Messie

Jour 26

Les mots de Noël

Messie

12:15


Lorsque l’ange du Seigneur s’adresse aux bergers non loin de Bethléem, il leur dit : « Aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur. » Jésus reçoit trois titres : C’est le Sauveur, le Messie, et le Seigneur. Le mot « Messie », qui désigne quelqu’un qui a reçu une onction pour accomplir une mission particulière, vient du mot hébreu pour « Oint ».
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Notes de l'épisode

Notre mot de Noël aujourd’hui est « Messie ». Lorsque l’ange du Seigneur s’adresse aux bergers non loin de Bethléem, il leur dit : « Aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur. » Jésus reçoit trois titres : C’est le Sauveur, le Messie, et le Seigneur. Le mot « Messie », qui désigne quelqu’un qui a reçu une onction pour accomplir une mission particulière, vient du mot hébreu pour « Oint ». Ce mot est interchangeable avec le mot « Christ », qui vient du grec ancien pour « Oint ». L’Ancien Testament connaît de nombreux messies, des personnes choisies pour une fonction particulière sur lesquelles on versait de l’huile sur leur tête pour désigner leur mission, celle de prêtre, de prophète ou de roi. Jésus incarne ces trois missions. Jésus n’est pas un messie, mais LE Messie, celui dont l’Ancien Testament a promis la venue, et qui va accomplir les promesses de Dieu parmi les hommes. Jésus allait porter si bien son titre de « Christ » que le titre est devenu son nom propre : Jésus-Christ. Jésus est le Seigneur qui instaure le Royaume de Dieu.

Je vous propose d’examiner avec moi quelques passages du Nouveau Testament qui concernent les promesses messianiques que Dieu a faites avec son peuple, Abraham et ses descendants, que Christ représente. Ces promesses sont si nombreuses que nous concentrerons toute notre attention seulement sur le texte de la lettre de l’apôtre Paul aux Galates, que nous trouvons en particulier au chapitre 3. Considérons donc ensemble les promesses messianiques qui se concrétisent dans notre vie grâce à Jésus-Christ.

Christ promet la liberté.

Au verset 22, nous lisons : « L'Écriture a déclaré le monde entier prisonnier du péché afin que ce qui avait été promis soit accordé par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. » Paul se sert de l’image de la prison. Les barreaux de la cellule représentent le péché, qui nous enferme. L'Écriture nous a emprisonnés, car elle a révélé notre condition pécheresse. Nous sommes donc prisonniers du péché, et la loi ne peut pas nous aider, car elle nous a emprisonnés. La loi de Moïse peut nous montrer clairement notre problème et la norme divine, mais elle ne peut nous donner la liberté que seul Jésus peut nous donner. Mais Dieu nous promet une merveilleuse libération de nos péchés et de notre culpabilité grâce à Christ. Cette liberté ne s'obtient qu'en croyant en Jésus-Christ, car il est mort sur la croix pour payer le prix de nos péchés. Il a payé le prix de notre liberté et de notre pardon.

Christ promet une famille.

Au verset 26, nous lisons : « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. » Être parmi les fils de Dieu signifie que nous entretenons une relation privilégiée avec Dieu, un Père aimant et attentionné. C'est un lieu de proximité, d'affection, de bienveillance et d'attention particulière. La méthode est impressionnante. Devenir fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ signifie bien plus que croire en son existence ou en certaines choses. C'est placer notre confiance en lui, pour le présent et pour l'éternité. Nous faisons désormais partie de la famille de Dieu grâce à la foi en l'amour de Jésus. Nous sommes tous des créatures de Dieu, mais ce n'est que par la promesse de Christ que nous devenons membres de la famille de Dieu. Être dans la famille de Dieu, c'est être aimé inconditionnellement et éternellement. Dieu le Père est éternellement fidèle à sa famille. Être membre de la famille de Dieu nous ouvre à la promesse suivante :

Christ promet une récompense éternelle.

Nous lisons au verset 29 : « Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham [et] vous êtes héritiers conformément à la promesse. » Puisque tous les chrétiens appartiennent à Jésus le Messie, ils sont tous les descendants spirituels d'Abraham et héritiers de Dieu. Ce privilège suprême est accordé par la promesse, et non par la loi ou les œuvres. Nous sommes liés à la longue lignée du peuple de Dieu, rassemblée à travers les âges. Certains chrétiens juifs ont dit aux Galates que s'ils se soumettaient à la loi et se faisaient circoncire, ils pourraient jouir du statut de postérité d'Abraham. Paul souligne que ce statut leur était déjà acquis par la foi en Jésus.

Tous les membres de la famille de Dieu sont héritiers de toutes les richesses de Dieu. Ce n'est pas à cause de nos actions, mais parce que nous appartenons à Christ. Nous commençons à jouir de notre héritage dès notre vie sur cette terre, car nous sommes héritiers des richesses de la grâce et de l'amour de Dieu. Nous jouirons de cet héritage pour l'éternité et serons héritiers avec Christ de tout ce que Dieu nous donnera dans sa gloire.

Christ promet la communauté.

Nous lisons au verset 28 : « Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » Nous ne sommes pas des enfant uniques dans la famille de Dieu ! Grâce à Christ, les barrières sont brisées entre nous afin que nous puissions grandir ensemble dans son amour. De toutes les promesses de Christ, c'est probablement celle qui nous pose le plus de problèmes. Voyez-vous, le problème chez les chrétiens de Galatie est que certains voulaient encore respecter la distinction entre Juifs et Grecs. Malheureusement, certains chrétiens continuent de dresser des barrières aujourd'hui. Certains les dressent entre confessions, d'autres entre races, d'autres entre nations, d'autres encore entre partis politiques, et d'autres encore entre classes sociales. Par exemple, si vous estimez avoir plus de points communs avec un non-croyant de la même race ou de la même appartenance politique qu'avec un chrétien authentique d'une autre race ou d'un autre parti politique, vous avez placé une barrière que Jésus a voulu faire tomber en mourant sur la croix. Restons unis en Christ ! Respectons nos différences culturelles en sachant qu’en Christ, nous sommes tous les mêmes : aucune personne n’est inférieure à une autre.

Christ promet une nouvelle identité.

Nous lisons ceci au verset 27 : « vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ. » Une autre façon d'exprimer notre immersion en Jésus est de dire que nous nous revêtons de Christ. Dans la langue originale, cette expression évoque le fait de revêtir un habit. Ainsi, nous nous « revêtons » de Jésus comme identité. Notre façon de nous vêtir a un impact réel sur notre façon de penser et d'agir. Elle a également un impact sur l'image que les autres ont de nous. Nous devons également savoir nous habiller de manière appropriée en chaque occasion. Paul nous dit de manière imagée : « Votre vêtement quotidien, c'est de revêtir Christ ; les autres, croyants ou non, devraient voir que vous lui appartenez en observant votre façon de vivre. Vous devriez vivre conscients d'être parés de Jésus. » Il ne s’agit pas d’un déguisement, d’une illusion. Ce n'est qu'une illusion s'il n'y a aucune réalité spirituelle derrière. Dans ce verset, Paul parle véritablement de la réalité spirituelle : ceux qui ont été baptisés en Christ ont réellement revêtu Christ. Ils sont désormais appelés à vivre chaque jour en accord avec la réalité spirituelle qu’ils professent.

La dernière promesse de Christ dans la lettre de Paul aux Galates, au chapitre 3, précise comment Jésus-Christ accomplira ces changements dans nos vies :

Christ promet le Saint-Esprit.

Nous lisons ceci au verset 14 : « En Jésus-Christ la bénédiction d'Abraham touche aussi les non-Juifs et que nous recevons par la foi l'Esprit qui avait été promis. »

La bénédiction d'Abraham est celle d'être justifié devant Dieu par la foi plutôt que par les œuvres. Cela nous indique à qui s'adresse la bénédiction d'Abraham. Paul ne voulait pas dire qu'elle s'adresse uniquement aux non-Juifs, comme si les Juifs étaient exclus, mais qu'elle s'adresse également à eux en Jésus-Christ. L'expression « en Jésus-Christ » est importante. La bénédiction s'adresse à tous, Juifs comme non-Juifs, à tous ceux qui s'identifient en Jésus-Christ et se savent justifiés par lui, et par lui seul. Cette bénédiction nous est donnée en Jésus par la foi et non par le principe de la loi. La promesse est reçue, elle n’est pas méritée.

Voilà quelques promesses seulement. Elles se trouvent condensées dans un seul chapitre de la Bible. Si nous les ajoutons aux centaines de promesses du reste du Nouveau Testament, nous commençons à comprendre combien nous sommes bénis par Christ.

Jésus est Christ, le Messie – celui qui est promis et qui permet aux promesses de Dieu de s’accomplir dans chacune de nos vies. Remercions-le donc ensemble en lui adressant cette courte prière : « Notre Dieu et notre Père, merci ! Merci pour ta promesse de liberté et de pardon ; pour ta promesse de nous accueillir dans ta famille, ton Église ; pour ta promesse de nous guider par ton Esprit à mûrir dans la foi et vivre de plus en plus en communion avec toi, et avec ceux qui ont mis toute leur confiance en toi. Nous voulons nous revêtir de Christ et faire ainsi rayonner la Bonne Nouvelle du salut autour de nous. Nous recevons avec gratitude toutes tes promesses par la foi en Christ, et c’est en son nom que nous t’exprimons notre reconnaissance, amen. »