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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes avec le pasteur Tom Holladay. Nous en sommes cette semaine au deuxième jour de notre survol des Psaumes 36 à 40, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 37, un psaume de David. Ce psaume nous indique comment gérer notre colère, et nous dit que ce sont les humbles, ceux qui sont doux, qui triomphent. Nous lisons ceci aux versets 10 et 11 : « Encore un peu de temps, et le méchant n’existe plus ; tu regardes l’endroit où il était, et il a disparu. Les humbles possèdent le pays, et ils jouissent d’une paix abondante. » Le mot hébreu traduit par « humbles » peut aussi être traduit par « doux ». C’est le mot que Jésus, dans son Sermon sur la Montagne a retenu dans l’une de ses béatitudes, que nous lisons dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 5 : « Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre ! » Dans son sermon, Jésus fait référence à de nombreuses reprises au Psaume 37. On peut dire que le Psaume 37 est une exposition de cette béatitude, même s'il a été écrit mille ans avant le début du ministère public de Jésus. Il révèle le caractère de l'homme doux et confiant face à l'apparente prospérité des méchants.
Le Psaume 37 nous parle de la façon de maîtriser notre irritation, notre colère, face à ce que nous croyons injuste. Nous le lisons dès le début du psaume, aux versets 1 et 2 : « Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal, car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, et ils se flétrissent comme le gazon vert. » Au lieu de s'inquiéter et d'envier, David nous conseille de simplement faire confiance à Dieu et de faire le bien pour sa gloire. Il est remarquable de constater à quelle vitesse nous pouvons nous laisser distraire de la simple tâche de faire confiance à Dieu et de faire le bien. Contempler la prospérité apparente des méchants est une façon fréquente de nous laisser distraire. Comment maîtriser notre irritation, notre colère ? Maîtriser sa colère exige à la fois compréhension et dépassement. Voici ce que David nous recommande au verset 8 : « Laisse la colère, abandonne la fureur, ne t’irrite pas : ce serait mal faire. » Trois commandements simples en un court verset ! Se mettre en colère n’aboutit à rien, sinon à faire le mal, que Dieu ne laisse jamais impuni, comme le verset suivant l’affirme : « Car les méchants seront exterminés, mais ceux qui espèrent en l’Éternel possèdent le pays. » Ceux qui s’irritent et se laissent aller à la colère font le mal, comme les méchants, et seront exterminés, car ils refusent de se réjouir dans le Seigneur et de l’attendre patiemment. Sur le moment, on a parfois l'impression d'obtenir ce qu'on veut parce qu'on est en colère. Mais au final, cela ne fait que du mal, car la colère finit par rebondir. Certains d'entre nous doivent reconnaître la vérité surprenante : ce n'est pas parce que j'obtiens ce que je veux par colère que j'obtiens ce que Dieu veut ou, au final, ce dont j'ai vraiment besoin. Nous devons résister à la colère en toutes circonstances. Aux versets 3 à 7, le Psaume 37 nous donne cinq mesures spécifiques pour lutter contre la colère et qui nous permettent de devenir humbles et doux.
Premièrement, faisons de la confiance notre motivation. Le verset 3 dit : « Confie-toi en l’Éternel et fais le bien. » La colère est souvent le résultat d'une mauvaise motivation. Nous sommes motivés par la culpabilité, l'envie, la peur ou l'orgueil. Lorsque ce sont ces motivations, la colère en découle souvent. Si nous commençons par faire confiance au Seigneur et que nous faisons le bien grâce à cette confiance, alors tout à coup, notre motivation est différente. Nous vivons différemment.
Je connais des gens qui parlent d'une colère justifiée. Eh bien, la colère justifiée ne nous concerne pas. Une colère justifiée ne vise pas à détruire les autres. La colère justifiée est contre le mal qui est fait aux gens. Et j'ai peur que parfois, notre « colère justifiée » soit en réalité une colère égoïste. Ce n'est pas parce que nous croyons faire bien par colère que c'est une bonne colère. Ayons plutôt confiance au Seigneur et faisons le bien. Faire confiance, c’est croire que Dieu va prendre soin de nous. Savoir cela et le vivre transforme notre motivation. Les versets 18 et 19 nous disent : « L’Éternel connaît les jours des hommes intègres, et leur héritage dure éternellement. Ils ne sont pas couverts de honte quand vient le malheur et ils sont rassasiés quand la famine est là. »
Faisons donc de la confiance en Dieu notre motivation !
Deuxièmement, vivons en sécurité. Nous lisons dans la dernière partie du verset 3 : « Aie le pays pour demeure, et que la fidélité soit ta nourriture ! » Les personnes insécures sont des personnes en colère. La plupart des disputes familiales, si vous les observez, commencent par une forme d'insécurité. Quand quelqu'un s'emporte soudainement, vous pouvez presque toujours penser : « OK, j'ai touché un point d'insécurité dans sa vie. » Or, nous avons besoin de vivre en sécurité. David conseille de laisser de côté l'inquiétude et l'envie et de simplement profiter des bénédictions que Dieu accorde. Il a donné à Israël une terre dont il pouvait jouir, et sa fidélité était comme une nourriture quotidienne pour eux. Plus nous chercherons la sécurité, moins nous serons tentés de vivre dans la colère. À la fin du Psaume, aux versets 39 et 40, David nous laisse ave ces paroles rassurantes : « Le salut des justes vient de l’Éternel : il est leur forteresse dans les moments de détresse. L’Éternel les secourt et les délivre, il les délivre des méchants et les sauve, parce qu’ils cherchent refuge en lui. » En qui cherchons-nous notre refuge lorsque nous sommes dans l’insécurité ?
Troisièmement, au lieu de nous comparer aux autres, nous faisons ce que David nous demande au verset 4 : « Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. » Au lieu de nous mettre en colère quand tout va mal, ou que nous n’obtenons pas ce que nous voulons, nous pensons d’abord à faire de Dieu nos délices ; c’est en lui que nous mettons notre joie. David nous conseille de remplacer l'inquiétude et l'envie par une joie consciente en l'Éternel. Cela signifie réjouir son cœur et son esprit en considérant et en recevant par la foi les multiples bénédictions de Dieu. Il existe des joies et des plaisirs légitimes dans la vie, en dehors de la vie spirituelle. Mais le croyant qui fait véritablement confiance à Dieu a la capacité de trouver aussi de véritables délices dans le Seigneur. Lorsque nous faisons de Dieu nos délices, nous finissons toujours par désirer ce qu'il désire. Et il nous donnera ce que notre cœur désire, selon les désirs de son cœur. Lorsque nous commençons à vivre ainsi, nous ne pensons plus à nous irriter, et les sentiments de colère se dissipent. Si nous faisons de Dieu nos délices, il fera de nous ses délices, comme nous le lisons aux versets 23 à 26 : « L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie ; s’il tombe, il n’est pas rejeté, car l’Éternel lui prend la main. J’ai été jeune, j’ai vieilli, et je n’ai pas vu le juste être abandonné ni ses descendants mendier leur pain. Il est toujours compatissant, il prête, et sa descendance est bénie. » Celui qui trouve véritablement sa joie dans le Seigneur verra son cœur et ses désirs transformés, s'alignant progressivement sur les désirs de Dieu pour sa vie. Ainsi, nous voyons que trouver sa joie en Dieu est la clé d'une vie heureuse et satisfaisante. Cela montre que Dieu veut combler nos désirs profonds. Nous devrions donc trouver notre repos en cela, et laisser de côté l'inquiétude et l'envie.
Quatrièmement, ne nous plaignons jamais de notre sort, mais restons engagés. Nous appliquons les versets cinq et six de notre psaume : « Recommande ton sort à l’Éternel, mets ta confiance en lui, et il agira : il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil en plein midi. » Les personnes en colère ont souvent l'impression que la vie les a malmenées, alors elles finissent par se plaindre et par être insatisfaites. Même celles qui semblent tout avoir finissent souvent par se plaindre, car elles se rendent compte que tout ce qu'elles ont ne les comble pas. La plainte nourrit la colère, et plus on se plaint, plus on s'irrite. Comment sortir de ce cercle vicieux ? David a expliqué ce que signifie mettre ses délices dans le Seigneur. Cela signifie lui confier sa vie et lui faire véritablement confiance. Cela signifie trouver la paix, la protection et la satisfaction dans une attitude d'abandon total à Dieu. Celui qui se concentre avec joie sur Dieu le verra accomplir ses promesses. La gloire et la fortune ne sont pas promises, mais les désirs sincères et profonds du cœur trouvent toujours leur accomplissement. Et à mesure que Dieu exauce ces désirs du cœur, la justice de ceux qui font confiance à Dieu est révélée, resplendissante de lumière comme le soleil de midi. Alors, au lieu de nous plaindre, remettons tout ce qui pèse lourd sur nous entre les mains de Dieu.
Cinquièmement, ne nous précipitons jamais. Nous lisons au verset 7 : « Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui. Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses entreprises, contre l’homme qui réalise ses méchants projets ! » Quand on est pressé, on a tendance à se mettre en colère. Si je suis pressé en conduisant, j’ai tendance à me mettre en colère contre tout le monde. Je suis en colère à chaque feu rouge, même si ce n'est pas la faute du feu rouge. Mais si je m'accorde 10 minutes de plus, le monde me paraît magnifique. Je peux prier pour tout le monde en conduisant. Le feu rouge me donne l'occasion de m'arrêter pour observer les oiseaux par exemple, et profiter de la journée.
Parce que Dieu a promis de prendre fidèlement soin de ceux qui placent leur confiance en lui, nous pouvons nous reposer dans le Seigneur. Nous pouvons l'attendre patiemment au lieu de nous inquiéter et de craindre qu'il nous ait oubliés ou qu'il nous veuille du mal. Le repos dans le Seigneur évoque un repos particulier : le repos du silence, l'abandon des paroles de défense. L'idée est que nous ne parlerons pas pour nous justifier ; nous ferons confiance à Dieu pour nous protéger.
Le grand ennemi de la confiance lorsqu’on attend une réponse est la comparaison.
Soyons simplement silencieux devant le Seigneur, attendons-le patiemment. Nous comparer aux autres peut nous pousser à la précipitation. Nous comparer aux autres nous rend envieux et jaloux, et nous laisse remplis d’amertume. Choisissons au contraire d’agir comme David nous le demande au verset 34 : « Espère en l’Éternel, suis sa voie, et il t’élèvera pour que tu possèdes le pays, tandis que tu verras les méchants exterminés. » Ne laissons jamais nos sentiments de colère prendre le dessus ; ne nous laissons jamais dominer par la colère.
Je vous invite à prier dans ce sens alors que nous terminons notre survol de ce psaume si encourageant : « Seigneur notre Dieu, nous mettons toute notre confiance en toi, nous te remettons notre vie entière, nous mettons notre joie en toi, et nous savons que tu vas agir. Nous comptons sur ton action efficace dans nos vies. Viens à notre secours lorsque nous sommes désemparés, lorsque nous ne voyons pas d’issue à notre situation remplie de difficultés. Nous demeurons en silence devant toi et attendons ta réponse. Tu connais tous nos besoins. Tu sais que nous attendons tout de toi. Permets que ce que nous désirons soit ce que tu veux nous donner ; nous acceptons tout de toi et n’obtenons rien dans cette vie qui ne vienne de toi. C’est humblement que nous nous tenons devant toi. Continue de nous aider à faire le bien au lieu de nous irriter parce que nous n’avons pas de réponse immédiatement de ta part. Que la douceur remplace nos ressentiments, car nous nous attendons à toi. Accepte notre prière en Jésus-Christ, amen. »
Rejoignez-nous demain, nous étudierons le Psaume 38. Il nous dit la vérité sur le péché.