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Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes. C’est le cinquième jour de notre semaine de réflexion sur les Psaumes 36 à 40, et nous allons survoler ensemble le Psaume 40 aujourd'hui, un psaume de David.
Le Psaume 40 est un psaume particulièrement intéressant, parce qu’il commence avec un constat très positif et se termine par une requête pressante. Au premier verset, David déclare : « J’avais mis mon espérance en l’Éternel, et il s’est penché vers moi, il a écouté mes cris. » Au dernier verset, il demande à Dieu : « Mon Dieu, ne tarde pas ! » La Bible en français courant traduit le premier verset ainsi : « J’ai compté fermement sur le Seigneur, il s’est penché vers moi, il a entendu mon appel. » Compter sur Dieu, c’est attendre patiemment qu’il réponde à nos cris, à notre appel. Et puis, face aux dangers et aux difficultés, c’est aussi lui demander d’agir aussi vite qu’il le veut. Parfois, au lieu d’attendre, nous nous précipitons et tournons en rond, sans prendre le temps d’écouter ce que Dieu veut faire pour nous. Mais parfois aussi, quand nous savons ce que nous devons faire, nous n’agissons pas et hésitons au lieu d’avancer dans la bonne direction. Notre psaume nous montre comment attendre la réponse de Dieu et agir avec sagesse quand il nous a répondu. Attendre et agir : c’est une question d’équilibre que nous atteignons progressivement. Les hommes de Dieu dans la Bible n’y sont pas parvenus facilement non plus. Moïse, ce grand serviteur de Dieu, connu pour son humilité et sa patience, s’est précipité parfois, mais il lui arrivait aussi de trop attendre alors que Dieu lui disait ce qu’il devait faire sur le champ.
Premièrement, il nous faut trouver une nouvelle forme de sécurité dans notre vie. Le Psaume 40 commence ainsi : « J’avais mis mon espérance en l’Éternel, et il s’est penché vers moi, il a écouté mes cris. Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue, et il a établi mes pieds sur le rocher, il a affermi mes pas. » L'idée que David s'attende au Seigneur est courante, surtout dans les derniers psaumes que nous avons étudiés. Au Psaume 39, David s'attend au Seigneur sans obtenir de réponse immédiate. Ici, la réponse est formulée : « Il s'est penché vers moi, et il a écouté mes cris. » Dieu n’a pas seulement entendu les cris de David, il attentivement prêté l’oreille, il s’est intéressé à lui au point de se pencher vers lui. L’espérance de David est une attente active. Le verbe hébreu rendu par « mettre son espérance » est littéralement « en attendant, j'ai attendu » ; ce doublement du mot signifie qu'il a attendu avec diligence et ferveur, patiemment et avec persévérance, jusqu'à ce que Dieu veuille l'aider. Le thème de l’attente, exposé au Psaume 37, a eu son application douloureuse aux Psaumes 38 et 39, mais ici, il a son résultat triomphal. Le mot « penché » ou « incliné » évoque Dieu se penchant sur David dans son affliction, effaçant toute distance apparente entre le Seigneur et son serviteur. Lorsque David a compris que Dieu avait entendu son cri, il est devenu certain que ses cris ont été entendu et que son Seigneur lui répondait favorablement.
Je me demande quelle est la « fosse de destruction » dans votre vie, la boue dans laquelle vous êtes embourbé. Nous ne savons pas ce qu’elle était dans la vie de David. Joseph et Jérémie, ces grands personnages de la Bible se sont retrouvés littéralement dans une citerne, et Dieu les en a sortis, mais dans votre cas, pourrait-il s’agir d’une faute dans laquelle vous vous retrouvez enfermé ? Quel que soit votre abîme, vous avez besoin d’une sécurité qui ne peut venir que de Dieu, votre rocher. Dieu a délivré David de sa situation difficile, et l’a placé dans un endroit bien meilleur et plus sûr. Il a exaucé son serviteur qui a attendu patiemment la délivrance. De même, notre sécurité nous vient de l’amour attentif de Dieu qui intervient au bon moment en notre faveur. Comptons donc sur la sécurité que nous procure Dieu dans son amour et sa bonté. Au verset 12, David affirme avec confiance : « Toi, Éternel, tu ne me refuseras pas tes compassions ; ta bonté et ta fidélité me garderont toujours. »
Deuxièmement, nous avons besoin d’un nouveau chant, un chant qui ne peut venir que de Dieu. Nous lisons ceci au verset 4 : « Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu. Beaucoup l’ont vu ; ils ont eu de la crainte et se sont confiés en l’Éternel. » C'est un autre bienfait pour David de s'attendre au Seigneur. Sa délivrance a suscité une louange spontanée, un chant nouveau venant de Dieu lui-même. Lorsque nous expérimentons une réponse à nos prières ferventes, Dieu inspire des chants et des paroles de louange. Cela peut paraître égoïste ou intéressé, mais quand on comprend combien il est bon et juste pour la créature de louer son Créateur, pour celui qui a été délivré de louer son libérateur, alors cela prend tout son sens. Nous sommes reconnaissants que Dieu nous donne la capacité de le louer. Il est possible que ce psaume ait été le chant nouveau que Dieu a mis dans la bouche de David. Le serviteur de Dieu qui souffre devient toujours celui qui chante. Car, comme le secret d’un cantique est toujours d’exprimer son attente de Dieu et son désir de faire la volonté de Dieu, dans et à travers la souffrance, le résultat est toujours la délivrance, qui débouche sur un cantique de reconnaissance. Louer Dieu parmi les fidèles a un effet bienfaisant pour ceux qui apprennent notre délivrance. C'est là un autre bienfait de l'attente patiente de David. La délivrance et la louange qui en ont découlé ont été un témoignage puissant pour les autres. Ils ont été inspirés à craindre le Seigneur et à lui faire confiance. N’en va-t-il pas de même pour chacun de nous ? En chantant le cantique nouveau de David, nous pensons aux choses nouvelles que Dieu veut faire dans notre vie et celles de ceux qui louent Dieu avec nous. Dieu nous élève au-dessus du passé grâce aux choses nouvelles qu'il veut faire dans nos vies. Il nous donne aussi l’occasion de le célébrer dans la communauté des croyants. Car s’il agit en notre faveur, il agit aussi en faveur de tous les croyants. En se rappelant ce que Dieu fait pour nous, nous sommes prêts à agir, assurés que nous sommes en sécurité grâce à lui. Nous pouvons accomplir sa volonté assurés de son soutien.
Nous ne pouvons chanter ce cantique nouveau que si nous avons compté sur Dieu pour nous délivrer et sur personne d’autre, comme le confirme le verset 5 : « Heureux l’homme qui place sa confiance en l’Éternel et qui ne se tourne pas vers les orgueilleux et les menteurs ! » C'est une pensée naturelle et pertinente, qui découle de ce que David venait de vivre. Il savait par expérience que la confiance – manifestée par l'attente patience de l’intervention de Dieu – est une bénédiction. Dans le contexte de l’Ancien Testament, les orgueilleux et les menteurs représentent ceux qui font confiance aux idoles, aux faux dieux, c’est-à-dire tous ceux refusent de suivre les conseils et la conduite de la parole de Dieu. Celui qui attend patiemment la réponse de Dieu à ses supplications a trouvé le bonheur véritable, et peut chanter un cantique nouveau ! Le verset 6 nous en offre le contenu. Voici ce qu’il dit : « Éternel, mon Dieu, tu as multiplié tes merveilles et tes plans en notre faveur. Personne n’est comparable à toi. Je voudrais les raconter et les proclamer, mais leur nombre est trop grand pour en faire le compte. »
David louait Dieu pour ses nombreuses œuvres merveilleuses et pour ses pensées envers son peuple. Il savait que Dieu pensait à lui et à son peuple, et qu'il les traitait avec bienveillance. Le passé est rempli de ses actes merveilleux, et le futur est rempli de ses plans, que nous pouvons accomplir. Reconnaître la grandeur de ce que Dieu a accompli dans notre vie nous aide à connaître ce qu'il veut que nous fassions aujourd’hui et dans le futur. En attendant la réponse du Seigneur, chantons d’un cœur joyeux ce que Dieu a déjà fait pour nous.
Au Psaume 8, David demandait : « Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui ? » Il considérait la grandeur de l'univers et s'étonnait que Dieu puisse penser à l'homme. Ici, il pousse cette idée encore plus loin et s'étonne de l'attention que Dieu porte à son peuple. Par implication, il s'étonne aussi que Dieu ait des pensées si remplies d'amour et de grâce envers son peuple, si nombreuses qu'elles sont innombrables. Les pensées de Dieu à notre égard sont merveilleuses parce qu’elles sont précisément les pensées de Dieu. Les pensées de Dieu à notre égard sont merveilleuses parce qu’elles sont si nombreuses qu’elles ne peuvent être toutes racontées. Cela fait penser au refrain du cantique bien connu : « Compte les bienfaits de Dieu, mets les tous devant tes yeux ; tu verras, en adorant, combien le nombre en est grand ! »
Troisièmement, nous formulons un nouveau désir. Émerveillé, David nous invite à suivre son exemple en ne faisant rien d’autre sinon de vouloir accomplir la volonté de Dieu, comme nous le lisons aux versets 7 à 9 : « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as ouvert les oreilles; tu ne demandes ni holocauste ni sacrifice pour le péché, alors j’ai dit : ‘Me voici, je viens – dans le rouleau du livre il est écrit à mon sujet – pour faire ta volonté, mon Dieu.’ C’est ce que je désire, et ta loi est gravée au fond de mon cœur. »
David avait compris que Dieu ne voulait pas tant des sacrifices d'animaux, que des serviteurs soumis et désireux de faire sa volonté. Saül, le roi prédécesseur de David, offrait volontiers des sacrifices, mais il refusait d’obéir à Dieu. David, malgré ses nombreux manquements et ses fautes, a toujours voulu suivre Dieu jusqu’à la fin de sa vie. Mais il a fallu attendre la venue du Fils de David, Jésus-Christ, pour qu’on voit la volonté de Dieu pleinement accomplie, grâce à son obéissance parfaite au Père. Et son obéissance a été mise à notre crédit, de sorte que nous pouvons à notre tour faire la volonté de Dieu. De même que Dieu a prêté son oreille en se penchant vers nous, les croyants tendent vers Dieu les oreilles qu’il a lui-même ouvertes : c’est Dieu qui nous donne le désir de lui obéir ! Dieu nous ouvre les oreilles pour que nous puissions écouter sa parole et la suivre. Écouter, ce n’est pas simplement entendre, c’est se pencher vers elle de la même manière que Dieu se penche vers nous pour prendre en compte chaque aspect de nos prières. Écouter, c’est murmurer et répéter cette parole comme l’homme heureux le fait dans le premier psaume, jusqu’à que sa loi soit gravée dans notre cœur, c’est-à-dire au plus profond de nous.
Si la parole de Dieu, avec ses commandements, fait partie intégrante de notre être entier, non seulement nous suivrons fidèlement ce qu’elle demande de nous, mais nous désirerons en même temps la proclamer haut et fort, en suivant l’exemple de David, qui dit aux versets 10 et 11 : « J’annonce la justice dans la grande assemblée,
je ne ferme pas mes lèvres, Éternel, tu le sais. Je ne dissimule pas ta justice dans mon cœur, je proclame ta vérité et ton salut ; je ne cache pas ta bonté et ta fidélité dans la grande assemblée. »
Cela faisait partie du nouveau chant de louange qui résultait de sa délivrance. David ne retenait pas ses lèvres pour offrir cette louange.
Bien que David loue Dieu pour sa délivrance passée et présente, il ne présume pas de l'avenir. Tout au long du reste de son cantique nouveau, que nous ne pouvons pas étudier dans le détail, David prie humblement Dieu, et lui demande de lui accorder constamment sa bonté, son pardon. Il confesse que les fautes qu’il a commises sont innombrables, en sachant pourtant que les merveilles et les plans de Dieu le sont tout autant. Il avoue simplement qu’il ne mérite pas les bénédictions que Dieu lui accorde si généreusement et sait qu’il doit toujours faire face à de nombreuses difficultés ainsi qu’à l’opposition. Il appelle tous ceux qui cherchent Dieu et aiment son salut à célébrer dans la joie le Seigneur tout en plaidant pour que Dieu ne tarde pas à agir en sa faveur. Il achève son cantique nouveau en avouant, toujours confiant : « Moi, je suis pauvre et malheureux, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur, mon Dieu, ne tarde pas ! »
C’est la prière que je vous invite à formuler avec moi à la fin de notre survol de ce paume : « Ô notre Père, toi qui es au ciel, ne tarde pas à répondre à nos supplications ! Nous te remercions de te pencher vers nous et d’écouter notre prière. Que ta volonté soit faite, et que nous fassions toujours la tienne. Nous attendons tout de toi ; nous nous attendons toujours à toi. Ouvre nos oreilles, pour que nous soyons ouverts à ta Parole. Ne tiens plus compte de nos fautes innombrables. Nous voulons tenir compte de tes bénédictions sans nombre. Continue de nous bénir, et viens à notre secours, car nous ne sommes rien sans toi. Merci de penser à nous, toi qui nous promets de nous aider et de nous libérer du mal, et de ce qui nous oppresse. Fais-nous voir tes plans pour nous, afin que nous mettions en œuvre tous les projets que tu veux que nous accomplissions. C’est au nom de Jésus que nous te le demandons, amen. »
Rejoignez-nous la semaine prochaine. Nous étudierons ensemble les Psaume 41 à 45.