Psaume 32

Semaine 7 - jour 2

Psaumes 26 - 50

Psaume 32

14:31


C’est le premier d’un ensemble de 13 psaumes portant le titre de « cantique » ou « méditation ». Le mot hébreu de ce titre peut vouloir dire « instruction ». Le Psaume 32 est aussi le deuxième des sept Psaumes dits de « pénitence », des psaumes qui parlent du pardon de Dieu ; nous avons étudié le premier, qui est le Psaume 6. Le pardon, dans ce psaume, est la première des trois choses pour lesquelles David prie. L'un des aspects merveilleux du livre des Psaumes, c'est qu'il nous enseigne plusieurs façons de prier Dieu. Au Psaume 32, nous découvrons trois étapes d’une conversation avec Dieu.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes avec le pasteur Tom Holladay. Nous en sommes cette semaine au deuxième jour de notre survol des Psaumes 31 à 35, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 32, un psaume de David. C’est le premier d’un ensemble de 13 psaumes portant le titre de « cantique » ou « méditation ». Le mot hébreu de ce titre peut vouloir dire « instruction ». Le Psaume 32 est aussi le deuxième des sept Psaumes dits de « pénitence », des psaumes qui parlent du pardon de Dieu ; nous avons étudié le premier, qui est le Psaume 6. Le pardon, dans ce psaume, est la première des trois choses pour lesquelles David prie. L'un des aspects merveilleux du livre des Psaumes, c'est qu'il nous enseigne plusieurs façons de prier Dieu. Au Psaume 32, nous découvrons trois étapes d’une conversation avec Dieu.

Tout d’abord, nous exprimons à Dieu la joie de notre pardon. Voilà une bonne façon de commencer nos prières ! Écoutons ce que dit David aux versets 1 à 5 :

« Heureux celui dont la transgression est enlevée et dont le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel ne tient pas compte de sa faute et dont l’esprit ne connaît pas la ruse ! Tant que je me taisais, mon corps dépérissait ; je gémissais toute la journée, car nuit et jour ta main pesait lourdement sur moi. Ma vigueur avait fait place à la sécheresse de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : ‘J’avouerai mes transgressions à l’Éternel’, et tu as pardonné mon péché. »

David a parlé de la grande bénédiction qui attend l'homme ou la femme qui connaît le pardon de Dieu. Son péché n'est plus exposé ; il est couvert, il est pardonné. Le Psaume 1 indique la voie à suivre pour être heureux : nous ne marchons pas selon le conseil des méchants, nous ne nous arrêtons pas sur le chemin des pécheurs et ne nous asseyons pas en leur compagnie, mais nous prenons plaisir dans la Parole de Dieu, en y réfléchissant constamment. Pourtant, si nous avons négligé cela et sombré dans le péché, le Psaume 32 montre une autre voie à suivre pour être heureux : confesser pleinement nos péchés, nous repentir et prendre plaisir à suivre la voie de Dieu à nouveau.

En lisant ces premiers mots du Psaume 32, la joie de notre pardon s'exprime en trois mots. D'abord, le mot « heureux », au verset 1. L’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains, au chapitre 4, reprend les paroles de ce psaume en disant que : « David exprime le bonheur de l'homme à qui Dieu attribue la justice sans les œuvres : ‘Heureux ceux dont les fautes sont pardonnées et dont les péchés sont couverts, heureux l'homme à qui le Seigneur ne tient pas compte de son péché !’ » Pour Paul, il est clair que le pardon de Dieu n’est pas conditionnel : nous ne pouvons rien faire pour le mériter et le gagner. David le savait aussi. Le pardon repose sur ce que Jésus-Christ a accompli pour nous. Pourquoi ? Parce qu’il nous aime. Exprimons donc à Dieu la joie de notre pardon !

Le deuxième de ces trois mots est « couverts » ou « pardonnés ». Le mot hébreu, qui a donné notre mot « couvert » est celui que Paul a repris. Dieu couvre nos péchés. Il les efface complètement. L’idée derrière le terme « couvert » est celle du sang sacrificiel couvrant le péché. Au verset cinq, David dit littéralement : « Je n'ai ‘couvert’ mon iniquité. » Au verset 1, c’est Dieu qui « couvre les fautes ».

En réalité, nous pouvons soit essayer de couvrir, de cacher nos péchés, ou bien faire confiance à Dieu, celui qui les couvre, qui les efface. Et nous devons en arriver au même point que David : « Je ne vais pas couvrir mes péchés. Je vais faire confiance à Dieu pour qu'il les couvre. Je vais parler ouvertement de mes péchés devant Dieu, même devant les autres. Je ne vais pas cacher mes fautes. Je vais les apporter à Dieu, et alors il les couvrira lui-même. » C'est le miracle extraordinaire qui se produit.

Essayez-vous de dissimuler vos péchés en ce moment ? Ou bien faites-vous confiance à Dieu pour qu’il les pardonne et les couvre ? Il arrive un moment de soulagement extrême où on se rend finalement compte qu’on n’a pas besoin de dissimuler ses fautes, de faire comme si tout allait bien, alors que la culpabilité nous rongeait jusque-là.

Troisièmement, Dieu ne tient pas un registre de nos péchés. Il « n’impute » pas notre péché. Il ne tient plus compte de notre faute si nous venons à lui d’un cœur sincère, désireux de bien nous conduire dorénavant. David déclare que le pardon du péché, de quelque nature qu’il soit – qu’il soit contre Dieu ou contre les hommes, qu’il soit grand ou petit, qu’il soit commis par conscience ou par inadvertance, qu’il soit commis par omission ou par commission –, notre pardon se trouve en Dieu. Il est bon de se rappeler cette vérité, car nous nous souvenons de nos fautes, elles sont gravées dans notre mémoire, mais sachons que chacune de nos fautes a été pardonnée. Si Dieu n’en tient plus compte, n’en tenons pas compte nous non plus. Nous avons toujours horreur du mal que nous avons commis, mais nous sommes dans la joie, nous sommes heureux parce Dieu nous en a libérés. Exprimons donc notre profonde gratitude à Dieu qui nous a entièrement pardonnés.

Ensuite, n’hésitons pas à lui confier nos problèmes. Nous lisons ceci aux versets 6 et 7 : « C’est ainsi que tout fidèle peut te prier au moment convenable. Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront pas. Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. » C’est parce que nous avons reçu la joie du pardon que nous pouvons entrer en communion avec Dieu, libérés de nos fautes qui nous oppressaient. Si nous n'éprouvons pas la joie du pardon, nous resterons éloignés de Dieu, car nous nous sentirons coupables à ses yeux. Savoir que Dieu est si grand, dans sa bonté et son pardon, nous donne une plus grande raison de chercher Dieu dans la confiance qu’il peut être trouvé, et qu’il est donc prêt à recevoir nos prières. Le même homme qui, au quatrième verset, était opprimé par la présence de Dieu, trouve ici refuge en lui. Voilà ce que peuvent produire une confession sincère et un pardon total !

Enchaînant les termes, David se réjouit de la protection qu'il ressent désormais en communion avec Dieu et sous sa protection. Dieu lui-même est son un abri sûr, son refuge. L'idée de Dieu comme notre refuge est également associée à l'idée de trouver refuge dans la maison du Seigneur, en sa présence. David trouve la sécurité entouré des chants de délivrance de Dieu, chantés dans la joie et la confiance de la victoire avec tous les fidèles qui, comme lui, ont trouvé refuge en lui.

Quand on a placé sa confiance en Dieu et exprimé la joie du pardon, on peut lui confier ses problèmes et vivre à l’abri dans sa présence. On peut enfin se tourner vers lui pour trouver la direction dont on a besoin. Nous lisons ceci aux versets 8 à 11 : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence : on les freine avec un mors et une bride, dont on les orne, afin qu’ils ne te bousculent pas. Beaucoup de douleurs sont le lot du méchant, mais celui qui se confie en l’Éternel est environné de sa grâce. Justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le cœur droit ! »

Dieu a promis que ceux qui le cherchent sincèrement et se concentrent sur lui seront également guidés. C'est une grande bénédiction que d'être pardonné et de retrouver la communion avec le Seigneur ! Dans sa période de culpabilité et de misère, David n'a pas cherché la direction de Dieu, et n'a donc pas pu la recevoir. Une fois la communion rétablie, la bénédiction d'une relation aussi étroite a pu à nouveau être appréciée.

Le cheval et le mulet sont des exemples d'animaux difficiles à guider. Ils ont besoin du mors et de la bride, et parfois d'un dressage rigoureux, avant d'être utiles à leur maître. Tel un animal têtu, David refusait de s'approcher de Dieu rongé par la culpabilité pour de lourdes fautes qu’il avait commises. Dieu nous parle à travers l'expérience de David et dit : « Ne soyez pas comme le cheval ou le mulet, qui sont dépourvus d'intelligence. » Dieu ne veut pas nous laisser dans l'ignorance. Il veut nous donner sa direction. Et c’est dans sa Parole que nous la trouvons. Nous n’entendons pas Dieu nous parler de manière audible. Il ne nous dicte pas les décisions quotidiennes que nous devons prendre. Mais il nous montre dans sa Parole dans quelle attitude nous devons les prendre, qui considérer et que considérer avant de les prendre. Les circonstances peuvent confirmer ce que nous avons appris de Dieu, mais tout commence par un cœur qui écoute Dieu et qui le suit.

David a compris cela pour décrire sa condition dans sa période de péché non confessé : il était comme un animal têtu qui ne pouvait être guidé que par la douleur ou la sévérité. Tel un animal têtu, David refusait de s'approcher de Dieu avant d'avoir vécu de terribles expériences. Dieu nous parle à travers l'expérience de David. David a compris ce que signifiait vivre dans le mal, et les souffrances qui l'accompagnaient. Repentant, David a fait alors une nouvelle expérience de la bonté de Dieu qui l'entourait.

Le Psaume 32 donne au croyant des raisons répétées et convaincantes de se réjouir, de crier de joie ! Il se termine à juste titre par un appel au peuple de Dieu à se souvenir de ces raisons et à y répondre. Souvenons-nous de la bénédiction du pardon. Souvenons-nous de la victoire sur la culpabilité. Souvenons-nous de la libération de l'hypocrisie et du stress d'une double vie. Souvenons-nous de la protection que Dieu accorde à son peuple. Souvenons-nous de la direction du Seigneur.

Alors, pendant que nous prions ensemble à la fin de notre survol de ce psaume, prenons un moment pour faire ce que David nous a enseigné, et prions comme il nous l'a enseigné : « Notre Père, nous voulons te dire combien nous sommes profondément reconnaissants pour le pardon que tu nous as accordé, et combien nous sommes heureux d’avoir été pardonnés, de pouvoir nous tenir devant toi entièrement pardonnés. Nous te faisons confiance pour les difficultés que nous rencontrons actuellement, car nous savons que tu es digne de confiance. Tu as réglé le problème de notre péché une fois pour toutes. Tu veux nous soutenir. Tu veux nous donner la force de te suivre. C'est pourquoi nous nous tournons vers toi pour être guidés. Nous voulons entendre ta voix. Donne-nous la sagesse qui nous manque pour prendre de bonnes décisions en tenant toujours compte de ta Parole avant de les prendre. Aide-nous à être attentifs aux conseils de ceux qui te sont fidèles. Que ton Esprit nous guide et nous éclaire. Nous voulons suivre la direction que tu veux que nous prenions. Nous sommes dans l’allégresse, car c’est en toi que nous mettons notre joie, toi qui nous combles de ton amour. C’est en ton nom que nous te prions et te louons, amen. »

Demain, nous étudierons ensemble le Psaume 33, qui est un bel exemple d’un hymne à la louange de Dieu pour ce qu’il est et ce qu’il fait, dans sa forme la plus pure.