Psaume 38

Semaine 8 - jour 3

Psaumes 26 - 50

Psaume 38

14:14


Ce psaume est comme un « mémorial. » David l’a écrit pour se rappeler au souvenir de Dieu. C'est un hymne plein de douleur et sombre de culpabilité, alors que David ressentait les effets douloureux apparemment à la fois physiques et spirituels de son péché. Il s'agit de l'un des sept psaumes connus comme les psaumes de pénitence.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes avec le pasteur Tom Holladay. Nous en sommes cette semaine au troisième jour de notre survol des Psaumes 36 à 40, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 38. Ce psaume est comme un « mémorial. » David l’a écrit pour se rappeler au souvenir de Dieu. C'est un hymne plein de douleur et sombre de culpabilité, alors que David ressentait les effets douloureux apparemment à la fois physiques et spirituels de son péché. Il s'agit de l'un des sept psaumes connus comme les psaumes de pénitence. Nous avons déjà étudié les Psaumes 6 et 32.

Peu de choses enlèvent notre joie, notre confiance et notre passion plus vite que la culpabilité. Nous pouvons la rationaliser consciemment, mais elle s'envenime dans notre subconscient et nous épuise. En réalité, il est impossible de ressentir à la fois enthousiasme et culpabilité. Le verset cinq de ce Psaume dit : « Mes fautes s’élèvent au-dessus de ma tête; pareilles à un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. » Dans ce psaume, David est honnête avec Dieu au sujet de son péché, ainsi que du chagrin et de la culpabilité qui en découlent. À l'approche de ce psaume, une prière m'habite, face à son regard honnête sur le péché. Je vous invite donc à vous joindre à moi dans cette prière et à dire : « Seigneur, je sais que je suis pardonné grâce à la croix, mais je prie pour que je n'aie pas peur d'être honnête au sujet des terribles conséquences des fautes que j’ai commises, de les considérer aussi honnêtement que possible de manière à raviver ma confiance en toi, au lieu de me fier à moi-même. Je te prie ainsi au nom de Jésus. Amen. »

Le psaume 38 commence par nous dire la vérité sur le péché, puis se termine par nous dire comment prier à son sujet. Il nous dit d'abord la vérité sur le péché.

Le péché est destructeur. Le péché détruit ma relation avec Dieu. Nous le lisons aux versets un et deux : « Éternel, ne me punis pas dans ta colère et ne me corrige pas dans ta fureur, car tes flèches m’ont atteint, et ta main a pesé lourdement sur moi. » Nous éprouvons un sentiment de séparation entre nous et Dieu. Constatant le profond mécontentement de Dieu, David implore Dieu. Il suit un chemin sage, en s'approchant du Seigneur malgré la colère et le mécontentement de Dieu. David utilise des images poétiques pour décrire à quel point il ressent profondément le mécontentement de Dieu. Nous lisons dans le psaume la profonde détresse et l'agonie de David et constatons que c'est à cause de son propre péché, comme cela est décrit plus loin. Nous comprenons alors que sur la croix, Jésus a été la cible de la même agonie, mais à cause de nos péchés, et non des siens. Cette main s'est abattue sur Jésus, et d'une manière plus grande que David ne l'a jamais connue. Comprendre l’agonie nous aide à comprendre quelque chose de la grandeur de l’amour qui l’a conduit sur la croix pour nous. Si nous croyons en Jésus-Christ, nous sommes déjà pardonnés pour tous les péchés que nous avons commis. Nous serons avec Dieu pour l'éternité, mais cela ne signifie pas que nous ne ressentons pas ce sentiment de séparation lorsque nous péchons. Même si ce péché est pardonné à cause de la croix, nous devons toujours faire face à la réalité de notre relation avec Dieu.

Le péché détruit notre relation avec Dieu, mais il détruit aussi notre santé physique. Nous le lisons aux versets quatre à neuf : « Il n’y a plus rien d’intact dans mon corps à cause de ta colère, il n’y a plus rien de sain dans mes os à cause de mon péché, car mes fautes s’élèvent au-dessus de ma tête ; pareilles à un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes à cause de ma folie. Je suis courbé, complètement abattu ; tout le jour je marche dans la tristesse, car un mal brûle mes reins, et il n’y a plus rien d’intact dans mon corps. Je suis sans force, entièrement brisé ; le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements. »

David ressent le mécontentement de Dieu non seulement spirituellement, mais aussi physiquement. Cela était peut-être dû à la manifestation évidente de la main de Dieu dans une maladie ou une blessure, ou encore aux conséquences physiques du stress subies lors d'une période de profonde dépression spirituelle. On ne peut raisonnablement douter que David décrive ici une maladie naturelle ; mais qui tenterait de dire quelle était cette maladie ? Cependant, il est évident que, quelle qu'elle ait été, il en déplore profondément la cause. David reconnaît la main de Dieu dans sa misère, mais il sait pourquoi. Il sait que c'est à cause de son péché, de ses iniquités et de sa folie. David est malheureux, mais ce n’est pas une victime au sens commun du terme – car ses péchés étaient la cause de sa maladie. Car, bien que David confesse être corrigé pour son péché – Dieu le lui a clairement fait comprendre –, il glorifie néanmoins Dieu par la manière dont il le traite. Il ne le blâme pas, mais porte sur lui-même l’entière responsabilité de ses fautes. Permettez-moi de le dire ainsi, mais avec prudence, car parfois, la maladie est le résultat d'un péché spécifique dans notre vie, comme l’abus d'alcool ou la dépendance aux drogues. Parfois la maladie est le résultat d’un mal dont nous ne sommes pas la cause. Nous vivons dans un monde déchu, et pouvons être atteints d’une maladie que nous n’avons pas causée. Mais dans le cas de David, il ne fait aucun doute qu’il se sait coupable.

La douleur du péché de David l'a affecté de presque tous les points de vue. Il décrit une grave dépression et une mélancolie, ainsi que des afflictions physiques spécifiques. Il est faible et profondément brisé. David était connu comme le doux psalmiste d'Israël. Pourtant, avec une grande honnêteté, il pouvait aussi gémir devant Dieu et les hommes, et composer un psaume amer décrivant sa misère dans les termes les plus forts.

S'adressant à Dieu comme à son maître, David l'implore en toute transparence. Sa misère n'était cachée ni à Dieu ni à quiconque entendait ce psaume. Notre instinct nous pousse à suivre le modèle d'Adam et Ève : nous cachons notre péché et nous nous éloignons de Dieu. David est ici un exemple de ce type de communication ouverte, essentielle à celui qui désire sincèrement Dieu.

Le péché affecte donc notre relation avec Dieu, notre santé, et il affecte aussi nos émotions. Nous le lisons aux versets dix à treize : « Seigneur, tu connais tous mes désirs, et mes soupirs ne te sont pas cachés. Mon cœur est agité, ma force m’abandonne, même la lumière de mes yeux disparaît. Mes amis, mes compagnons, reculent devant ma plaie, mes proches se tiennent à l’écart ! Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges, ceux qui cherchent mon malheur disent des méchancetés et méditent toute la journée des tromperies. »

Ni ses amis ni sa famille ne venaient apaiser la souffrance de David. Ses proches ne se souciaient pas de lui ou ne pouvaient pas l'aider. David a enduré pire que le manque de soutien de ses amis et de sa famille. Il a également dû faire face à des ennemis déterminés qui complotaient constamment sa destruction. David était si déprimé et affligé qu'il se sentait impuissant face à ces attaques. Son incapacité à se défendre signifiait qu'il avait plus que jamais besoin de Dieu.

J'aime ce que le pasteur Warren Wiersbie a dit à propos du Psaume 38 : « Nous pouvons faire l'une des trois choses suivantes : soit nous concentrer sur nous-mêmes et expérimenter la douleur du péché - c’est ce dont parlent les versets 1 à 9 ; soit nous concentrer sur les autres et expérimenter la solitude du péché - c’est ce dont parlent les versets 10 à 15 ; ou bien nous concentrer sur Dieu et expérimenter le pardon du péché - c’est ce dont parlent les versets un 16 à 23. C’est cette troisième option que je veux considérer avec vous maintenant. Ne nous tournons pas vers les autres pour obtenir la force dont nous avons besoin, mais vers Dieu. Après avoir confessé sa faute, David prie avec confiance au verset 16 en disant : « Éternel, c’est en toi que j’espère ; tu répondras, Seigneur, mon Dieu. » C’est une prière de réflexion. David compte sur son Seigneur. Il sait que Dieu l’a corrigé, non pas pour le rejeter, mais pour qu’il revienne à lui avec confiance. Confessons nos fautes, Dieu attend de nous délivrer de l’emprise du mal sur nous.

Au verset 19, David ajoute cette confession profonde : « Oui, je reconnais ma faute, je suis dans la crainte à cause de mon péché. » David repense à son propre péché, qui est la cause de sa misère. Dans de nombreux autres psaumes, on le voit proclamer son innocence, notamment face à ses ennemis, mais pas dans ce psaume. Ce psaume est né de l'angoisse de David face à son péché. David fait appel à Dieu pour obtenir de l'aide à la lumière de l'énergie et de la force de ses ennemis, et parce qu'ils sont contre lui sans raison valable. Au verset 22, David ajoute : « Ne m’abandonne pas, Éternel, mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi ! » Plus que tout, David désire ressentir la présence de Dieu. Il est probable que l'absence de ce sentiment a été sa plus grande épreuve en cette période sombre. David fait valoir son besoin devant Dieu avec urgence et considère le Seigneur comme son seul salut.

Le psaume se termine sans éloquence, seulement par un cri sincère, que nous lisons au verset 23 : « Viens vite à mon secours, Seigneur, mon salut ! » David peut crier au secours car il sait que Dieu est son salut. Dieu est notre Sauveur. Il nous délivre de tous nos péchés. Ne restons pas enfermés dans notre culpabilité ! Tournons nos regards vers celui qui peut nous délivrer. Nous devons faire face aux conséquences de nos péchés, mais nous savons que nous pouvons être libérés de la culpabilité dès que nous les confessons. Grâce à ce pardon immérité nous pouvons vivre à nouveau en communion avec notre libérateur. Prions donc ensemble avec à la pensée la prière de David : « Seigneur, tu connais le mal que nous avons fait, nous ne pouvons rien te cacher. Nous ouvrons notre cœur et te disons combien nous sommes malheureux de nous être écartés de tes voies. Mais nous te sommes reconnaissants parce que nous savons que si nous confessons nos fautes, tu es juste et bon pour nous pardonner et rétablir notre relation avec toi. Nous attendons avec ferme espérance le jour où nous serons avec toi pour toujours, délivrés une fois pour toutes des tentations, des convoitises et de tout ce qui nous sépare de toi. Nous te remercions de nous purifier de toute iniquité et de nous inviter en ta présence. Nous nous approchons de toi humblement, assurés de notre salut, et reconnaissants de ne pas être rejetés. Viens près de nous, Seigneur, viens à notre secours, c’est auprès de toi que nous voulons vivre pour l’éternité. C’est au nom de Jésus que nous te présentons notre prière, amen. »

Demain, nous allons étudier ensemble le Psaume 39, un cri d’appel à Dieu de David face à la mort.