Psaume 26

Semaine 6 - jour 1

Psaumes 26 - 50

Psaume 26

19:02


Comme beaucoup de psaumes de David, ce chant a été écrit à une époque de grande détresse. David implore Dieu de le justifier. Ses ennemis ont tort de s’en prendre à lui, mais sa prière implique que lui-même est incapable de se justifier, ou a choisi de ne pas le faire.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes avec le pasteur Tom Holladay. Nous entamons une deuxième section de ce grand livre de 150 psaumes. La première section contient les Psaumes 1 à 25, et la deuxième les Psaumes 26 à 50. Cette semaine, nous allons faire ensemble une lecture approfondie des Psaumes 26 à 30, en commençant aujourd’hui par le Psaume 26, un psaume de David. Comme beaucoup de psaumes de David, ce chant a été écrit à une époque de grande détresse. David implore Dieu de le justifier. Ses ennemis ont tort de s’en prendre à lui, mais sa prière implique que lui-même est incapable de se justifier, ou a choisi de ne pas le faire. Voici ce qu’il dit aux versets 1 et 2 : « Rends-moi justice, Éternel, car je marche dans l’intégrité ! Je me confie en l’Éternel : je ne faiblis pas. Examine-moi, Éternel, mets-moi à l’épreuve, purifie au creuset mes reins et mon cœur… »

David est était confiant que Dieu répondrait à sa prière et le justifierait, car il a foi en lui, ce qu'il démontre par une vie fidèle. Ainsi, malgré ses difficultés présentes, il a pu dire : « Je ne faiblis pas ». Il va même jusqu’à demander à Dieu de l’examiner, de le mettre à l’épreuve pour vérifier si ce qu’il dit est vrai. David était suffisamment confiant dans sa vie de foi telle qu’il la vivait, qu’il a demandé à Dieu de l'examiner et de l'éprouver. Si David ne faisait pas réellement confiance à Dieu ou ne marchait pas dans la droiture, il voulait que Dieu le lui montre et l'enseigne. La demande d'examiner, d'éprouver, fait principalement référence au fonctionnement intérieur d'un homme ou d'une femme : l'esprit et le cœur. Mais ce sont nos actions qui démontrent si notre esprit et notre cœur sont en harmonie avec la volonté de Dieu. Elles méritent elles aussi d’être examinées.

En lisant le Psaume 26, je relève six points précis sur lesquels nous devrions demander à Dieu de nous mettre à l’épreuve, de nous tester. Je vous invite donc à faire cela avec moi aujourd’hui.

Demandons à Dieu, premièrement, de tester notre amour. Au verset trois, David écrit : « Car ta grâce est devant mes yeux. » La Bible en français courant traduit ainsi : « J’ai devant les yeux les marques de ta bonté », et la Bible du Semeur : « Je garde ton amour présent à mon esprit. » L’amour de Dieu pour nous est sans faille. Il se voit à l’œil nu. Mais qu’en est-il de notre amour pour lui ? Si Dieu l’examine, que verra-t-il ? L’amour de Jésus a été mis à rude épreuve, et il a réussi le test ! Son amour est sans limite. Il a aimé à l’extrême, au point de mourir pour sauver ses ennemis, nous compris. Pour chacun de nous, l’amour est toujours un apprentissage. Nous apprenons à aimer comme Dieu aime en gardant toujours devant nos yeux son amour. Si l'amour est notre priorité absolue, il sera toujours devant nous. Qu’est-ce que nous gardons devant nos yeux ? Les soucis ? la liste de choses à faire en urgence ? La précipitation ? L’argent ? Ou bien, est-ce l’amour qui nous motive ? Si vous êtes comme moi, je suis sûr que vous hésitez à répondre sur ce point. Demandons-donc à Dieu de nous éprouver pour savoir garder son amour constamment à l’esprit.

Demandons à Dieu, deuxièmement, de tester notre marche spirituelle. Dans la dernière moitié du verset trois, David déclare : « Je marche dans ta vérité ». La Bible en français courant le dit ainsi : « Je vis de ta fidélité », et la Bible du Semeur : « Je conduis ma vie selon ta vérité. » L'idée de « marcher » évoque l'action, la manière de vivre. David connaissait l'importance d'une vie intérieure droite, et d’une vie d'actions et de gestes justes. Il ne s’agit pas de notre vérité, mais de celle de Dieu, de la vérité incontestable que nous découvrons dans les Écritures. C’est la seule que nous pouvons suivre ; c’est la seule qui nous conduit au bonheur et à la réussite. Suivre toute autre voie serait marcher dans le mensonge. Le monde nous ment, les autres nous mentent, nous nous mentons à nous-mêmes. Il est donc très facile d'écouter un mensonge et de s'engager sur la mauvaise voie. Mais il est aussi facile de revenir sur le droit chemin, car dès que nous écoutons la vérité de Dieu, cela nous ramène sur le bon chemin. Marchons donc continuellement dans la vérité de Dieu. Quelle est donc la vérité de Dieu sur vous, votre situation, votre entreprise, votre famille, vos relations ? Demandons à Dieu de tester la voie que nous suivons.

Demandons à Dieu, troisièmement, de tester nos relations. David déclare ceci aux versets 4 et 5 : « Je ne m’assieds pas avec les hommes faux, je ne vais pas avec les hypocrites. Je déteste l’assemblée de ceux qui font le mal, je ne m’assieds pas avec les méchants. » Après avoir exposé sa fidélité à Dieu, David décrit ensuite plusieurs manières spécifiques par lesquelles sa vie démontrait une foi vivante. Il ne fréquentait ni les idolâtres, ni les hypocrites, ni les malfaiteurs, ni les méchants. David, qui a aussi composé le premier psaume, sait que « celui qui ne marche pas selon les conseils des méchants, qui ne va pas se tenir sur le chemin des pécheurs et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs » est heureux. Dieu peut tester ses relations ! Ceux qui se comportent autrement ne seront jamais heureux, ne trouveront jamais le vrai bonheur. David a agi ainsi en partant du principe qu'au moins une certaine association avec ces gens était moralement répréhensible. L’apôtre Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, au chapitre 15, verset 33, l’a confirmé lui-même en citant le vieux proverbe d’un poète grec : « Ne vous y trompez pas, ‘les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.’ »

David avait en tête les personnes qu'il choisissait de fréquenter. Nous n’avons pratiquement aucun contrôle sur nombre de nos contacts et de nos associations dans la vie ; mais parmi celles que nous avons, nous sommes obligés de les choisir et de les valoriser dans une perspective céleste, et non terrestre. Dans le monde moderne, cette idée prend une toute autre dimension, inconnue à bien des égards du roi David. Nous choisissons nos associations pour nos divertissements, et souvent très mal. Nous laissons les méchants nous divertir, puis devenir nos exemples, puis nos modèles, et enfin nos idoles. La déclaration de David s'applique également à ce type de contacts et d'associations. Dans ses réflexions sur les psaumes, l’auteur chrétien C.S. Lewis a écrit : « Beaucoup de gens désirent ardemment rencontrer des personnes célèbres ou « importantes », y compris celles qu'ils désapprouvent… Mais je suis porté à penser qu'un chrétien ferait bien d'éviter, autant que possible, toute rencontre avec des personnes tyranniques, débauchées, cruelles, malhonnêtes, malveillantes, etc. Non pas que nous soyons « trop bien » pour elles. En un sens, nous ne sommes pas assez bien. Nous ne sommes pas assez bien pour affronter toutes les tentations, ni assez intelligents pour affronter tous les problèmes qu'une soirée passée dans une telle société engendre. »

Demandons à Dieu, quatrièmement, de tester notre adoration. Lisons ce que David dit à Dieu aux versets 6 à 10 de notre psaume : « Je lave mes mains en signe d’innocence, et je fais le tour de ton autel, Éternel, pour exprimer ma reconnaissance et raconter toutes tes merveilles. Éternel, j’aime la maison où tu résides, le lieu où ta gloire habite. N’entraîne pas mon âme dans la ruine des pécheurs, ni ma vie dans celle des hommes sanguinaires. Leurs mains sont souillées de crimes, leur main droite est pleine de pots-de-vin. »

David ne se croyait ni sans péché ni parfait. Il devait se laver les mains, mais il pouvait le faire en toute innocence, en toute conscience, devant Dieu. Il se rendait sur l'autel de Dieu, tant pour l'expiation que pour les offrandes d'action de grâce.

On se lave ou on se purifie les mains probablement plus que jamais auparavant. Chaque fois que nous le faisons, nous devrions peut-être nous rappeler de recevoir la purification qui vient de Jésus et de son œuvre sur la croix, et de notre responsabilité de purifier nos mains des mauvaises actions, notre bouche des mauvaises paroles et notre cœur des mauvais désirs. La pureté extérieure est bonne, mais elle a peu de valeur pour l'éternité si notre vie et notre cœur sont souillés devant Dieu.

Pour David, une bonne marche avec Dieu était plus que d’éviter de faire le mal. C'était aussi un amour simple mais profond pour Dieu et sa présence. David aimait le tabernacle parce qu'il représentait la maison de Dieu ; c'était le lieu de sa gloire.

L'obéissance ne peut être maintenue sans la douceur de la présence et de la gloire de Dieu. Allons-nous à l’église par habitude, ou bien avec le vif désir d’adorer Dieu avec ceux qui ont la foi et qui marchent dans les voies de Dieu ?

Compte tenu de son immense besoin et de sa grande confiance en Dieu, David demande à Dieu de préserver sa vie. Il refuse de fréquenter les méchants et demande à Dieu de le préserver des pécheurs dans la mort. David connaissait de nombreux hommes méchants, aux complots maléfiques et avides de pots-de-vin ; il considérait comme une malédiction d'être associé à eux, que ce soit à notre époque ou dans la mort. Nombreux sont ceux qui, même s'ils n'auraient jamais pensé à accepter des pots-de-vin d'un homme d'affaires, en acceptent néanmoins, sous une forme ou une autre, ; ils acceptent des pots-de-vin du péché. Un pot-de-vin est simplement une récompense pour avoir commis une faute morale. Le péché peut nous corrompre par un plaisir momentané, de l'attention, une certaine renommée, de l'excitation, un confort de vie, ou quoi que ce soit d'autre. Nous ne devrions jamais accepter de commettre une faute morale sous prétexte que cela est récompensé d'une manière ou d'une autre. Cela n’a absolument rien à faire avec la véritable adoration du Dieu qui pourvoie à tous nos besoins. Demandons donc à Dieu d’éprouver notre adoration.

Demandons à Dieu, cinquièmement, de tester notre caractère. Au verset 11, David déclare : « Mais moi, je marche dans l’intégrité. Délivre-moi et aie pitié de moi ! » Remarquons la proclamation confiante de David. Malgré le danger pour sa vie, malgré la présence des méchants, il a décidé de marcher dans l’intégrité, avec l'aide de Dieu. Il sait que sans le secours et la bonté de Dieu il ne pourrait pas rester intègre. Il ne pourrait pas être délivré de ses ennemis et de leur mauvaise influence. Nous ne sommes pas parfaits et continuons de pécher, mais nous sommes, grâce à Dieu qui nous pardonne, rendus irréprochables. David, malgré son intégrité, éprouve le besoin sincère de la pitié de Dieu. C’est ainsi que l’apôtre Paul prie aussi pour les chrétiens de Thessalonique lorsqu’il leur demande au chapitre 5 de la deuxième lettre qu’il leur a adressé : « Que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irréprochable lors du retour de notre Seigneur Jésus-Christ ! » Demandons donc à Dieu de tester notre caractère : Est-ce que je marche vraiment dans l’intégrité ? Suis-je toujours irréprochable aux yeux de Dieu ?

Demandons à Dieu, sixièmement, de tester notre équilibre spirituel. David achève son hymne en proclamant avec grande assurance : « Mon pied tient ferme dans la droiture ; je bénirai l’Éternel dans les assemblées. » La Bible en français courant traduit ce texte ainsi : « Je me tiens sur un terrain sûr. » Rempli de détermination et de confiance en Dieu, David – malgré les dangers qui l'entouraient – pouvait être sûr de sa position. C’est la droiture qui lui a permis de tenir debout sans vaciller. Encore une fois, il doit tout à Dieu, qui lui a montré la voie à suivre par sa Parole. Rien ne peut le faire glisser. Le prédicateur Charles Spurgeon disait : « David semble dire à tous ses ennemis : « Huez-moi si vous voulez, cherchez à me faire trébucher comme bon vous semble. Dieu est au-dessus de vous tous, et en lui je tiendrai toujours bon, car, béni soit son nom, malgré toutes les tentatives de l'ennemi pour me renverser, mon pied se tient en un lieu sûr, et dans l'assemblée je bénirai le Seigneur. »

Veillons à rester nous-mêmes sur un terrain sûr et demandons à Dieu de nous tester, de nous montrer si notre équilibre spirituel est rompu. Parce que s’il est rompu, Satan vous prépare à la chute. Oui, Dieu vous relèvera après une chute, mais pourquoi ne pas lui demander de vous tester maintenant et de vous montrer si vous avez besoin de vous remettre sur pied ? Ma question est la suivante : y a-t-il un endroit où votre foi est chancelante ? Revenez sur un terrain sûr ! C’est le lieu où vous mettez votre confiance en lui et non en vous-mêmes, en vos idées ou celles des autres.

Je vous invite à terminer notre étude en revenant simplement sur les 6 tests auxquels Dieu nous soumet : « Seigneur, notre Dieu, David t’a béni et loué publiquement parmi ceux qui t’étaient fidèles, et non pas comme un paria ou un rejeté. Il savait que tu pouvais le mettre à l’épreuve parce qu’il marchait dans l’intégrité. Alors que nous nous examinons nous-mêmes, nous constatons que nous devons faire beaucoup de progrès spirituels. Examine-nous donc avec compassion, notre Père. Examine notre cœur et notre esprit ainsi que l’amour que nous avons pour toi ; examine notre marche avec toi ; examine nos relations ; examine notre adoration ; examine notre caractère ; examine notre équilibre spirituel. Nous voulons progresser, être de plus en plus irréprochables devant toi. Montre-nous ce qui ne vas pas dans notre comportement moral et spirituel. C’est en toi que nous avons confiance. Purifie-nous donc pour que nous devenions de plus en plus intègres et semblables à toi. C’est dans un esprit de reconnaissance que nous t’adressons cette prière, au nom de Jésus, amen. »

Demain, nous étudierons ensemble le Psaume 27, qui nous indique que faire quand on a peur.