Jean 10.27-29

Semaine 10 - jour 4

Évangile selon Jean

Jean 10.27-29

17:51


Aujourd'hui, nous nous concentrerons sur la confiance dans les promesses de Jésus.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur l’évangile selon Jean ! Nous en sommes au quatrième jour de notre étude du chapitre 10, et aujourd'hui, nous étudierons ensemble les versets 27 à 29. Hier, nous avons parlé de l'apprentissage de la confiance dans nos vies, de la confiance en Jésus et de sa puissance. Aujourd'hui, nous nous concentrerons sur la confiance dans les promesses de Jésus. Lisons ensemble les 27 à 29 de notre chapitre. Jésus dit : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père. Le Père et moi, nous sommes un. »

Vous avez sûrement constaté qu’au verset 28, en une seule courte phrase, Jésus fait trois promesses incroyablement grandes. La première : « Je leur donne la vie éternelle ». Tous ceux qui recherchent une vie immortelle sur cette terre, quelle quête vaine ! Si vous l'aviez, de toute manière vous la vivriez dans un monde imparfait. Jésus parle d'une nouvelle qualité de vie et aussi d'un nouvel endroit où nous vivrons avec lui pour toujours. La vie éternelle, quelle magnifique promesse ! La deuxième promesse : « Elles ne périront jamais ». Et la troisième : « Personne ne pourra les arracher à ma main. » Notre sécurité est assurée de plusieurs manières. Tout ce que Jésus a promis, il l’a fait. Il n’a jamais déçu personne. Ses paroles sont dignes de confiance.

Jésus parle de la vie éternelle. Quelle est la durée de l'éternité ? Elle est en dehors du temps ! La vie ne s’arrêtera jamais. Quand Jésus dit : « Je vous donne la vie éternelle », il dit en fait : « Je vous donne quelque chose que tout le monde recherche. » C'est la vie éternelle. C'est pour toujours à partir du jour où nous plaçons toute notre confiance en lui. En fait, il y a même une assurance dans les mots : « Je donne ». Ce n'est pas une vie gagnée, qu’on a méritée. C'est un don. Si je l'avais gagnée, je pourrais la perdre. Parce que Jésus-Christ me l'a promise et me l'a donnée, je peux compter dessus.

Et puis quelle belle assurance dans ces mots : « Mes brebis ne périront pas. » Jésus tiendra parole. S'il dit : « Ses brebis ne périront pas », je peux le croire sur parole ! Nous sommes préservés de la perdition. Avoir la vie éternelle suffit pour savoir que personne ne peut nous atteindre. Mais c’est une garantie supplémentaire que rien au monde ne peut faire périr ce qui est vivant à jamais. Enfin quelle promesse précieuse : « Personne ne pourra les arracher à ma main. » Dieu nous tient par la main, nous tenons la sienne. Jésus dit d’abord « ma main », et il ajoute ensuite « la main de mon Père. » Dieu ne nous lâchera pas ! Tous les ennemis de Dieu vont chercher à nous ravir, mais nous sommes sous sa protection, rien ne peut porter atteinte à notre salut, à notre vie éternelle. Les faux enseignants auront beau nous dire le contraire, Satan peut nous attaquer, mais ce que Dieu a dit demeure : une fois que nous lui appartenons, nous lui appartenons à jamais.

Comment puis-je savoir que je suis en sécurité dans ma relation avec lui ? Vous devez comprendre qu'il existe trois types de sécurité dans notre relation avec Dieu. Il y a ce que j'appellerais la fausse sécurité, puis la sécurité conditionnelle et enfin la sécurité éternelle.

La fausse sécurité : l’évangile selon Matthieu mentionne cette fausse sécurité au chapitre 7, où Jésus parle de ceux qui pensent croire en lui, qui parlent beaucoup, mais sans conformer leurs actes à leurs paroles. Ils ne l'ont jamais vraiment connu. Au jour du jugement Jésus leur dira qu’il ne les a jamais connus. Nous le lisons aux versets 22 et 23 de ce chapitre : « Beaucoup me diront ce jour-là: ‘Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom? N'avons-nous pas chassé des démons en ton nom? N'avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom?’ Alors je leur dirai ouvertement: ‘Je ne vous ai jamais connus. Éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal!’ » La fausse sécurité, c’est de croire que parce qu’on a accompli beaucoup de choses pour Dieu, à l’Église par exemple, on est assuré d’avoir la vie éternelle, mais au fond de soi, on n’a pas placé sa confiance en Dieu, on ne la jamais connu, et à son tour, Jésus dit à ces hypocrites qu’il ne les a jamais connus.

La sécurité conditionnelle : la sécurité conditionnelle, c'est lorsque vous croyez que votre sécurité en tant que croyant en Christ est conditionnée par quelque chose que vous devez faire en tant que chrétien, comme continuer à aller à l'église, prier, ne pas pécher, ou quelle que soit la liste de ‘bonnes œuvres’ que vous établissez. Mais c’est croire que vous êtes sauvés par les œuvres et non pas par la foi seule. Le salut n’est pas conditionnel. Un fois sauvé, rien ne peut nous ravir de la main de Dieu. Et la preuve de votre salut, sont les œuvres bonnes que Dieu a préparées pour vous, afin que vous accomplissiez chaque jour ce qu’il veut que vous fassiez pour sa gloire. Voilà pourquoi Jésus ne parle pas de sécurité conditionnelle mais de sécurité éternelle.

Personne ne vous ravira de la main du Fils comme de celle du Père, les deux sont un ! Pourquoi est-il important de le rappeler ? Parce que si vous avez une fausse sécurité, vous avez besoin de croire. N’attendez pas le dernier jour de votre vie sans être assurés que vous avez reçu la vie éternelle, ou sans avoir vraiment cru en Jésus, sans l’avoir véritablement connu. Car ensuite, il sera trop tard. Jésus vous dira : « Éloignez-vous de moi, je ne vous ai jamais connus », même si vous avez baigné dans la religion toute votre vie. Il est d'une importance vitale de ne pas se contenter d’une sécurité conditionnelle, car elle a un impact quotidien sur votre croissance. Vous essayez de préserver votre salut plutôt que de le recevoir comme un don en faisant confiance à sa puissance. Vous essayez de faire quelque chose pour maintenir votre salut en vie par vous-mêmes au lieu de croire que seul Dieu peut vous soutenir dans la foi. Vous essayez de vous y accrocher plutôt que de croire que vous êtes soutenu.

Il ne faut surtout pas confondre l’assurance de la vie éternelle avec une assurance-vie ou une assurance tout-risque. Nous payons notre assurance et, quoi que ce soit qui nous arrive, nous serons compensés. L’assurance que nous promet l’Évangile n’est pas une assurance contre l’enfer, qui nous permet de faire ce que nous voulons, parce que d’une manière ou d’une autre nous aurions payé notre salut, que ce soit par des œuvres ou par des paroles. Ne faisons pas semblant de croire. Si nous croyons véritablement, n’ayons donc pas peur de perdre le salut, car il n’est pas conditionnel. Jésus est notre berger, c’est lui qui nous guide et nous dirige, il nous tient dans sa main ! Rappelons-nous que notre décision de ne pas pécher au quotidien n'est pas due à la peur de perdre le salut. Notre décision de ne pas pécher est due à la grâce de Jésus qui est entrée dans notre vie. C'est la puissance de sa grâce qui fait toute la différence. Si vous vous concentrez sur ce que vous pensez pouvoir perdre, vous vivrez une vie négative. Mais si vous vous concentrez sur ce que vous avez reçu, vous vivrez une vie positive.

Nous avons simplement discuté des objections et des inquiétudes que les gens ont à ce sujet. J'ai parlé à beaucoup de personnes qui pensent qu’il y a quelque chose qui ne leur semble tout simplement pas juste. Car certains prétendent connaître Christ, et peut-être sont de véritables croyants, mais ne vivent pas le style de vie que Jésus nous a demandé de vivre. Ils semblent donc vivre pleinement heureux dans ce monde présent, mais iront-ils au paradis ? Laissez-moi vous expliquer l'erreur de cette pensée. En fait, ces gens-là ne vivent pas pleinement, ni pleinement heureux ici-bas. Si quelqu'un est un vrai croyant et qu'il laisse le péché entrer dans sa vie, s'il vit un style de vie de péché, il se trouve dans une situation misérable. Certes, le péché procure du plaisir pendant un temps, mais c'est un temps très court. Et il passe à côté de la joie qu'il pourrait ressentir dans sa relation avec Christ dans ce monde. Mais il passe à côté de quelque chose d'encore plus grand. Il passe à côté des récompenses qu'il aurait pu avoir au ciel pour avoir servi son Seigneur. Il construit leur vie bêtement au lieu de la vivre dans l’intégrité et la fidélité.

Concernant cette question de sécurité, et de savoir qui est croyant et qui ne l'est pas, j'ai appris à faire preuve d'humilité. J'ai rencontré des gens qui n'ont jamais cru en Jésus-Christ et qui ont ensuite renié la foi jusqu’à leur mort, des gens comme Judas, qui avait vécu avec Jésus, mais qui n'a jamais vraiment cru, et qui a renié sa foi, sans jamais revenir à Dieu. J'ai aussi rencontré des croyants sincères qui ont traversé des moments difficiles, qui ont pour un temps renoncé à leur foi, qui ont vécu de nombreuses années dans le péché, avant de revenir un jour vers lui d’un cœur sincère et puis ont remis leur vie en ordre et ont servi le Seigneur jusqu’à leur dernier souffle. Il ne nous appartient donc pas de les juger. Car il y des croyants qui, comme l’apôtre Pierre, ont renié Jésus, mais ce sont ces gens qui reviennent toujours à la foi, et qui sont un jour restaurés. J'ai dû humblement apprendre que je ne peux pas toujours faire la différence, mais Dieu, lui, le peut. Dieu, lui, le peut, et je peux lui faire confiance. Dieu fait pousser le blé et l’ivraie dans le même champ, et c’est lui, le moissonneur, qui fera le tri à la fin des temps.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que je ne veux pas que quoi que ce soit, aucune pensée, aucune question, ne vous vole la sécurité de votre espérance en votre salut. Parce que si on vous la vole, vous perdez l'un des fondements les plus importants de votre croissance : votre sécurité en Christ. Rappelons-nous donc la promesse de Jésus, qui est aussi la promesse de notre Père céleste à propos de ses brebis : « Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père. Le Père et moi, nous sommes un. Ah, que Dieu nous affermisse dans la foi en lui, et en lui seul. Alors nos actions bonnes suivront, puisque nous suivrons Dieu en tenant sa main ferme qui ne nous lâchera pas.

Le célèbre pasteur américain Warren Wiersbie a dit un jour que Jésus entretient une triple relation avec ses brebis : une relation d'amour parce qu'il est mort pour nous, une relation vivante parce qu'il prend soin de nous, et une relation durable parce que personne ne nous arrachera de sa main.

La sécurité que vous avez dans votre relation avec Jésus influence votre relation avec Dieu le Père, ainsi que votre motivation à grandir et à servir. J'ai parlé plus tôt de la fausse sécurité. Les versets que nous étudions aujourd’hui expliquent comment savoir si vous êtes un vrai croyant. Le verset 27 met en évidence trois signes. Il dit : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent.» Ce ne sont pas les seules marques d’assurance dans la Bible. Il y en a beaucoup d’autres, par exemple dans la première lettre de Jean, mais voici trois assurances intérieures que vous êtes ses brebis. Il y a cette soif d’entendre Dieu : « Elles écoutent ma voix. » Il ne s’agit pas seulement d’acquérir de la connaissance, mais d’entendre véritablement Dieu et de l’écouter pour pouvoir suivre la direction que nous devons prendre pour votre vie. C’est l’une des raisons pour lesquelles vous écoutez ces études de Dieu au quotidien. L’une des raisons pour lesquelles vous allez suivre une étude biblique, c’est parce que vous voulez écouter Dieu vous parler dans votre vie quotidienne.

Jésus ajoute : « Je les connais.» Un sentiment profond d’appartenance à Dieu se dégage de cette simple parole. Jésus nous connaît ! Il nous a marqués du sceau de son Saint-Esprit.

Et puis Jésus dit enfin : « Et elles me suivent. » Comment savoir si vous êtes une brebis qui lui appartient ? Vous suivez le berger. Vous avez ce désir sincère d'obéir à Dieu. Une fois que vous avez compris ce que le berger veut, peu importe si cela vous fait mal, peu importe si cela vous coûte, vous cherchez à le suivre, vous ne pouvez pas faire autrement. Bien sûr, cette obéissance n'est pas toujours instantanée. Et elle n'est pas toujours sans résistance, mais elle est toujours désirée. Rappelons-nous que toutes les brebis, sans aucune exception, sont vulnérables et influençables. Mais en fin de compte, sachons que lorsque nous nous tournons vers Jésus de tout notre cœur, il nous soutiendra et nous aidera à le suivre jusqu’au bout.

Prions donc maintenant le Seigneur et parlons-lui de notre assurance, de notre foi en ses paroles : « Ô notre Dieu, nous te sommes si reconnaissants pour ta Parole, pour la Bible que tu as permis que nous ayons et que nous pouvons lire sur papier, sur internet ou l’écouter sur Ipod. Où que nous soyons, nous pouvons l’entendre et nous pouvons t’écouter. Comme les brebis de ton pâturage, nous écoutons ta voix rassurante, et nous pouvons faire face à tous les moments où nous doutons. Nous comptons sur tes promesses et nous croyons fermement que tu nous as donné la vie éternelle, que nous ne périrons jamais et que personne ne vas nous arracher à ta main, ni à celle de notre Père céleste, pas même Satan ! Pourtant, Seigneur, il essaie tant qu’il peut de nous séduire pour nous détruire. Pardonne tous les moments où nous nous sommes laissés avoir par ses séductions. C’est de notre faute, nous le confessons. Mais nous restons fermement résolus de te suivre, même quand nous titubons et tombons en chemin. Aide-nous à garder toujours les yeux fixés sur toi. Viens nous chercher quand nous nous égarons, toi qui nous a aimés au point de donner ta vie pour nous. Et c’est en ton nom que nous te prions, Amen.

Rejoignez-nous demain. Nous terminerons notre étude du chapitre 10 de l’évangile selon Jean, les versets 30 à 42.