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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes. C’est le cinquième jour de notre semaine de réflexion sur les Psaumes 31 à 35, et nous allons survoler ensemble le Psaume 35 aujourd'hui. Il s'agit de l'un de ceux qu'on appelle communément les « psaumes d'imprécation ». Ce sont des psaumes qui demandent à Dieu, en termes forts, de vaincre et de détruire les ennemis de son peuple. À mesure qu'on lit le livre des Psaumes, les Psaumes d'imprécation gagnent en intensité. Certains comptent au moins 30 malédictions comme le Psaume 109.
David est entouré d’ennemis qui veulent le tuer et demande à Dieu de combattre contre eux. Le Psaume 35 explique comment faire confiance à Dieu pour combattre, pour défendre notre cause, spécifiquement contre ceux qui complotent contre nous, contre ceux qui mentent à notre sujet et contre ceux qui se réjouissent à nos dépens. Vous en aurez sans doute besoin à un moment donné, mais si quelqu’un complote contre vous en ce moment, si quelqu'un ment à votre sujet, si quelqu'un se réjouit à votre détriment en ce moment, vous avez besoin des paroles de ce psaume aujourd'hui. Car David nous dit exactement quoi faire. Comment faire confiance à Dieu pour mener nos combats. Comment faire confiance à Dieu pour gagner nos batailles. Aux versets 1 à 10, il nous dit : « lorsque des gens complotent contre vous, comptez sur Dieu pour vous protéger. » Lisons ensemble ces versets : « Éternel, accuse ceux qui m’accusent, combats ceux qui me combattent ! Empare-toi du petit et du grand boucliers, et lève-toi pour me secourir ! Brandis la lance et le javelot contre mes persécuteurs, dis à mon âme: « Je suis ton salut ! » Qu’ils soient honteux et déçus, ceux qui en veulent à ma vie, qu’ils reculent et rougissent, ceux qui méditent ma perte ! Qu’ils soient comme la paille emportée par le vent, et que l’ange de l’Éternel les chasse ! Que leur route soit sombre et glissante, et que l’ange de l’Éternel les poursuive ! En effet, c’est sans raison qu’ils m’ont tendu un piège, c’est sans raison qu’ils ont creusé un trou pour m’enlever la vie. Que la ruine les atteigne à l’improviste, qu’ils soient pris dans le piège qu’ils ont tendu, qu’ils y tombent pour leur ruine ! »
Au lieu de décider de mener le combat seul, David demande à Dieu de combattre pour lui. De nombreux adversaires ont combattu contre David, et il a souvent répété à Dieu : « Combats ceux qui me combattent. » Il pouvait à juste titre prononcer cette prière, car il vivait généralement selon la volonté de Dieu, et ceux qui le combattaient étaient opposés à Dieu. Le verbe « accuser » est un terme juridique, fréquemment utilisé parmi les prophètes. Dans ce psaume, c’est comme si on assistait à un procès avec une victime, des faux témoins et un juge juste. David dit, littéralement : « Plaide, ô Seigneur, avec ceux qui plaident contre moi, combats ceux qui contestent avec moi. » Avec des images vives, David a appelé Dieu à revêtir son armure et à combattre en sa faveur. On ne pense pas souvent que Dieu porte une armure symbolique, mais il en a une. Le prophète Ésaïe, au chapitre 59 de son livre, dit du Seigneur : « Il enfile la justice comme une cuirasse et met sur sa tête le casque du salut ; il prend la vengeance pour vêtement et s’enveloppe du zèle comme d'un manteau. »
Un bouclier et une petite épée sont avant tout des armes défensives, mais David implorait aussi Dieu de l'aider à attaquer. Protégé par le bouclier et la petite épée, David demandait également à Dieu de tenir ses ennemis à distance grâce à une lance.
Souvent, lorsque des gens complotent contre vous et que vous commencez à les combattre, vous vous engagez dans la bataille qu'ils aimeraient vous voir mener. Ils aiment que des gens se battent contre eux. Cela fait partie de leur plan. Cela leur donne un sentiment d'importance et les aide peut-être à remporter des victoires matérielles. Ceux qui complotent contre vous sont très désorientés lorsque vous commencez à faire confiance à Dieu pour mener vos combats à votre place. Cela signifie-t-il que vous n'avez rien à faire dans ce combat ? Non, Dieu vous guidera vous montrera ce que vous devez faire. Mais il y a de nombreuses fois où il vous demandera de garder le silence, où il vous indiquera qu'il a une tâche à accomplir. Lorsque Jésus a livré son plus grand combat sur la croix, son père lui a ordonné de garder le silence face aux accusations portées contre lui. Alors, face à ces combats, demandez à Dieu de combattre pour vous.
David avait besoin de l'entendre sans cesse dans son âme : Dieu était son salut, et personne d'autre. David n'était pas son propre salut ; Dieu lui rappelait : « Je suis ton salut. » Les circonstances étaient si éprouvantes, la douleur si poignante, qu'il risquait au moins de perdre son assurance en Dieu. D'où sa supplication pour que Dieu lui accorde une certitude intérieure : « Dis à mon âme : je suis ton salut. » C'était une demande de renouvellement ou de renforcement de la communion intérieure avec Dieu, qui est toujours le secret de la force dans les jours de tourmente et de chagrin. La déclaration de David suggère de nombreux aspects de l'assurance de David : il n'était pas satisfait lorsqu'il doutait ; il savait où trouver une assurance complète ; son assurance provenait de Dieu ; son assurance était profonde et personnelle ; son assurance était présente, et non future. Voilà l’exemple que nous devons suivre ! Demeurons ferme dans nos luttes quotidiennes, car Dieu est notre salut !
David a demandé à Dieu non seulement de le protéger, mais aussi de le justifier. Il voulait que l'on voie et sache qu'il servait et obéissait réellement à Dieu, et que ceux qui s'opposaient à lui étaient réduits à l'état de paille emportée par le vent. Pour souligner son message, David a prié à deux reprises pour obtenir l’intervention du messager spécial de Dieu, l’ange du Seigneur. Il a aussi demandé à deux reprises à Dieu de noter que ses ennemis se sont attaqués à lui sans raison. Il est facile d'être trop confiant en son innocence, et nombreux sont ceux qui ont répété la prière de David sans être irréprochables. Pourtant, David pouvait à juste titre dire à Dieu que ceux qui l'attaquaient le faisaient sans raison.
David prie pour que le coupable soit véritablement pris à son propre piège - le coupable est bien son adversaire -, et pour que la destruction s'abatte sur son adversaire de manière inattendue. Nous pouvons nous-mêmes prier selon le même principe contre nos adversaires spirituels, les principautés et les puissances qui nous combattent dans le monde spirituel. Le diable a des pièges et des stratégies tendues contre nous. Nous pouvons à juste titre prier pour que le diable soit pris dans ses propres pièges et stratégies.
Après avoir imploré Dieu de le délivrer et de le protéger, David promet que son âme trouvera le bonheur dans le Seigneur. Nous le lisons aux versets 9 et 10 : « Alors j’exulterai de joie en l’Éternel, je me réjouirai à cause de son salut. Tout mon être dira : ‘Éternel, qui peut, comme toi, délivrer le malheureux d’un plus fort que lui, le malheureux et le pauvre de celui qui les dépouille ?’ »
La deuxième partie de notre psaume, des versets 11 à 18, nous rappelle que lorsqu’on ment à notre sujet, nous devons compter sur Dieu pour nous rendre justice. Lisons en semble ce passage : « De faux témoins se lèvent: ils m’interrogent sur des faits que j’ignore; ils me rendent le mal pour le bien, je suis abandonné de tous. Moi, quand ils étaient malades, je mettais une tenue de deuil, j’humiliais mon âme par le jeûne, je priais, la tête penchée sur la poitrine. Comme pour un ami, pour un frère, je marchais lentement, comme pour le deuil d’une mère, j’étais accablé de tristesse. Et maintenant que je trébuche, ils se rassemblent pour se réjouir, ils se rassemblent à mon insu pour me calomnier, ils me déchirent sans arrêt. Avec les impies et les moqueurs, ils grincent des dents contre moi. Seigneur, combien de temps le supporteras-tu? Protège-moi contre leurs actes de violence, protège ma vie contre les lionceaux! Je te louerai dans la grande assemblée, je te célébrerai au milieu d’un peuple nombreux. »
Être mal compris ou être délibérément la cible de fausses accusations est une grande tristesse. David se souvenait du déshonneur de ses ennemis, qui lui faisaient du mal alors qu'il leur faisait du bien – à la plus grande tristesse de son âme.
David a décrit certaines des bonnes actions qu'il a menées envers ceux qui sont devenus ses ennemis. Il leur a témoigné un amour et une sollicitude remarquables lorsqu'ils étaient malades, prenant leurs problèmes à cœur et prenant soin d'eux comme s'ils étaient ses amis ou ses frères. David les a bien traités quand ils étaient dans la difficulté, mais ils se sont réjouis dans les moments difficiles que David traversait et se moquaient de lui derrière son dos. Alors, il s’est adressé honnêtement à Dieu, admettant qu'il le sentait passif et indifférent. Il l’a supplié de le secourir dans sa détresse si grande qu'il croyait que des lions le poursuivaient. Telle est l’attitude que nous devons nous-mêmes adopter. Prions Dieu de nous délivrer de ceux qui nous oppressent injustement. Demandons-lui la force de résister, et continuons de louer Dieu avec la communauté dans notre église. C’est ce que David a fait au milieu de son assemblée en disant : « Je te louerai dans la grande assemblée, je te célébrerai au milieu d’un peuple nombreux. » Ne laissons pas le mensonge des autres nous empêcher de louer Dieu avec les autres.
La troisième et dernière partie de notre psaume parle de ceux qui se réjouissent injustement au sujet de ceux qui sont justes. Lisons ensemble les versets 19 à 26 : « Ils sont à tort mes ennemis : qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet ! Ils me détestent sans raison : qu’ils ne m’insultent pas du regard ! Oui, leur langage n’est pas celui de la paix, ils inventent des mensonges contre les gens tranquilles du pays. Ils ouvrent leur bouche contre moi, ils disent : ‘Ah ! ah ! Nous l’avons vu de nos yeux !’ Éternel, tu as tout vu : ne reste pas silencieux ! Seigneur, ne t’éloigne pas de moi ! Réveille-toi, lève-toi pour me faire justice, mon Dieu et mon Seigneur, défends ma cause ! Juge-moi conformément à ta justice, Éternel, mon Dieu ! Qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet, qu’ils ne disent pas dans leur cœur : ‘Ah ! voilà ce que nous voulions !’ Qu’ils ne disent pas : ‘Nous l’avons anéanti.’ Que tous ensemble ils soient honteux et rougissent, ceux qui se réjouissent de mon malheur ! Qu’ils soient couverts de honte et de confusion, ceux qui s’attaquent à moi ! »
David poursuit sa prière en demandant à Dieu de le justifier devant ses ennemis, car ils complotent contre le peuple de Dieu. Jésus s'est identifié à ceux qui souffrent sans raison apparente, car il applique les paroles du verset 19 à lui-même, comme nous pouvons le lire dans l’évangile selon Jean au chapitre 15, versets 24 et 25 : « Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres qu'aucun autre n'a faites, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant ils les ont vues et ils nous ont détestés, moi et mon Père. C'est ainsi que s'accomplit la parole écrite dans leur loi : Ils m'ont détesté sans raison. »
Depuis la venue de Jésus et son œuvre de salut pour le monde qu’il a tant aimé, nous suivons son exemple et devons aimer nos ennemis. Nous laissons Dieu agir envers eux comme il le veut. Nous prions pour eux afin qu’ils se tournent un jour vers lui et changent de vie. Dieu agira selon sa justice envers ceux qui ne veulent rien savoir de lui et qui le rejettent.
Dieu manifeste toujours sa justice, et David peut donc terminer son psaume par un appel à louer Dieu qui a accusé ceux qui l’accusaient sans raison, et il a combattu ceux qui le combattaient injustement. Il déclare ceci aux versets 27 et 28 : « Qu’ils aient de l’allégresse et de la joie, ceux qui prennent plaisir à me voir justifié ! Ils pourront dire sans cesse: ‘Que l’Éternel est grand, lui qui veut la paix de son serviteur !’ Alors ma langue célébrera ta justice et ta louange tous les jours. »
À travers les Psaumes en général, nous voyons que David ne se considérait pas comme parfait au sens où il était exempt de péché. Pourtant, dans de nombreux conflits avec ses ennemis, il n'avait aucun mal à reconnaître qu'il était du côté de Dieu, contrairement à eux. Dans ce psaume, David évoque abondamment ses propres besoins et difficultés. Pourtant, il conclut en insistant sur Dieu et sa louange. Il pense au peuple de Dieu qui élève le Seigneur dans son cœur et son esprit, et à sa louange continuelle à Dieu. Le grand dessein des ennemis de David était de se magnifier eux-mêmes, mais le désir principal de David est que Dieu lui-même soit magnifié.
Continuons nous-mêmes qui avons la foi, continuons à adorer notre Seigneur, quelles que soient les attaques extérieures que nous subissons, en nous rappelant que « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »
Prions ensemble à la fin de notre étude : « Notre Père, combats pour nous ! Quand ceux qui complotent contre nous, qui mentent à notre propos et qui se réjouissent à notre dépens sans aucune raison, nous nous tournons vers toi. Nous voudrions que nos combats ne durent pas longtemps, que tu répondes à nos supplications immédiatement, mais aide-nous à être patients, à attendre le moment que tu as choisi pour nous justifier. Aide-nous à rester intègres nous-mêmes, à ne pas médire les autres, à ne pas les calomnier, à ne jamais leur vouloir du mal. Purifie-nous quand nous entretenons de mauvaises pensées à l’égard des autres. Nous voulons rejoindre tous ceux qui s’attendent à toi et nous réjouir avec eux, te louer au milieu d’eux. Nous ne sommes pas seuls à combattre le mal. Nous garderons notre cœur dans la joie, car tu es avec nous. C’est au nom de Jésus que nous te prions, amen. »
Eh bien rejoignez-nous la semaine prochaine. Nous étudierons ensemble les Psaumes 36 à 40, où nous verrons comment faire face à la maladie, au péché et à la mort, en tenant compte de la bonté et du salut de Dieu.