Psaume 33

Semaine 7 - jour 3

Psaumes 26 - 50

Psaume 33

17:34


Ce psaume anonyme commence par un appel aux justes à se réjouir et à louer Dieu de tout leur cœur. Le psalmiste faisait principalement référence à ceux du peuple de Dieu qui marchaient dans la droiture. Le Psaume 32 se termine par un appel aux justes à chanter des louanges à Dieu. Cette note est reprise dans le Psaume 33, presque comme si ses trois premiers versets étaient une extension du Psaume 32.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes avec le pasteur Tom Holladay. Nous en sommes cette semaine au troisième jour de notre survol des Psaumes 31 à 35, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 33. Ce psaume anonyme commence par un appel aux justes à se réjouir et à louer Dieu de tout leur cœur. Le psalmiste faisait principalement référence à ceux du peuple de Dieu qui marchaient dans la droiture. Le Psaume 32 se termine par un appel aux justes à chanter des louanges à Dieu. Cette note est reprise dans le Psaume 33, presque comme si ses trois premiers versets étaient une extension du Psaume 32 : « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel ! La louange convient aux hommes droits. Célébrez l’Éternel avec la harpe, louez-le sur le luth à dix cordes ! Chantez-lui un cantique nouveau, faites retentir vos instruments et vos voix. » Le peuple de Dieu est appelé à se réjouir en Dieu, et en rien d'autre. Le prédicateur anglais Charles Spurgeon disait : « Se réjouir des commodités temporelles est dangereux, se réjouir de soi-même est insensé, se réjouir du péché est fatal, mais se réjouir en Dieu est céleste. »

Sous la Nouvelle Alliance, nous pouvons étendre ce principe à ceux qui sont déclarés justes par la foi en Jésus. Ceux qui sont justifiés par le décret de Dieu ont une responsabilité encore plus grande : se réjouir et louer. Dieu considère l'adoration de son peuple comme belle. Elle lui plaît et suscite le sentiment d'appréciation de la beauté. Dieu apprécie nos louanges. Dieu a également déclaré qu'il aime l'adoration par la musique et les instruments de musique. Cela peut plaire à Dieu, lui le créateur de la musique. Dieu aime recevoir la joie et la louange de son peuple exprimées par les cantiques, en particulier le « cantique nouveau ». Le « cantique nouveau » signifie simplement que chaque chant de louange doit naître d’une nouvelle conscience de la grâce de Dieu. Il s'agit de la nouveauté que Dieu peut apporter à nos vies. Tout peut être nouveau. En Jésus, nous sommes un peuple nouveau, avec un nom nouveau, qui chante un cantique nouveau. Comme Dieu nous donne de nouvelles occasions de le louer, ne nous contentons pas des chants anciens ou des psaumes composés par des hommes de Dieu il y a très longtemps, mais nous en créons de nouveaux adaptés aux occasions nouvelles. C’est ce que le peuple d’Israël a fait tout au long de son histoire. De la belle musique et un enthousiasme digne de la joie du peuple de Dieu sont d’autres façons par lesquelles Dieu est honoré par la louange.

Je suis toujours surpris de constater que beaucoup de chrétiens ne chantent pas ou ne chantent pas de tout leur cœur dans les églises. Pourtant, Dieu nous demande de chanter à l'église parce que cela fait du bien à notre âme. Et rappelez-vous que, lorsque vous n'avez pas envie de chanter, c'est là que vous en avez le plus besoin. L’apôtre Paul demandait aux chrétiens des églises auxquelles il écrivait de s’exhorter mutuellement par des Psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés.

En examinant le Psaume 33 avec vous aujourd’hui, je voudrais parler des trois couplets qui le composent, et que le psalmiste nous invite à chanter avec allégresse, c’est-à-dire de tout notre cœur, avec une joie profonde en l’honneur de Dieu.

Le premier couplet nous donne une des raisons de louer Dieu dans l’allégresse : « Car la parole de l’Éternel est droite et toute son œuvre s’accomplit avec fidélité ! Il aime la justice et le droit ; la bonté de l’Éternel remplit la terre. » La vérité de la parole de Dieu est un motif supplémentaire de louange. De plus, Dieu accomplit son œuvre en toute vérité, sans tromperie ni manipulation. Sa parole et son œuvre sont inséparables, car ses paroles ne sont jamais vaines. Le psalmiste ne cessait de penser à la grandeur du caractère de Dieu – son amour pour la justice et la droiture, et sa bonté répandue sur toute la terre. Il se réjouissait à juste titre que l’Éternel, le Dieu qui est réellement là, ne soit ni amoral ni dénué de bonté. Il est ce que nous, créés à son image, comprenons comme « bon ». Le Psalmiste veut dire qu’il n’y a pas d’endroit sur la terre où les traces et les empreintes de l’amour de Dieu ne puissent être discernées, si seulement nos yeux et notre cœur sont ouverts.

La création entière en témoigne, comme le développe notre psaume aux versets 6 à 8 : « Le ciel a été fait par la parole de l’Éternel, et toute son armée par le souffle de sa bouche. Il amoncelle les eaux de la mer, il garde les océans dans des réservoirs. Que toute la terre craigne l’Éternel, que tous les habitants du monde tremblent devant lui, car il parle, et la chose arrive, il ordonne, et elle existe. » La grandeur de Dieu va au-delà de sa bonté morale ; il est aussi le Dieu de toute puissance et de toute autorité. Par sa seule parole, l’univers a été créé. Le psalmiste a observé les puissants océans et a compris qu’ils reflétaient la puissance et la sagesse de Dieu dans la création.

Que la terre entière, nous compris, craigne Dieu est la réponse logique à la reconnaissance d'un Dieu parfait, tant par son caractère que par sa puissance. Nous devrions nous élever humblement devant lui. Quelqu’un a dit justement que « celui qui a tout créé, qui préserve tout et qui peut tout détruire en un instant, est l'objet même de notre ‘crainte’ ; et le fait que nous le craignions si peu est la preuve la plus convaincante de la corruption et de l'aveuglement de nos cœurs. » Le psalmiste considère à nouveau la parole de Dieu et sa puissance efficace : Dieu parle, Dieu fait ! Dieu ne prononce jamais de paroles vaines ; elles sont pleines de puissance active pour assurer leur accomplissement. Au chapitre 7 de son évangile, Luc nous raconte l’histoire d’un centurion romain qui avait tellement confiance en Jésus qu’il crut : « Car il a dit, et la chose a été faite. » Jésus a loué la foi de ce centurion. Est-ce qu’il louerait la nôtre ?

Après avoir chanté le premier couplet, le psalmiste nous invite à chanter le deuxième, aux versets 10 à 12 : « L’Éternel renverse les plans des nations, il anéantit les projets des peuples, mais les plans de l’Éternel subsistent éternellement, et les projets de son cœur de génération en génération. Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu, heureux le peuple qu’il choisit comme son héritage ! »

Le psalmiste a déjà loué Dieu pour sa droiture, sa justice et sa puissance créatrice. Il le loue maintenant pour sa main active et directrice à travers l'histoire humaine. Dieu se déplace parmi les nations païennes selon son bon plaisir pour accomplir ses desseins et les plans de son cœur. Ce chant nous rappelle que Dieu œuvre en réalité contre nos desseins égoïstes, mais aussi qu'il œuvre pour ses desseins éternels. La question qui se pose à nous est celle-ci : quel dessein poursuivons-nous en ce moment ? Les desseins égoïstes échoueront inévitablement. Les desseins de Dieu, eux, prévaudront certainement. Concentrons-nous donc sur le plan de Dieu pour notre vie, sachant que nous pouvons en projeter autant que nous voulons, mais que la réponse viendra de Dieu.

En considérant les perfections de Dieu, le psalmiste montre la bénédiction de la nation qui s’aligne consciemment sur Dieu et sur ses desseins. Au sens national, il s'agit d'Israël, la nation et le peuple choisis pour occuper une place unique dans le plan de Dieu. Au sens large, il évoque la bénédiction qui revient à tous ceux que le Seigneur a choisis, considérés comme son propre héritage. Nous sommes, nous aussi qui croyons en lui et le suivons, son héritage !

Les versets 13 à 15 de notre psaume précisent ce que fait Dieu : « L’Éternel regarde du haut du ciel, il voit tous les hommes. Du lieu où il habite, il observe tous les habitants de la terre. Lui qui a façonné leur cœur à tous, il est attentif à toutes leurs actions. »

Dieu, qui considère et connaît tout de nous, lui qui a formé notre cœur, peut évidemment guider notre cœur vers ses desseins aujourd'hui. Il en a le pouvoir. Nous chantons à Dieu comme à celui qui nous guide vers ses desseins. Voilà le

nouveau cantique que nous chantons !

Notre psaume contient enfin un troisième couplet dans lequel nous chantons l’amour et la bonté de Dieu. Nous le lisons et le chantons aux versets 18 à 22 : « Ce n’est pas une grande armée qui sauve le roi, ce n’est pas sa grande force qui délivre le guerrier. Le cheval est impuissant pour assurer le salut, et toute sa vigueur est incapable de procurer la délivrance, mais le regard de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté, afin de les délivrer de la mort et de les faire vivre, même en temps de famine. Nous espérons en l’Éternel : notre secours et notre bouclier, c’est lui. Oui, c’est en lui que notre cœur se réjouit, c’est en son saint nom que nous avons confiance. Éternel, que ta grâce soit sur nous lorsque nous espérons en toi ! »

Dieu, dans toutes ses perfections et ses plans pour les nations, porte également son regard sur les humains en tant qu'individus. Sa grandeur n'exclut pas son intérêt particulier pour tous les habitants de la terre. Dieu nous a créés un par un, chacun avec sa propre constitution physique, mentale et émotionnelle, y compris la tolérance de nos faiblesses et de nos penchants pécheurs. En tant que notre Créateur, il a un droit de regard sur toutes nos œuvres.

En considérant la grandeur de Dieu et l'étendue de sa portée, le psalmiste a compris que l'effort humain à lui seul ne détermine pas les événements. L'œuvre et le plan de Dieu, au-delà de l'effort humain et parfois même à sa place, accomplissent son dessein. Les chevaux comptaient parmi les outils militaires les plus avancés à l'époque du psalmiste. Parce qu'il existe un Dieu céleste qui gouverne les affaires et le destin des hommes, même l'utilisation des ressources et des technologies les plus efficaces ne peut à elle seule en déterminer l'issue.

Le psalmiste continue de penser à la fois à l'intervention de Dieu dans les événements qui bouleversent le monde et à son attention la plus infime envers chaque individu. Rappelons-nous que Jésus nous a dit que Dieu prend soin du plus petit des oiseaux comme nous le rapporte Matthieu dans son évangile, au chapitre 10 ; il prendra donc certainement soin de ceux qui l'honorent, qui sont faits à son image. Ceux qui craignent vraiment le Seigneur trouvent leur espérance dans sa bonté, et non dans leur propre bonté ou justice.

Après avoir loué Dieu et considéré sa grandeur sous de nombreux angles, il est approprié d’attendre simplement le Seigneur – c’est-à-dire sa direction, sa parole et sa délivrance –, en le considérant comme notre aide et notre bouclier. Plus tôt, le psalmiste a appelé le peuple de Dieu à se réjouir du caractère et de la puissance de Dieu. Maintenant, il nous appelle à louer Dieu pour notre expérience bénie de confiance en son saint nom.

Célébrons-le maintenant avec la joie au cœur et la louange sur notre bouche, et parlons-lui avec la plus grande sincérité. Notre nouveau cantique s’inscrit dans les choix que nous faisons au quotidien. Qu’est-ce que j’apprécie le plus en ce moment ? Mes choix montrent-ils que j'apprécie vraiment Dieu ? Célébrons-le avec une note de reconnaissance. Adressons-lui nos requêtes dans la reconnaissance avec une grande confiance.

Nous avons parlé d’un cantique nouveau chanté sur une belle musique. Le grand musicien Johan Sébastien Bach a dit : « Toute musique ne devrait avoir d'autre but que la gloire de Dieu et le réconfort de l'âme. » Il considérait donc la musique comme un magnifique moyen de louer Dieu. En fait, il commençait toutes ses compositions par J. J., Jesus Juva, en latin, qui signifie « Jésus, aide-moi ».

Et il les terminait par S. D. G., qui signifie « Soli Deo Gratia » et qui veut dire : « À Dieu seul soit la louange ». C’était un grand slogan de la Réforme protestante. Eh bien, ce n'est pas une mauvaise façon de commencer et de terminer quoi que ce soit, chaque jour, chaque année. Commençons notre journée en disant : « Jésus, aide-moi », et terminons-la en proclamant : « Quoi qu'il arrive, à Dieu seul soit la gloire, à Dieu seul soit la louange. »

Je vous propose de terminer notre survol de ce psaume en priant ensemble les paroles du verset 22 : « Accorde-nous ta grâce, ô Éternel, car nous comptons sur toi. Nous espérons en toi Seigneur. Nous te chantons ce cantique nouveau et te célébrons de tout notre cœur. Dans la détresse, tu es notre secours et notre bouclier. Ô notre Dieu Saint, nous plaçons toute notre confiance en toi, parce que c’est en toi que nous trouvons la joie, à cause de l’œuvre que tu as accomplie en créant l’univers entier, à cause de l’œuvre que Jésus-Christ a accomplie pour que nous revenions à toi, et vivions par la foi et dans la joie. Amen. »

Demain, nous étudierons ensemble le Psaume 34, un hymne de délivrance du danger et d’instruction sur notre attitude envers Dieu.