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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes. Nous en sommes au quatrième jour de notre survol des Psaumes 26 à 30 cette semaine, et allons aujourd’hui étudier ensemble le Psaume 29, un psaume de David. Avec une beauté poétique, il décrit la force d'une tempête et la comprend comme la voix et la puissance de Dieu. Ce faisant, il répète le nom de l’Éternel, Yahvé, dix-huit fois, et utilise l'expression « la voix de l’Éternel » sept fois. Le Psaume 29 nous révèle qui est vraiment Dieu. Il ne contient aucun autre élément. C'est une pure louange. Il ne nous appelle à rien, car cet hymne lui-même fait la seule chose qui le préoccupe : louer Dieu ! Lisons ensemble les 11 versets de ce psaume. Chaque fois que vous entendez le mot « Éternel », soyez attentifs. Une fois de plus, il parle de qui est Dieu, de qui est vraiment le Seigneur Dieu, l’Éternel :
Fils de Dieu, rendez à l’Éternel,
rendez à l’Éternel gloire et honneur !
Rendez à l’Éternel la gloire due à son nom,
prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés !
La voix de l’Éternel retentit sur l’eau,
le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ;
l’Éternel domine les grandes eaux.
La voix de l’Éternel est puissante,
la voix de l’Éternel est majestueuse.
l’Éternel brise les cèdres du Liban.
Il fait bondir le Liban comme un veau,
et le Sirion comme un jeune buffle.
La voix de l’Éternel fait jaillir des éclairs.
La voix de l’Éternel fait trembler le désert,
l’Éternel fait trembler le désert de Kadès.
La voix de l’Éternel fait mettre bas les biches,
elle dénude les forêts.
Dans son palais, tout s’écrie : « Gloire ! »
l’Éternel était sur son trône lors du déluge,
l’Éternel règne éternellement sur son trône.
l’Éternel donne de la force à son peuple,
l’Éternel bénit son peuple en lui procurant la paix.
David s'adresse aux « fils de Dieu », littéralement aux « êtres puissants ». La Bible en français courant parle des « puissances du ciel », et la Bible du Semeur des « anges ». L’expression est utilisée ailleurs dans la Bible pour désigner des “êtres célestes” ou des anges. Dans le contexte de notre psaume, l’expression peut être utilisée pour désigner l’assemblée divine des êtres célestes qui entourent le trône de Dieu. Ce sont des créatures de Dieu soumises à leur créateur, que David appelle à se tourner vers le Seigneur, le Dieu d'Israël, et à le célébrer, lui le Tout-Puissant.
Quel beau psaume sur qui est vraiment Dieu ! Il se distingue par l'accent mis sur le nom « l'Éternel », Yahvé. C'est le nom adopté par le Dieu de l'alliance d'Israël, que les Juifs ont remplacé par le mot « Seigneur », « l’Éternel » par respect pour ce saint nom. Dans le livre d’Ésaïe, Dieu déclare, au chapitre 42 : « Je suis l'Éternel, c'est là mon nom. »
En lisant ce psaume, vous avez certainement remarqué qu'il parle sans cesse de la voix du Seigneur, et la mentionne sept fois ! C’est le chiffre de la perfection et de la plénitude. Ailleurs dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu parle, il le fait dans un doux murmure. Mais ici, David insiste sur la splendeur et la toute-puissance de l’Éternel. Sa voix résonne, elle est tonitruante, elle est puissante, elle est pleine de majesté, elle fend les cèdres, elle frappe d'éclairs les eaux, elle fait trembler le désert, elle tord les chênes majestueux. Ici, la voix de Dieu est une voix remplie de gloire. Et en lisant ce psaume, le Psaume 29, il y a deux choses que nous devons faire concernant la personne de Dieu. Premièrement, nous devons rendre au Seigneur la gloire qui est due à son nom, et deuxièmement, nous sommes appelés à l'adorer en nous prosternant devant lui.
Au verset 2 nous lisons ceci : « Rendez à l’Éternel la gloire due à son nom, prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés ! » Son nom étant Yahvé, l’Éternel, David nous appelle à reconnaître le caractère et la nature du Dieu de l'alliance d'Israël. Le nom de Dieu mérite une grande gloire ; il est donc légitime d'appeler les habitants des cieux et ceux de la terre à lui rendre gloire. Célébrer Dieu en proclamant sa gloire et sa puissance, c’est lui donner ce qu’il nous a déjà donné. C’est le célébrer de toute notre voix. Sa voix est puissante, nous le célébrons donc de toute notre force ! L’invitation de David est insistante : il répète trois fois de suite « rendez », « célébrez ». Comment rester silencieux devant tant de gloire, tant de majesté ? Comment rester indifférent à sa grandeur, lui, à qui nous devons la vie ! Le psalmiste insiste, car il connaît nos tendances égoïstes et notre ingratitude. Il veut que célébrions l’Éternel avec la force qu’il nous donne lui-même. Nous ne pouvons le célébrer qu’avec ce qu’il nous a lui-même donné. La gloire que nous lui rendons lui est bien due !
De quelle manière pouvons-nous rendre gloire à Dieu ? D’abord, en l’écoutant. Si la voix de Dieu retentit sept fois dans ce psaume si court, c’est que Dieu a quelque chose d’important à nous dire ! L’écouter, c’est déjà lui témoigner de notre respect. Comment répondre à sa voix si nous ne l’écoutons pas ? Elle se fait entendre haut et fort, alors comment pourrions-nous faire la sourde-oreille ?
Sa voix se fait entendre sur l’eau. Les êtres puissants du ciel mentionnés au premier verset de ce psaume ont peut-être une haute estime pour leur propre puissance, mais celle-ci n'est rien comparée à celle de Dieu. Sa voix remplie d’autorité proclame sa domination sur les eaux.
Ceci est la première des sept descriptions de la voix du Seigneur dans ce psaume. Chacune souligne l'idée de la force et de l'autorité de Dieu exprimées par sa voix. La force et l'autorité de la voix de Dieu sont également liées à sa parole. Si la voix de Dieu possède une telle puissance, alors les paroles prononcées par cette voix ont la même force et la même autorité. Célébrez l’Éternel, c’est écouter la Parole de Dieu que sa voix fait entendre.
Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre : l'association du tonnerre et de la voix du Seigneur suggère que ce psaume a été inspiré par une expérience de David qui a été témoin d'une grande tempête. Il a entendu la puissance du tonnerre et l'a associée à la voix de Dieu. Le tonnerre est une image poétique d'une réalité, la voix même de Dieu, qui le dépasse infiniment.
En général, les Hébreux de l'Antiquité n'étaient pas un peuple de navigateurs et considéraient les eaux abondantes comme dangereuses et menaçantes. Pourtant, David savait que la voix puissante et majestueuse de Dieu le plaçait au-dessus des eaux abondantes. Les anciens Cananéens reconnaissaient des divinités sur la mer – comme le dieu Yam - et le dieu de la fertilité et du tonnerre - Baal. Lorsque David déclare que « l’Éternel domine les grandes eaux », il déclare que Dieu est tout autre que les faux dieux. David reconnaît que l’Éternel, le Dieu de l'alliance d'Israël, est le véritable Maître des eaux abondantes et le Dieu de gloire qui tonne : lui seul doit être célébré !
David dit encore : « La voix de l’Éternel brise les cèdres, l’Éternel brise les cèdres du Liban. »
Les cèdres du Liban étaient réputés pour leur taille et leur force. Pourtant, la voix de l'Éternel est si forte qu'il brise ces arbres majestueux et en fait voler le bois. On peut encore imaginer un puissant coup de foudre frappant et brisant un cèdre robuste. David a vu cela et a pensé : « La voix de l'Éternel est semblable à celle-ci, mais encore plus puissante ! »
David pouvait aussi voir l’effet des éclairs et comprenait qu’ils étaient une illustration de la puissance et de l’effet de la parole de Dieu. David pensait à la façon dont le tonnerre et les éclairs attirent l'attention et suscitent un sentiment de respect. Ce sentiment de gloire est encore plus approprié au Seigneur dans son temple. Là, le peuple de Dieu ne tremble pas de peur de la tempête, mais de respect pour son grand Dieu, à qui il dit : « Gloire ! » Il est également utile que les croyants se demandent s'ils font partie de ceux qui célèbrent Dieu et disent : « Gloire ! » – si la Parole de Dieu, la voix de Dieu, résonne encore comme le tonnerre. Si ce n’est pas le cas ils devraient humblement venir à Dieu et confesser que Sa voix, Sa Parole, ressemble plus à la chute d’une feuille de papier qu’à un coup de tonnerre – et lui demander de les remplir du Saint-Esprit pour réchauffer à nouveau leur cœur froid et rendre à nouveau leur oreille attentive à sa voix qui résonne.
Après avoir parlé de la force de la voix de Dieu, et de ses effets sur le monde, David déclare que rien ne s’est passé et que rien ne se passera sur la terre et dans les cieux sans qu’il le veuille, même le déluge. Nous lisons au verset 10 que « L’Éternel était sur son trône lors du déluge, l’Éternel règne éternellement sur son trône. » Il n’était pas un simple spectateur incapable d’agir face à la pluie et au vent destructeurs, mais le divin roi qui a provoqué la ruine du monde qui lui était rebelle. David a vu la tempête apporter un déluge de pluie, ce qui lui a fait penser au récit du Déluge dans la Genèse, qu'il considérait comme une remarquable démonstration de la puissance et de l'autorité de la voix de Dieu. La réflexion de David sur le Déluge nous rappelle à quel point ce fut une expression bouleversante de la puissance et de la justice de Dieu. De même qu'aux jours du Déluge, où l’Éternel détruisit la création par sa puissance mais sauva les siens, de même la gloire de Dieu s'exprime en tout temps par la sévérité de son jugement. Le Déluge fut une expression radicale de l'autorité de Dieu ; pourtant, son autorité ne s'est pas éteinte depuis des générations. Le Seigneur Dieu demeure roi pour toujours.
Après avoir parlé de la voix puissante de l’Éternel en utilisant des images comme le tonnerre, les éclairs, la voix toute puissante de Dieu, David termine son hymne par une parole réconfortante, comme nous le lisons au verset 11 : « L’Éternel donne de la force à son peuple, l’Éternel bénit son peuple en lui procurant la paix. »
Alors que David vient de considérer la force et l'autorité fracassantes de Dieu, il reconnaît en même temps que Dieu a apporté cette même force à son peuple. L’Éternel bénira son peuple en lui accordant la paix : La puissance de Dieu peut s'abattre sur la création et sur ceux qui se rebellent contre lui comme une tempête destructrice. Pourtant, le peuple de Dieu peut être assuré qu'il le bénira en lui accordant la paix, et que la force de Dieu lui vient comme un réconfort, et non comme une tempête. Pendant la tempête, Dieu donnera de la force à son peuple. Après la tempête, il lui donne la paix : quelle bénédiction ! La voix tonitruante de Dieu ne doit pas nous faire peur. La toute-puissance de la parole qu’il fait retentir a pour effet de détruire le mal qui sévit dans le monde, mais elle a aussi pour effet de donner sa paix à ceux qui l’écoutent, le célèbrent et se prosternent devant lui. N’oublions pas que Dieu n’a pas tout détruit depuis son trône du ciel lors du déluge. Il a préparé cet événement inévitable pendant de nombreuses décennies dans le but de sauver un reste infime d’hommes et de femmes. Il tenait à sauver Noé, celui qui lui était resté fidèle. Après le déluge, Dieu a promis de ne plus jamais détruire la terre, et l’arc-en-ciel est resté le signe de sa fidélité : après le jugement vient la paix !
Parlons donc ensemble à notre Dieu tout-puissant à la fin de notre survol de ce psaume de louange : « Seigneur, tu t’es manifesté dans le monde que tu as créé de nombreuses manières. Tu as manifesté ta gloire, ta toute-puissance et ta majesté sur la terre entière. Comment ne pas te rendre gloire aujourd’hui, nous qui sommes témoins de ta force au milieu de nos tempêtes ! Nous confessons notre fragilité. Nous confessons aussi notre égoïsme, chaque fois que nous nous plaignons de notre sort alors que tu es le Dieu qui nous a donné la vie en abondance. Pardonne-nous quand nous oublions de te rendre la gloire qui t’es due. Nous voulons proclamer ton nom, Seigneur. Toi qui a promis de donner la puissance à ton peuple, renouvelle nos forces pour que nous puissions mieux t’adorer en te servant dans la reconnaissance. Merci pour la promesse que tu nous a faite par la voix de David ton serviteur ! Tu nous bénis et continueras de nous bénir en nous laissant la paix. Merci Seigneur parce que tu ne nous la donne pas comme le monde donne. Tu fais en sorte que notre cœur ne se trouble pas, et qu’il ne soit pas craintif. Merci, Seigneur, pour ta paix dont nous pouvons jouir, même au milieu de la tourmente. C’est au nom de Jésus que nous te prions, amen. »
Demain, nous étudierons ensemble le Psaume 30 et ce que signifie traverser le deuil pour trouver la joie.