Seigneur

Jour 27

Les mots de Noël

Seigneur

07:57


Que signifie dire que Jésus est Seigneur ? Le mot « Seigneur » n'est pas un mot dont on se sert couramment de nos jours. Mais c'est un mot très important pour les croyants qui l’utilisent pour nommer Dieu lorsqu’ils s’adressent à lui à l’église ou en privé. Dans la Bible, le mot Seigneur désigne la personne détenant l'autorité suprême, le maître.
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Notes de l'épisode

Le mot de Noël sur lequel nous nous concentrons aujourd'hui est le mot « Seigneur ». Reprenons le verset que nous avons lu il y a quelques jours, celui de l’annonce de l’ange aux bergers de Bethléhem, dans l’évangile selon Luc, au chapitre 2, verset 11 : « Aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur. » Que signifie dire que Jésus est Seigneur ? Le mot « Seigneur » n'est pas un mot dont on se sert couramment de nos jours. Mais c'est un mot très important pour les croyants qui l’utilisent pour nommer Dieu lorsqu’ils s’adressent à lui à l’église ou en privé. Dans la Bible, le mot Seigneur désigne la personne détenant l'autorité suprême, le maître. De nos jours, on utiliserait plutôt les termes de « Propriétaire », « Patron » ou « Président ». Le Seigneur est celui qui dirige.

« Seigneur » est un titre que Dieu utilise pour se désigner lui-même plus de sept mille fois dans l'Ancien Testament. Les bergers juifs de Bethléhem savaient donc que l'ange annonçait la naissance d'une personne divine. Ce n'était pas un simple bébé. Il n'était même pas simplement un enfant issue d’un roi terrestre. Cet enfant, ce Messie – le Christ – était Dieu lui-même !

Le passage le plus important de la Bible concernant la Seigneurie de Jésus se trouve probablement au chapitre deux de la lettre aux Philippiens, dans lequel l’apôtre Paul nous demande d’avoir la même attitude que celle de Jésus-Christ : « lui qui est de condition divine, il n'a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s'est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s'est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu'à la mort, même la mort sur la croix. C'est aussi pourquoi Dieu l'a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »

Non seulement Jésus est exalté par le Père, mais le monde entier est soumis au Fils.

Paul s'appuie sur la prophétie d'Ésaïe, au chapitre 45, verset 23, qui dit : « Je le jure par moi-même, et de ma bouche sort ce qui est juste, une parole qui ne sera pas révoquée : ‘Chacun pliera le genou devant moi et toute langue prêtera serment par moi.’ » Pour Ésaïe, c’est devant l’Éternel, le Seigneur, que le monde entier, croyants comme incroyants, se recueillera avec un profond respect. Pour l’apôtre Paul, c’est devant Jésus-Christ que tout le monde se tiendra à genou et prêtera serment par lui ! Jésus est le Seigneur, l’Éternel ! La combinaison de la flexion des genoux et du serment témoigne d'une soumission totale à Jésus, en paroles et en actes, exigée de tous. Paul n'implique pas par là un salut universel, mais il affirme que chaque être humain confessera finalement la seigneurie du Christ, soit avec une foi joyeuse, soit avec ressentiment et désespoir.

Il ne faut pas oublier que tous les habitants de l'Empire romain aux origines de l’Église devaient prêter serment d'allégeance à l'empereur, en déclarant que César était Seigneur et en brûlant une pincée d'encens à une image de l'empereur. Bien que l'État romain n'y voyait qu'une démonstration d'allégeance politique, les chrétiens l'interprétèrent à juste titre comme de l'idolâtrie – et refusèrent d'y participer, le payant souvent de leur vie. Paul n'a aucun doute sur l'identité du véritable Seigneur. César est peut-être un nom prestigieux, mais ce n'est pas le nom au-dessus de tous les noms, celui qui appartient à Jésus-Christ seul !

Dans sa lettre aux Philippiens, l’apôtre Paul n'a pas décrit Jésus comme le Seigneur pour donner un cours de théologie. Il l’a fait pour que les chrétiens soient équipés et prêts à endurer les épreuves qu'ils traversaient. La glorification de Jésus est passée par l’humiliation totale. Ainsi, les chrétiens de Philippes pouvaient mieux comprendre les difficultés de Paul emprisonné à cause de sa foi et pratiquer une véritable unité chrétienne dans des temps difficiles. Ils pouvaient aussi mieux comprendre le contexte de la révélation de la puissance de Dieu – comment Dieu se plaît à manifester sa puissance par des actions humbles. Voilà comment adopter l’attitude du Seigneur Jésus : apprenons nous aussi à suivre le modèle d’obéissance patiente et humble de Jésus, lui que le Père a élevé au-dessus de tout !

Pour ceux qui reconnaissent Jésus comme leur Seigneur dans cette vie, la Bible promet ceci : « Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité, tu seras sauvé. En effet, c'est avec le cœur que l'on croit et parvient à la justice, et c'est avec la bouche que l'on affirme une conviction et parvient au salut. » C’est l’apôtre Paul, dans sa lettre aux Romains, au chapitre 10 que nous le lisons.

Jésus lui-même nous lance un avertissement dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 10 : « Toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste; mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste. » Je vous invite donc à adorer ensemble Jésus, le Sauveur, le Messie, comme notre Seigneur ! : « Jésus-Christ, nous confessons que tu es le Seigneur ! Toute gloire et tout honneur te reviennent. Tu es le Créateur du ciel et de la terre, et tu es le Roi des rois, tu es notre Sauveur, celui qui a ôté tous nos péchés. C’est avec une grande reconnaissance que nous t’adorons ; devant toi nous nous agenouillons humblement et nous élevons notre cœur vers toi. Accepte notre prière et notre louange, car c’est en ton nom que nous te prions, amen. »