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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur l’évangile selon Jean ! C'est le deuxième jour de notre étude du chapitre 10, et nous réfléchirons ensemble sur les versets 4 à 13. Hier, nous avons commencé à examiner ce que le berger fait pour ses brebis et nous nous sommes concentrés sur le fait qu'il nous appelle et nous parle.
Dans le passage d'aujourd'hui, nous allons voir que Jésus ne se contente pas de nous appeler, mais qu'il nous guide aussi et donne sa vie pour nous. J'aimerais d'ailleurs reprendre le verset trois, puis lire les versets quatre et cinq. Le verset trois, que nous avons étudié hier, dit : « Le gardien lui ouvre et les brebis écoutent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et il les conduit dehors. » Et puis nous lisons aux versets quatre et cinq : « Lorsqu'il les a [toutes] fait sortir, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront pas un étranger, mais elles fuiront au contraire loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus nous appelle comme ce bon berger appelle ses brebis, et c’est lui qui nous conduit aussi. Son appel est clair. Chacun d'entre nous a constaté, vous avez certainement constaté combien il peut être fatigant de ne pas savoir quelle direction prendre, être dans une situation où il faut simplement attendre et ne pas savoir quoi faire. Cela peut être aussi épuisant, même plus épuisant que d'avancer résolument dans la direction qu’on connaît. La confusion est épuisante, mais Jésus dissipe cette confusion en nous dirigeant : il nous dirige comme le berger conduit ses brebis en se tenant devant elles avec sa houlette et son bâton. Il ne les pousse pas à avancer en marchant derrière son troupeau. Les brebis suivent le berger, sinon elles ne sauraient pas où aller, et quelle direction prendre. En fait, c'est ainsi que les brebis étaient conduites à l'époque où la Bible a été écrite, et c’est toujours le cas aujourd’hui en Orient. Les brebis sont conduites par le berger, le berger est toujours devant. Il les protège des dangers. Avec son bâton il chasse loups et lions, avec sa houlette il reprend les brebis qui s’écartent du chemin. Il voit même de loin les précipices et s’en écarte.
De même, nous suivons Jésus, qui nous montre la voie à suivre. Il ne nous lâche pas, mais c’est à nous de le suivre sans le perdre de vue. Jésus connaît les problèmes, les luttes et les difficultés que nous rencontrerons avant que nous le sachions nous-mêmes. Il nous demande simplement d’entendre sa voix, de l’écouter et de le suivre. Nous nous demandons bien sûr : « Comment puis-je connaître sa voix ? Ce n'est pas une voix audible, je n'entends pas la voix de Jésus dans ma tête. Alors, comment puis-je connaître sa voix ? » Elle n'est pas audible en effet, et pourtant elle est unique. C’est en nous imprégnant des paroles que Jésus a prononcées dans les Écritures, en écoutant aussi les auteurs des livres de la Bible qui ont parlé en son nom, que nous entendons sa voix. Plus nous restons à l’écoute de la Bible, plus nous connaissons la voix de Jésus-Christ qui nous appelle par son Esprit. Tout ce qui est aimable, attentionné, bon et généreux résonne en nous comme la voix du bon berger. Quand on se laisse guider par elle, on pense aux autres avant soi-même, on fuit l’égoïsme et l’orgueil, bref, on suit Jésus le bon berger en se laissant guider sur la voix du bonheur et de l’amour. La Parole de Dieu est la voix de Dieu. Quand nous conformons notre conduite à celle de Jésus, nous savons que c’est sa voix que nous écoutons, car c’est sa voie, son chemin, que nous suivons.
Mais d’autres voix se font entendre. Comment les distinguer de celle de Jésus ? Eh bien, ce n’est pas difficile. Tout ce que nous entendons de contraire à ce que dit Jésus, vient d’une voix ennemie qu’il ne faut ni entendre ni écouter. Quand on connaît la voix de Jésus-Christ il est facile de la distinguer des voix étrangères qu’on refuse d’écouter. Il ne faut surtout pas y prêter attention, même si l’on est tenté d’entendre ce que les autres ont à dire. Il y a beaucoup de voix étrangères dans ce monde, beaucoup de voix égoïstes. La Bible dit ici que les vraies brebis suivent le vrai berger et fuient les faux bergers. Elles fuient. Elles ne s’en approchent même pas. Ce n'est pas comme si vous pensiez : « Bon, allons voir ce loup déguisé en brebis, parce que c'est intéressant. Je veux juste entendre ce qu'il a à dire ! » Eh bien, non. Pourquoi ? Parce que vous savez que vous êtes une brebis, et que vous êtes donc influençable et vulnérable. Vous suivez le berger. Au verset 6 de notre chapitre, nous lisons ceci : « Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. » Et parce que ses auditeurs n’ont pas compris ce qu’il vient de leur dire, Jésus poursuit en complétant sa parabole, que nous lisons aux versets suivants, les versets 7 à 10 : « Jésus leur dit encore : ‘En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. C’est moi qui suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de quoi se nourrir. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu'elles l'aient en abondance.’ »
Les auditeurs de Jésus n’ont pas compris le sens de la parabole du berger. Jésus poursuit donc et leur dit qu’il est non seulement le berger de son troupeau mais aussi la porte, la voie d’entrée. Trois choses se produisent lorsque nous décidons d’entrer par lui : nous sommes sauvés, nous trouvons la sécurité et nos besoins sont satisfaits. Jésus est le seul qui puisse garantir notre salut éternel, le seul capable de nous protéger de Satan, l’ennemi de Dieu, qui veut nous ravir mais n’y parviendra pas. Il est enfin le seul en mesure de nous donner la nourriture spirituelle dont nous avons besoin : nous entrons par lui, nous allons et venons grâce à lui, et tous nos besoins sont satisfaits grâce à lui. Les pharisiens, qui connaissaient la loi et les prophètes ont dû comprendre que Jésus pensait certainement à cette prophétie du prophète Michée : « je rassemblerai les restes d'Israël, je les réunirai comme les brebis d'une bergerie, comme le troupeau dans son pâturage. Il y aura une foule bruyante. Celui qui fait la brèche montera devant eux ; ils feront la brèche, franchiront la porte et sortiront par là. Leur roi marchera devant eux, l'Éternel sera à leur tête. »
Ces bénédictions - le salut, la sécurité et la satisfaction -, naissent d'une seule décision : celle d'entrer par la porte, d'entrer par Jésus, la décision de dire : « C'est là que je vais trouver la vie. » C’est la seule chose que Jésus nous demande : entrer par lui, lui faire entièrement confiance pour avoir la vie en abondance. Le verset 10 de notre chapitre ne peut pas l’exprimer d’une meilleure manière : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu'elles l'aient en abondance. » L’ennemi veut détruire notre vie spirituelle, c’est un meurtrier. En fait, les faux enseignants que sont les pharisiens ne veulent pas que le peuple d’Israël vive dans une paix, une sécurité et une confiance totale en Dieu. Il n’y a donc pas de meilleur pâturage que celui vers lequel le divin berger nous mène. Mais qu’est-ce donc qu’avoir la vie en abondance ? Eh bien, disons-le d’emblée, ce n’est pas une vie sans problèmes, sans écueil et sans souffrance ! Le penser serait une grave erreur. Nous aurons des problèmes tant que nous vivrons dans ce monde, car ce monde n'est pas parfait. Au ciel, tout sera parfait, mais cette terre n'est pas sans problème, car elle n'est pas parfaite. Nous aurons les mêmes problèmes que tout le monde. Jésus ne promet jamais une vie sans problème, mais il promet une vie abondante sans fin. Ainsi, même au milieu des problèmes, Jésus remplit notre vie. Il y a ici le sentiment qu'il remplira nos vies de l'intérieur, de sorte que, lorsque nous sommes aux prises avec des problèmes aussi complexes qu’ils soient, nous aurons sa force dans la vie : nous vivrons quand bien même nous mourrons, parce que la vie abondante que nous promet Jésus est sans fin, elle est éternelle. Voilà pourquoi les chrétiens peuvent endurer toutes sortes de souffrances, y compris la persécution. Être persécuté, ce n’est pas avoir raté sa vie, c’est la vivre en abondance, parce que l’éternité nous est assurée. La vie en abondance, c’est la vie en compagnie de Jésus. La vie en abondance, c’est une vie épanouie, même si elle est vécue dans la souffrance.
Le berger nous appelle, le berger nous conduit et nous guide, et enfin le bon berger donne sa vie pour ses brebis, comme nous le lisons au verset 11 de notre chapitre : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le simple salarié, quant à lui, n'est pas le berger et les brebis ne lui appartiennent pas. Lorsqu'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup s'en empare et les disperse. [Le simple salarié s'enfuit] car il travaille pour de l’argent et ne se soucie pas des brebis. »
Dans l’Ancien Testament, l’image du berger est appliquée au roi, mais aussi à Dieu. Les auditeurs de Jésus le savent. Quand Jésus déclare qu’il est le bon berger, il dit en même temps qu’il est Dieu lui-même, celui qui donne le salut, et celui qui se donne pour nous sauver. Dieu est le berger qui conduit Israël. C’est un roi-berger qui gouverne son peuple.
À l’époque de Jésus, les bergers jouaient parfois le rôle de porte des brebis en se couchant la nuit venue en travers de l’entrée de l’enclos. Il y avait souvent un mur de pierre tout autour. Et donc si un loup voulait entrer, si un animal voulait entrer, il devait passer par-dessus le berger ; le berger donnait littéralement sa vie pour ses brebis. Et Jésus dit : « Je l'ai fait pour vous. » Si vous parcourez ce chapitre, si vous l'étudiez, la véritable question qui se pose est : à qui vais-je faire confiance ? Jésus parle de voleurs et de mercenaires.
Vais-je faire confiance au mercenaire ou vais-je suivre le berger ? Vais-je devenir la proie des voleurs ? Les voleurs sont des gens qui essaient de nous manipuler. Ils nous promettent beaucoup, mais au final, ils essaient juste de nous manipuler. Et dans notre égoïsme, nous sommes parfois la proie des voleurs.
Vais-je faire confiance aux mercenaires ? Les mercenaires sont des gens qui ne se soucient que d'eux-mêmes et de leur salaire. Les mercenaires dont Jésus parle sont les pharisiens qui ne s’intéressent pas au peuple mais qui ne s’intéressent qu’à eux et qui veulent diriger le peuple de Dieu dans la mauvaise direction, à l’inverse de Jésus.
Ou bien, suivrai-je le berger ? Le berger, c'est celui qui a donné sa vie pour nous. Le berger, c'est Jésus-Christ. Comment faire confiance à celui qui m'appelle par mon nom, celui qui me guide, celui qui donne sa vie pour moi ? Eh bien, d'abord en lui donnant ma vie, puis en le suivant. Faisons-lui donc confiance dès maintenant dans la prière : « Seigneur, c’est toi qui nous appelles. Nous ne pourrions pas venir à toi si nous n’entendions pas ta voix. Merci de nous appeler par notre nom, toi qui nous connais si bien. Pardonne-nous lorsque nous n’écoutons pas ta voix, mais plutôt celle des mercenaires aux paroles alléchantes, mais remplies de mensonges. Reprends-nous dans ton enclos, sous ta protection. Nous voulons nous laisser guider par toi, toi notre Roi-Messie, toi notre chef-berger. Merci de nous avoir donné la vie en abondance. Cette prière, cette louange, nous te l’adressons en ton nom. Amen. »
Rejoignez-nous donc demain ! Nous étudierons ensemble les versets 14 à 26 du chapitre 10 de l’évangile selon Jean.