Psaume 48

Semaine 10 - jour 3

Psaumes 26 - 50

Psaume 48

14:50


Le psalmiste commence par décrire simplement la grandeur de Dieu et en fait l’objet de sa louange. Il associe cette louange à un lieu, Jérusalem, qu’il décrit comme la ville de notre Dieu, sur sa sainte montagne.
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Notes de l'épisode

Bonjour, et bienvenue à Dieu au quotidien, notre série d’études méditatives sur le livre des Psaumes. Nous en sommes cette semaine au troisième jour de notre survol des Psaumes 46 à 50, et nous allons étudier ensemble aujourd’hui le Psaume 48. Le psalmiste commence par décrire simplement la grandeur de Dieu et en fait l’objet de sa louange. Il associe cette louange à un lieu, Jérusalem, qu’il décrit comme la ville de notre Dieu, sur sa sainte montagne. Écoutons les premiers versets de ce psaume : « L’Éternel est grand, il est l’objet de toutes les louanges dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Elle est belle, la colline qui fait la joie de toute la terre, le mont Sion ; du côté nord, c’est la ville du grand roi. » Dieu est vraiment grand ! Il est infiniment plus grand que l’homme. Dieu est la grandeur même, c’est ce que nous lisons aussi au Psaume 145 : « L’Éternel est grand et digne de recevoir toute louange, sa grandeur est insondable. » Le grand prédicateur Charles Spurgeon disait : « Personne ne peut concevoir la grandeur de l’Éternel ; mais nous pouvons tous constater sa grandeur dans la délivrance de son peuple, dans l'estime qu'il porte à ceux qui sont délivrés, et dans le cœur de ces ennemis qu'il disperse par leurs propres craintes. Au lieu du cri insensé d'Éphèse, ‘Grande est Diane’, nous entendons le témoignage raisonnable, démontrable et évident : ‘Grand est l’Éternel’. »

Lorsque nous parlons de Jérusalem, de ce lieu dont parle tout le psaume, il est bon de se rappeler dès le début qu'en tant que disciples de Jésus, lorsque nous parlons de Jérusalem, il s’agit pour nous d’une cité céleste. C’est l’auteur de la lettre aux Hébreux qui nous le dit, au chapitre 12, versets 22 à 24 : « Vous vous êtes approchés du mont Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et ses dizaines de milliers d'anges en fête, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans le ciel. Vous vous êtes approchés de Dieu qui est le juge de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus, qui est le médiateur d'une alliance nouvelle, et du sang purificateur porteur d’un meilleur message que celui d'Abel. » Nous sommes aussi venus à ce lieu, mais seulement spirituellement, non pas physiquement, mais spirituellement. Ainsi, parce que nous attendons avec impatience une Jérusalem spirituelle, une Jérusalem céleste, ce que le Psaume 48 dit de ce lieu historique nous indique l'endroit où nous sommes maintenant avec Dieu et où nous serons pour l'éternité.

L'idée de Jérusalem comme montagne sainte est un contraste frappant avec une autre montagne sainte : le mont Sinaï. Le Sinaï était si sacré qu'une clôture en protégeait le peuple de Dieu, de peur qu'il ne meure. Le Nouveau Testament développe cette comparaison et ce contraste entre le mont Sinaï et le mont Sion, Jérusalem. Dans sa lettre aux Galates, au chapitre 4, l’apôtre Paul dit que le mont Sinaï correspond à la ville de Jérusalem actuelle qui vit dans l’esclavage, alors que « la Jérusalem d’en haut est libre, c’est elle qui est notre mère. » Cela nous rappelle que, si le psalmiste avait certainement à l'esprit la ville littérale et historique de Jérusalem, il était également porté par l'inspiration du Saint-Esprit à voir la ville idéalisée de Jérusalem, la cité de Dieu, la Nouvelle Jérusalem.

Ce Psaume proclame avec force une vérité unique concernant notre place auprès de Dieu. Il nous rappelle que notre place auprès de Dieu est un lieu de sécurité. Écoutons le verset neuf : « Ce que nous avions entendu dire, nous l’avons vu dans la ville de l’Éternel, le maître de l’univers, dans la ville de notre Dieu : Dieu l’affermira pour toujours. » C'est une déclaration simple mais belle de Dieu qui accomplit ses promesses et œuvre aujourd'hui, et pas seulement dans le passé. Nous devrions être conscients des grandes œuvres qu'il a accomplies dans le passé et prier avec foi pour que de grandes œuvres soient accomplies à notre époque. Lorsque nous nous sentons dans l’insécurité, nous nous tournons vers ce lieu de sécurité, ce lieu de sa présence, de sa puissance, de son amour. À mesure que nous apprenons à lui faire confiance, nous devrions commencer à expérimenter nous-même de telles bénédictions personnelles et nous devrions être capables de dire : « Ce que j’ai entendu, c’est ce que j’ai vu. »

En parcourant le Psaume 48, nous découvrons quatre lieux spirituels spécifiques où se trouve notre sécurité. Votre situation personnelle peut vous sembler sûre actuellement, ou bien très précaire. Quelles que soient vos circonstances, les circonstances dans ce monde, ne comptez pas sur elles pour vivre en sécurité. En fait, nous pouvons vivre en sécurité de quatre manières spécifiques, quelles que soient les circonstances auxquelles nous devons faire face. En quoi trouvons-nous la sécurité ? Nous trouvons la sécurité dans la protection de Dieu, dans son immense amour, dans ses jugements parfaits et dans sa direction. Examinons-les brièvement.

Premièrement, nous trouvons la sécurité dans la protection de Dieu. Le verset 4 de notre psaume dit : « Dieu, dans ses palais, est connu comme une forteresse. » Jérusalem est la cité du grand roi : en fin de compte, c'est ce qui rend Jérusalem merveilleuse. Certaines villes possèdent de meilleures ressources naturelles et une beauté naturelle plus grande. Pourtant, il n'y a qu'une seule cité du grand roi, le Roi des rois. Il y demeure et la protège.

Ainsi, la sécurité de la Jérusalem terrestre ne résidait pas dans la ville, mais en Dieu, qui était dans la ville, dans la citadelle, et qui s’est révélé être une sûre forteresse. En réalité, nous avons nous aussi cette sécurité dans la protection de Dieu. En tant qu’êtres humains, nous avons tendance à penser que notre sécurité réside dans les choses qui nous entourent. Et plus nous restons au même endroit, plus nous nous sentons en sécurité, car nous savons comment nous y rendre, nous savons où nous sommes en sécurité. Et nous commençons à penser, si nous n'y prenons pas garde, que la sécurité réside dans ces choses. Notre psaume nous rappelle que la sécurité ne réside jamais dans les choses, mais toujours en Dieu. C’est lui notre véritable protection. Ne plaçons pas notre confiance ailleurs qu’en lui.

Deuxièmement, nous trouvons notre sécurité dans l'amour immense, la bonté de Dieu pour nous, comme nous le rappelle le verset dix : « O Dieu, nous pensons à ta bonté au milieu de ton temple. » La présence au temple a conduit le psalmiste à réfléchir à la bonté de Dieu. À bien des égards, le temple lui-même témoignait de l'amour de l'alliance de Dieu envers son peuple. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en offrant un lieu de rencontre avec lui. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en donnant même aux nations un lieu de rencontre avec lui. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en offrant un sacrifice expiatoire de substitution. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en offrant un sacrifice d'action de grâce. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en fournissant un lieu où recevoir les prières, tel un encens parfumé pour lui. L'amour de l'alliance de Dieu s'est manifesté en offrant un lieu où il puisse être intronisé parmi son peuple. Dieu n’est pas un Dieu lointain, il réside parmi son peuple, c’est « notre Dieu » comme le répète notre psaume à plusieurs reprises. Penser à la bonté de Dieu, c’est méditer sur son amour profond pour nous. Méditer sur la bonté de Dieu, c’est se rappeler toutes les bonnes choses dont nous avons joui et jouissons encore. Pour Dieu, aimer est la manifestation quotidienne de sa protection et de sa générosité envers nous. L’amour humain sera toujours imparfait. Nous devons faire face à la trahison, et nous-mêmes ne sommes pas infaillibles, loin de là. La bonté de Dieu se mesure aux bienfaits qu’il nous accorde, et dont le nombre est si grand. C’est en lui que nous trouvons notre sécurité !

Troisièmement, nous trouvons aussi notre sécurité dans les jugements parfaits de Dieu. Écoutons ce qu’exprime le psalmiste aux versets 11 et 12 : « Ton nom, ô Dieu, et ta louange retentissent jusqu’aux extrémités de la terre ; ta main droite est pleine de justice. Le mont Sion se réjouit, les villes de Juda sont dans l’allégresse, à cause de tes jugements. » Le nom de Dieu est empreint de majesté et de grandeur, tout comme sa louange. Son caractère louable se manifeste dans sa justice et ses jugements. Soyons réalistes, les jugements humains ne sont pas toujours sûrs. Ils ne sont pas toujours justes. Nous savons qu’ils sont même souvent erronés. Mais nous pouvons trouver la sécurité dans les jugements parfaits de Dieu. Dieu sait ce qui est bien, il sait ce qui est mal. Il incarne le bien, il détruira le mal. Il connaît ceux qui font le bien, comme il connaît ceux qui font le mal. Il jugera chacun selon ce qu’il a été et ce qu’il a fait. Nous ne le voyons peut-être pas encore au quotidien, à cause du mal et de l’injustice qui sévissent dans notre monde corrompu, mais comptons sur la justice de Dieu, dont les jugements sont parfaits.

Quatrièmement, nous trouvons notre sécurité dans sa direction. À la fin du psaume, le psalmiste proclame joyeusement : « Parcourez Sion, parcourez son enceinte, comptez ses tours, observez son rempart, examinez ses palais, pour annoncer à la génération future : ‘Voilà le Dieu qui est notre Dieu pour toujours et à perpétuité ; il sera notre guide jusqu’à la mort.’ » Le psalmiste nous invite à visiter Jérusalem, à observer ses défenses, ses forteresses et ses palais reflétant la dignité royale. Dans ces deux derniers versets, la ville elle-même disparaît et nous ne voyons plus que Dieu. Tous les signes de la gloire et de la force de Jérusalem viennent de Dieu, et il convient de le dire à la génération suivante. Le même Dieu qui a bâti et embelli Jérusalem est notre Dieu pour toujours et à jamais, et il sera notre guide jusqu'à la mort. Nous pouvons dire « pour toujours et à perpétuité » de Dieu d'une manière unique !

Louons donc ensemble notre Dieu : « Seigneur, notre Dieu et notre Père, nous nous approchons de toi, le juge de tous les hommes ; Seigneur Jésus, nous nous approchons de toi, le médiateur de la nouvelle alliance, qui nous permet de venir vers toi et te louer, car tu as pardonné nos fautes, et tu nous donnes accès à la Jérusalem céleste. C’est toi que nous voulons écouter ; nous ne voulons pas nous détourner de celui qui nous parle du haut des cieux. Guide-nous jusqu’à la fin de notre vie, parce que nous voulons te rencontrer dans ton royaume inébranlable. Nous voulons te servir d’une manière qui te soit agréable, avec crainte et profond respect. Nous voulons t’adorer dans la joie, car tout ce que nous voyons de toi est beau et parfait. Nous te louons et t’adorons parce qu’en toi nous trouvons la sécurité. Ta bonté est sans limite ! C’est avec gratitude que nous te prions, au nom de Jésus, amen. »

Demain, nous étudierons le Psaume 49, qui nous dit ce que l’argent ne peut pas acheter.