qui ne sont pas Juifs, mais que tu veux inclure dans ton enclos, dans l’Église. Ils sont nombreux ; sois patient avec nous et avec eux, nous te prions, pour que ton troupeau, celui que tu t’es réservé, ne cesse de grandir. Seigneur entends notre prière, car c’est en ton nom que nous te l’apportons. Amen.

Rejoignez-nous demain. Nous allons étudier les versets 27 à 29 du chapitre 10 de l’évangile selon Jean, trois des versets les plus rassurants de toute la Bible.