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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur l’évangile selon Jean ! Aujourd'hui, nous en sommes au cinquième et dernier jour de notre étude du chapitre 10, que j’aime appeler le Psaume 23 du Nouveau Testament, et nous examinerons ensemble les versets 30 à 42 : vous vous souvenez certainement de ce psaume de David qui proclame sereinement cette parole rassurante : « l’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien ! » Jésus termine son discours sur les brebis et leur berger, sur ses promesse, sa puissance et l'assurance qu’il leur donne, en parlant de lui-même et en déclarant toute la vérité en ce qui le concerne.
Écoutez ce qu'il dit aux versets 30 à 33 : « ‘Le Père et moi, nous sommes un.’ Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit: ‘Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui viennent de mon Père. A cause de laquelle me lapidez-vous?’ Les Juifs lui répondirent: ‘Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, parce que toi, qui es un être humain, tu te fais Dieu.’ »
Le verset 30 est une phrase très courte : « le Père et moi, nous sommes un. » Le langage du verset 30 est extrêmement important. Parcourons donc ce verset lentement. Le texte original en grec commence par le mot ‘moi’ ; Jésus dit « ‘Moi et le Père, nous sommes un’ ». Il ne dit pas que le Fils de l'Homme ou le Fils de Dieu et le Père sont un. Il dit : « Moi ». C'est extrêmement personnel, extrêmement clair. Il n'y a pas de place pour le doute. Jésus parle de lui-même. Et puis il dit : « et le Père ». Cette expression n’est pas courante : Dieu n’est pas ‘un Père’, mais le Père. Jésus, ici, ne dit pas mon Père, mais le Père. Il précise ici que Dieu est notre Père à tous. Jésus est intimement lié à Dieu, le Père de tous ceux qui lui appartiennent.
Moi et le Père, nous sommes. Ce seul mot est très significatif. Ici, le verbe «être » est conjugué au pluriel, ce qui montre l'individualité de Dieu et de Jésus. Le Père et Jésus sont deux personnes. Jésus va ajouter que le Père et lui sont un, mais en précisant « nous sommes », Jésus précise qu’ils sont distincts.
Le mot « un », est un nom neutre en grec et non pas un nom masculin. Qu'est-ce que cela signifie ? En grec, cela signifie clairement que Jésus ne dit pas que lui et le Père sont une seule et même personne, mais il indique une véritable unité d'être. Il s'agit de quelque chose de plus qu'une simple unité de communion ou d'objectif. Il existe entre eux une unité d'être. Cela est évident, car ceux qui l'écoutaient ce jour-là ont compris ses paroles. Ils ont compris qu'il prétendait être Dieu. Pour les Juifs, de tels propos étaient un blasphème, car ils n’ont pas voulu accepter que seul Dieu peut accomplir les signes miraculeux que Jésus a fait devant eux. Il ne peuvent pas accepter qu’il se fasse passer pour Dieu.
Mais Jésus a une réponse pour eux qu’il fonde sur les Écritures. Nous lisons ceci aux versets 34 à 39 : « Jésus leur répondit : «N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’ ? S’il est vrai qu’elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée et si l'Écriture ne peut pas être annulée, comment pouvez-vous dire à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde: ‘Tu blasphèmes’, et cela parce que j'ai affirmé: ‘Je suis le Fils de Dieu’ ? Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas! Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez à ces œuvres afin de savoir et de reconnaître que le Père est en moi et que je suis en lui.’ Voilà pourquoi ils cherchaient encore à l'arrêter, mais il leur échappa. »
Ce que Jésus fait ici avec les pharisiens, c'est présenter des arguments pour déclarer sa véritable identité. Il donne d'abord un argument tiré des Écritures, puis un argument tiré de l'expérience. C'est cet argument tiré des Écritures que nous avons un peu de mal à saisir. Jésus cite le verset 6 du Psaume 82 qui dit : « J’avais dit : ‘Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut.’ »
Il est intéressant de noter que, pour Jésus, ce psaume fait partie de la loi, celle dont les pharisiens eux-mêmes se revendiquent - Jésus leur dit « votre loi ». Dans ce Psaume d’Asaph, Dieu s’adresse aux mauvais juges d’Israël comme à des ‘dieux’ - avec un ‘d’ minuscule -, car ils exercent l’autorité sur le peuple. En citant ce passage, Jésus dit : si Dieu le Père a voulu utiliser ce terme pour un juge, un juge humain, un juge fragile, un juge pécheur qu'il a établi sur cette terre, pourquoi êtes-vous troublés sur l’expression ‘Fils de Dieu’ ? Voyez-vous, Jésus ne dit pas ici que ces juges étaient de petits dieux. Il parle plutôt des pharisiens qui se sont tellement bloqués sur des mots dont ils n’ont pas compris le sens, qu'ils ne pouvaient pas voir Jésus pour qui il était vraiment, c’est-à-dire Dieu incarné dans ce monde. Il essaie de percer leur pensée en utilisant un texte de l'Ancien Testament qu’ils connaissaient par cœur.
Ceci dit, en parlant de cela, il y a deux choses à ne pas manquer, deux petits détails, mais dont nous devons tenir compte. D’abord, Jésus parle du Père qui l’a envoyé dans le monde. Rappelons ici que tout le monde naît dans ce monde de manière naturelle, mais que Jésus a été choisi par le Père pour être envoyé dans ce monde. Avant de naître sur terre et de prendre une forme humaine, il existait ! Jésus existe d’éternité en éternité, et le Père l’a envoyé parmi nous. Nous, humains, nous avons reçu la vie éternelle lorsque nous avons cru en lui, mais notre vie a eu un commencement lors de notre conception. Jésus n’a pas eu de commencement, il existe depuis toujours. Voilà la différence entre Jésus et nous. Et puis, ne manquez pas cette simple phrase : l'Écriture ne peut pas être annulée. Les pharisiens le savent, et Jésus leur dit que ses paroles proviennent directement de la Parole de Dieu, qui est digne de confiance, irréprochable et incontestable. Le Père et le Fils existent de toute éternité. De même, la Parole de Dieu est éternelle, immuable et ne peut donc être annulée.
Jésus a tiré son argument des Écritures. Or, cet argument était le plus logique pour les pharisiens qui sondaient eux-mêmes les Écritures. L’argument tiré de l'expérience risque d’être le plus logique pour nous. Jésus dit en quelque sorte : « Regardez donc ce que je fais. Les signes miraculeux que j’accomplis prouvent qui je suis. Croyez donc au moins à cela. » Jésus nous a montré qui il est tout au long du chapitre 10 de l’évangile selon Jean.
En fait, dans ce chapitre, Jésus fait trois grandes déclarations qui nous remplissent d’assurance. Jésus dit qu'il est la porte, je dois donc entrer par lui. Jésus dit qu'il est le bon berger, je dois donc le suivre. Jésus dit qu'il est le Fils de Dieu, j’ai donc confiance en lui et en sa puissance. Je voudrais, dans un instant, survoler les trois derniers versets de notre chapitre 10. Mais avant cela, prenons un moment pour prier ensemble : « Seigneur Jésus, je prie pour que tu m'aides non seulement à parler ou à réfléchir sur la confiance en toi, mais aussi à te faire moi-même réellement confiance. Jésus, je prie pour que tu me fortifies afin que l'assurance de ta relation avec moi soit le fondement de ma confiance en toi aujourd'hui. »
Lorsque nous parlons à Jésus de notre confiance en lui, nous pourrions nous poser ces questions : Quelle relation dois-je lui confier aujourd'hui ? Quelle situation financière dois-je lui confier aujourd'hui ? Quel problème dois-je lui confier aujourd'hui ? Quel doute dois-je lui confier à présent ? Quelle déception dois-je lui confier ?
Prions : « Jésus, tu es le bon berger. Tu es la porte. Tu es le fils de Dieu. Je peux te faire confiance. Alors je te prie, aide-moi aujourd'hui, fortifie-moi aujourd'hui pour faire le choix, à chaque instant, de te faire confiance. Je ne peux même pas faire ce choix sans toi. Mais en toi, en toi seul, je peux tout. J'ai confiance en toi, Jésus-Christ, et c’est en ton nom que je te prie, amen. »
Alors que nous terminons ce chapitre, il est intéressant de constater qu'après cette discussion sur l'identité de Jésus, Jésus parvient à échapper à la lapidation, ce qu'il fait souvent, comme vous l'avez probablement remarqué, puisque nous avons lu le récit de Jean. Parfois, lorsqu'il fait cela, on a l'impression qu'il s'agit d'un miracle.
D'autres fois, on a l'impression qu'il se perd dans la foule. Mais quoi qu'il en soit, ce n'était pas encore le moment pour Jésus de mourir, et surtout pas de cette manière. Personne ne pouvait lui prendre la vie, car c’est lui qui la donnerait lui-même. Et le temps de la croix n’était pas encore venu.
Les dernières phrases de notre chapitre, les versets 40 à 42, nous indiquent où Jésus se rend. Je les mentionne après notre prière d'aujourd'hui, car ils préparent le sujet que nous traiterons la semaine prochaine : « Jésus retourna de l'autre côté du Jourdain, à l'endroit où Jean avait d'abord baptisé, et il y resta. Beaucoup de gens vinrent vers lui; ils disaient: « ‘Jean n'a fait aucun signe miraculeux, mais tout ce qu'il a dit à propos de cet homme était vrai.’ Et là, beaucoup crurent en lui. »
Je pense à Jésus ici, de l'autre côté du Jourdain. C'était un endroit merveilleux. Les gens venaient chaque jour à sa rencontre comme ils le faisaient quand Jean-Baptiste prêchait et baptisait à cet endroit avant lui. De nombreuses vies ont été transformées, beaucoup ont cru en lui. C'était un endroit où il aurait pu séjourner le reste de sa vie, rempli de joie, où il aurait pu vivre un grand ministère et où beaucoup de vies auraient été merveilleusement changées. Mais ce n’était pas un endroit où il devait rester. Cela faisait partie de son ministère, mais ce n'était pas le cœur de son ministère. C’était un moment de calme et de recueillement avec ses disciples avant la tempête. Jésus devait se diriger vers la croix, vers sa souffrance et notre salut, un ministère bien plus grandiose. Et nous allons voir se multiplier les événements qui l’y conduisent et suivre la direction qu’il va prendre en se rendant à Jérusalem pour la dernière fois. Nous nous arrêterons avec lui à Béthanie lorsque nous étudierons ensemble le chapitre 11 de l’évangile selon Jean, le passage central de cet évangile, où Jésus ramène à la vie son ami Lazare, mort depuis plusieurs jours. N’oubliez donc pas de nous rejoindre la semaine prochaine !