Psaume 28

Semaine 6 - jour 3

Psaumes 26 - 50

Psaume 28

13:01


On y voit David implorer Dieu à nouveau, puis le louer pour l'avoir entendu et exaucé. Dans ce psaume, nous voyons le cœur de l’homme sous différents aspects : le cœur mauvais, le cœur confiant, et le cœur joyeux. Que faire lorsque nous avons désespérément besoin de secours ? Ce psaume répond à cette question.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes. Nous en sommes au troisième jour de notre semaine consacrée aux Psaumes 26 à 30, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 28.

On y voit David implorer Dieu à nouveau, puis le louer pour l'avoir entendu et exaucé. Dans ce psaume, nous voyons le cœur de l’homme sous différents aspects : le cœur mauvais, le cœur confiant, et le cœur joyeux. Que faire lorsque nous avons désespérément besoin de secours ? Ce psaume répond à cette question.

David s’adresse à Dieu avec force, sachant que Dieu est prêt à l’écouter. Lisons les deux premiers versets de cette prière : « Éternel, c’est à toi que je crie. Mon rocher, ne reste pas sourd à ma voix ! Si tu t’éloignes sans me répondre, je deviendrai pareil à ceux qui descendent dans la tombe. Écoute mes supplications quand je crie à toi, quand je lève mes mains vers ton sanctuaire. » Avec cette ouverture du psaume, David était à la fois confiant et plein d'espoir. Avec foi, il a donné à Dieu le titre qu'il désirait ardemment voir appliqué à ses circonstances : être son rocher dans la période difficile qu’il traversait. David a exprimé également cela avec espoir, car à ce moment précis, il sentait que Dieu était silencieux à son égard. David déclare que le Seigneur est son Rocher – son fondement, sa stabilité, sa sécurité. Ce titre ‘rocher’ est réservé à Dieu dans tout l’Ancien Testament, il n’est jamais appliqué à l’homme. Lui seul est un appui solide et inébranlable pour l’homme. Dans sa détresse, David sentait que la tombe était proche, et que si Dieu n'intervenait pas, il ne vivrait pas longtemps. La réponse et l'intervention de Dieu, contrairement au silence, étaient ce dont David avait besoin et ce qu'il désirait ardemment. Le grand prédicateur anglais Charles Spurgeon disait : « Les simples formalistes peuvent se contenter de ne pas recevoir de réponses à leurs prières, mais les suppliants sincères ne le peuvent pas ; ils ne se satisfont pas des résultats de la prière elle-même pour calmer l’esprit et soumettre la volonté – ils doivent aller plus loin et obtenir de véritables réponses du ciel, sinon ils ne peuvent pas se reposer. » Quand nous avons désespérément besoin d'aide, nous avons besoin de quelqu'un qui peut pour nous aider. Nous invoquons Dieu. Il est notre sécurité.

Dieu est aussi notre force, comme David le proclame au verset sept : « L’Éternel est ma force et mon bouclier. » Plus loin, au verset 8, il poursuit et dit : « L’Éternel est la force de son peuple, il est une forteresse pour sauver celui qu’il a désigné par onction. » Dans sa détresse, David a crié à Dieu. Maintenant, il loue le Dieu qui a entendu et exaucé sa prière, devenant sa force et son bouclier. Soudain, la prière devient un chant de louange, un acte d’adoration. David ajoute ici sa voix au témoignage d'innombrables autres personnes qui ont trouvé de l'aide en faisant confiance à Dieu. Cela a suscité en lui une grande joie et ce chant d’allégresse. Une bénédiction particulière est accordée à ceux qui font confiance à Dieu, le peuple de Dieu comme le roi David : Dieu devient leur force. Il ne se contente pas de leur donner la force ; il est leur force et le refuge de son oint. Le mot « oint » - Messie - nous rappelle l'Oint ultime, Jésus le Messie. Ceux que Dieu a oints sont en sécurité en lui, et donc forts. La vérité, c'est qu'il y a beaucoup de choses que nous ne sommes pas censés porter seuls. Si vous êtes fatigués d'essayer de porter vos propres fardeaux demandez à Dieu la force de les porter. En fait, Jésus va beaucoup plus loin : il nous invite non seulement à lui faire confiance, mais nous propose de partager notre fardeau. C’est Matthieu, dans son évangile, au chapitre 11, qui nous rapporte cette promesse : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. »

Notre corps physique n'est pas notre forteresse. Il ne résistera à rien sur cette planète. Notre temps sur terre n'est pas notre forteresse. Notre argent, nos circonstances, ne sont pas notre forteresse. Notre salut, voilà notre forteresse impénétrable ! Rien ne peut le vaincre, rien ni personne ne peut nous l'enlever.

C'est là que réside notre force. Alors, Dieu est ma force.

David accumule les images du combattant et ajoute « Dieu est mon bouclier ».

Nous avons besoin d’une forteresse lorsque l’ennemi nous attaque, mais nous avons aussi besoin d’un bouclier lorsque nous combattons l’ennemi. Au cours de nos combats, nous avons l’impression que les flèches et les attaques de l’ennemi vous frappent de toutes parts. N’en soyons pas surpris. Bien sûr, le Malin va nous attaquer lorsque nous accomplissons l’œuvre de Dieu. Vous devriez être encore plus surpris si vous ne subissiez aucune de ses attaques. Dieu dit : « Quand vous sortirez pour accomplir mon œuvre, je serai votre bouclier. » Et David répond : « Mon cœur a confiance en lui et je suis secouru. » Vous connaissez ce vieux proverbe grec qu’a repris Jean de la Fontaine dans une de ses fables : « Aide-toi et le ciel t’aidera. » Ce dicton paraît religieux mais il ne l’est pas. En fait, la Bible dit exactement le contraire. Sans Dieu, nous ne pouvons rien faire au combat, car c’est lui notre bouclier. La victoire de notre combat spirituel contre le mal ne peut être remportée par nos propres efforts. L’apôtre Paul utilise lui-même l’image du bouclier à propos de notre combat spirituel à la fin de sa lettre aux Éphésiens : « Prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal. » Dieu aide ceux qui se confient en lui, et qui combattent avec les armes qu’il leur confie. Nous devons combattre, mais Dieu est avec nous jusqu’à la victoire finale. Nous ne sommes pas seuls dans nos luttes quotidiennes ; nous ne comptons pas d’abord sur nous, puis éventuellement sur Dieu quand nous déclarons forfait, nous faisons l’inverse. Dieu est notre force, notre salut et notre bouclier.

Mais David se souvient aussi que l’Éternel est le berger de son peuple. Il termine son hymne en le proclamant : « Sauve ton peuple et bénis ton héritage ! Sois leur berger et leur soutien pour toujours! » David conclut ce psaume par une série de courtes prières demandant à Dieu d'apporter à son peuple ce dont il a besoin et ce à quoi il aspire. Le psaume commence par une demande d'aide et de secours personnels, mais à la fin, David montre qu’il se soucie du peuple de l'Éternel dans son ensemble autant que de lui-même. Sa prière n’est pas la sienne seulement ; David la formule avec le peuple qu’il dirige en tête, de sorte que ce sont tous les fidèles qui formulent cette prière. Le roi David prie en leur nom. Et nous prions aujourd’hui en présentant à Dieu cette même supplication :

- Sauve ton peuple : Le peuple de Dieu a besoin d’être secouru et il compte sur Dieu pour cela.

- Bénis ton héritage : Le peuple de Dieu a besoin de sa bénédiction et de sa faveur, et il les reçoit en étant son héritage.

- Sois leur berger : Le peuple de Dieu a besoin de ses soins et de sa direction, comme un berger guide son troupeau. Le mot hébreu pour « berger » signifie à la fois nourrir et gouverner.

- Sois leur soutien : Le peuple de Dieu a besoin de sa présence constante et réconfortante, et il en a besoin pour toujours.

Quelqu’un a dit justement : « Jésus ne nous conduit pas simplement vers de verts pâturages et des eaux paisibles… Il nous soutient, et il le fait pour toujours. Infatigable, il nous accorde un repos infini ; il ne cesse jamais un instant son accompagnement pastoral. » Aux yeux de Dieu, nous sommes comme des brebis.

Quoi que nous traversions en ce moment, Dieu veut nous guider sur notre chemin. Ne nous arrêtons-nous donc pas en chemin ! L’Éternel est notre berger. Il veut que nous nous tournions vers lui pour trouver la force plutôt que vers nous-mêmes. Il veut que nous nous tournions vers lui pour nous relever. Il veut que nous nous appuyions sur lui plutôt que sur nous-mêmes. Il sait qu'en faisant cela, nous trouverons une force et un but dans la vie, bien au-delà de nos espoirs et de nos rêves humains.

Prions ensemble à la fin de ce survol du Psaume 28 : « Notre Père, tu es notre berger. Tu prends soin de nous et tu nous bénis ; tu nous protèges, tu pourvoies à nos besoins, tu nous protèges des dangers. Merci pour tant d’attention, tant de bonté, tant d’amour. Tu es notre soutien, et nous sommes ton héritage. C’est vers toi que nous nous tournons dès que nous avons un combat à mener, une épreuve à surmonter, un obstacle à franchir. Sois notre rocher, notre solide appui lorsque nous nous trouvons désemparés. Pardonne-nous quand nous cherchons des réponses ailleurs qu’en toi. Toi, notre forteresse, tiens nous à l’abri des attaques de l’ennemi qui nous tente et veut nous faire tomber. C’est de toi dont nous avons besoin, car c’est toi notre force. Lorsque nous combattons contre les forces du mal, tu es notre bouclier. Donne-nous la foi pour que nous puissions combattre sous ta protection. Avec toi à nos côtés, nous pouvons avoir la même assurance que David, qui s’est attendu à toi, qui a attendu le bon moment pour régner sur tout le peuple d’Israël, et qui, pendant toute sa vie a compté sur toi. Et quand il s’est éloigné du droit chemin, tu l’as rappelé, et il s’est tourné vers toi. Nous ne sommes pas meilleurs que lui, et te demandons de nous garder du mal, de nous reprendre pour que nous restions toujours sur la bonne voie. C’est en ton nom que nous te le demandons, amen. »

Demain, nous étudierons ensemble le Psaume 29, un psaume qui parle de qui est vraiment Dieu.